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 <title>Psychotherapie, Hypnose Ericksonienne, EMDR, Thérapie Brève, Paris, Marseille, Formation</title>
 <subtitle><![CDATA[Psychotherapie Brève, Hypnose Ericksonienne, Sophrologie Caycedienne, Hypnose Thérapeutique, EMDR et Formations à Paris, Marseille.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-07T00:26:29+02:00</updated>
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   <title>L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.</title>
   <updated>2026-03-26T18:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
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   <published>2026-03-07T21:50:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160493-66630705.jpg?v=1772916442" alt="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      Une femme accroupie dans la cour plume des poulets dans des bassines colorées. Un tas d’hommes rasent un énorme cochon, sacrifié sur le seuil de la porte de la maison. Des enfants observent en silence les préparatifs des adultes.        <br />
              <br />
       Des mouches et d’autres insectes rares et gigantesques volent, se posent, puis s’envolent à nouveau. Le village de Cacao est né sur une colline qui surgit de l’immensité de la forêt amazonienne, un îlot de la communauté Hmong en Guyane française. On y arrive, virage après virage, en quittant la route de l’Est, l’unique fente goudronnée dans la végétation qui conduit de Cayenne jusqu’à l’Oyapock, fleuve frontière avec le Brésil. Des toucans traversent les cieux.        <br />
              <br />
       Une tortue la route. La naissance d’un enfant chez les Hmong animistes se célèbre par un rite d’accueil à la maison. Toute la famille est conviée.        <br />
              <br />
       Les non-Hmong en lien avec la famille sont aussi bienvenus. Le couple parental du Monde des esprits confie l’enfant aux parents qui s’en occuperont dans ce Monde. La famille entière remercie et se doit d’honorer ce don, en acceptant l’enfant (1). Si l’enfant est maltraité, le couple de l’au-delà pourrait décider de le reprendre, alors l’enfant pourrait se mettre à dépérir, de plus en plus. Chaque Hmong naît avec trente-deux âmes, symbolisées par des parties du corps. Elles doivent rester unies pour l’équilibre de la personne, autrement la maladie vient. Si un enfant naît avec des difficultés (ne se nourrit pas, pleure beaucoup, ne grandit pas, tombe souvent malade...) le chaman peut être appelé à intervenir pour retrouver le lieu où l’âme s’est égarée et la convaincre de revenir. Pour y arriver, parfois il est nécessaire d’invoquer l’aide des ancêtres et de négocier avec les esprits.        <br />
              <br />
       A l’intérieur d’une pièce sombre en bois brut, une vapeur résineuse dessine des ruisseaux gris dans l’air et pique les yeux, à peine habitués à la pénombre. Des bâtonnets d’encens brûlent dans un bol contenant du riz blanc. D’autres offrandes chargent un petit autel contre un mur : des fleurs, un oeuf, des bougies, des colliers de petites perles, des lacets rouges et blancs... Quelques rangées de chaises en plastique lui font face. Un vieil homme apparaît, ridé et courbé. Il avance lentement vers l’autel, soutenu par un bâton, des clochettes aux chevilles et aux poignets. Les gens s’écartent respectueusement à son passage. Deux hommes plus jeunes l’accompagnent et installent devant lui une longue planche en bois blanc, posée sur deux parpaings.        <br />
              <br />
       Dehors, une fumée s’échappe de la bouche d’un gros chaudron pendu sur un feu de bois. La vieille dame au foulard vert-bleu et fuchsia sur la tête a le regard sage et intemporel de gardienne des flammes. Elle tient les enfants à distance avec une longue canne qu’elle agite lentement, assise sur une cagette bleue. Des femmes épluchent des papayes vertes, pilent cacahuètes, ail, poissons séchés et piment dans des grands mortiers. La préparation du repas de la cérémonie est une affaire de femmes, Hmong ou pas. Je me retrouve assise parmi elles avec un couteau à la main, partageant leur moment, tout en surveillant comme elles du coin de l’oeil l’ouverture sombre de la case. La cérémonie va commencer. L’écho d’un gong résonne lourdement dans l’espace. Le chaman debout sur la planche marmonne une prière, un tissu noir sur le front. Le ton monte progressivement, la prière devient un chant dans une langue aux sonorités inconnues à mes oreilles. Le rythme arrive au trot puis au galop, traverse le dos et les genoux, s’installe dans le corps du chaman. Les pieds commencent à rebondir sur la planche, les clochettes tintinnabulent. La voix se met à vibrer, les yeux sont clos, la danse prend sa forme pure, répétitive, monotone, envoûtante. J’arrache une bribe d’explication à mon amie, pendant qu’on presse des tonnes de citron vert dans un saladier. - « Dès que le chaman est en transe, il voit. Et il ressent.        <br />
