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L'Hypnose expliquée par le Dr Max Fleury - Emission "Pourquoi Docteur", Europe 1

Le Dr Max Fleury, médecin généraliste et hypnothérapeute, était l'invité du Dr Jean-François Lemoine, le 30 mars 2014, dans l'émission "Pourquoi Docteur" sur Europe 1. La thématique en question était l’hypnose thérapeutique. Sujet d'autant plus intéressant que l'hypnose est devenue une véritable "discipline médicale". Nous vous en proposons la retranscription.



L’hypnose se pratiquait autrefois dans les foires et les cabarets, mais c’est devenu une véritable discipline médicale.

Tout le monde rêve de posséder ce pouvoir extraordinaire d’hypnotiser une petite amie, un client difficile ou un créancier insistant. La médecine cherche pour des raisons plus nobles à utiliser cette technique qui remonte à plusieurs milliers d’années.

Sous hypnose on ne dort pas. La conscience reste intacte mais elle n’est plus qu’une cible de concentration.

Hypnothérapeute, c’est ainsi que s’appelle le médecin qui hypnotise, dirige la séance avec une règle d’or : l’hypnose suggère mais ne peut en aucun cas imposer quoique ce soit à l’hypnotisé. En clair, impossible de faire signer un chèque, donner un ordre violent pour soi même ou pour les autres.

Notre invité, le Dr Max Fleury, est un vrai médecin généraliste qui s’est convertit à l’hypnose pour compléter la panoplie des soins proposés à ses malades. Le résultat exceptionnel qu’il dit avoir obtenu, l’a conduit à proposer cette technique de plus en plus souvent. C’est donc son expérience qu’il va nous proposer aujourd’hui. Et vous verrez qu’on est loin de la seule utilisation psychiatrique.

Pourquoi avoir choisi d’inviter Max Fleury ?
C’est un grand nom de la discipline, médecin généraliste. Installé depuis 10 ans en libéral, et au départ journaliste, écrivain puis il est devenu hypnothérapeute.

On dit hypnothérapeute ou hypnotiseur ?
Hypnotiseur, c’est plutôt réservé à ceux qui font du cabaret ou du spectacle. Dans notre discipline on parle plus volontiers d’hypnothérapeute.

On a découvert l’hypnose ensemble…
C’était dans les années 90, Dany Dan qui était un hypnotiseur de foire qui devant nous à endormi, ou plutôt à fait faire des choses incroyables à 250 médecins et pharmaciens ; en groupe il les faisait conduire des voitures, aller dans un mur, danser ensemble, presque s’embrasser ; et vous avez été aussi surpris…
…c’est toujours étonnant quand on ne connaît pas ; à l’époque on parlait beaucoup moins d’hypnose médicale ou thérapeutique comme on en parle aujourd’hui. C’est des comportements qui posaient question. On se demandait même si c’était des complices.
Aujourd’hui on voit la même chose avec Mesmer le fascinateur dont on entend beaucoup parler dans les journaux et qui fait à peu près la même chose.

Tout le monde est capable de le faire. C’est une question d’intention. Mesmer, pour parler de lui car c’est l’actualité, est un ancien thérapeute. Il s’est intéressé à l’hypnose au travers de la thérapie, et ensuite il s’est mis à faire du spectacle et du cabaret.

Vous avez quand même mis 25 ans avant de vous y mettre. Pourquoi vous vous êtes un jour décidé ?
Parce qu’à l’époque on ne parlait pas d’hypnose médicale. C’est une discipline relativement récente. Le premier diplôme universitaire d’hypnose thérapeutique remonte à une dizaine d’années.
Je me suis longtemps intéressé au rapport entre l’esprit et le corps. Je vois tous les jours dans ma patientèle, les relations qu’il peut y avoir entre les états mentaux, leur situation psychologique, leur histoire personnelle et les pathologies ou les symptômes qu’ils peuvent manifester. Et souvent en médecine occidentale, on a une approche très mécanistique, c’est-à-dire un symptôme = un médicament, et puis tout va se régler dans les dix jours qui viennent. Cela m’a amené à me poser des questions, on ne peut pas continuer à pratiquer la médecine comme ça. D’ailleurs dans d’autres pays, il y a d’autres approches qui se pratiquent où on prend beaucoup plus en compte l’état mental du patient pour solutionner ses problèmes.
Je me suis intéressé au travers d’un livre que je suis en train d’écrire, sur les relations qu’il peut y avoir entre les états mentaux et la guérison.

Les hypnothérapeutes n’ont rien inventé. Ils ont simplement mis en place une forme particulière mais les états mentaux existent depuis la nuit des temps.

C’est très compliqué l’hypnose. Le fait que l’hypnose médicale soit devenue une discipline scientifique à part entière, commence à l’ouvrir aux techniques d’investigation les plus modernes. On a encore tout à découvrir.

On ne peut pas non plus parler de gommage du conscient parce que la conscience est toujours là. On va peut-être beaucoup plus exposer le subconscient du patient.

