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Accroître la résilience : dialogue entre hypnose et psychologie positive

Le monde de l’hypnose commence depuis quelques années à s’intéresser à la psychologie positive. Lors d’une intervention remarquée lors du congrès de Paris, Pascal Haag a montré comment, pourtant, ces deux approches peuvent se fertiliser mutuellement.



Accroître la résilience : dialogue entre hypnose et psychologie positive
PASCALE HAAG Psychologue et psychothérapeute. Maître de conférences à l’Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris. Après un parcours musical, elle soutient une thèse sur la grammaire sanskrite. Passionnée d’hypnose éricksonienne, elle reprend, parallèlement à ses recherches, une formation à l’hypnose et un cursus universitaire en psychologie. Ses recherches s’inscrivent à l’interface entre la psychologie de la santé et la psychologie positive.

HYPNOSE ET PSYCHOLOGIE POSITIVE : DES THÉRAPIES INTÉGRATIVES

Comparée à l’hypnose, dont on peut faire remonter l’histoire au XVIIIe siècle en Europe, la psychologie positive, née deux siècles plus tard de l’autre côté de l’océan Atlantique, est encore presque une enfant. Pourtant, la pratique contemporaine de l’hypnose et la psychologie positive présentent de nombreux traits communs. Elles se caractérisent l’une et l’autre par leur caractère intégratif et ont toutes deux bénéficié de l’influence d’importants courants de pensée qui ont jalonné l’histoire des psychothérapies au XXe siècle, en particulier la psychologie humaniste.

La psychologie positive se définit comme l’étude scientifique des « conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions » (Gable & Haidt, 2005). Il s’agit de s’intéresser aux facteurs qui favorisent la santé psychologique, le bien-être et la qualité de vie, afin de compléter les connaissances acquises au XIXe et au XXe siècle dans le domaine de la psychopathologie (dont l’étude se poursuit bien évidemment par ailleurs). A la différence de la « pensée positive », avec laquelle elle est encore parfois confondue, la psychologie positive considère que, au-delà des inévitables difficultés de l’existence, il est possible de choisir une vie riche de sens et de potentialités. Ce choix permet de mobiliser des ressources pour surmonter des obstacles, de s’épanouir sur le plan personnel et de contribuer de manière constructive au fonctionnement de la société. Deux facteurs principaux favorisent le bonheur durable : l’engagement (que ce soit dans le cadre d’une relation, d’une collectivité, ou d’un projet) et le fait de donner du sens à nos actions.

On entrevoit immédiatement les convergences avec l’hypnose, puisque des notions telles que le sens ou l’engagement, tout comme les valeurs qui le sous-tendent, constituent autant de leviers permettant d’activer le processus de changement. Il est évident aussi, pour un praticien, que l’hypnose peut favoriser le bien-être. Cependant, à la différence des psychothérapies positives, les liens entre hypnose et bien-être n’ont fait l’objet que de rares recherches scientifiques, ces dernières s’attachant le plus souvent à évaluer la diminution de la symptomatologie qu’à évaluer les aspects positifs – bonheur, bien-être, satisfaction de vie – résultant d’une prise en charge par l’hypnose (Guse, 2012).

LA RÉSILIENCE : UNE NOTION FLOUE

La notion de résilience fait aujourd’hui l’objet d’un nombre croissant de travaux. Pour autant, les chercheurs ne s’accordent pas sur ce que ce mot désigne et une certaine confusion règne dans la littérature. En effet, la résilience est parfois conçue comme une caractéristique de l’individu, presque comme un trait de personnalité (résilience a priori). Elle est aussi envisagée comme le résultat lié à la capacité d’adaptation du sujet face à un contexte adversif (résilience a posteriori), ou encore comme un processus permettant d’atteindre un résultat, un apprentissage de la vie suite à des événements difficiles (Cyrulnik). La majorité des chercheurs s’accordent cependant à reconnaître que la résilience est susceptible de varier selon l’environnement et les moments de la vie, ou selon le point de vue porté sur une situation. Certains parlent de « résiliences plurielles » pour rendre compte du fait qu’elle ne se manifeste pas de la même façon en toutes circonstances (Lecomte), tandis que d’autres proposent une distinction entre résilience « conjoncturelle », en lien avec les souffrances quotidiennes, et « structurelle », dans le cas de traumas extrêmes (Manciaux et Tomkiewicz).

