<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Psychotherapie, EMDR, Hypnose Ericksonienne, EMDR-IMO, Thérapie Brève, Paris, Marseille, Formation</title>
 <subtitle><![CDATA[Psychotherapie Brève, EMDR, Hypnose Ericksonienne, Sophrologie Caycedienne, Hypnose Thérapeutique, EMDR - IMO. Formations à Paris, Marseille, Strasbourg, Bordeaux.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychotherapie.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.psychotherapie.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.psychotherapie.fr/</id>
 <updated>2026-07-27T10:29:06+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.8666649</geo:lat>
  <geo:long>2.3333333</geo:long>
  <entry>
   <title>Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.</title>
   <updated>2026-03-27T11:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html</id>
   <category term="Pathologies" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95648831-66833799.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-27T10:04:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95648831-66833799.jpg?v=1774601125" alt="Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Personnification du problème, externalisation, utilisation du dessin et imaginaire partagé, c’est toute la technique adoptée ici pour traiter le « problème » d’un tout jeune patient. Et c’est ainsi que ses « petits accidents » deviennent « caca dans la culotte » et pour finir « Caca farceur ».</span>       <br />
              <br />
       En tant que médecin généraliste, j’ai partagé depuis 2017 mon activité en deux parties : la première partie consiste en ma fonction de médecin généraliste que je qualifierai de « standard », et l’autre moitié de mon temps est consacrée à recevoir des patients pour des motifs de médecine générale avec une pratique d’hypnose, donc moins habituelle pour un médecin généraliste.       <br />
              <br />
       J’aimerais témoigner d’une prise en charge en hypnose pour le motif d’encoprésie pour un petit garçon que je nommerai Jérémy, âgé de 6 ans. C’est la première fois depuis que je suis installée que je reçois un enfant pour ce motif, même en médecine générale « standard ». J’ai davantage l’habitude du motif d’énurésie et je vais utiliser les mêmes techniques pour ce motif d’encoprésie, à savoir personnification du problème, externalisation, sur le modèle décrit par Michael White1, 2 , et également l’utilisation du dessin avec la technique des trois dessins de Joyce Mills3 , la co-construction de la solution avec un imaginaire partagé, le mien et celui du patient.       <br />
              <br />
       Jérémy vient avec sa maman. Comme ce sont les vacances scolaires et qu’elle est davantage disponible, elle a pris deux rendez-vous à une journée d’intervalle, le premier pour m’exposer le problème de son enfant, et le deuxième rendez-vous pour que je le vois en consultation d’hypnose.         <br />
       Ci-après, le script de la première séance avec la maman et Jérémy : je mettrai (entre parenthèses) quelques repères de stratégie de questionnement de la boucle « intentionaction-effet » développée en TLMR, avec l’idée que le problème a une intention qui produit des effets par son action dans le but de déconstruire ce scénario pour le remplacer par un autre.       <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Alors, dis-moi Jérémy, est-ce que tu sais pourquoi tu es ici ? C’est quoi ton problème ?         <br />
       - Jérémy : Non, je ne sais pas.       <br />
       - Th. : Alors, qu’est-ce qui fait que maman t’a amené ici ? C’est pour faire plaisir à qui, que tuesici?       <br />
       - Jérémy : A maman... et à papa !       <br />
       - Th. : D’accord. Et est-ce que tu sais ce qui ferait plaisir à maman et à papa ? En quoi papa et maman seraient contents si ton problème était résolu?       <br />
       - Jérémy : Je ne sais pas...       <br />
       - Th. : Jérémy, est-ce que tu es d’accord à ce que maman m’explique “c’est quoi ton problème” qui fait que maman t’amène ici ?       <br />
       - Jérémy : Oui. »        <br />
              <br />
       La maman m’explique l’encoprésie qui existe depuis l’arrêt de la Dépakine, traitement mis en place lors d’une crise d’épilepsie à l’âge de 2 ans et demi, arrêté lorsqu’il a eu 4 ans et demi. A l’arrêt du traitement, sont apparus de grosses crises de colère et troubles du comportement et encoprésie. Après une prise en charge avec psychologue, pédopsychiatre, les crises de colère se sont amendées, par contre l’encoprésie est restée. Il est suivi par une gastropédiatre qui a expliqué qu’il n’y avait pas de raison psychologique à son trouble mais une raison organique de sphincter hypertonique qui, quand il se relâche un peu, crée ces « accidents ». C’est le nom que maman donne à son trouble, « petit accident » plus exactement. Jérémy a déjà fait de l’hypnose pour ce motif, sans résultat, mais ne sait pas me dire ce qu’il a fait. On parle longuement des répercussions sur le fonctionnement de la famille, à l’école également, et la crainte de la maman de l’entrée en CP en septembre qui s’approche et « ça ne va plus être possible ».         <br />
              <br />
       - Th. : « Jérémy, maman appelle ton problème “petit accident”, comment tu l’appellerais, toi ? Jérémy : Je ne sais pas.       <br />
       - Th. : Tu vois Jérémy, quand maman dit “accident”, je vois deux voitures qui se rentrent edans (je mime avec mes mains). Comment tu l’appellerais toi ton problème ?         <br />
       - Jérémy (après un temps de réflexion) : “Un caca dans la culotte”.       <br />
       - Th. : “Un caca dans la culotte”, d’accord. Comment il s’y prend “caca dans la culotte” pour poser problème ?         <br />
       - Jérémy : Je ne sais pas.       <br />
       - Th. : J’ai l’impression qu’il met le bazar en tout cas dans la famille...       <br />
       - Jérémy : Oui.       <br />
       (Jérémy accepte ici l’hypothèse que j’émets au sujet de l’intention du problème et les effets sur la famille.)         <br />
       -Th.:Et ça te fait quoi, à toi, qu’il mette le bazar “caca dans la culotte” ?       <br />
       - Jérémy : Ça me rend triste (on a les effets produits sur lui).         <br />
       - Th. : Ça te rend triste, OK. Tu sais, on se voit demain, est-ce que ça te dirait de me faire des dessins pour demain ?       <br />
       - Jérémy : Oui.         <br />
       - Th. (je sors une ordonnance pour noter la tâche thérapeutique) : Super ! Alors, le premier dessin il s’appelle “c’est quoi mon problème ?”, le deuxième dessin il s’appelle “c’est comment quand caca dans la culotte a disparu ?” (je ne lui demande pas de faire le dessin intermédiaire “comment on fait pour passer du dessin 1 au dessin 2”, car on va le faire ensemble le lendemain en co-construction), et le troisième dessin, j’aimerais que tu me dessines comment tu imagines ton corps, “comment c’est dans ton ventre avec le caca ?”. »         <br />
              <br />
       Le lendemain, Jérémy revient avec ses dessins.       <br />
              <br />
       • Le premier dessin, il est représenté d’une couleur uniforme « doré brun », ses contours et le caca qui est dans son ventre ont la même couleur, il tient dans sa main une couche avec le caca. Tout est de la même couleur, comme si tout est « un », il « est » le problème. Il est seul sur le dessin. Ses parents ne sont pas représentés.       <br />
              <br />
       • Le deuxième dessin, « quand caca dans la culotte a disparu », est plein de couleurs. Les parents sont à côté, ont le sourire, des cœurs à côté de chacun, il y a au-dessus de lui quelque chose avec plein de couleurs (un papillon, m’expliquera-t-il) et un arc-en-ciel. Il y a un WC bleu et du jaune dans les WC. Jérémy est représenté avec le sourire et un cœur aussi au-dessus de lui.       <br />
              <br />
       • Le troisième dessin : la représentation de son corps, de son ventre et du caca. Il est de la même couleur que le premier dessin, mais il tient dans sa main gauche des couverts jaunes et de l’autre côté une assiette avec des petits pois verts et du poulet. Dans son ventre, il y a du brun et un peu de vert.         <br />
              <br />
       Je commence par lui demander s’il a compris ce que le docteur spécialiste qui le suit a expliqué à maman au sujet de caca dans la culotte et du fonctionnement de son corps. De façon non surprenante de mon point de vue, il me dit que non. Je lui propose de lui expliquer avec un dessin de docteur, il accepte. Bien sûr, je lui demande de m’excuser parce que je dessine très mal. Après quelques explications dessinées et colorées sur ce que deviennent les aliments, par où ils passent, j’en arrive aux intestins et je mime la façon dont le caca glisse dans un toboggan, monte, descend, va à gauche, à droite, pour arriver dans une poche qui ressemble à un ballon (le même que celui qu’il a choisi tout à l’heure dans mon cabinet, et qu’il tient dans sa main, il est vert).         <br />
              <br />
       Nous essayons tant bien que mal de gonfler ce ballon et je fais un petit nœud au ballon...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-79-version-Papier_p173.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Corinne Paillette</b></div>
     <div>
      Médecin généraliste exerçant au Havre en libéral depuis 1995. Formée à l’hypnose et aux thérapies brèves, notamment de 2002 à 2004 à l’Institut Milton H. Erickson de  Normandie, à l’hypnose et aux thérapies créatives de 2016 à 2018, ainsi qu’aux thérapies stratégiques en 2019 (Emergences), et en cours de formation Thérapies des liens et des mondes relationnels année 1 (Institut Miméthys) en 2025. Co-responsable pédagogique et formatrice au sein de l’IMHEN depuis 2018 avec Yves Halfon et Jacques Lesieur. Présidente de l’Institut Milton H. Erickson de Normandie (IMHEN) depuis juin 2020.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95648831-66833839.jpg?v=1774601078" alt="Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <b>DEPRESSION</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-partage-de-l-imaginaire-pour-faire-emerger-les-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a406.html">Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen       <br />
       12 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/188-hypnose-et-imagination-creatrice-une-poetique-de-l-action">Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.</a>       <br />
       16 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html">Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux</a>       <br />
       26 / <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-de-spectacle-et-hypnose-clinique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann</a>       <br />
       32 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html">Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Du-divan-au-fauteuil-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a250.html">Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/446-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-79">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       54 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html">Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-Anejaculation-Quand-la-panne-sex-prime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a1793.html">L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini</a>       <br />
       73 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Boules-de-couleur-en-chirurgie-dentaire-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a119.html">Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber</a>       <br />
              <br />
       <b>84 / DOSSIER DÉPRESSION</b>       <br />
       86 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Defaut-et-faute-les-agents-doubles-de-la-depression-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a405.html">Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau</a>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html">Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
       104 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a135.html">Renoncement S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
       <b>       <br />
       BONJOUR ET APRÈS... </b>       <br />
       108 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Denise-son-sommeil-abime-et-ses-cauchemars_a1790.html">Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       <b>LES CHAMPS DU POSSIBLE </b>       <br />
       112 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-echo-silencieux-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a160.html">L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       116 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a161.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       124 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       <b>Illustrations: Gabrielle Grimaldi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.</title>