              <br />
       Il doit ramener une âme. L’âme du bébé s’est égarée. Il faut qu’elle retrouve le chemin pour que le nouveau-né puisse commencer sa vie et grandir sain. - Qu’est-ce que ça signifie ? - Si une âme a le regard tourné, a quitté sa place, elle n’habitera pas le petit et il pourrait tomber malade et même pire. Parfois le chaman avance à cheval des deux Mondes comme s’il avait une armée entière à ses côtés, les ancêtres et les autres esprits bénéfiques viennent en soutien pour retrouver l’âme et la ramener. » J’écoute enchantée, les yeux passent des paniers remplis des ramboutans écarlates, poilus et juteux, aux sacs débordant de haricots kilomètre, des mains de bananes naines aux caisses rouges et bleues chargées de concombres luisants et fruits du dragon fuchsia. Autrefois mon amie me raconta un rituel similaire en cas de trauma aigu, accident ou grande peur. Ces situations peuvent provoquer la sortie de l’âme du corps, une ou plusieurs des trente-deux, alors une faiblesse progressive s’installe, puis la maladie jusqu’à la mort, car le corps ne peut pas survivre longtemps séparé de son âme. Souvent le chaman accomplit le rite sur le lieu du trauma.        <br />
              <br />
       Les Hmong sont quasi tous agriculteurs, leur quotidien est rythmé entre champs et jours de marché. Puis il y a les jours de fête, ou plutôt de rituels collectifs lors de naissances, mariages, funérailles, Nouvel An. Cette occasion est privilégiée pour honorer les ancêtres et s’occuper d’eux. Selon les Hmong, les ancêtres vivent comme nous dans l’autre Monde, avec les mêmes besoins, en plus de nous observer et nous protéger. Un ancêtre peut avoir un problème, souvent d’ordre très pratique, faim, douleur physique, tristesse, dégât dans la maison... et les habitants de la maison doivent l’aider comme ils peuvent avec des offrandes et des actes. Les ancêtres habitent dans la poutre centrale de la maison, d’ailleurs une ancienne tradition veut que le placenta de l’aîné soit enterré dans les fondations de la maison. Il y a un autel pour célébrer les ancêtres dans chaque foyer et chaque jour un membre de la famille en prend soin, remplace les offrandes et les fleurs, allume une bougie, prie et remercie (2). La tablée se prépare au milieu de la cour sous le toit en feuilles de palmier, bouteilles de jus de mangue verte, saladiers de feuilles de toutes sortes pour assaisonner la soupe, riz gluant lap de biche, salade de papaye. Les narines se dilatent pour mieux humer ce mélange inédit de parfums : citronnelle, coriandre, basilic chinois, gingembre, combava, tamarin, fruits tropicaux et eau de coco frais. Des seaux noirs débordant de roses de porcelaine à longues tiges attirent les colibris, leurs battements d’ailes bourdonnent dans les oreilles quelques millisecondes avant de s’éloigner. Les hommes entrent dans la pièce sombre, sortent fumer une cigarette, échanger un mot entre eux, boire une canette, ils rentrent à nouveau. Le chaman est en transe depuis un moment, plusieurs heures se sont écoulées.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-78-version-Papier_p172.html">Pour lire la suite...       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
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      <b>Alice Mancinelli        <br />
       </b>Médecin généraliste italienne. Formée à l’hypnose ericksonienne, à la TLMR et en cours de formation de thérapie narrative. Elle exerce actuellement en tant que médecin généraliste dans un village du Luberon, après avoir pratiqué des années dans les communautés fluviales et isolées de la Guyane française.        <br />
              <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160493-66630712.jpg?v=1772916491" alt="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
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      N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025       <br />
              <br />
       Regards sur l'Hypnose       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-transe-hypnotique-est-avant-tout-une-experience-poetique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a402.html">Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen         <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Internalisation-d-un-lien-securisant-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a403.html">Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman</a>       <br />
