Psychotherapie, Hypnose Ericksonienne, Sophrologie, Thérapie Brève, Paris, Marseille, Formation
Recherche

Hypnose à Marseille
Laurence ADJADJ, Praticienne et Formatrice en Hypnose, EMDR-IMO et Thérapies Brèves à Marseille vous donne son avis d'hypnothérapeute sur…







Collège d'Hypnose : Alice COHN, EMDR dans le psychotraumatisme, formatrice au CHTIP https://t.co/Z7CKUFogU0
Mardi 19 Septembre - 21:04
Collège d'Hypnose : Négociation d’objectif, recadrage, alliance en hypnose et thérapie brève.: ACTES du... https://t.co/4aEpGjVkY8 https://t.co/bunMM0nNqj
Dimanche 17 Septembre - 09:45
Collège d'Hypnose : Revue Hypnose & Thérapies brèves n°44 THÉRAPIE DU COUPLE DES PARENTS DANS LA PRISE EN CHARGE DE L’ANOREXIE L’anorexi…https://t.co/2Vtk99mgNt
Jeudi 14 Septembre - 17:27
Collège d'Hypnose : Nous retrouvons ici cinq auteurs : Yves Doutrelugne, Olivier Cottencin, Julien Betbèze, Luc Isebaert et Dominique M…https://t.co/3hP0hwGGTQ
Jeudi 14 Septembre - 17:26
Collège d'Hypnose : L'interview de Philippe AÏM donnée à RTL Quelques jours après la sortie de son livre "l'hypnose, ça marche vraiment…https://t.co/EJofLIIuj0
Jeudi 14 Septembre - 14:04
Collège d'Hypnose : Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy https://t.co/LcWJgEnUaC
Jeudi 14 Septembre - 13:58
Collège d'Hypnose : L'hypnose, ça marche vraiment ? https://t.co/KyM2eWb6dE
Mercredi 13 Septembre - 23:59
Collège d'Hypnose : https://t.co/ZDXdsIDo2D
Jeudi 31 Août - 01:16

Formations en Hypnose à Paris, Marseille

Violences sexuelles dans les conflits armés, confluences avec la torture. Par Evelyne JOSSE

A l’ombre des conflits armés prolifèrent à la fois les actes de torture et les violences sexuelles. Cette fréquente association ne laisse pas d’interroger. Les agressions d’ordre sexuel commises en contexte de guerres civiles et de conflits armés répondent-elles à des stratégies politiques ? Quelles formes et quelles significations revêtent-elles ? Constituent-elles toujours des actes de torture ? Évelyne Josse analyse leurs liens avec le phénomène tortionnaire. Qu’il s’agisse des rapports entre violences sexuelles et tortures en termes de qualification juridique, de méthode de domination ou de séquelles pour les victimes, des convergences se dégagent. Ces armes d’humiliation, d’assujettissement et de terreur, demeurent de véritables machines de guerre.
Evelyne Josse est psychologue, hypnothérapeute, praticienne EMDR et consultante en psychologie humanitaire



Violences sexuelles dans les conflits armés, confluences avec la torture. Par Evelyne JOSSE
Les conflits armés sont le théâtre de la cruauté ; s’y exacerbent à la fois violences sexuelles et actes de torture. Pour fréquente qu’elle soit, cette association ne laisse pas d’interroger sur les liens entre les violences sexuelles et les actes de torture perpétrés en temps de guerre. Les agressions d’ordre sexuel répondent- elles à des stratégies politiques planifiées ? Quelles formes et quelles significations particulières revêtent ces violences ? Constituent-elles toujours des actes de torture ? Pour les victimes, les effets destructeurs de la torture stricto sensu et ceux des violences sexuelles sont-ils comparables ? Avant de dresser un état des lieux des violences sexuelles en contexte guerrier et d’en repérer les confluences avec la torture, il est utile d’évoquer les valeurs que véhicule la sexualité et les interdits qui la gouvernent dans certaines cultures.