   <updated>2026-03-27T11:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95635375-66824296.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-26T19:00:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dissoudre une problématique figée en s'appuyant sur un souvenir source.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95635375-66824296.jpg?v=1774547777" alt="Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Quel est le premier souvenir qui vient ? En TLMR, cette question permet de « suivre les patients là où ils nous conduisent ». Sorte de « voie rapide » pour  les accompagner vers les ressources capables d’éteindre leur « problème ». Illustration à travers sept cas cliniques... </span>        <br />
              <br />
       Au long de notre vie, notre équilibre psychologique se construit à partir d’expériences heureuses ou malheureuses, sécures ou traumatiques, étayées ou négligées, sur notre sentiment d’être soutenu ou abandonné. Nos événements de vie, par leur saillance ou par leur répétition, par le sens que nous leur donnons, vont installer de la confiance ou des fêlures, une liberté d’être ou un enfermement, des ressources ou une hypervigilance. Les vulnérabilités qui amènent les personnes en thérapie résultent du déséquilibre entre l’intensité vécue d’une blessure et la qualité des réponses que l’on a pu ou non y apporter et de la protection ou de l’isolement que l’on a ressenti.        <br />
              <br />
       Mais si la responsabilité d’un événement ou d’un contexte traumatique est parfois évidente, il est bien souvent difficile de remonter à la source de la problématique. L’enjeu pour le thérapeute est alors d’accompagner son patient à identifier un ou des événements de vie qui ont contribué à son installation, pour cela nous utilisons le questionnement. Voici un artifice de questionnement qui m’aide à accéder à ces événements de vie signifiants. Il sera illustré par diverses situations cliniques, dont certaines réservent la surprise de conduire non à un traumatisme mais à un souvenir ressource.         <br />
              <br />
       <b>Fadela et son problème de figement       <br />
       </b>       <br />
       - Fadela a 55 ans, elle passe bientôt l’oral d’un concours auquel elle accorde beaucoup d’importance autant pour sa carrière que pour sa propre estime. L’an dernier elle a échoué alors qu’elle était très bien placée à l’écrit : face aux examinateurs elle s’est sentie vide de toute pensée, de toute réaction, comme absente. Je lui propose de mettre en scène cette expérience, dont elle anticipe qu’elle va se reproduire à l’identique dans trois semaines. Comme chaque fois qu’elle est face à des personnes en posture d’autorité.        <br />
               <br />
       - Thérapeute : « Je vais vous proposer une drôle de chose. Ma main est ici, tournée vers vous. Je vais vous demander de regarder cette main et d’imaginer que c’est un écran...         <br />
       Ses yeux fixent déjà la main.       <br />
       - Th. : ... et je voudrais que vienne sur cet écran une image qui représente la situation que vous avez vécue il y a un an lors de cet oral. Qu’estce qui vient ?       <br />
       - Fadela : Ils sont trois, assis là et moi en face, ils me regardent. Et moi je n’arrive pas à parler ni à penser... », dit-elle tandis que ses mains dessinent la scène.        <br />
               <br />
       Dès que l’image lui est venue, avant même de la décrire, une boule d’angoisse envahit mon ventre. Et paradoxalement Fadela me dit se sentir plutôt calme. Cette discordance entre ce qu’elle décrit comme une expérience difficile et son absence de réaction indique qu’elle         <br />
       s’est dissociée là, sur sa chaise, comme elle l’avait sans doute fait lors de son oral, quand elle s’est sentie vide de toute pensée. J’externalise la boule d’angoisse de mon ventre et de ma gorge (mes mains font le mouvement de les sortir de mon corps) et Fadela retrouve l’accès à ses émotions. Elle décrit une angoisse qui envahit toute sa poitrine.        <br />
               <br />
       Il est vraisemblable que le problème de figement dont elle a fait l’expérience lors de son oral est la résurgence de vécus bien antérieurs, d’autant qu’elle dit avoir toujours manqué d’assurance face à ses supérieurs hiérarchiques ou à des personnalités affirmées. Plutôt que de lui demander d’externaliser elle aussi ce qu’elle ressent dans son corps, je choisis de m’appuyer sur son envahissement pour accéder à un événement ou un contexte de vie à l’origine de ces figements.        <br />
               <br />
       - Th. : « Je vais vous demander une drôle de chose. Quand il y a cette scène de votre examen, et que vous portez votre attention sur cette angoisse dans votre poitrine, observez : quel est le premier sou-venir qui émerge, là maintenant ? Et dites-moi d’abord de quelle époque de votre vie va venir le sou-venir dont nous avons besoin et qui n’est pas encore là. Le tout premier âge qui vous vient, même si vous ne voyez pas du tout le rapport.        <br />
               <br />
       Aussitôt je demande à ses yeux de suivre le mouvement de mes doigts (MO pour mouvements oculaires) afin de déconnecter ses réflexions.        <br />
               <br />
       - Fadela : Neuf ans... Et elle me relate qu’elle a été violée à cet âge. Elle ne s’attarde pas sur l’événement lui-même, qui ne paraît pas la préoccuper. Par contre elle est visiblement très envahie en évoquant les conséquences : lorsqu’elle s’est plainte à sa mère de ce qu’elle avait subi, celle-ci lui a reproché d’être impure et de déshonorer la famille. Tout son entourage a su et elle a été méprisée des membres de sa famille autant que des voisins.         <br />
              <br />
       - Fadela : Dans le village, en Algérie, les gens détournaient le regard, comme si je n’existais pas... Et à la maison on me parlait à peine. »         <br />
       Après que nous ayons désactivé les effets de ce traumatisme qui avait profondément marqué son enfance, elle s’est montrée confiante et a jugé qu’elle n’avait pas besoin d’un second rendez-vous. Quelques semaines plus tard, elle m’apprenait son assurance face aux examinateurs et l’heureuse issue de son concours.         <br />
       L’activation du processus de remémoration est facilitée par une crise émotionnelle. Visualiser la scène de son oral induit cet état chez Fadela, et grâce au confusionnement et aux mouvements oculaires, le souvenir émerge de lui-même, plutôt que d’être recherché et choisi en fonction de son adéquation à sa plainte ou aux attentes qu’elle prête au thérapeute. Je précise volontiers, entre deux séquences de MO : « Le tout premier souvenir qui émerge, même si vous ne savez         <br />
       vraiment pas pourquoi c’est celui-là qui vient, même si vous ne voyez pas de lien. »        <br />
               <br />
       Une situation fréquente est que le premier souvenir énoncé ne soit pas encore l’originel, mais une ma-nifestation plus ancienne du problème. La personne veut apporter une « bonne réponse », pas la première qui lui traverse l’esprit, elle s’applique à ce que ce soit cohérent !        <br />
               <br />
       <b>Anne sidérée quand cette tape sur l’épaule annonce son licenciement       <br />
       </b>       <br />
       Anne a 61 ans, elle est venue panser diverses plaies au cours des années passées. Elle vient d’apprendre son licenciement économique. Malgré le plan social en cours, elle croyait, étant la seule administrative de son département, que son emploi ne serait pas menacé pour le moment et qu’elle pourrait continuer ainsi jusqu’à sa retraite. Aussi s’est-elle sentie sidérée quand la DRH a tapoté son épaule pour la conduire avec quelques collègues dans la pièce où elle a annoncé les licenciements. La seule réaction qu’elle a pu avoir a été de prendre sa voiture et de fuir, hagarde, manquant de provoquer un accident sur le parking.         <br />
       Cette tape sur l’épaule condense l’événement et je lui demande de faire venir ce geste sur l’écran. Aus-sitôt elle est envahie par une grande émotion. Son intensité autant que la sidération qu’elle avait décrite paraissent excessives pour un événement qu’elle avait déjà anticipé, à plus ou moins long terme.        <br />
               <br />
       - Th. : « Je voudrais vous demander quelque chose d’inhabituel, vous êtes d’accord ? Je voudrais que vos yeux se ferment un instant pour que vienne la réponse à une drôle de question. Très bien, j’ai besoin que vienne un souvenir et je me demande de quel âge de votre vie va venir ce souvenir qui n’est pas encore là.         <br />
              <br />
       - Anne : Mmm... 20 ans.       <br />
       - Th. : Très bien, ici devant nous il y a Anne, elle a 20 ans. Qu’est-ce qu’elle est en train de vivre là tandis qu’elle a 20 ans ?       <br />
       - Anne : C’est quand mon ami de l’époque m’a quittée pour une autre femme...       <br />
       De nouveau elle est saisie d’une intense émotion. Cet événement paraît être une répétition de la trahison qu’elle vit aujourd’hui de la part de sa DRH.       <br />
       - Th. : Très bien, tandis que vous ressentez cette émotion, vos yeux peuvent se fermer de nouveau et je voudrais que vienne un autre souvenir, et de la même façon je me demande de quel âge va venir ce souvenir qui n’est pas encore là... Le tout premier âge qui se présente à votre esprit.        <br />
               <br />
       - Anne : C’est quand je suis née, dit-elle après un moment. Et elle me décrit son père, dépité que son premier enfant ne soit pas un garçon, partant à la chasse en laissant seule sa mère qui se lamente et pleure...         <br />
       La représentation qu’elle s’est construite de sa venue au monde, si elle n’a pas valeur de vérité, a des effets bien réels qui la font éclater en sanglots. Après traitement de cette scène, nous revenons à sa situation professionnelle : elle se voit affronter avec assurance sa DRH et la directrice pour leur dire ce qu’elle pense de leur lâcheté.         <br />
              <br />
       <b>Nadine et sa famille qui la « dézingue » </b>       <br />
       Lors de notre troisième rencontre, Nadine, 50 ans, déclare : « Je vais beaucoup mieux dans l’ensemble. Par contre, une fois de plus, dès que je vois ma famille elle me dézingue. C’est comme ça depuis que je suis toute petite. »       <br />
       Elle me relate comment elle est injustement accusée par sa sœur d’être responsable de la violente colère de son neveu de 16 ans, au cours d’un repas de famille. Je demande à Nadine de laisser venir sur l’écran une image qui représente cet événement qui la « dézingue ». Elle me décrit l’attitude agressive et le regard noir de sa sœur. Face à cette image, je la vois se tasser sur sa chaise et se tasser plus en-core quand ma main-écran s’approche.         <br />
       - Th. : « Voilà, tandis qu’il y a cette image sur l’écran et que vous vous sentez mal à l’aise dans votre corps, quel est le premier souvenir qui vient, là maintenant, dans cet espace entre nous ? Le tout premier souvenir qui vient, peut-être d’une époque lointaine de votre vie ? (MO).         <br />
       Nadine est collégienne, elle fait ses devoirs à la table de la cuisine. Sa petite sœur joue derrière elle, à tirailler ses cheveux jusqu’à, une fois de plus, la mettre à bout. Excédée, elle se lève et la poursuit autour de la table, un couteau à la main. Son père survient et, sans chercher l’origine de la dispute, il administre une correction mémorable à Nadine.        <br />
               <br />
       <b>QUEL EST LE PREMIER SOUVENIR QUI VIENT ? </b>        <br />
       Cette scène paraît plutôt illustrer les interactions dans le système familial qu’être la raison pour laquelle elle ne s’y sent pas à sa place. Je demande à Nadine de mettre cette nouvelle scène sur l’écran et ma main la pousse vers elle.        <br />
               <br />
       - Th. : Observez, de nouveau, le premier souvenir qui vient, là maintenant, devant nous (MO).       <br />
       L’envahissement devient beaucoup plus intense, son corps se tasse encore sur la chaise.        <br />
              <br />
       - Nadine : Ma mère, me reprochant qu’à cause de moi elle a été obligée de se marier avec mon père... Chaque dispute du couple était une occasion de lui rappeler que « par sa faute », elle avait gâché sa vie... Cette fois le registre est différent, cet événement de vie n’est pas une manifestation de plus de la place de Nadine dans sa famille mais peut bien être le grief originel.        <br />
               <br />
       <b>Raymond miné, figé et sans réaction</b>        <br />