Comment on devient hypnothérapeute en 2014 quand on est médecin généraliste à Orléans comme vous ?
Il y a deux façons de se former :
-les diplômes universitaires qui vont donner un titre universitaire qui soit une formation dispensée par la faculté pendant un an. Le premier a été crée à la Pitié-Salpêtrière, à deux pas d’où Charcot faisait ses propres expériences.
-il y a des associations qui proposent des formations à tous ceux qui veulent les faire.

Faut-il être médecin ?
Pas forcément. Il faut être médecin ou psychothérapeute, thérapeute en général. Même sage-femme ou infirmière.

***

La première question que l’on peut se poser est le contrôle de la volonté. Vous pouvez faire signer un chèque à quelqu’un qui ne voudrait pas ?
En théorie on pourrait. En réalité c’est vrai que l’on peut obtenir un contrôle sur l’action de la personne. Mais l’hypnose médicale se pratique dans le cadre d’un contrat thérapeutique. Donc avant de commencer les séances d’hypnose, on est très clair avec le patient, on lui explique ce que l’on va faire, ce que l’on ne peut pas faire, et surtout dans quel but, avec quel objectif on va le faire.

Cela peut arriver de ne pas se réveiller ?
Ça ne risque pas d’arriver vu que vous n’êtes pas endormi !
Milton Erickson, le « pape » de l’hypnose américaine a remis au goût du jour l’hypnose thérapeutique. Il raconte dans un article qu’une fois il a oublié de ramener une patiente à l’état de veille normale, donc il l’a laissé partir sous hypnose. Elle est ainsi allée à son travail toute la semaine en état dissocié, c’est-à-dire en état d’hypnose. Dans notre cours d’hypnose on nous dit toujours « pensez surtout à ramener la personne ». On peut très bien fonctionner en état dissocié, lequel état permet de travailler normalement mais dans un état de conscience légèrement modifié.

Il y a t-il des contre-indications ?
Il n’y a pas de danger a priori, pas de contre-indications absolues à l’hypnose. Les seules réserves que nous donnent nos formateurs, ce sont par exemple les pathologies psychiatriques lourdes comme la schizophrénie, les psychoses. Là il faut non seulement être hypnothérapeute mais aussi psychiatre, formé à ces pathologies pour pouvoir prendre en charge ces patients.

Est-ce que tout le monde est sensible à l’hypnose ?
On a tous une sensibilité, une suggestibilité qui peut être variable et surtout on a tous des canaux sensoriels qui sont très différents les uns des autres. Certains vont répondre à la voix, d’autres au visuel (on va induire l’hypnose en leur faisant fixer un point), d’autres très somesthésiques (répondre aux sensations tactiles du corps, à la position). L’idée, c’est de trouver chez son patient, son canal préférentiel.

Est-ce que vous l’avez expérimenté sur vous ?
Bien sûr. On a pratiqué l’hypnose dans le cadre du cours universitaire, et sinon on pratiquait l’hypnose entre nous afin de pouvoir expérimenter, ressentir soi-même ce que le patient peut ressentir.

L’hypnose est une discipline en pleine expansion. Ce qui est très intéressant, c’est que lorsque le patient est en état hypnotique, son cerveau ne fait pas la différence entre ce qui lui est suggéré et la réalité. Çà, on l’a prouvé avec l’IRM fonctionnelle. Si par exemple je vous dit en hypnose d’imaginer que vous courrez, que vous levez un bras, on va vous mettre dans une machine, ce sont exactement les mêmes zones du cerveau qui vont « s’allumer » que si vous faisiez l’action réellement.

On a vu la théorie, maintenant comment cela se passe concrètement ?
La séance dure une heure. L’hypnose n’est pas un acte conventionné. Le prix c’est 80 euros la séance, remboursée 23 euros. A Paris aller jusqu’à 120/ 150 euros la séance.

Combien faut-il de séances ?
Cela dépend. Cela peut paraître cher, mais l’intérêt de l’hypnose, surtout en ce qui concerne l’arrêt du tabac, c’est quand même un petit investissement, c’est qu’il s’agit d’une thérapie brève. Il n’y a en effet pas besoin d’aller chez le thérapeute une fois par semaine pendant six mois, neuf mois, un an. Les cas les plus lourds que j’ai eu à traiter en six séances, c’est réglé. Quitte après à faire une séance une fois de temps en temps car l’effet à tendance à un peu diminuer dans le temps. Je dis aux patients, « si vous en ressentez le besoin, vous reprenez rdv ». C’est à l’appréciation du patient.

Je mets les gens dans un fauteuil confortable, ils sont assis et il faut être bien calé car au bout d’un moment quand on est en transe, on perd un peu le repère physique du corps : il y a la pensée qui fonctionne et le corps fonctionne de manière autonome par rapport à la conscience. On est face à face avec le patient. Quand le patient est un enfant, je tiens toujours à ce que le père ou la mère soit là. Dans ce cas, on va simplement jouer avec l’enfant. On se rend compte que les enfants se mettent spontanément en hypnose.

