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Psychothérapeutes et l'exercice de la Psychothérapie: un enjeu de société.

Les polémiques agitant les divers psys reflètent de profondes questions de société : au-delà des spécialistes du psychisme, c’est la politique de santé publique en général qui se trouve concernée.
Octobre 2003 - février 2004 : deux événements (l’amendement Accoyer visant à réglementer l’emploi du titre de psychothérapeute, et une expertise de l’Inserm évaluant les différentes « approches psychothérapeutiques ») font s’embraser le monde psy et une large partie de l’opinion cultivée. Un excellent dossier de MARINE LAMOUREUX et CLAIRE LESEGRETAIN pour le Journal La Croix



Psychothérapeutes et l'exercice de la Psychothérapie: un enjeu de société.
L’encadrement des «psys», une gageure ?

«LA SITUATION S’EST AMÉLIORÉE DEPUIS DEUX ANS» 
BERNARD ACCOYER 
Député UMP de Haute-Savoie,
à l’origine du décret encadrant la profession de «psychothérapeute» en 2010
«En tant qu’élu, je me suis saisi de ce dossier il y a douze ans, partant d’un constat inquiétant: un certain nombre de personnes s’autoproclamaient “psychothérapeutes”, sans aucune formation et sans aucun contrôle. Ce n’était pas anodin! Des milliers de victimes se retrouvaient aux prises avec des charlatans, développant des approches fantaisistes ou commerciales, voire pire, et venant concurrencer de façon déloyale et dangereuse les professionnels formés, notamment les psychologues cliniciens. Il a fallu batailler plus de dix ans pour aboutir à l’adoption d’une loi et d’un décret encadrant la profession. Je l’ai obtenu de haute lutte.

Depuis, la situation s’est incontestablement améliorée. Certes, tout n’est pas encore réglé, mais les citoyens ont gagné en transparence puisqu’ils peuvent désormais consulter les registres départementaux pour trouver un psychothérapeute. Ils ont alors la garantie que les professionnels qui y sont inscrits ont reçu une véritable formation, contrôlée par une commission sérieuse.
En outre, le décret a permis une sensibilisation du milieu médical: les médecins généralistes sont sans doute plus vigilants lorsqu’ils orientent leurs patients vers une prise en charge en psychothérapie. En d’autres termes, à tous les niveaux, le droit à l’information a fortement progressé.

Bien sûr, il faudra plusieurs années encore pour mesurer les effets du décret de 2010.

Quant aux charlatans, ils n’ont certes pas disparu, mais ils ne peuvent plus se prévaloir du titre de psychothérapeutes. Ils prennent alors l’appellation de “coach” ou de “conseilleur”, de soi-disant titres qui, eux, ne sont pas contrôlés et que l’on retrouve souvent dans la nébuleuse du développement personnel.»


«PERSONNE N’EST MIEUX PROTÉGÉ QU’HIER DES CHARLATANTS» 
ROLAND GORI 
Psychanalyste,
professeur émérite de psychopathologie clinique à l’université d’Aix-Marseille.

«L’intention du législateur était légitime, à savoir de permettre aux patients de distinguer les professionnels compétents des charlatans. Le problème, c’est que la mise en œuvre, qui s’est traduite par la loi de 2004 et le décret d’application de 2010 n’a pas rempli cet objectif.

Pire: ces textes ont eu des effets pervers et aujourd’hui, personne n’est mieux protégé qu’hier.
Dès le départ, le législateur s’est heurté à la difficulté majeure de définir la psychothérapie. Ainsi, au lieu de s’attacher à la question des compétences et des conditions d’exercice des professionnels, on s’est focalisé sur la forme, en l’occurrence la protection du titre de psychothérapeute.

Rien n’est donc réglé sur le fond. Par ailleurs, plusieurs problèmes se posent: d’une part, les commissions chargées de contrôler l’attribution de ce titre ne sont pas toujours impartiales et retiennent des critères différents d’un bout à l’autre du territoire.

Cela dépend, en fait, de leur composition, les membres étant nommés par les agences régionales de santé et non pas élus. D’autre part, ces critères sont très souvent techniques et formels, et ne préjugent en général en rien de l’expérience et de la compétence du candidat.