       Raymond, 70 ans, vient à la demande de sa compagne Inès, agacée par sa jalousie. Il a été marié pendant vingt-cinq ans à une femme très volage dont il a fini par divorcer. Après des années de célibat, il a depuis deux ans une liaison avec Inès. Il se trouve qu’à plusieurs reprises, celle-ci a eu ouvertement, devant lui, des comportements de séduction envers des hommes : échanges verbaux ambigus, poses, mouvements suggestifs... Raymond en est miné mais il ne parvient pas à réagir, il voudrait fuir mais ne parvient pas à le faire. Après une séquence d’acceptations...        <br />
              <br />
       - Th. : ... Et je vais vous demander de regarder cette main, devant vous, comme si c’était un écran. Et je voudrais que vienne sur cet écran l’une des scènes que vous m’avez décrites, la première qui vient. Très bien (MO). Comment ça réagit dans le corps ?       <br />
       Raymond est manifestement très rigide, peu ouvert aux sensations de son corps. Sa respiration est un peu hachée et il a quelques signes d’agitation sur sa chaise.        <br />
               <br />
       - Th. : Très bien, tandis qu’il y a cette scène et tandis que votre corps ressent ce qu’il ressent, observez le premier souvenir qui vient, là maintenant dans cet espace devant nous. Je ne sais pas de quel moment de votre vie il va émerger. Malgré plusieurs séquences de MO soutenus, rien ne vient.        <br />
               <br />
       - Th. : Je vais encore vous demander une drôle de chose. Quel est l’âge de Raymond dans ce souvenir qui va venir et qui n’est pas encore là ? Après une courte hésitation vient...        <br />
               <br />
       Raymond : ... 34 ans...       <br />
       - Th. : Très bien, 34 ans. Observez le souvenir qui vient, là maintenant, quand Raymond a 34 ans... (MO de nouveau).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-79-version-Papier_p173.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Michel Lamarlère</b></div>
     <div>
      Médecin généraliste. Formation à l’hypnose, à l’HTSMA - TLMR (Hypnose, thérapie stratégique, mouvements alternatifs, devenu Thérapie du lien et des mondes relationnels), et à la thérapie narrative. Formateur en TLMR et en hypnose médicale à l’Institut Mimethys.         <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95635375-66825691.jpg?v=1774547723" alt="Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <b>DEPRESSION</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-partage-de-l-imaginaire-pour-faire-emerger-les-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a406.html">Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen       <br />
       12 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/188-hypnose-et-imagination-creatrice-une-poetique-de-l-action">Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.</a>       <br />
       16 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html">Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux</a>       <br />
       26 / <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-de-spectacle-et-hypnose-clinique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann</a>       <br />
       32 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html">Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Du-divan-au-fauteuil-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a250.html">Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/446-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-79">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       54 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html">Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-Anejaculation-Quand-la-panne-sex-prime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a1793.html">L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini</a>       <br />
       73 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Boules-de-couleur-en-chirurgie-dentaire-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a119.html">Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber</a>       <br />
              <br />
       <b>84 / DOSSIER DÉPRESSION</b>       <br />
       86 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Defaut-et-faute-les-agents-doubles-de-la-depression-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a405.html">Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau</a>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html">Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
       104 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a135.html">Renoncement S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
       <b>       <br />
       BONJOUR ET APRÈS... </b>       <br />
       108 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Denise-son-sommeil-abime-et-ses-cauchemars_a1790.html">Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       <b>LES CHAMPS DU POSSIBLE </b>       <br />
       112 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-echo-silencieux-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a160.html">L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       116 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a161.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       124 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       <b>Illustrations: Gabrielle Grimaldi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.</title>
   <updated>2026-03-27T11:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html</id>
   <category term="Pathologies" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95634846-66824112.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-26T18:26:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95634846-66824089.jpg?v=1774545756" alt="Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Entre peur du vide, métaphores et confiance perdue, nous pouvons suivre ici la trajectoire clinique d’un patient rongé par l’anxiété. C’est tout un travail hypnotique, à la manière d’un cheminement en sept étapes, qui est décrit depuis l’identification du problème, jusqu’à la réassociation du corps et la réparation de l’identité.  </span>       <br />
              <br />
       <b>CONTEXTE DE LA DEMANDE ET MÉTAPHORE FONDATRICE       <br />
       </b>       <br />
       Bruno, 53 ans, m’a été adressé en début d’année 2024 par son kinésithérapeute, inquiet de douleurs thoraciques et œsophagiennes persistantes, sans étiologie somatique identifiée. Il a été suivi pendant un an et demi par une psychologue, qui a posé un diagnostic de dépression, sans que cela ne débouche sur un véritable travail de fond. Or, il m’est rapidement apparu que le ralentissement psychique observé relevait davan        <br />
       tage des effets secondaires d’une anxiété de fond, persistante et usante, que d’un épisode dépressif caractérisé. Quand il s’assoit dans le fauteuil, j’observe que son corps est particulièrement tendu, fermé, ses jambes et ses bras sont croisés et il s’est mis « sur la tranche », si j’ose dire. La surface de contact avec l’environnement immédiat est visiblement réduite.         <br />
       Bruno travaille dans l’informatique et dans le milieu associatif. Il me dit qu’il se définit avant tout comme un militant. Peu enclin à parler de lui, ni à « bavarder », la première étape du travail a consisté à bâtir une alliance thérapeutique solide et trouver un terrain de confiance. A défaut d’avoir des mots sur ses ressentis, il répétait souvent : « je ne sais pas ». Cette phrase, plutôt que de constituer un obstacle, est devenue notre point d’ancrage : une invitation à enquêter ensemble, à coconstruire un sens là où aucun discours préexistant n’était disponible.         <br />
       C’est à partir de son univers professionnel que nous avons élaboré une première métaphore pour nommer la nature invisible du problème : un programme informatique, très gourmand en énergie, s’exécutant en tâche de fond, accaparant les ressources du système, et réduisant sa capacité à profiter du moment présent.         <br />
              <br />
       <b>Etape 1 : recenser les effets du problème         <br />
       </b>Avant même de pouvoir le nommer, nous avons dressé ensemble la cartographie des effets du problème dans sa vie : douleurs corporelles, tensions familiales, rigidité mentale, stress diffus, fatigue chronique. Bruno se retrouvait « épuisé d’avance » par tout ce qui devait être anticipé : le travail bien sûr, mais aussi les sorties, les voyages, les moindres imprévus...         <br />
       Certaines scènes se sont avérées particulièrement pénibles pour lui : bloqué physiquement dans les escaliers d’un beffroi, incapable de poursuivre une visite familiale, ou contraint de faire demi-tour en voiture au moment de déposer sa fille et sa femme à leur activité de parapente. La peur du vide avait dans ces moments pris entièrement possession de son corps. Il évoquait avec tristesse sa difficulté à « créer des souvenirs » en famille, alors même que celle-ci représentait ce qu’il avait de plus précieux. Une autre douleur qu’il partageait avec moi, c’était celle de ne pouvoir emmener ses proches en Islande (le rêve de sa femme), du fait que sa peur du vide l’empêchait, pour l’heure, d’envisager tout déplacement en avion.       <br />
              <br />
       La seconde demande thérapeutique, après la réduction des manifestations somatiques du stress dans son corps (principalement poi        <br />
       trine et abdomen), concernait donc l’adresse de son acrophobie réactionnelle.         <br />
              <br />
       <b>Etape 2 : nommer le problème, externaliser son emprise       <br />
       </b>Nous avons consacré plusieurs séances à identifier et externaliser ce qui se passait. Dans l’esprit de Michael White, il ne s’agissait pas de qualifier Bruno, mais de décrire l’action du problème dans sa vie. A travers un dialogue clinique et imagé, plusieurs figures ont émergé : d’abord celle du « Vérificateur », puis du « Planificateur », enfin de l’« Anticipateur de mal ». Ce rajout du complément « de mal » nous a semblé important pour souligner le fait que cet Anticipateur semblait ne jamais vouloir anticiper d’heureux dénouements. Ce tyran ordinaire régnait en maître dans de nombreux aspects de sa vie, en lui promettant la tranquillité en échange d’un état de vigilance extrême, nourri par ses idéaux, ses inquiétudes et sa peur de ne pas être à la hauteur.         <br />
       Cette externalisation a permis à Bruno d’envisager un rapport moins fusionnel avec ce fonctionnement anxieux. Il a même pu reconnaître certains « mérites » passés du Problème, notamment lorsque celui-ci l’a aidé à anticiper des difficultés dans son activité associative ou à initier un processus de codécision dans la transmission de son association, son « bébé », avec sa collègue Isabella.       <br />
              <br />
       <b>Etape 3 : retracer l’histoire du problème  </b>       <br />
       Grâce à ce travail de contextualisation, nous avons pu mettre en lumière un moment charnière dans l’histoire du Problème : la naissance de ses enfants. A partir de ce moment, le niveau d’alerte de Bruno s’est démultiplié, en miroir d’une responsabilité grandissante et d’un sentiment d’impuissance face à l’état du monde. L’arrivée de ses enfants, en particulier de ses deux filles, a ravivé ses inquiétudes vis-à-vis du sexisme, du réchauffement climatique ou encore des dérives politiques de son pays. C’est également à cette période qu’une acrophobie de plus en plus envahissante est apparue.         <br />
       Sa souffrance semblait donc provenir d’une tension profonde entre ses idéaux et la perception de sa propre impuissance. En prenant appui sur des événements de sa vie familiale et professionnelle, nous avons pu relier cette tension à une question identitaire centrale : « Héros ou Zéro » (Bruno aime aussi : « Héros ou Escroc »). Ce dilemme inconscient le maintenait dans une exigence de perfection toujours plus grande, ainsi que dans une posture sacrificielle où il n’avait pas le droit de souffler, se tromper ou avoir besoin d’aide.         <br />
       C’est dans ce contexte que le Problème s’était emparé de sa « CPU mentale » (la CPU, ou unité centrale de traitement, est le cerveau d’un ordinateur, en charge de l’exécution des instructions et du traitement des données), sur-sollicitée, devenue incapable de se mettre en veille.       <br />
              <br />
       <b>Etape 4 : ré-associer le corps grâce à l’hypnose</b>       <br />
       Bruno s’est révélé très réceptif à la transe hypnotique. Nous avons travaillé en hypnose conversationnelle, puis formelle, avec des séances de ré-association corporelle, en passant par un ensemble d’inductions progressives et des techniques issues de l’hypnose ericksonienne et des « mains de Rossi ». L’expérience de pouvoir « ralentir en toute sécurité » a marqué un premier tournant thérapeutique, en ouvrant l’accès à de nouveaux états ressources lui offrant une manière différente d’habiter son corps.         <br />
       Ces explorations ont progressivement favorisé une régulation plus autonome, accompagnée de la disparition des douleurs thoraciques et d’une diminution notable de son inquiétude chronique, passée selon lui de 7-8/10 à 3-4/10. Surtout, Bruno a pu développer une nouvelle capacité : dire « je passe à autre chose » là où auparavant il restait prisonnier de ses ruminations.         <br />