Le patient est-il fatigué ou en forme après la séance ?
Il n’est ni fatigué ni en forme. La première sensation c’est un état de relaxation ; il est très détendu. C’est comme s’il se réveillait d’une bonne sieste. C’est une méthode de relaxation à part entière. Il y a d’ailleurs beaucoup de méthodes de relaxation comme la sophrologie qui sont des dérivés de l’hypnose.

L’intérêt d’être hypnothérapeute médecin, c’est que l’on connaît bien l’indication.

Comment vous le proposez à vos patients ?
Je le propose aux patients pour lesquels la médecine traditionnelle n’a que peu de choses à proposer. Il y a un tas de situations. Je prends l’exemple de l’enfant qui a du mal à s’endormir, j’ai eu ce cas là, un garçon de 11 ans très angoissé qui se levait onze fois avant de pouvoir s’endormir ; donc qu’est-ce que l’on peut proposer dans ces cas là ? On ne va pas lui proposer des somnifères ni des antidépresseurs. Trois séances hypnose ont marché.
Pour quelqu’un qui a des problèmes de sommeil, cela vaut le coup de tester l’hypnose ; Il y a 80% des problèmes de troubles du sommeil qui sont dus à l’anxiété. (on ne parle pas des apnées du sommeil). Cela peut venir en complément de la luminothérapie par exemple. On peut apprendre aux gens à rentrer plus facilement dans le sommeil.

b[Une de vos grandes indications semble concerner l’arrêt du tabac]b
L’hypnose ne peut pas suffire en elle-même à faire arrêter quelqu’un de fumer. Il faut d’abord qu’il soit motivé. Les quelques échecs que j’ai pu avoir, c’est parce que les gens n’avaient pas vraiment l’envie d’arrêter de fumer.
Les cas que l’on rapporte « j’ai arrêté de fumer en une séance » dans les journaux notamment, ça existe, je l’ai vécu, mais c’est quand même anecdotique. Les études montrent que la réussite augmente avec le nombre de séances. Et c’est possible pour toutes les addictions. Mais encore une fois, cela vient en complément. C’est une thérapie qui s’inscrit dans une prise en charge globale.

Qu’en est-il des troubles alimentaires du comportement ?
Pour les problèmes de prise de poids, de surpoids, la plupart du temps, il y a des troubles anxieux sous-jacents. Les gens ne grignotent pas pour rien. On ne va pas jouer sur la perte de poids magique mai sur les comportements alimentaires, sur retrouver la satiété, la faim, et par exemple le goût du sucré. En général c’est trois, quatre séances. Qui dit prise en charge globale, dit alimentation équilibrée, activité physique…ce n’est pas de la magie.

Les acouphènes ?
Ca marche sur la perception de l’acouphène, c’est comme les douleurs, on ne va pas enlever la cause de l’acouphène, mai on va mettre un « philtre » au niveau du cerveau pour que l’acouphène ne soit plus perçu comme pénible.

Vous parlez de l'infertilité…
On a tous en exemple des femmes qui n’arrivent pas à avoir d’enfant, qui ont adopté et qui se sont retrouvées enceinte. Il y a une participation psychologique évidente dans le fait d’ovuler, de la fertilité, le rapport entre l’état mental et le fonctionnement hormonal est évident. L’hypnose peut dans certains cas permettre de déclencher une grossesse.

Les douleurs chroniques, les phobies…
Il s’agit toujours de déconditionner le patient à sa phobie et de le reconditionner de manière très positive. Et pour ça l’hypnose marche très bien car le cerveau en état hypnotique ne fait pas la différence entre la suggestion et la réalité.

L’hypnose ne se résume pas à l’application d’une technique, car à la limite, tout le monde peut l’apprendre. Pour être un bon hypnothérapeute, il faut entrer en résonnance avec le patient, il faut de l’empathie, il faut rejoindre le patient dans sa pathologie, et avoir beaucoup d’imagination, raconter des histoires aux patients, donc il faut lire beaucoup. Plus on a d’expérience, mieux c’est.

L’anesthésie sous hypnose ?
Oui mais pas une anesthésie complète. Grâce à l’hypnose on va pouvoir réduire au maximum, les doses d’anesthésiants, d’où des interventions beaucoup plus faciles.

Comment choisit-on un hypnothérapeute ?
Il y a des annuaires, par exemple le site de l’association française pour l’étude de l’hypnose médicale (AFEHM), et après le bouche à oreille.

Via des cassettes ?
L’auto-hypnose c’est bien mais une fois que l’on a déjà pratiqué avec un hypnothérapeute.


Vous pouvez retrouver l'émission ici



Rédigé le 13/05/2014 modifié le 28/10/2016

Marion CHERVY
Rédactrice de Psychothérapie.fr En savoir plus sur cet auteur





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