Le présent article n’a pas pour objet de recenser l’ensemble des positions en présence ni de trancher le débat. Ayant souligné la polysémie du terme, je retiendrai le caractère processuel et la définition synthétique de Brunet, Savoie et Boudrias (2009, cités par Zacharyas, 2010) : « Un processus et non pas un état, d’adaptation positive dans un contexte d’adversité, une tendance à se ressaisir après des événements stressants et à reprendre ses activités habituelles avec succès et même à développer une moindre vulnérabilité face à de futurs facteurs de risque. »

Notons aussi que, dans le contexte de la psychologie positive, la résilience est considérée comme susceptible d’être développée et que différents programmes d’intervention ont été mis au point à cet effet, comme par exemple le Penn Resilience Program, dont plusieurs versions destinées à différentes populations ont été élaborées par Karen Reivich, Martin Seligman et leurs collègues dans le cadre de l’université de Pennsylvanie.

LE PROGRAMME D’INTERVENTION SPARK RESILIENCE

J’ai eu le privilège de participer en 2014 à la première formation au programme SPARK Resilience dispensée en France par l’une de ses créatrices, la spécialiste de psychologie positive Ilona Boniwell3. Ce programme a été développé à l’origine pour les élèves de quartiers défavorisés de Londres. A l’instar du Penn Resilience Program, il exploite les résultats de recherches menées dans quatre champs d’études : les thérapies cognitivo-comportementales, la résilience, la croissance post-traumatique et la psychologie positive.

Il vise, dans un premier temps, à permettre de décomposer des situations complexes suscitant des émotions négatives ou du stress en éléments sur lesquels il est possible d’exercer un contrôle. Les élèves découvrent ainsi comment une situation donnée (par exemple, un examen) peut déclencher chez eux une sorte de pilote automatique associé à diverses émotions. Ils apprennent aussi à remettre en question leurs interprétations de la situation, à identifier leurs réponses émo tionnelles et à contrôler les réactions comportementales spontanées lorsque celles-ci ne sont pas adaptées. L’accent est mis, en parallèle, sur les « forces », les ressources, les réseaux de soutien social, les sources d’émotions positives et les expériences de résilience antérieures de chacun (Martin-Krumm, 2012).

Autant qu’un programme, c’est une boîte à outils avec de multiples options, qui m’a séduite par sa cohérence, par la qualité et l’efficacité de la synthèse proposée entre différentes approches, ainsi que par certains aspects ludiques, en particulier l’usage de métaphores comme celle du « perroquet » pour identifier les pensées automatiques et les distorsions cognitives, ou encore des « muscles de la résilience » pour aider à prendre conscience des ressources et des forces. J’ai aussi observé un grand nombre de correspondances entre des éléments de SPARK Resilience et des techniques que nous utilisons couramment en thérapie d’inspiration éricksonienne. Cet article est consacré à quelquesuns de ces traits communs, comme le recadrage ou l’usage de métaphores. A la lumière d’une vignette clinique, nous verrons un exemple de la façon dont SPARK Resilience peut se combiner avec l’hypnose dans le cadre d’une thérapie individuelle avec des adultes.