       24 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html">Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari</a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/469-sortir-de-l-adoration-du-produit-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves">Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR          <br />
       </b>46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/444-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/445-cris-et-hypnose-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi</a>       <br />
       58 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Autohypnose-pour-mon-epaule-gauche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a118.html">Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra</a>       <br />
              <br />
       73 / <b>DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE         <br />
       </b>74 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/187-voyage-irm-au-coeur-de-l-experience-hypnotique-revue-hypnose-et-therapies-breves-n-78">Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre</a>       <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html">L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu</a>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-de-spectacle-benefices-ou-dangers-pour-le-sujet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1485.html">Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov</a>       <br />
       94 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-rencontre-Etre-avec-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a1786.html">Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay</a>       <br />
              <br />
       <b>RUBRIQUES</b>         <br />
       - QUIPROQUO         <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Rencontre-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a134.html">Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...</a>       <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Marie-ou-l-accompagnement-d-une-patiente-lors-d-un-traitement-de-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1787.html">Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - LES CHAMPS DU POSSIBLE         <br />
       110 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-le-corps-ne-dit-pas-mais-que-l-hypnose-ecoute-croire-pour-transformer_a159.html">Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE</a>       <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html">L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a249.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
       125 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       Illustrations: Florence CADÈNE       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html" />
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  <entry>
   <title>Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19.</title>
   <updated>2025-08-01T12:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Trouble-fonctionnel-intestinal-et-syndrome-anxiodepressif-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-HS19_a304.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/90259542-63686402.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-08-01T12:02:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
SIGNAUX IDÉOMOTEURS ET PSYCHOSOMATIQUES par Stéphane RADOYKOV pour la Revue Hypnose & Thérapies Brèves.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90259542-63686402.jpg?v=1754042635" alt="Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19." title="Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19." />
     </div>
     <div>
      Présentation d’un patient souffrant de douleurs abdominales chroniques à qui sont proposées des séances d’hypnose avec utilisation des signaux idéomoteurs (SIM). Il s’agit d’explorer les conflits intérieurs qui le rongent... jusqu’à diminution des douleurs.        <br />
              <br />
       Un homme était adressé par son psychiatre pour de l’hypnothérapie. Le patient, 54 ans, avait reçu le diagnostic de trouble fonctionnel intestinal chronique associé à un trouble anxieux. Il avait développé plusieurs épisodes dépressifs et fait deux tentatives de suicide pour lesquelles il avait été hospitalisé en psychiatrie. Il prenait régulièrement des antalgiques opiacés et des anxiolytiques. La première séance a servi d’anamnèse et de réajustement des objectifs thérapeutiques attendus avec l’hypnose. La deuxième séance contenait l’exercice hypnotique des « mains de Rossi », centré sur l’ambivalence entre le changement et l’homéostasie. Au troisième rendez-vous, il rapportait être moins anxieux, prendre un peu moins d’anxiolytiques, mais aucun changement sur la douleur abdominale. En lui proposant de continuer à l’aide de l’hypnothérapie avec les signaux idéomoteurs (SIM), il disait « oui », mais sa tête montrait plutôt « non ». Cela a permis de continuer à explorer l’ambivalence au changement. Il utilisait la phrase « on peut essayer... », qui sous-entend déjà l’échec. Après le lui avoir fait remarquer, il se positionne pour continuer et nous mettons en place les quatre SIM dans les doigts d’une main en catalepsie. Pour rappel, ces signaux sont : OUI, NON, JSP (je ne sais pas) et JVPR (je ne veux pas répondre ou je ne suis pas prêt à répondre pour le moment).       <br />