La sexualité, valeurs et tabous

La sexualité ne se réduit pas à la seule satisfaction physiologique des pulsions sexuelles. En effet, elle cristallise de nombreuses valeurs et de multiples tabous, tant personnels que sociaux, et se teinte de significations spécifiques en fonction de l’usage social qui en est fait : pacification, réconciliation, régulation sociale, punition, échange, transaction, provocation, domination, humiliation, contrôle, etc.
Au niveau individuel, la majorité des individus répugne à envisager la sexualité hors d’un contexte précis. Par exemple, selon les cultures et les individus, les rapports pratiqués en dehors d’une relation amoureuse ou maritale, non consentis par l’une des parties ou avec un partenaire du même sexe provoquent détresse et humiliation.

Au niveau sociétal, la capacité sexuelle et reproductive confère aux femmes un rôle prépondérant dans la construction et la préservation de l’identité clanique, ethnique et culturelle d’une population. Par leur mariage, les groupes s’allient et ces alliances sont renforcées par la progéniture qui naît des unions. Aussi n’est-il pas étonnant que la sexualité fasse l’objet d’un contrat social et que toutes les sociétés en régulent, codifient, fixent, voire légifèrent l’accès. Ainsi, par exemple, dans la plupart des cultures traditionnelles, les relations sexuelles ne sont permises qu’au sein d’une union consentie par les familles et légitimée par les liens du mariage. Quant aux noces, elles ne sont le plus souvent concevables qu’avec un individu d’une ethnie, d’une tribu, d’une caste ou d’une religion déterminées. Envisager des relations intimes ou des épousailles dans tout autre cadre est prohibé. Les agressions sexuelles contreviennent à toutes les règles présidant aux conditions sociales de la sexualité. Elles exposent généralement les victimes à la stigmatisation, voire à la discrimination et compromettent considérablement leur bien-être social. Dans de nombreuses sociétés, les croyances et les préjugés les désignent comme responsables des sévices qu’elles ont subis et justifient leur disgrâce communautaire. En effet, les viols et autres actes sexuels forcés sont assimilés à l’adultère ; ils sont attribués à un sortilège maléfique châtiant un comportement inconvenant – par exemple, à l’égard d’un membre de la famille – ou à la punition divine de péchés qu’auraient commis les infortunées ou bien encore, sont considérés comme la conséquence méritée d’une pulsion qu’elles auraient provoquée par leur tenue vestimentaire ou leur attitude.

Si les violences sexuelles à l’égard des filles et des femmes ont des effets délétères sur leur bien-être individuel et social, il en est de même pour leurs pairs masculins. La virilité distingue non seulement les hommes des femmes, mais elle classe également les individus masculins selon un axe vertical au sommet duquel se hissent les hommes « dignes de ce nom » et au bas duquel sont relégués les « sous-hommes ». Dans les contextes de guerre, les hommes doivent être valeureux, ce qui concourt au renforcement des critères et des valeurs propres à l’identité masculine. Les individus doivent être capables d’affirmer leur virilité et de passer pour des durs sous peine d’être considérés comme des « tapettes », des « femmelettes » ou des « chochottes » et de perdre leur honneur. Les agressions sexuelles commises à l’égard des hommes constituent un moyen de conquérir le pouvoir ainsi qu’un instrument de contrôle et d’humiliation. Elles servent aux belligérants à affirmer leur force et à marquer leur dominance ; elles visent à déshonorer les vaincus, à montrer qu’ils sont incapables de défendre leur honneur et de prouver qu’ils sont de vrais hommes. Les agressions sexuelles corrompent l’identité sexuée des hommes et leur dérobent leur virilité. Elles produisent une mutation radicale dans la manière dont ils se perçoivent et induisent une modification des rapports sociaux au sein de la communauté. En effet, dans la plupart des sociétés, les hommes violés sont déconsidérés ; ils risquent d’être affligés d’une réputation d’homosexuel et, en conséquence, d’être rejetés par leur épouse et d’être mis au ban de leur communauté. Au vu de l’importance que revêt la sexualité pour les individus et pour les communautés, il n’est pas étonnant que les violences d’ordre sexuel se rencontrent dans les conflits armés et que les tortures s’accompagnent fréquemment de sévices sexuels.


30/01/2013
Lu 864 fois





Nouveau commentaire :

Pourquoi une Psychothérapie ? | Guide des Psychothérapies | Annuaires Psychothérapeutes | Livres Psychothérapie | Formations en Psychothérapie | Pathologies | Trouver | Revue de Presse | Vidéos | Psy du Moi(s) | Histoire du Moi(s)



Hypnose à Paris

Liste de liens