L’ACRONYME SPARK : UNE TRAME POUR LE RECADRAGE

L’acronyme SPARK correspond aux éléments suivants en anglais : Situat ion, Perception, Auto-pilot (« pilote automatique »), Réaction et Knowledge (« connaissance/apprentissage »). Une situation donnée (S) est perçue d’une certaine manière. Cette perception (P), variable selon les individus et selon les circonstances, déclenche un « autopilote » (A), c’est-à-dire une réponse émotionnelle instantanée et automatique accompagnée d’une réaction physiologique (accélération du rythme cardiaque, transpiration, sensation de chaleur). L’état émotionnel de l’« autopilote » va déterminer sa réaction comportementale (R) face à la situation initiale. Cette réaction, enfin, va amener à tirer des conclusions, à effectuer un apprentissage (K, pour knowledge), sur notre manière d’être, sur les autres, et sur le monde en général. On notera que les trois premiers éléments ne sont pas sans rappeler les colonnes de Beck en thérapie comportementale et cognitive. En thérapie individuelle aussi bien qu’en groupe, cette grille permet d’analyser toute situation perturbante et d’identifier les éléments sur lesquels il est possible de travailler. L’analyse repose sur cinq questions, à partir de la consigne suivante : « Réfléchissez à une situation difficile que vous avez vécue. Décrivez et analysez cette situation avec les éléments de SPARK. »


Edito du Dr Thierry Servillat. Historique !
Le congrès de Paris a été historique, c’est évident ! Déjà pour les praticiens français bien sûr, qui ont pu de nouveau vivre la joie de voir chez eux, quelques jours après un rapport INSERM favorable à leurs pratiques susciter une affluence record (c’est la première fois qu’un congrès d’hypnose mobilise plus de 2500 participants) et un retentissement médiatique considérable (et dans la très grande majorité des cas favorable lui aussi).

Les âges clandestins. Un réservoir de ressources. Dr Bruno Dubos
L’utilisation de la notion d’« âge clandestin » est devenue, en tout cas en France, un grand « classique » de l’hypnothérapie. Il était donc nécessaire qu’un de ses praticiens expérimentés en précise la pratique. Vive l’hypno-systémique ! J’ai rencontré les âges clandestins il y a quelques années, de façon fortuite, à la plage, assis sur le sable.

La consultation hypnotique. Hypnose en médecine générale
Par les Drs Morgan GODARD et Idrissa NDIAYE
Deux jeunes médecins généralistes récapitulent, sous la forme d’un monologue adressé à un patient, la place que l’hypnose a prise dans leur pratique quotidienne. Tiens, Michel, je vois ton nom sur le planning. Nous avons rendez-vous tout à l’heure. Je suis ton médecin depuis plusieurs années. On se fait confiance... J’ai une faveur à te demander : j’aimerais que tu m’aides à parler de quelque chose qui a germé dans ma tête depuis quelque temps.

Accroître la résilience. Dialogue entre hypnose et psychlogie positive. Pascale Haag
Le monde de l’hypnose commence depuis quelques années à s’intéresser à la psychologie positive. Lors d’une intervention remarquée lors du congrès de Paris, Pascal Haag a montré comment, pourtant, ces deux approches peuvent se fertiliser mutuellement. Comparée à l’hypnose, dont on peut faire remonter l’histoire au XVIIIe siècle en Europe, la psychologie positive, née deux siècles plus tard de l’autre côté de l’océan Atlantique, est encore presque une enfant.

L’hypnose et les tics. Un nouvelle proposition d’approche. Constance Flamand-Roze
Pathologies socialement très handicapantes, les tics laissent bon nombre de praticiens très démunis. Comme dans beaucoup de ces troubles dits « fonctionnels », l’hypnose pourrait-elle, au moins, apporter un complément thérapeutique précieux ? L’histoire d’Alexis. Alexis a 12 ans ; il a de bonnes notes au collège, et c’est un jeune garçon plutôt inhibé. Il est apprécié des professeurs pour son calme et sa discipline.

L’hypnose au Maroc. Rituels anciens et pratique moderne
Par Myriam NCIRI, article écrit avec le concours d'S.Housbane, M.Bennani Othmani et Z.Serhier, du Laboratoire d’informatique médicale, Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca (Maroc). Le Congrès de Paris a été l’occasion d’échanges interculturels intenses, et de travaux pour les susciter. La présentation de Myriam Nciri et de son équipe a été parmi les contributions les plus remarquées. Dans le cadre du 20ème congrès international d’hypnose sur le thème « Hypnose, Racines et Futur de la conscience », nous nous sommes interrogés sur la place de l’hypnose dans la pratique médicale marocaine.