              <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Sentez-vous que vos douleurs abdominales sont liées à un tiraillement dans plusieurs directions ?        <br />
       - Patient : OUI.        <br />
       - Th. : Serait-ce acceptable de rendre conscient ce conflit intérieur aujourd’hui ?        <br />
       - P. : NON.        <br />
       - Th. : Sentez-vous qu’il faudrait libérer une émotion avant de le rendre conscient ?        <br />
       - P. : OUI.        <br />
       - Th. : Sentez-vous qu’il serait acceptable de savoir quelle émotion doit être libérée ?        <br />
       - P. : NON.        <br />
       - Th. : Sentez-vous qu’il doit se passer quelque chose entre aujourd’hui et le prochain rendez-vous, pour qu’il soit possible de rendre cette émotion consciente ?        <br />
       - P. : OUI.        <br />
       - Th. : Allez-y, dites-moi ?        <br />
       - P. : Il faudrait que je liste mes traumatismes.        <br />
       - Th. : Entendu, faites cela, et on reprendra la prochaine fois. »       <br />
              <br />
       Lors de la quatrième consultation, il n’en avait pas dressé la liste, mais y avait « beaucoup pensé ».        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Soigner-les-troubles-psychosomatiques_p169.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Stéphane Radoykov</b></div>
     <div>
      Médecin psychiatre, ancien chef de clinique assistant, praticien contractuel (Hôpital Cochin) et remplaçant libéral. Formateur. Directeur adjoint de l’Institut Emergences. Cofondateur du comité jeunesse de l’ISH.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Soigner les troubles psychosomatiques</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90259542-63686443.jpg?v=1754042439" alt="Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19." title="Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19." />
     </div>
     <div>
      Sommaire du hors-série n°19       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-exploration-de-territoires-ou-corps-et-esprit-se-rejoignent-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a1738.html">Merci à Eric Bardot et Stéphane Roy d’avoir co-dirigé ce « Hors-Série » de 196 pages sur les troubles psychosomatiques : chacun pourra y découvrir l’importance de la psychodynamique relationnelle et de l’imaginaire pour soutenir la démarche thérapeutique et permettre à chacun d’habiter son corps.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-pouvoir-de-l-eczema-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a396.html">Les trois premiers articles s’ouvrent sur la clinique dermatologique... A travers l’histoire très émouvante de Lucas, 4 ans, souffrant d’eczéma, Virginie Bardot propose de mettre en forme le monde relationnel familial figé dans lequel les symptômes de l’enfant sont tout puissants. En réintroduisant le jeu, et en s’appuyant sur un scénario imaginaire co-construit avec l’enfant, les parents pourront se reconnecter à la souffrance de leur fils, retrouver leur capacité à prendre soin de lui de façon inconditionnelle et lui permettre de retrouver des relations sécures.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Psoriasis-geant-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a299.html">Stéphane Roy nous rappelle comment le déficit de l’imaginaire et des affects nécessite de travailler d’une manière relationnelle, émotionnelle et systémique. Il nous fait comprendre comment la TLMR (Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels) est une technique de choix dans le traitement des troubles psychosomatiques. Avec Martine, atteinte de psoriasis à plaques géant, nous voyons comment la capacité de donner une existence symbolique au symptôme physique va lui permettre de se reconnecter à une histoire de vie porteuse de sens.