Je vous donne un exemple: il est plus facile de justifier de cinq ans d’exercice en fournissant à la commission ses feuilles d’Urssaf – sans que l’on ait la moindre idée de la manière dont vous avez travaillé pendant ces années – que de faire la preuve de votre expertise clinique. J’ajoute que le diplôme n’est pas une garantie ; il faudrait plutôt être capable de valoriser des parcours de compagnonnage et d’expérience clinique, avec des contrôles réguliers de la formation.

Dernier point clé, à mon sens: la tendance à la normalisation de la psychothérapie. Avec ce système, on tend à valoriser les courants en vogue et ayant pignon sur rue, notamment, en ce moment, une vision biologisante et comportementaliste de la prise en charge, au détriment des autres approches, pourtant tout aussi essentielles.


Peut-on encadrer la profession de «psy»?
Plus de deux ans après l’entrée en application du décret visant à réglementer l’usage du titre de «psychothérapeute», les polémiques entre courants psychanalytique ou comportementaliste n’ont pas cessé.

«Au printemps dernier, j’ai cherché un psy pour m’aider face à diverses difficultés professionnelles et personnelles; je ne savais trop vers quel spécialiste me diriger, mais je savais qu’un décret récent avait réglementé cette profession et cela m’a rassurée».  Christine qui parle aujourd’hui avec satisfaction de son thérapeute avait du mal, comme tant d’autres, à se retrouver dans le paysage complexe du soin psychique, entre psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes, psychopraticiens et autres gestalt-thérapeutes ou somatothérapeutes… Elle a donc demandé à consulter la liste des psychothérapeutes agréés auprès de la Délégation territoriale de l’agence régionale de santé (DTARS) dont elle dépend, afin de vérifier que le nom qui lui avait été recommandé par ailleurs y figurait bien. «Je voulais m’assurer que le psy que j’allais choisir avait la compétence et la déontologie nécessaires pour exercer cette profession» , poursuit la jeune femme.

Depuis le décret du 9 août 2009, puis son décret d’application du 20 mai 2010, modifié par le décret du 7 mai 2012, chaque département doit mettre en effet à disposition la liste Adeli (Automatisation des listes) des psychothérapeutes, afin de permettre à tout un chacun de se renseigner et de choisir un thérapeute en connaissance de cause.

Désormais, l’usage du titre de psychothérapeute est réservé à trois catégories de praticiens: les psychiatres, c’est-à-dire des médecins ayant fait trois ans de spécialisation en psychiatrie ; les psychologues cliniciens, ayant un master 2 de psychologie clinique avec stages professionnalisants et étant supervisés ; les psychanalystes, c’est-à-dire des personnes ayant suivi une psychanalyse et étant supervisées dans le cadre de leur association de psychanalystes.

Ces trois catégories peuvent s’inscrire automatiquement sur le répertoire Adeli des psychothérapeutes, auprès de leur DTARS. Les autres doivent valider un nombre d’heures obligatoires de formation et passer devant une commission, siégeant dans une agence régionale de santé, qui valide leurs diplômes et leurs expériences.

Le titre de psychothérapeute est donc aujourd’hui commun à divers professionnels : psychiatres et psychologues, mais aussi– dès lors qu’ils ont suivi les obligations de formation–, certains infirmiers psychiatriques, psychanalystes et médecins. De même, ce titre recouvre des pratiques très différentes dans leurs approches et leurs méthodes : thérapie cognitive, EMDR, thérapie familiale ou comportementale, psychodrame, cure psychanalytique, relaxation, art-thérapie… Elles ont toutes pour objectif de traiter et d’apaiser des souffrances psychologiques et psychosomatiques.