Pourquoi la musique ? Dr Thierry Servillat
Après avoir abordé des sujets aussi différents que Socrate et la corrida, Francis Wolff, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure - la fameuse Normale Sup - publie un livre sur un sujet qui lui tient très à coeur et qu’il étudie depuis des années : la musique. En posant une question qui peut paraître incongrue : pourquoi la musique ? Comme il se trouve que le monde de l’hypnose thérapeutique s’intéresse de plus en plus, après avoir privilégié l’intérêt pour le visuel, au sonore, à l’auditif, à la musique donc, ainsi qu’à la danse bien sûr, il paraît opportun de s’intéresser à cette somme de plus de 400 pages, denses mais claires, et surtout magistrales dans le bon sens du terme.

« Corrigez-moi si je me trompe ! » Quiproquo , malentendu et incommunicbilité. Dr Stefano Colombo
L’autre jour, j’allais en ville pour m’acheter… rien du tout. Je vagabondais dans les rues commerçantes. Mieux dit, dans les rues où il y a des commerces. Avez-vous déjà vu une rue qui commerce ?« Alors ? Tu l’achètes cette poubelle ou quoi ? Allez, je te fais un prix, qu’estce que tu proposes ? » Et le piéton, courbé en avant, les yeux rivés sur la bouche d’égout qui vient de lui parler, de répondre : « Mais je ne veux pas de poubelle, laisse-moi tranquille.

Une nouvelle définition internationale de l’hypnose ? Antoine Bioy
L’hypnose est en plein développement dans les pays hispaniques, avec d’intéressantes études portant, notamment pour l’Espagne, sur le travail de la suggestion, mais aussi autour des représentations de l’hypnose et ses incidences dans le domaine de la pratique clinique (Capafons et al, 2015). Plus habituelles, des recherches sur les effets de la méthode existent, comme celle, mexicaine, sur l’évaluation des effets de l’hypnothérapie sur la qualité de sommeil des patientes atteintes d’un cancer du sein.

Phénoménologie en soins palliatifs. Dr Guillaume Belouriez
Dans le monde du soin, l’hypnose a regagné sa légitimité par son efficience et son utilisation comme « technique ». Il semble néanmoins nécessaire de replacer ce que l’on appelle « hypnose » comme une approche naturelle, physiologique, relationnelle, et même existentielle. L’hypnose et les soins palliatifs partagent un objectif commun: l’accompagnement. Rejoindre la personne là où elle se trouve pour l’accompagner dans la direction qu’elle souhaite.

Invitation aux échanges. Dr Dina Roberts
En sortant du Congrès Mondial d’Hypnose, je me réjouis de savoir que nous sommes si nombreux à avoir envie d’échanger sur notre pratique de l’hypnose. Si nous pouvons considérablement apprendre au sein de la communauté des praticiens de l’hypnose, il me semble toutefois intéressant de continuer à nourrir notre pratique par des échanges interdisciplinaires. Dans le cadre de ma thèse de médecine sur l’hypnose thérapeutique en psychiatrie, je me suis interrogée sur les particularités de l’hypnose médicale.

Comme tous les 2 ans, le Congrès Hypnose & Douleur, organisé par Emergences Rennes, ouvrira ses portes du 5 au 7 Mai 2016 à St Malo.
L'occasion d'y retrouver bon nombre de professionnels de l'hypnose du monde entier...

Venue exceptionnelle de Dan Short à l'Institut Milton H. Erickson de Rezé les 8 et 9 Juillet 2016.

Venue exceptionnelle de Jacques-Antoine Malarewicz au Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris les 7 & 8 Mars 2016.

Jeudi 14 Janvier 2016
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