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Psychosomatique-et-dermatologie-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a300.html">Véronique Bonnet nous fait partager son expérience relationnelle de dermatologue avec deux patientes : l’une souffrant de rougeurs chroniques du visage, et l’autre de douleurs à type de brûlures post-zona. Lisez ces beaux témoignages et vous découvrirez comment le « vertige de l’amour » d’Alain Bashung nous fait sentir le lien vivant entre la peau et le cœur.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Maux-de-tete-et-desir-de-perfection-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a397.html">Avec Eric Bardot, vous ferez la connaissance de Marie, 34 ans, qui rêve d’être une fille parfaite et une employée modèle. Malheureusement, elle s’enferme dans le silence et une boule dans la gorge ainsi que des maux de tête l’envahissent depuis de nombreux mois. L’auteur, concepteur de la TLMR, nous montre son savoir-faire et sa pédagogie pour créer un chemin qui donne le droit à Marie de respirer et d’exister.</a>       <br />
              <br />
       Gérard Ostermann nous rappelle l’importance de dépasser la dichotomie corps-esprit pour s’engager dans une médecine plus holistique bio-psycho-sociale. Il nous ouvre à la compréhension de la psychosomatique intégrative développée par le professeur Jean Benjamin Stora. Vous lirez la présentation et l’interview de ce chercheur et clinicien, figure majeure dans le domaine de la psychosomatique.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/La-psychosomatique-un-phenomene-hypnotique-protecteur-Hors-Serie-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a253.html">Pour Gérald Brassine la psychosomatique rejoint la liste des phénomènes hypnotiques dotés d’une fonction protectrice puissante. A partir d’un cas de polyarthrite rhumatoïde, il met expérimentalement en évidence comment la douleur somatique protège de douleurs émotionnelles que le sujet ne parvient pas à assimiler. Le travail en PTR (Psychothérapie Trauma Réassociative) consiste à transformer le souvenir traumatique et les émotions afférentes pour sortir de la rigidité des défenses psychosomatiques.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Honte-et-brulures-du-coup-Hors-Serie-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a398.html">Dans son article, Mady Faucoup aborde la question de la honte en psychosomatique, à propos de deux patientes de 50 ans à la recherche d’une plus grande liberté et qui souffrent de sensations de brûlures au cou. Nous saisissons l’importance d’externaliser le problème sur une scène métaphorique et d’utiliser des mouvements alternatifs pour permettre à ces femmes de retrouver une expérience d’unité corporelle.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Osteopathie-et-psychosomatique-Hors-Serie-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a113.html">Pierre Pétillot, ostéopathe et praticien en hypnose, insiste sur le lien entre les douleurs et les émotions. A travers deux situations cliniques (algodystrophie du genou et douleurs abdominales), nous découvrons une pratique où l’accordage, les temps de réflexion et de co-construction d’un espace commun permettent une prise en charge holistique du soin, le sujet devenant pleinement acteur de sa guérison.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Quand-la-douleur-devient-l-identite-Hors-Serie-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a114.html">Les kinésithérapeutes sont également confrontés à des patients souffrant de douleurs figées dans des constructions identitaires. Marie-Anne Jolly nous présente le cas d’un homme ayant des douleurs sur tout le côté gauche de son corps. Elle insiste sur l’authenticité des échanges afin que le patient perçoive le thérapeute comme un témoin de vie lui permettant de se relier à sa mobilité relationnelle.</a>       <br />
              <br />
       L’article suivant concerne le diagnostic de trouble fonctionnel intestinal chronique associé à un syndrome anxiodépressif atteignant de nombreux patients. Dans ce cadre, Stéphane Radoykov nous présente l’utilisation des signaux idéomoteurs en hypnothérapie pour faire émerger un contexte où la prise de décision sera le premier pas vers un grand changement.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Asthme-et-creativite-les-suggestions-post-hypnotiques-de-Proust_a194.html">Pour terminer le voyage, Pierre Kivits nous emmène dans l’œuvre de Marcel Proust, un des plus grands auteurs du XXe siècle. Comme avec tous les grands écrivains, le lecteur rentre en transe et vit les expériences intérieures et sensorielles du héros engagé dans une quête de vérité. L’originalité de cet article est de nous faire découvrir le VAKOG de Proust, ou comment l’écrivain asthmatique a pu libérer sa créativité en se connectant à sa sensorialité.</a>       <br />