       L’hypnose nous a également été très utile pour travailler sur sa peur du vide, à travers divers exercices (« ne rien faire », l’expérience de sécurité TLMR), et en lui proposant d’explorer les situations redoutées en conscience hypnotique, depuis la sécurité du cabinet. En effet, comme l’ont montré les neurosciences, imagerie mentale et perception réelle activent largement les mêmes zones cérébrales... En mobilisant cette plasticité, Bruno a pu commencer à transformer l’anticipation anxieuse d’un possible futur blocage en un entraînement mental porteur de maîtrise et d’assurance.       <br />
              <br />
       <b>Etape 5 : le paysage de la relation :ce que l’autre révèle de soi</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-79-version-Papier_p173.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Anne Malraux  </b></div>
     <div>
      Après une carrière artistique, elle s’oriente vers la sociologie puis se forme en psychologie. Formée à l’hypnose médicale à l’AFEHM en 2014, puis en thérapie narrative et à la prise en charge du psychotrauma à l’Institut Mimethys. Assure des consultations en région parisienne       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95634846-66824112.jpg?v=1774545744" alt="Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <b>DEPRESSION</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-partage-de-l-imaginaire-pour-faire-emerger-les-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a406.html">Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen       <br />
       12 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/188-hypnose-et-imagination-creatrice-une-poetique-de-l-action">Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.</a>       <br />
       16 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html">Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux</a>       <br />
       26 / <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-de-spectacle-et-hypnose-clinique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann</a>       <br />
       32 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html">Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Du-divan-au-fauteuil-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a250.html">Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/446-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-79">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       54 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html">Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-Anejaculation-Quand-la-panne-sex-prime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a1793.html">L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini</a>       <br />
       73 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Boules-de-couleur-en-chirurgie-dentaire-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a119.html">Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber</a>       <br />
              <br />
       <b>84 / DOSSIER DÉPRESSION</b>       <br />
       86 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Defaut-et-faute-les-agents-doubles-de-la-depression-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a405.html">Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau</a>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html">Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
       104 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a135.html">Renoncement S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
       <b>       <br />
       BONJOUR ET APRÈS... </b>       <br />
       108 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Denise-son-sommeil-abime-et-ses-cauchemars_a1790.html">Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       <b>LES CHAMPS DU POSSIBLE </b>       <br />
       112 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-echo-silencieux-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a160.html">L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       116 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a161.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       124 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       <b>Illustrations: Gabrielle Grimaldi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.</title>
   <updated>2026-03-26T18:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95160493-66630705.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-07T21:50:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160493-66630705.jpg?v=1772916442" alt="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      Une femme accroupie dans la cour plume des poulets dans des bassines colorées. Un tas d’hommes rasent un énorme cochon, sacrifié sur le seuil de la porte de la maison. Des enfants observent en silence les préparatifs des adultes.        <br />
              <br />
       Des mouches et d’autres insectes rares et gigantesques volent, se posent, puis s’envolent à nouveau. Le village de Cacao est né sur une colline qui surgit de l’immensité de la forêt amazonienne, un îlot de la communauté Hmong en Guyane française. On y arrive, virage après virage, en quittant la route de l’Est, l’unique fente goudronnée dans la végétation qui conduit de Cayenne jusqu’à l’Oyapock, fleuve frontière avec le Brésil. Des toucans traversent les cieux.        <br />
              <br />
       Une tortue la route. La naissance d’un enfant chez les Hmong animistes se célèbre par un rite d’accueil à la maison. Toute la famille est conviée.        <br />
              <br />
       Les non-Hmong en lien avec la famille sont aussi bienvenus. Le couple parental du Monde des esprits confie l’enfant aux parents qui s’en occuperont dans ce Monde. La famille entière remercie et se doit d’honorer ce don, en acceptant l’enfant (1). Si l’enfant est maltraité, le couple de l’au-delà pourrait décider de le reprendre, alors l’enfant pourrait se mettre à dépérir, de plus en plus. Chaque Hmong naît avec trente-deux âmes, symbolisées par des parties du corps. Elles doivent rester unies pour l’équilibre de la personne, autrement la maladie vient. Si un enfant naît avec des difficultés (ne se nourrit pas, pleure beaucoup, ne grandit pas, tombe souvent malade...) le chaman peut être appelé à intervenir pour retrouver le lieu où l’âme s’est égarée et la convaincre de revenir. Pour y arriver, parfois il est nécessaire d’invoquer l’aide des ancêtres et de négocier avec les esprits.        <br />
              <br />
       A l’intérieur d’une pièce sombre en bois brut, une vapeur résineuse dessine des ruisseaux gris dans l’air et pique les yeux, à peine habitués à la pénombre. Des bâtonnets d’encens brûlent dans un bol contenant du riz blanc. D’autres offrandes chargent un petit autel contre un mur : des fleurs, un oeuf, des bougies, des colliers de petites perles, des lacets rouges et blancs... Quelques rangées de chaises en plastique lui font face. Un vieil homme apparaît, ridé et courbé. Il avance lentement vers l’autel, soutenu par un bâton, des clochettes aux chevilles et aux poignets. Les gens s’écartent respectueusement à son passage. Deux hommes plus jeunes l’accompagnent et installent devant lui une longue planche en bois blanc, posée sur deux parpaings.        <br />
              <br />
       Dehors, une fumée s’échappe de la bouche d’un gros chaudron pendu sur un feu de bois. La vieille dame au foulard vert-bleu et fuchsia sur la tête a le regard sage et intemporel de gardienne des flammes. Elle tient les enfants à distance avec une longue canne qu’elle agite lentement, assise sur une cagette bleue. Des femmes épluchent des papayes vertes, pilent cacahuètes, ail, poissons séchés et piment dans des grands mortiers. La préparation du repas de la cérémonie est une affaire de femmes, Hmong ou pas. Je me retrouve assise parmi elles avec un couteau à la main, partageant leur moment, tout en surveillant comme elles du coin de l’oeil l’ouverture sombre de la case. La cérémonie va commencer. L’écho d’un gong résonne lourdement dans l’espace. Le chaman debout sur la planche marmonne une prière, un tissu noir sur le front. Le ton monte progressivement, la prière devient un chant dans une langue aux sonorités inconnues à mes oreilles. Le rythme arrive au trot puis au galop, traverse le dos et les genoux, s’installe dans le corps du chaman. Les pieds commencent à rebondir sur la planche, les clochettes tintinnabulent. La voix se met à vibrer, les yeux sont clos, la danse prend sa forme pure, répétitive, monotone, envoûtante. J’arrache une bribe d’explication à mon amie, pendant qu’on presse des tonnes de citron vert dans un saladier. - « Dès que le chaman est en transe, il voit. Et il ressent.        <br />
              <br />
       Il doit ramener une âme. L’âme du bébé s’est égarée. Il faut qu’elle retrouve le chemin pour que le nouveau-né puisse commencer sa vie et grandir sain. - Qu’est-ce que ça signifie ? - Si une âme a le regard tourné, a quitté sa place, elle n’habitera pas le petit et il pourrait tomber malade et même pire. Parfois le chaman avance à cheval des deux Mondes comme s’il avait une armée entière à ses côtés, les ancêtres et les autres esprits bénéfiques viennent en soutien pour retrouver l’âme et la ramener. » J’écoute enchantée, les yeux passent des paniers remplis des ramboutans écarlates, poilus et juteux, aux sacs débordant de haricots kilomètre, des mains de bananes naines aux caisses rouges et bleues chargées de concombres luisants et fruits du dragon fuchsia. Autrefois mon amie me raconta un rituel similaire en cas de trauma aigu, accident ou grande peur. Ces situations peuvent provoquer la sortie de l’âme du corps, une ou plusieurs des trente-deux, alors une faiblesse progressive s’installe, puis la maladie jusqu’à la mort, car le corps ne peut pas survivre longtemps séparé de son âme. Souvent le chaman accomplit le rite sur le lieu du trauma.        <br />
              <br />
       Les Hmong sont quasi tous agriculteurs, leur quotidien est rythmé entre champs et jours de marché. Puis il y a les jours de fête, ou plutôt de rituels collectifs lors de naissances, mariages, funérailles, Nouvel An. Cette occasion est privilégiée pour honorer les ancêtres et s’occuper d’eux. Selon les Hmong, les ancêtres vivent comme nous dans l’autre Monde, avec les mêmes besoins, en plus de nous observer et nous protéger. Un ancêtre peut avoir un problème, souvent d’ordre très pratique, faim, douleur physique, tristesse, dégât dans la maison... et les habitants de la maison doivent l’aider comme ils peuvent avec des offrandes et des actes. Les ancêtres habitent dans la poutre centrale de la maison, d’ailleurs une ancienne tradition veut que le placenta de l’aîné soit enterré dans les fondations de la maison. Il y a un autel pour célébrer les ancêtres dans chaque foyer et chaque jour un membre de la famille en prend soin, remplace les offrandes et les fleurs, allume une bougie, prie et remercie (2). La tablée se prépare au milieu de la cour sous le toit en feuilles de palmier, bouteilles de jus de mangue verte, saladiers de feuilles de toutes sortes pour assaisonner la soupe, riz gluant lap de biche, salade de papaye. Les narines se dilatent pour mieux humer ce mélange inédit de parfums : citronnelle, coriandre, basilic chinois, gingembre, combava, tamarin, fruits tropicaux et eau de coco frais. Des seaux noirs débordant de roses de porcelaine à longues tiges attirent les colibris, leurs battements d’ailes bourdonnent dans les oreilles quelques millisecondes avant de s’éloigner. Les hommes entrent dans la pièce sombre, sortent fumer une cigarette, échanger un mot entre eux, boire une canette, ils rentrent à nouveau. Le chaman est en transe depuis un moment, plusieurs heures se sont écoulées.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-78-version-Papier_p172.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Alice Mancinelli        <br />
       </b>Médecin généraliste italienne. Formée à l’hypnose ericksonienne, à la TLMR et en cours de formation de thérapie narrative. Elle exerce actuellement en tant que médecin généraliste dans un village du Luberon, après avoir pratiqué des années dans les communautés fluviales et isolées de la Guyane française.        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160493-66630712.jpg?v=1772916491" alt="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025       <br />
              <br />
       Regards sur l'Hypnose       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-transe-hypnotique-est-avant-tout-une-experience-poetique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a402.html">Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen         <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Internalisation-d-un-lien-securisant-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a403.html">Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman</a>       <br />