En fait, peu de conseils généraux semblent avoir les moyens pratiques de tenir cette liste à jour. «Nous n’avons pas le temps de vérifier si les psychothérapeutes qui demandent à s’inscrire sont bien autorisés à exercer» , s’excuse-t-on, par exemple, à la DTARS de la Sarthe, avant d’envoyer par courriel une liste de dix psychothérapeutes libéraux agréés.
Pourtant l’idée d’encadrer la profession de psychothérapeute est une bonne chose et beaucoup, parmi les professionnels concernés, s’en réjouissent. «Jusqu’il y a peu, n’importe qui pouvait poser sa plaque de psychothérapeute et, du coup, cela laissait planer des soupçons sur l’ensemble des psys»,  estime cette psychologue clinicienne qui a ouvert son cabinet de psychothérapeute en 2001, en Seine-et-Marne.

C’est bien dans ce but que le député (UMP) de Haute-Savoie Bernard Accoyer, ORL de formation, avait proposé de réglementer la profession.
Aujourd’hui cependant, bon nombre de praticiens regrettent que ce décret ne change pas grand-chose. «Ce qui est protégé, c’est l’usage du titre mais pas l’exercice de la psychothérapie»,  affirme ainsi le médecin et psychothérapeute parisien Michel Meignant, président fondateur de la Fédération française de psychothérapie (FF2P). Et de souligner le côté «paradoxal»  d’un tel décret qui «autorise l’usage d’un titre à ceux qui ne l’utilisent pas et l’interdit à ceux qui pourraient l’utiliser».

En effet, les psychiatres, les psychologues et les psychanalystes ne se déclarent généralement pas sous le titre de psychothérapeute, alors que les psychothérapeutes professionnels qui ne sont ni médecin, ni psychanalyste, ni psychologue, ne peuvent, eux, s’en prévaloir, même quand ils ont acquis une longue expérience.

Quant à l’utilité de ce décret pour protéger les patients d’éventuelles pratiques irrégulières, beaucoup en doutent également dans la mesure où nulle autorité n’exerce un contrôle déontologique. «Cela serait différent s’il existait un ordre des psychothérapeutes» , poursuit Michel Meignant, qui fut l’un de ceux qui ont introduit l’EMDR (Eye movement desensitization and retroprocessing)  en France, cette thérapie comportementale et cognitive (TCC) recommandée depuis 2007 par la Haute Autorité de la santé pour le traitement des stress post-traumatiques.

En effet, à la différence des médecins qui ne peuvent exercer que s’ils sont inscrits à l’Ordre des médecins (organisme professionnel, administratif et juridictionnel de défense et de régulation de la profession médicale créé en 1940 sous le régime de Vichy), les psychothérapeutes, tout comme les psychologues, n’ont pas souhaité, jusqu’à présent, voir se créer une telle instance.

Certains psychothérapeutes vont même plus loin en décidant de ne pas s’inscrire sur la liste Adeli. C’est le cas du psychologue clinicien et psychothérapeute Didier Pleux, directeur de l’Institut français de thérapie cognitive (IFTC), qui considère le décret modifié en 2012 comme une «tartufferie» : «en ce qui concerne les psychanalystes, la reconnaissance de leur titre de psychothérapeute ne repose pas sur un diplôme de psychiatrie ou de psychologie clinique et ne vérifie pas qu’ils sont capables de poser un diagnostic»,  s’exclame-t-il, agacé.
Selon lui, un psychothérapeute doit être un «médecin du psychisme» , ayant la capacité et la liberté d’utiliser diverses méthodes thérapeutiques, adaptées au patient.

Sources: Journal La Croix

26/11/2012
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Laurence ADJADJ
Dirige le Cabinet d'Hypnose, EMDR-IMO de Marseille. Présidente de l'Institut de Formation en... En savoir plus sur cet auteur




1.Posté par Dr i sabelle gautier le 13/12/2012 16:49
Mr Pieux semble ignorer q'un "médecin du psychisme" est un psychiatre, soit la maigre performance de 12 années d'études médicales semées de numeus clausus, d'examens et de concours plus difficiles les uns que les autres. On ajoute quelques années d'analyse puis de didactique, on touille et on obtient, en pricincipe, un psychothérapeute à peu près dans les clous du sens caché des choses et des êtres. Mais, on sait bien que les principes sont ce qui reste quand la tartine tombe coté beurre. DR GAUTIER

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