       Enfin, pour clore toutes ces riches réflexions, Eric Bardot, Julien Betbèze et Stéphane Roy nous proposent un échange à trois voix pour comprendre la transe comme un processus de protection et d’activation de l’autonomie relationnelle. Encore merci à tous les auteurs : leur expérience, leur créativité et leur complémentarité ont permis de construire un numéro passionnant.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Trouble-fonctionnel-intestinal-et-syndrome-anxiodepressif-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-HS19_a304.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77.</title>
   <updated>2025-08-01T17:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Dans-les-sanctuaires-du-SHINTŌ-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a303.html</id>
   <category term="Psy du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/90241510-63675141.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-31T13:54:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’ÉNERGIE DES FORCES VITALES BRUNO BRÉCHEMIER     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241510-63675141.jpg?v=1753962774" alt="Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      Pour découvrir le Japon, la meilleure approche est de lâcher le mental et s’ouvrir aux sensations, comme en hypnose. Il suffit de se poser, en silence, et se laisser imprégner par l’atmosphère des lieux, en particulier ceux qui semblent les plus mystérieux. Parmi eux, les sanctuaires shintō, appelés jinja en japonais. Le shintō (voie des dieux), religion autochtone propre à l’archipel, incarne l’âme la plus ancienne et profonde du Japon. Véritable socle culturel millénaire, il tisse un lien vivant entre le présent et les origines du pays. A la fois communion avec la nature, célébration de la vie et espace de régénération, le shintō entre en résonance avec les aspects les plus fondamentaux de l’hypnose.        <br />
              <br />
       A l’entrée du sanctuaire se dresse un grand portique, souvent rouge vermillon, l’une des images emblématiques du Japon. Il marque symboliquement la transition entre le monde extérieur et l’espace sacré. « Chaque visite d’un jinja est une expérience unique et inoubliable.        <br />
              <br />
       Comme en hypnose, où chaque séance, chaque transe, a ses propres caractéristiques, sa propre atmosphère, ses propres connexions multiples. En se promenant dans ces lieux à l’énergie profonde, où des cèdres souvent centenaires nous invitent dans leurs ombres mystérieuses, on entre dans une autre dimension, dans une transe (autohypnose) souvent surprenante. On ne peut alors que s’imprégner de la beauté des lieux, de leur silence si particulier » (1).        <br />
              <br />
       Cela fait écho à la construction du lieu ressource en hypnose, où l’on guide la personne vers la création d’un espace mental sécurisant, un sanctuaire intérieur. De la même manière, les sanctuaires naturels du shintō – forêts sacrées, sources limpides, cascades – rappellent certaines métaphores thérapeutiques couramment utilisées en hypnose : marcher dans une forêt intérieure, écouter le murmure d’une rivière imaginaire, ou se laisser envelopper par une cascade bienfaisante.        <br />
              <br />
       Dans le shintō, la connexion à la nature est essentielle pour préserver l’équilibre physique et mental. Se recueillir devant un arbre vénéré, se rendre dans un sanctuaire niché au cœur d’une forêt sacrée ou encore pratiquer le shinrin yoku (bain de forêt) sont autant de pratiques reconnues pour leurs bienfaits sur la santé. La vision japonaise du monde naturel ne repose pas sur un dualisme entre l’homme et son environnement, mais sur une relation intime, où humains et nature coexistent comme les membres d’une même grande famille. En hypnose, on observe combien la nature imprègne les perceptions des patients et joue un véritable rôle thérapeutique.        <br />
              <br />
       Les rituels de purification occupent une place importante dans le shintō. Ils visent à éliminer les impuretés (kegare) affectant l’équilibre physique, mental et spirituel. Dès l’entrée du sanctuaire, un bassin d’ablutions invite à un rituel codifié. Cette démarche trouve un parallèle en hypnothérapie lorsqu’au début de la séance on guide la personne à travers les couches du mental analytique, souvent agité, pour atteindre un état plus fluide, intuitif et profond. La purification par l’eau rappelle les inductions hypnotiques fondées sur des métaphores aquatiques, tandis que l’usage du sel ou du feu évoque certaines suggestions de purification par la lumière ou les flammes.        <br />