       24 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html">Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari</a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/469-sortir-de-l-adoration-du-produit-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves">Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR          <br />
       </b>46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/444-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/445-cris-et-hypnose-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi</a>       <br />
       58 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Autohypnose-pour-mon-epaule-gauche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a118.html">Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra</a>       <br />
              <br />
       73 / <b>DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE         <br />
       </b>74 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/187-voyage-irm-au-coeur-de-l-experience-hypnotique-revue-hypnose-et-therapies-breves-n-78">Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre</a>       <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html">L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu</a>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-de-spectacle-benefices-ou-dangers-pour-le-sujet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1485.html">Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov</a>       <br />
       94 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-rencontre-Etre-avec-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a1786.html">Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay</a>       <br />
              <br />
       <b>RUBRIQUES</b>         <br />
       - QUIPROQUO         <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Rencontre-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a134.html">Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...</a>       <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Marie-ou-l-accompagnement-d-une-patiente-lors-d-un-traitement-de-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1787.html">Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - LES CHAMPS DU POSSIBLE         <br />
       110 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-le-corps-ne-dit-pas-mais-que-l-hypnose-ecoute-croire-pour-transformer_a159.html">Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE</a>       <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html">L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a249.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
       125 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       Illustrations: Florence CADÈNE       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.</title>
   <updated>2026-03-10T15:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html</id>
   <category term="Psy du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95160323-66630668.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-07T21:37:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160323-66630668.jpg?v=1772915656" alt="Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      C’est plus fort qu’elle, Laurence est envahie par la honte, elle se sent toujours en faute, elle se trouve « nulle » comme maman, jamais à la hauteur de ce que pourrait espérer son petit garçon de 9 ans. En vivant l’expérience du « témoin intérieur » en lien avec deux thérapeutes, elle parvient à réintégrer la communauté des femmes, des mamans complices avec leur enfant.       <br />
              <br />
       L’expérience de l’utilisation du témoin intérieur a pour intention de proposer à une patiente (Laurence) de découvrir comment le travail avec sa thérapeute enrichit cette dernière ainsi que la communauté des thérapeutes, et lui permet ainsi de retrouver l’estime de soi.       <br />
              <br />
        Cette communauté comprend ici deux personnes :       <br />
       - Solen Montanari est en position de thérapeute- superviseur (T1) et de témoin extérieur, elle est attentive aux effets d’enrichissement de cette conversation sur sa propre vie.       <br />
       - La thérapeute Géraldine Garon (T2) est en position de témoin intérieur, c’est-à-dire qu’elle quitte sa position de thérapeute pour se mettre à la place de la patiente Laurence.       <br />
              <br />
        L’utilisation du témoin intérieur est particulièrement bien adaptée aux situations difficiles pour aider le patient à trouver confiance dans le lien thérapeutique, et le thérapeute à se connecter à l’histoire du patient. Cette technique est ainsi pertinente dans la supervision lorsque le thérapeute est confronté à des situations traumatiques complexes, où le patient a perdu confiance dans le lien humain.       <br />
              <br />
        La séance décrite s’articule autour de quatre temps :       <br />
       1. Une séance filmée où Géraldine, thérapeute de Laurence, se met à sa place.       <br />
       2. Le témoignage filmé des deux thérapeutes à l’issue de la séance.       <br />
       3. Le visionnage de la séance par la patiente et son thérapeute.       <br />
       4. Le témoignage de la patiente le lendemain du visionnage. La carte choisie pour cette séance est celle de l’exception. Elle permet de travailler en prenant appui sur les ressources et d’activer la carte du témoin extérieur.       <br />
       - T1 (Thérapeute) : Solen pose les questions à Géraldine.       <br />
       - T2 (Thérapeute) : Géraldine qui se met à la place de Laurence.       <br />
       - P. (Patiente) : Laurence, suivie par Géraldine.       <br />
       - T1 : Solen propose à Géraldine de se connecter avec sa patiente afin de l’incarner pendant l’expérience. Elle demande à la patiente son prénom et son âge afin d’amorcer la relation : Laurence, 50 ans.       <br />
       - T1 : Très bien. Donc, Laurence. Je me demande ce qui vous amène à me voir aujourd’hui ?       <br />
       - T2 : J’ai quand même du... J’ai du mal avec... J’ai du mal à être à l’aise avec les autres. J’ai plusieurs... Je pourrais vous parler de plusieurs problèmes, mais je dirais que là... J’ai l’impression que les autres, franchement, ils sont toujours mieux que moi. Tout le monde est mieux que moi. Vraiment, tout le monde est mieux que moi. Externalisation du problème : prise de position       <br />
       - T1 : Quand vous dites, juste que je comprenne, vous me dites : j’ai l’impression que tout le monde est mieux que moi ou tout le monde est mieux que moi ?       <br />
       - T2 : Tout le monde. Tout le monde est mieux que moi.       <br />
       - T1 : “Tout le monde est mieux que moi”. Quand vous dites que ce qui vous amène aujourd’hui, c’est que “tout le monde est mieux que moi”, c’est que ce “tout le monde est mieux que moi”, ça se vit comment ?       <br />
       - T2 : C’est insupportable.       <br />
       - T1 : C’est insupportable, ce “tout le monde est mieux que moi”.       <br />
       - T2 : Ce qui est insupportable, c’est que... En fait, je ne peux rien faire. Je ne peux rien faire. Je ne peux rien faire, c’est partout. Je ne peux pas m’occuper de mon fils. J’aimerais accompagner Gustave, que ce soit plus facile à la gym. Donc, j’aimerais... Il y a des petits moments où c’est mieux, mais quand même, c’est toujours là, ce truc. OK.       <br />
       - T1 : D’accord. Donc, il y a : “c’est partout, c’est tout le temps” et puis il y a “mon fils Gustave”. C’est quoi le lien entre : “tout le monde est mieux que moi”, “c’est partout, c’est tout le temps”. Et puis il y a “mon fils Gustave”.       <br />
       - T2 : C’est pareil. Je fais de mon mieux avec Gustave, mais je ne suis pas... Je vois bien que les autres mamans, elles sont mieux que moi. Moi, j’ai l’impression de ne jamais y arriver avec lui. J’ai l’impression de ne jamais... Voilà… les mamans à l’école… il y a les mamans…       <br />
       - T1 : ... Font mieux que moi ?       <br />
       - T2 : Oui. Je pense que oui, vraiment toutes les mamans sont meilleures que moi ou font mieux. Non, elles font mieux que moi, c’est clair. Moi, je m’énerve... Des fois, je lui parle mal, je ne suis pas patiente.       <br />
       - T1 : Et quand vous nous dites que le problème qui m’amène c’est que “tout le monde fait mieux que moi”, “partout”, “tout l’temps”, “même toutes les autres mamans du monde entier font mieux que moi, alors que j’ai un petit garçon de 9 ans” et que vous aimez beaucoup, si j’ai bien compris. Et vous me dites : “moi, je m’énerve”. Et quoi ? Vous m’avez dit : “Je m’énerve et…”       <br />
       - T2 : Je lui parle mal, des fois. Je lui parle mal. Je peux être un peu, pas violente, mais agressive.       <br />
       - T1 : Mais il y a quand même cette agressivité et cet énervement. Et en plus, c’est douloureux avec Gustave.       <br />
       - T2 : Ça me met très, très mal à l’aise de vous raconter tout ça.       <br />
       - T1 : Quand vous dites “ça me met très mal à l’aise de raconter ça”, ça vous met mal à l’aise au point que c’est impossible d’en parler et il faut qu’on fasse une pause ? Ou est-ce que ça vous met mal à l’aise, mais on peut peut-être continuer à explorer le problème qui vous amène ?       <br />
       - T2 : Non. J’ai quand même un peu l’habitude de ce mal à l’aise. J’ai envie que ça s’améliore.       <br />
       - T1 : Oui, et quand vous me dites : j’ai envie que ça s’améliore, si c’est OK pour vous, j’ai envie de vous témoigner ce qui me vient. J’ai envie de comprendre ce qui se passe entre vous et Gustave et ce qui fait que chez vous, c’est aussi douloureux d’oser venir jusqu’à mon cabinet, exposer quelque chose qui vous est difficile à dire et qui peut même créer un sentiment de honte. Alors du coup, je me dis : pour que vous ayez fait toute cette démarche-là, moi ça me donne envie de mieux comprendre pour peut-être éventuellement vous aider. Vous seriez prête à m’aider à comprendre ?       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : Je vais vous proposer un truc un peu étrange. On va imaginer là, ensemble pour que ça soit plus confortable, qu’il y a Gustave, devant nous. Il est comment Gustave ? A quoi il ressemble ? (fixation du regard en triangulation sur la “scène imaginaire”).       <br />
       - T2 : Il est plein de vie, Gustave. Il est extrêmement fin, il est drôle. C’est un petit lutin. Il est... Oui, il est... Il est plein de vie. Il sait quand même ce qu’il veut. Et voilà.       <br />
       - T1 : Et puis, “je me demande en plus qu’est-ce que je peux lui offrir en plus à ce petit garçon en pleine vie, ce lutin”. Et juste que je voie bien la scène : c’est donc le soir, il y a Gustave, il y a sa maman. Et qu’est-ce qui s’y passe là pour qu’il y ait cette agressivité, cette colère qui puisse sortir ?       <br />
       - T2 : Des fois, il ne fait pas, il ne fait pas tout à fait comme... Vous voyez, je suis fatiguée, je ne suis pas très patiente, alors en même temps la nourriture est un peu compliquée avec Gustave, même si ça va mieux. Je suis nulle. Je vois bien que je ne fais pas ce que… Je ne sais pas ce que je fais. Il faudrait faire autrement.       <br />
       - T1 : Quand vous dites : “je rentre le soir”, vous rentrez du travail ?       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : Donc, après une longue journée de travail, vous rentrez à la maison, il faut faire le repas. Et en plus Gustave, ce n’est pas toujours facile, même si ça va un peu mieux. Et puis il y a ce : et puis “je suis nulle”. Je ne sais pas ce qu’il faut faire. Je devrais faire autrement. Ce “je suis nulle”, c’est en lien avec la colère et l’agressivité ou c’est autre chose ?       <br />
       - T2 : Je pense que c’est en lien. Et puis il y a aussi des fois où Gustave, il sait aussi un peu pointer. Par exemple, il contrôle combien de verres je bois.       <br />
       - T1 : Il sait aussi pointer les trucs. Donc, il est observateur. Vous allez me dire que Gustave vous regarde ? Il vous observe ?       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : Il sait ce que vous faites ? Et en plus il pointe du doigt combien de verres vous buvez. Et le “je suis nulle”, c’est en lien avec le fait que Gustave vous regarde, vous observe, pointe du doigt, ou ça revient avec la colère ?       <br />
       - T2 : C’est un peu les deux, mais moi je dirais que mon comportement, là, de mal lui parler, ce n’est pas normal. Ça, ce n’est pas... ça, c’est plus… Là, je me sens vraiment nulle. De lui parler comme ça, là c’est nul.       <br />
       - T1 : “C’est nul” et, “mal lui parler”, je ne vois pas très bien ce que ça veut dire “mal lui parler”. Ça ressemble à quoi ?       <br />
       - T2 : C’est brutal. On ne parle pas comme ça un enfant de 9 ans, surtout qu’il n’a rien fait du tout. Ce n’est pas respectueux.       <br />