              <br />
       De nombreux sanctuaires shintō sont consacrés aux pratiques de guérison. Citons le Goō jinja (Kyōto), particulièrement fréquenté pour les prières liées à la guérison des blessures, et le Sai jinja (Nara) qui possède un puits contenant une eau médicinale utilisée dans certains traitements traditionnels. Lors de certaines        <br />
              <br />
       fêtes rituelles (matsuri), les prêtres récitent des prières adressées aux divinités pour éloigner la maladie et restaurer la vitalité. Ces cérémonies, rythmées par les tambours (taiko), la musique et la danse, représentent une forme de transe collective. Le Nagoshi no harae, en juin, est un rituel de purification où les participants traversent un grand cercle de paille pour se libérer des impuretés accumulées et renforcer leur énergie vitale.        <br />
       Dans les sanctuaires, les fidèles accrochent des ema, petites plaques votives en bois, sur lesquelles ils inscrivent leurs prières et dessinent parfois la partie du corps à soigner pour guider l’aide des dieux. Ces plaques sont ensuite brûlées lors du dondoyaki, un festival du feu célébré mi-janvier dans tout le Japon, où l’on consume également les décorations du Nouvel An afin de symboliser un renouveau spirituel et de prier pour la prospérité de l’année à venir.        <br />
              <br />
       A travers ces rituels, le shintō illustre une approche holistique du soin, où le sacré et la guérison s’entrelacent dans une relation vivante entre l’homme et les forces spirituelles, les kami...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-77-version-Papier_p170.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Bruno Bréchemier </b></div>
     <div>
      Médecin, hypnothérapeute, à Paris. Formé à l’AFEHM, sa pratique clinique s’inscrit dans la lignée de François Roustang. Son intérêt pour        <br />
       le Japon l’a amené à publier Hypnose-Japon. Rencontre en résonance (Satas, 2024) où l’hypnose thérapeutique rencontre la culture japonaise. Formateur en hypnose et en santé intégrative. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241510-63675161.jpg?v=1753962719" alt="Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      N°77 : Mai / Juin / Juillet 2025       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce numéro :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-empathie-et-la-compassion-comme-un-fil-d-or-du-soin-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a399.html">Editorial : « L’empathie et la compassion comme fil d’or du soin »  Julien Betbèze</a>       <br />
       8 / En couverture : Anne Dayot De sable et d’algues Sophie Cohen        <br />
       10 / Désamorcer les traumas et se replacer dans l’existence par la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR) Marine Manouvrier et Gérald Brassine        <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/CHEMSEX-Trauma-et-EMDR-IMO_a1480.html">Chemsex, trauma et EMDR-IMO . L’échelle de mesure « croire en moi » Sophie Tournouër</a>       <br />
       28 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Cotherapie-avec-Romain-faire-emerger-les-relations-secures-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a301.html">Cothérapie avec Romain Faire émerger les relations sécures Jérémie Roos </a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/La-voie-metaphorique-en-super-inter-vision-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a132.html">La voie métaphorique en « super-inter-vision ». Comment développer la créativité. des soignants Claire Conte-Rossin et Catherine Martin</a>       <br />
              <br />
       ESPACE DOULEUR DOUCEUR        <br />
              <br />
       46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/440-pr-g%C3%A9rard-ostermann-introduction-espace-douleur-douceur">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Empathie-et-compassion-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1770.html">Empathie et compassion Deux forces pour soigner autrement Olivier de Palézieux</a>       <br />
       61 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/441-interview-de-myl%C3%A8ne-blasco-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">INTERVIEW Mylène Blasco Propos recueillis par Gérard Ostermann</a>       <br />
              <br />
       68 / DOSSIER TOC        <br />
       70 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-societe-contemporaine-perfection-et-fabrique-des-TOC_a302.html">La société contemporaine : Perfection et fabrique des TOC Grégoire Vitry et Emmanuelle Gallin</a>       <br />