       - T1 : Cette parole, c’est une parole ou c’est une voix brutale qui s’adresse à Gustave, qui n’est pas OK, qui n’est pas normale ?       <br />
       - T2 : C’est une parole.       <br />
       - T1 : OK. Donc, il y a des mots qui sortent qui sont brutaux. Et ça ce n’est pas normal, ces mots qui sortent. Est-ce que vous êtes en train de me dire que d’un côté il y a ces mots brutaux qui sortent de la bouche de Laurence, et de l’autre côté, chez Laurence, il y a cette pensée qui dit : mais c’est nul ? Oui. Ce n’est pas normal de faire ça.       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : OK. D’accord. Donc d’un côté il y a une partie de Laurence qui dit : ce n’est quand même pas normal. Ce n’est pas comme ça qu’on parle à un enfant, si petit, lutin, rigolo. Beau, mignon, malin. Et d’un autre côté, il y a une partie de Laurence avec mots brutaux qui sortent. Et je suis en train de me demander : je vois, enfin, sur la scène, là je vois les yeux de Gustave, ces yeux qui observent cette maman qui dit d’elle-même que ce n’est pas normal, que ce n’est pas OK de parler comme ça à un petit garçon. Et je me demande bien ce que ces yeux voient. Lorsqu’ils voient cette partie de Laurence qui dit : ce n’est quand même pas normal.       <br />
       - T2 : Gustave, il vient me frotter le dos comme ça. Et puis il fait une petite blague.       <br />
       - T1 : Donc, Gustave, là, il vient vous frotter le dos et il vient raconter une petite blague ?       <br />
       - T2 : Oui. Chercher les intentions       <br />
       - T1 : Et quand Gustave vient vers cette maman qui sent que ce n’est pas normal d’avoir des mots brutaux et qui se dit : “je suis nulle” et qu’il y a cette main qui vient la frotter dans son dos et qui lui raconte une petite blague, je me demande bien si on a une idée, toutes les deux, de l’intention de cette main qui vient dans le dos ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Qu’est-ce qu’elle veut envoyer comme message à cette maman qui dit : “je suis nulle” ?       <br />
       - T2 : Ce n’est pas le rôle d’un enfant, mais il dit : “ça va, maman ?”. Il me rassure. C’est quand même un peu nul aussi… Ce n’est pas du tout le rôle d’un enfant de faire ça.       <br />
       - T1 : Donc, il y a cette main dans le dos et cette main envoie le message à cette maman qui dit “je suis nulle”. Ça va, maman. Ça va aller. Je me demande bien pourquoi Gustave aurait envie de lui raconter une petite blague.       <br />
       - T2 : Parce qu’on a quand même de la complicité tous les deux, en fait, parce que nous, on est presque tout le temps tout seuls.       <br />
       - T1 : Vous êtes en train de me dire qu’entre Gustave et sa maman, il se peut qu’il y ait un peu de complicité ?       <br />
       - T2 : Oui, oui, oui, quand même. Oui, il y a des moments de complicité, c’est vrai. Oui.       <br />
       - T1 : Et ces moments de complicité, par curiosité, si vous êtes d’accord, ça ressemble à quoi entre Gustave et sa maman ?       <br />
       - T2 : Eh bien, il fait beaucoup de petites blagues. Puis ça peut être autour de notre lapin, on a un petit lapin. Oui. Là, on vient d’aménager la maison, mais il n’a pas fait grand-chose. C’est un enfant. Mais il a quand même un peu participé, puis il me pose des questions. Et puis quand on part en vacances tous les deux, ou des fois on emmène un ou deux amis, mais on aime bien aussi ces petits moments-là.       <br />
       - T1 : Donc, il y a des moments quand vous êtes tous les deux avec le lapin (la thérapeute remarque que Laurence veut dire quelque chose), il y a un truc qui vient ?       <br />
       - T2 : Oui, c’est aussi... Par exemple, je peux l’emmener à la gym. Et puis je pense qu’il est content quand je le regarde.       <br />
       - T1 : A la gym ? Oui. Attendez juste que je comprenne bien : Gustave, quand il observe sa maman et quand elle dit qu’elle est nulle, le regard de Gustave l’amène à ce que sa main vienne frotter son dos, lui raconter une petite blague, lui dire : “ça va, maman ?”. Et que ça, ce serait en lien avec des moments de complicité, par exemple à la gym, c’est ça, au sport ?       <br />
       - T2 : Oui, il fait de la gym.       <br />
       - T1 : Et que lui aussi, il est content, quoi ? Enfin, il est content d’avoir le regard de sa maman sur lui ?       <br />
       - T2 : C’est ce que moi j’en dis, il n’est pas là pour... Il n’est pas là pour le dire. Non, c’est sûr. Je vois bien quand même qu’il est content. Oui.       <br />
       - T1 : A quoi vous le voyez quand il est à la gym qu’il veut que vous le regardiez ?       <br />
       - T2 : Il veut m’en parler, de tout ça. Il est content que je vienne le chercher. Oui, c’est important. Je l’encourage quand même. Là, il veut rajouter des entraînements, mais...       <br />
       - T1 : Donc pour lui la gym, c’est vraiment important ?       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : Et lui, il vous raconte ce qu’il fait ? Comment ça s’est passé ?       <br />
       - T2 : Oui. Par exemple... oui, ou l’école, il me raconte aussi l’école. Il ne parle pas tant que ça, mais c’est un petit garçon. Mais il aime bien faire des blagues.       <br />
       - T1 : Donc, il aime bien vous raconter ce qu’il fait à la gym, en compétition, il aime bien que vous veniez le chercher. Et puis il y a l’école, il vous raconte ce qui se passe à l’école ?...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-78-version-Papier_p172.html">Lire la suite...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Géraldine Garon</b>, Hypnothérapeute, sexothérapeute en libéral à Bourges. Elle a commencé à pratiquer l’hypnose au bloc opératoire en tant qu’infirmière anesthésiste pour choisir ensuite de poursuivre son parcours de formation vers l’hypnothérapie, la thérapie narrative, la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR), la sexothérapie et thérapie de couple. Formatrice à l’Institut Mimethys.        <br />
              <br />
       <b> Solen Montanari</b>, Psychologue, psychothérapeute depuis 2000. Travaille en libéral en région parisienne auprès d’enfants et des familles. Formatrice à la Thérapie du lien et des mondes relationels (TLMR) à l’Institut Mimethys.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez le numéro 78 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160323-66630672.jpg?v=1772915615" alt="Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025       <br />
              <br />
       Regards sur l'Hypnose       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-transe-hypnotique-est-avant-tout-une-experience-poetique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a402.html">Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen         <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Internalisation-d-un-lien-securisant-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a403.html">Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman</a>       <br />
       24 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html">Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari</a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/469-sortir-de-l-adoration-du-produit-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves">Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR          <br />
       </b>46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/444-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/445-cris-et-hypnose-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi</a>       <br />
       58 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Autohypnose-pour-mon-epaule-gauche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a118.html">Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra</a>       <br />
              <br />
       73 / <b>DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE         <br />
       </b>74 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/187-voyage-irm-au-coeur-de-l-experience-hypnotique-revue-hypnose-et-therapies-breves-n-78">Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre</a>       <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html">L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu</a>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-de-spectacle-benefices-ou-dangers-pour-le-sujet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1485.html">Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov</a>       <br />
       94 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-rencontre-Etre-avec-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a1786.html">Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay</a>       <br />
              <br />
       <b>RUBRIQUES</b>         <br />
       - QUIPROQUO         <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Rencontre-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a134.html">Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...</a>       <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Marie-ou-l-accompagnement-d-une-patiente-lors-d-un-traitement-de-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1787.html">Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - LES CHAMPS DU POSSIBLE         <br />
       110 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-le-corps-ne-dit-pas-mais-que-l-hypnose-ecoute-croire-pour-transformer_a159.html">Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE</a>       <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html">L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a249.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
       125 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       Illustrations: Florence CADÈNE       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</title>
   <updated>2025-06-07T17:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Psychosomatique-et-dermatologie-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a300.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/89117171-63070616.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-07T17:31:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
LA PEAU, MÉTAPHORE DE LA RELATION. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89117171-63070616.jpg?v=1749310225" alt="Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      « Frontière entre soi et l’autre » pour certains, « saturée d’inconscient » pour d’autres, la peau, le « Moi-peau », peut aussi devenir peau intuitive et apaisée. Entre rougeurs, brûlures et zona, variations sur la peau métaphore avec une dermatologue qui accompagne ses patients dans une bulle hypnotique partagée...       <br />
              <br />
        La notion du sensible de cet organe peau, le sensible chez l’humain, me questionne depuis le début de mes études de dermatologue. Cette perception qui permet de s’accorder dans la relation et mobiliser les ressources vivantes des personnes est une façon d’aborder plus globalement le patient. En tant que thérapeute, je vis l’utilisation de l’hypnose, de l’HTSMA/TLMR (hypnose, thérapies stratégiques et mouvements alternatifs/Thérapie du lien et des mondes relationnels), de la thérapie narrative (TN), comme une autorisation. C’est une invitation à déployer la dimension naturelle de l’éprouvé, pour un partage, plus authentique, avec les patients. Aider à recréer le lien humain porteur de vie, dans toute sa singularité et sa diversité, m’inclure dans le processus vivant qui touche, transforme et fait croître. La peau est un organe de toucher, au propre comme au figuré, ce qui faisait dire à Paul Valéry : « ce qu’il y a de plus profond chez l’homme, c’est sa peau ». Histoire de toucher physique, de toucher psychique, chez Didier Anzieu dans son Moi-peau (1). La peau est un énigmatique support d’inscription, mais aussi une surface pour cacher, protéger, éprouver la relation, le lien à l’autre, à soi, au monde. Elle métaphorise la question de la relation et de l’autonomie relationnelle. Une partie de l’inconscient est corporelle, dit Milton Erickson. « La conscience corporelle est orientée vers l’ajustement relationnel et l’homéostasie » (2). Par la peau, nous éprouvons le contact avec nous-mêmes, les autres, ou parfois leur absence. Le corps éprouve des sensations, il perçoit des émotions. Ce peut être une information intuitive profonde au travers du vécu d’un dysfonctionnement corporel. Cette capacité relationnelle, médiée par l’imaginaire, est altérée lors des processus psychosomatiques.       <br />
              <br />
       La notion de traumatisme complexe prend en compte la somatisation comme une tentative de solution face à des situations de stress ou peurs récurrentes. La peau métaphorise. Et la métaphore est un bon médiateur pour convoquer alors l’imaginaire chez les patients. Dans le concret de la séance, en mobilisant le sensible et l’affect, la métaphore partagée crée des ponts entre le corps et l’esprit pour embarquer des mouvements de vie. Elle recrée des relations vivantes, dans un espace-temps où le problème n’est pas présent. Dans les séances, la première étape est d’accorder un soin particulier à installer une relation thérapeutique. Il s’agit de faire émerger une relation entre le patient et le thérapeute suffisamment sécure pour en faire un socle de confiance. C’est un lien qui est d’ailleurs questionné très régulièrement lors des entretiens (3)...        <br />
              <br />
       La deuxième étape a pour but de défusionner le patient de son problème. Il s’agira de faire émerger le contexte du problème, afin d’éviter de travailler sur l’identité de la personne, en allant voir ce qui vient se mettre en lien avec la problématique, et le patient ; observer alors la forme que cela prend. En TLMR, cela se travaille sur une scène imaginaire. En TN, le patient n’ayant pas accès au départ aux intentions positives, différentes portes d’entrée vont être possibles (4). La TN ou la TLMR tiennent compte du rythme du patient, et des processus de vie qui émergent au fur et à mesure des interactions. Dans le premier entretien, je me sers parfois de petits exercices hypnotiques pour faire éprouver au patient une expérience de calme (ou de « plus calme »), malgré son problème, même par une petite partie du corps, de façon à commencer à créer des expériences alternes qui vont tester l’accordage patientthérapeute, et peut-être aussi faire apparaître un objectif pour la séance.        <br />
              <br />
       CAS CLINIQUE 1 : LAETICIA ET ÉRYTHRO-COUPEROSE        <br />
              <br />
       Entre rougeurs et transparence, comment être en relation avec l’autre ? Laeticia, 42 ans, une très jolie femme, vient pour des rougeurs chroniques du visage (érythro-couperose) qui la gênent. Elle précise : « J’ai l’impression que ces rougeurs viennent révéler aux autres la gêne que j’éprouve dans les moments émotionnels. » Les questions des effets secondaires des traitements sont mises au devant de l’échange. La patiente se montre méfiante. Je propose un traitement par laser vasculaire pour effacer les traces rouges. Deux séances viennent à bout du problème. Je témoigne à Laeticia du fait qu’elle ait une peau plus belle au bout d’une séance. Ça la touche beaucoup.        <br />
              <br />
       Et à deux mois après la deuxième séance :        <br />
       - Thérapeute : « Votre peau a retrouvé sa transparence, votre teint est beau, qu’en pensez-vous ? Je la sens insatisfaite, en désarroi...        <br />
       - Laeticia : Je pensais que la gêne allait disparaître avec le traitement... Mais il n’en est rien... Ça a réactivé quelque chose que je connais déjà : je ne me sens pas vue... je me sens transparente... encore plus mal qu’avant... » (« Effacer les rougeurs, une tentative de solution », me dis-je...) Nous convenons de nous revoir cette fois-ci en entretien. Le questionnement du « je me sens transparente » se met en lien avec « difficulté de se mettre en relation ».       <br />
              <br />
              <br />
       - Laeticia : « Je n’aimais pas mes rougeurs, pourtant les rougeurs montraient que j’existais, quelque part. D’ailleurs, depuis que je n’ai plus de rougeurs, j’ai de plus en plus de douleurs diffuses. » (Il s’agit de douleurs connues, sur un corps surentraîné de marathonienne.) Insatisfaction du résultat cutané, et déplacement du symptôme... Je réalise à quel point un problème esthétique peut être en lien avec une vulnérabilité sous-jacente, un traumatisme. La peau, comme les autres organes, transcrit à sa façon toutes les informations qui nous traversent. La poétique des organes emprunte les voies, quelque part, entre intéroception, extéroception, proprioception, inflammation, nociception... Laeticia passe de « j’ai des rougeurs » (un symptôme qui porte la relation : j’existe, je me sens en lien mais par l’intermédiaire de la gêne liée à mes rougeurs) à la situation « je n’en ai plus, et c’est le vide relationnel qui s’installe ».        <br />
              <br />
       - Laeticia : « C’est ancien ce sentiment d’être transparente. Pourtant, j’aimerais prendre mon envol, être plus autonome et indépendante, reprendre les manettes, reconduire, par exemple, mais je suis seule, je ne me sens pas soutenue. J’ai des douleurs et je me sens seule, car mes proches ne partagent pas mes souffrances. J’ai peur de m’enfermer dans cette situation... » Elle a peut-être encore plus peur d’en sortir... prise entre son désir d’acquisition de la liberté dans la relation, et la prison d’un monde abandonnique. Elle éprouve sa vitalité en se dépassant par le sport à outrance. Elle me fait remarquer qu’elle a la sensation de ne même pas écouter le corps dans la souffrance du sport. Elle s’en coupe, de cette souffrance, en y exerçant son contrôle. La peau apaisée, ça lui parle de quoi ? Non pas de la tranquillité à laquelle elle croyait accéder, mais de son monde abandonnique. Elle ne peut donc pas se réjouir d’un compliment ; elle ne peut pas l’entendre, le recevoir dans l’histoire dominante dysfonctionnelle qui vit encore au travers d’elle. Ses parents ont divorcé quand elle avait 6 ans. Elle dit avoir été « la béquille » de sa mère, prise dans une relation fusionnelle compliquée. Nous ferons un pas supplémentaire vers l’éprouvé de « je me sens transparente » lorsque Laeticia revoit une scène, un soir bien particulier où elle attendait sa mère...        <br />
              <br />
       Elle avait mis la table comme tous les soirs et avait préparé un bon repas surprise. La maman, en rentrant, décline le cadeau du repas à partager, car elle dit avoir un rendez-vous à l’extérieur avec un homme. « Mon rayon de soleil », comme elle nommait sa mère à ce moment, la quitte. « Tu vas passer la soirée chez la voisine », lui dit sa mère. A cette évocation, une douleur envahit la poitrine de Laeticia. Je lui demande si elle a besoin de mon aide dans le cadre de cette séance, là où elle en est. Elle acquiesce. Nous prenons tout le temps dont elle a besoin pour qu’elle se connecte à cette douleur et la tristesse en lien, pendant que je l’accompagne avec des mouvements alternatifs oculaires. Laeticia se met à mieux sentir la présence dans ses pieds, puis ses jambes. La respiration se libère, circule dans le corps. Peu à peu, lorsque l’intensité de l’émotion diminue et qu’elle devient mobilisable, je lui propose de choisir l’une de ses mains et d’y « déposer la tristesse ». Ensuite, de déposer le dos de sa main sur la paume de la mienne, tout en portant son attention à l’espace entre nos deux mains, et à la sensation ressentie en retour. (Cette modélisation de TLMR travaille le lien à l’autre, en accompagnant le déroulement des ressentis.)       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Soigner-les-troubles-psychosomatiques_p169.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr VÉRONIQUE BONNET</b></div>
     <div>
      Médecin dermatologue, hypnothérapeute, installée en libéral à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines). Formée à l’hypnose à la Pitié-Salpêtrière, et en HTSMA à l’Institut Miméthys. Membre de l’Association française de dermatologie psychosomatique       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce Hors-série de la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°19</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89117171-63070625.jpg?v=1749310244" alt="Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      SOMMAIRE       <br />
              <br />
        06 / Éditorial Troubles Psychosomatiques S’engager dans une médecine plus holistique bio-psycho-sociale J. Betbèze         <br />
       10 / Avant-propos Une exploration de territoires où corps et esprit se rejoignent E. Bardot et S. Roy         <br />
       12 / En couverture Anne Donzé et Vincent Chagnon S. Cohen         <br />
       14 / Le pouvoir de l’eczéma Décontaminer le parent des effets du symptôme V. Bardot         <br />
       28 / Psoriasis géant De la pensée opératoire à la pensée symbolique par la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR) S. Roy         <br />
       40 / Psychosomatique et dermatologie : La peau, métaphore de la relation V. Bonnet        <br />
       52 / Maux de tête et désir de perfection Sensations, externalisation et TLMR É. Bardot         <br />
       71 / La controverse de médecine psychosomatique Entre corps et esprit, une fracture médicale et philosophique G. Ostermann         <br />
       78 / Grand Entretien Jean Benjamin Stora et la psychosomatique intégrative G. Ostermann         <br />
       94 / La psychosomatique, un phénomène hypnotique protecteur Sensations, émotions et PTR G. Brassine         <br />
       106 / Honte et brûlures du cou Le symptôme somatique persistant M. Faucoup         <br />
       120 / Ostéopathie et psychosomatique Enjeux et apports de la « double casquette ». Algoneurodystrophie et de douleurs abdominales P. Pétillot         <br />
       134 / Quand la douleur devient l’identité Se relier à sa mobilité relationnelle M.-A. Jolly         <br />
       146 / Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif Signaux idéomoteurs et psychosomatiques S. Radoykov         <br />
       152 / Asthme et créativité Les suggestions posthypnotiques de Proust P. Kivits         <br />
       164 / L’hypnose thérapeutique, de quoi parle-t-on ? Un échange croisé, autour de l’hypnose thérapeutique É. Bardot, J. Betbèze et S. Roy 152 / Poême Ce corps K. Ficini       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous êtes à la recherche d’une Formation Certifiante et Officielle en EMDR IMO ® ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89117171-63070631.jpg?v=1749310144" alt="Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      <b>Formation Certifiée par France EMDR IMO ®.</b>       <br />
              <br />
       La seule et unique <b>Certification Officielle en EMDR IMO ® en Europe.</b>       <br />
              <br />
       Cette formation vous permettra d’intégrer cet outil avec les outils thérapeutiques que vous utilisez déjà en pratique clinique.       <br />
              <br />
       Alors, rendez-vous à Paris, Marseille, Annecy, et bientôt Bordeaux, Nancy, Strasbourg, Lausanne et Genève, avec des instituts membres de la CFHTB, pour une formation réellement <b>INTEGRATIVE</b>.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/">www.formation-emdr.fr/</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Agenda des prochaines formations</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Therapeutes-EMDR-IMO-Paris-75011_r64.html">Annuaire de thérapeutes sur EMDR.FR</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Psychosomatique-et-dermatologie-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a300.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</title>
   <updated>2025-06-07T17:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Psoriasis-geant-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a299.html</id>
   <category term="Psy du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/89116672-63070467.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-07T17:09:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
DE LA PENSÉE OPÉRATOIRE À LA PENSÉE SYMBOLIQUE PAR LA THÉRAPIE DU LIEN ET DES MONDES RELATIONNELS (TLMR). Avec la pensée opératoire, les affects et les émotions n’ont pas leur place, et le corps peut devenir un terrain propice aux manifestations somatiques. Face à ce fonctionnement mental pauvre en imaginaire, la TLMR permet de raccorder le patient au « monde relationnel », comme le montre le cas de Martine souffrant d’un psoriasis à plaques géant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89116672-63070467.jpg?v=1749308766" alt="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      La notion de pensée opératoire est une construction conceptuelle introduite par les psychosomaticiens, notamment dans le cadre de l’Ecole de Paris de psychosomatique, pour expliquer les particularités cognitives et affectives des patients présentant des troubles psychosomatiques. La pensée opératoire se réfère à une manière de penser caractérisée par une pauvreté symbolique et une prédominance de l’action ou de la réalité concrète sur l’élaboration psychique. En effet, elle désigne un fonctionnement mental marqué par une pauvreté de l’imaginaire et du symbolique, une tendance à l’éviction des affects, au profit d’une description factuelle et pragmatique des événements et par une prédominance du concret sur l’abstrait, où les situations sont analysées en termes de faits et non à partir de leur résonance émotionnelle ou symbolique. En clinique psychosomatique, cette forme de pensée est souvent associée à une incapacité à verbaliser les émotions, qui peut aller jusqu’à l’alexithymie, et à un fonctionnement psychique tourné principalement vers l’action. La pensée opératoire s’installe souvent dans un contexte psychique et relationnel spécifique caractérisé par une :       <br />
        • défaillance de la mentalisation (environnement familial dysfonctionnel avec des difficultés à nommer et à contenir les affects de l’enfant, entravant le développement de la capacité à penser et symboliser) ;        <br />
       • prédominance des réponses somatiques : dans l’enfance, lorsque les émotions ne peuvent pas être intégrées psychiquement, elles s’expriment souvent par le corps. Cela devient un mode d’expression privilégié.        <br />
       D’une manière globale, la pensée opératoire peut également être une manière de faire face aux traumatismes psychiques. En effet, en évitant la réflexion sur des émotions douloureuses, le patient se réfugie dans une pensée utilitaire et sans affect. Dans le cas des troubles psychosomatiques, le patient éprouve des difficultés à identifier, différencier ou exprimer ses émotions. Ceci est un aspect central de la pensée opératoire. Le patient va souvent décrire ses symptômes ou les événements de manière détachée, sans leur associer une dimension émotionnelle. Le langage privilégié sera celui du descriptif et du factuel, sans recours au langage métaphorique ou à une élaboration symbolique. Les conflits psychiques qui ne trouvent pas de voie d’expression par la pensée ou le langage vont se décharger par le corps. Cela explique la survenue de manifestations somatiques dans des contextes émotionnels complexes ou stressants. Lorsque la pensée opératoire domine, les émotions non exprimées ou non reconnues se manifestent directement par des symptômes physiques. Ce fonctionnement mental limite les capacités du sujet à transformer ses expériences internes en récits signifiants, ce qui aggrave la vulnérabilité au stress. Enfin, le déficit dans l’expression émotionnelle peut entraîner des incompréhensions ou des malentendus dans les relations interpersonnelles. La Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR), qui a déjà fait l’objet de nombreux articles précédemment dans la Revue, est une approche thérapeutique innovante qui se distingue par plusieurs aspects originaux, à la croisée des dimensions relationnelles, émotionnelles et systémiques. Elle est une thérapeutique de choix dans le traitement des troubles psychosomatiques en se centrant sur ce qui fait lien ; aussi bien sur le plan intrapsychique qu’interpersonnel. Plutôt que de se focaliser uniquement sur l’individu ou sur ses symptômes, elle met en lumière la qualité des liens que la personne établit avec les autres, avec elle-même, avec le monde auquel elle appartient. Le lien devient le point de départ et le fil conducteur de l’exploration thérapeutique.       <br />
        Nous partons du postulat que chaque individu évolue au sein de différents contextes relationnels qui représentent les espaces où se construisent et s’expriment nos relations (couple, famille, monde professionnel, relations amicales, etc.). L’ensemble de ces contextes et leurs interactions entre eux viennent structurer et enrichir ce que l’on appelle un « monde relationnel ». L’intérêt majeur de cette approche réside dans l’exploration de ce monde relationnel afin de mieux comprendre ses règles implicites et ses dynamiques spécifiques et comment l’individu interagit au sein et avec ce monde.       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89116672-63070504.jpg?v=1749308817" alt="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      <b>Vignette clinique        <br />
       </b>Afin d’illustrer au mieux les propos ci-dessus, je vous propose de suivre une première séance que j’ai eu l’occasion de réaliser avec une patiente souffrant de psoriasis...        <br />
              <br />
       Martine a 57 ans. Elle est séparée et à deux enfants. Depuis de nombreuses années, elle est suivie par un dermatologue pour un psoriasis à plaques géant au bras droit. Celui-ci démarre du poignet et s’étend jusqu’en haut de l’épaule et occupe la surface interne et externe du bras. Elle a déjà bénéficié ultérieurement de séances de psychothérapie principalement basées sur la parole. Elle dira que d’une certaine manière cela lui allait bien puisqu’elle n’avait pas besoin de trop ressentir les choses. Pour rappel, le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau, non contagieuse, qui se manifeste par des plaques rouges recouvertes de squames blanches ou argentées. Ces plaques peuvent apparaître sur différentes parties du corps, notamment le cuir chevelu, les coudes, les genoux, le bas du dos, ou encore les ongles. Il se manifeste par une accumulation de cellules mortes à la surface de la peau, formant les squames. Malgré de nombreux traitements principalement à base de crèmes ou pommades et quelques périodes de rémission, Martine ne voit pas de franche amélioration. Elle se sent très gênée, voire honteuse, surtout en période estivale lorsqu’elle doit se dévêtir. Voici donc le script de la séance (MO pour mouvements oculaires)...        <br />
       - Thérapeute : « Bonjour Martine !        <br />
       - Martine : Bonjour !        <br />
       - Th. : Est-ce acceptable pour vous de m’expliquer en quelques mots ce qui vous amène aujourd’hui ?        <br />
       - Martine : Oui, bien sûr. C’est mon dermatologue qui m’a conseillée de venir vous voir.        <br />
       - Th. : Oui...        <br />
       - Martine : Voilà, je souffre d’un psoriasis au bras droit (elle tire la manche de son pull vers le bas en même temps qu’elle parle). Cela fait longtemps que j’ai ça.        <br />
       - Th. : Quand vous dites longtemps, c’est combien longtemps ?        <br />
       - Martine : J’ai 57 ans… je dirais depuis une bonne trentaine d’années au moins. Au début ça allait, mais cela n’a fait que grandir au fur et à mesure.        <br />
       - Th. : D’accord. Nous pouvons revenir un instant sur les raisons qui ont poussé votre dermatologue à vous adresser vers moi ?        <br />
       - Martine : Oui.        <br />
       - Th. : Imaginons que votre dermatologue soit présent avec nous ici, maintenant, qu’est-ce qu’il nous dirait de votre venue ?        <br />
       - Martine : Je crois qu’il dirait qu’il ne sait plus quoi faire avec moi et c’est pour cela qu’il m’envoie vers vous.        <br />
       - Th. : Oui, j’entends, mais il sait que je ne suis pas médecin mais psychologue ?        <br />
       - Martine : Oui, oui... Je crois qu’il pense que mon problème est psychologique.        <br />
       - Th. : Et qu’est-ce qui l’amène à penser ça ?        <br />
       - Martine : Je sais pas...        <br />
       - Th. : Et vous, qu’en pensez-vous ?        <br />
       - Martine : Je suis sceptique... Je ne vois pas en quoi un problème de peau pourrait être psychologique... J’ai déjà fait quelques séances avec un psy mais ça n’a rien donné...        <br />
       - Th. : Si j’ai bien compris, c’est ce que pense votre dermatologue qu’il y aurait un lien entre ce problème et le psychologique ?        <br />
       - Martine : Apparemment oui !       <br />
              <br />
       - Th. : Et vous avez confiance dans son jugement ?        <br />
       - Martine : Même si je reste sceptique, j’ai confiance dans son avis. Il m’a toujours beaucoup soutenue, même dans les moments de dépression.        <br />
       - Th. : De dépression ?        <br />
       - Martine : Bah oui ! Des fois j’en ai tellement marre de ce truc que ça me rend triste.        <br />
       - Th. : Et c’est le cas à cet instant ? La tristesse est présente ?        <br />
       - Martine : Oui... (elle retient ses larmes).        <br />
       - Th. : Dans ce qui est en train de se passer là, maintenant, Martine, avez-vous besoin d’aide ou bien vous gérez la situation ?        <br />
       - Martine : Non, non, ça va, je gère. -Th. : Très bien, OK. Martine, puisque vous faites confiance à votre médecin et en son jugement, comment allons-nous pouvoir nous appuyer dessus afin que cet échange vous soit le plus utile ?        <br />
       - Martine : S’il m’a dit de venir vous voir, c’est qu’il sait ce qu’il fait. Donc je suis prête à essayer.        <br />
       - Th. : Quand vous dites “essayer”, vous voulez dire quoi ?        <br />
       - Martine : Bah, que peut-être il y a un lien entre mon “pso” et ce qu’il y a dans ma tête.        <br />
       - Th. : Et quel lien faites-vous s’il y a un lien ?        <br />
       - Martine : Je sais pas... C’est pas clair (des larmes montent à nouveau).        <br />
       - Th. : Martine, est-ce que vous acceptez que je puisse vous proposer quelque chose pour nous aider à continuer ?        <br />
       - Martine : Oui.        <br />
       - Th. : Martine, est-ce acceptable pour vous que votre main droite vienne se déposer paume vers le haut dans ma main gauche ?        <br />
       - Martine : Oui (sa main se dépose timidement).        <br />
       - Th. : Est-ce acceptable si nous partageons, vous et moi, ce que cela a comme effets lorsque nos deux mains sont en contact ?        <br />
       - Martine : Oui... C’est un peu étrange. C’est un peu comme si ma main voulait se poser complètement mais que ma tête disait “non, faut pas”.        <br />
       - Th. : Vous m’autorisez à partager ce qui est présent chez moi ?       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Soigner-les-troubles-psychosomatiques_p169.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Stéphane ROY</b></div>
     <div>
      Psychologue, psychothérapeute, docteur en psychologie. Il est aujourd’hui installé en cabinet libéral. Il est formateur et codirige l’Institut Mimethys.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce Hors-série de la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°19 version Papier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89116672-63070470.jpg?v=1749308874" alt="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      SOMMAIRE       <br />
              <br />
        06 / Éditorial Troubles Psychosomatiques S’engager dans une médecine plus holistique bio-psycho-sociale J. Betbèze         <br />
       10 / Avant-propos Une exploration de territoires où corps et esprit se rejoignent E. Bardot et S. Roy         <br />
       12 / En couverture Anne Donzé et Vincent Chagnon S. Cohen         <br />
       14 / Le pouvoir de l’eczéma Décontaminer le parent des effets du symptôme V. Bardot         <br />
       28 / Psoriasis géant De la pensée opératoire à la pensée symbolique par la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR) S. Roy  40 / Psychosomatique et dermatologie : La peau, métaphore de la relation V. Bonnet         <br />
       52 / Maux de tête et désir de perfection Sensations, externalisation et TLMR É. Bardot         <br />
       71 / La controverse de médecine psychosomatique Entre corps et esprit, une fracture médicale et philosophique G. Ostermann         <br />
       78 / Grand Entretien Jean Benjamin Stora et la psychosomatique intégrative G. Ostermann         <br />
       94 / La psychosomatique, un phénomène hypnotique protecteur Sensations, émotions et PTR G. Brassine         <br />
       106 / Honte et brûlures du cou Le symptôme somatique persistant M. Faucoup         <br />
       120 / Ostéopathie et psychosomatique Enjeux et apports de la « double casquette ». Algoneurodystrophie et de douleurs abdominales P. Pétillot         <br />
       134 / Quand la douleur devient l’identité Se relier à sa mobilité relationnelle M.-A. Jolly         <br />
       146 / Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif Signaux idéomoteurs et psychosomatiques S. Radoykov         <br />
       152 / Asthme et créativité Les suggestions posthypnotiques de Proust P. Kivits         <br />
       164 / L’hypnose thérapeutique, de quoi parle-t-on ? Un échange croisé, autour de l’hypnose thérapeutique É. Bardot, J. Betbèze et S. Roy 152 / Poême Ce corps K. Ficini       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous êtes à la recherche d’une Formation Certifiante et Officielle en EMDR IMO ® ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89116672-63070475.jpg?v=1749308552" alt="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      <b>Formation Certifiée par France EMDR IMO ®.</b>       <br />
              <br />
       La seule et unique <b>Certification Officielle en EMDR IMO ® en Europe.</b>       <br />
              <br />
       Cette formation vous permettra d’intégrer cet outil avec les outils thérapeutiques que vous utilisez déjà en pratique clinique.       <br />
              <br />
       Alors, rendez-vous à Paris, Marseille, Annecy, et bientôt Bordeaux, Nancy, Strasbourg, Lausanne et Genève, avec des instituts membres de la CFHTB, pour une formation réellement <b>INTEGRATIVE</b>.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/">www.formation-emdr.fr/</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Agenda des prochaines formations</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Therapeutes-EMDR-IMO-Paris-75011_r64.html">Annuaire de thérapeutes sur EMDR.FR</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Psoriasis-geant-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a299.html" />
  </entry>
</feed>