       82 / <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/peurs-et-anxi%C3%A9t%C3%A9/467-la-pens%C3%A9e-magique-dans-les-toc-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">La pensée magique dans les TOC Typologie des rituels magiques Claude Michel</a>       <br />
              <br />
       QUIPROQUO        <br />
       98 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Les-obsessions-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a133.html">Les obsessions S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
              <br />
       BONJOUR ET APRÈS...        <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Andre-et-son-ventre-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1771.html">André et son ventre Pour une séance plus qu’émouvante Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       LES CHAMPS DU POSSIBLE        <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Se-cogner-au-reel-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a247.html">Se cogner au réel Adrian Chaboche</a>         <br />
              <br />
       CULTURE MONDE        <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Dans-les-sanctuaires-du-SHINTO%CC%84-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a303.html">Dans les sanctuaires du shintō Bruno Bréchemier</a>       <br />
              <br />
       LIVRES EN BOUCHE        <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Comptes-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a248.html">J. Betbèze et S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       125 ESPACE FORMATIONS         <br />
              <br />
       Illustrations: Anne DAYOT        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Dans-les-sanctuaires-du-SHINTŌ-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a303.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77.</title>
   <updated>2025-08-01T17:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Cotherapie-avec-Romain-faire-emerger-les-relations-secures-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a301.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/90241112-63674839.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-31T13:28:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Jérémie ROOS     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241112-63674839.jpg?v=1753963027" alt="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      Engagés dans une cothérapie, où il s’agit de mutualiser leurs compétences, le thérapeute et son patient Romain partent en chasse du « Démon Bloqueur ».        <br />
       Celui-ci fige Romain dans le contrôle et le repli sur soi, vaincre le « Démon » lui permettrait de retrouver des relations humaines saines et vivantes...        <br />
              <br />
       Une des façons de voir la thérapie est de la percevoir comme un travail qui portera sur deux axes : d’un côté la déconstruction et de l’autre la construction. Déconstruction de ce qui entretient le pouvoir de l’histoire dominatrice saturée par le problème. Construction de ce qui entretient le pouvoir de l’histoire préférée de la personne, influencée par son principe de vie. La déconstruction passe par le fait d’éloigner et de diminuer le pouvoir dissociatif des relations qui entretiennent le problème. La construction passe par le fait de faire émerger et de renforcer la dimension sécure des relations potentiellement vivantes.        <br />
              <br />
       En effet, l’ambiance relationnelle qui colore les situations dans lesquelles le sujet se trouve sera liée au maillage relationnel avec lequel il est en lien. Si, à un niveau inconscient, dans une situation, je suis connecté à des relations qui me voient comme une personne avec qui une relation de confiance est possible, je peux me percevoir comme ayant confiance en moi et prendre ma place. Si, à l’inverse, le contexte est triangulé par des relations qui me voient comme n’ayant pas de valeur, je vais me percevoir comme inférieur, indigne et je voudrais disparaître de la situation.        <br />
              <br />
       On peut dire que l’identité est un nœud de relations. C’est le « club de vie » dont parle Michael White. Nous pouvons en voir une illustration à travers l’histoire de Romain, qui a donné son accord pour partager le contenu de nos échanges de façon anonymisée. Romain a 25 ans, ça fait maintenant près de six mois que nous travaillons ensemble et nous commençons à faire une équipe de co-thérapeutes bien aguerrie.        <br />
              <br />
       <b>COTHÉRAPIE POV : LE PSY AU PREMIER RENDEZ-VOUS</b>       <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Je prends des notes à l’ordinateur en même temps qu’on discute, c’est OK pour vous ?       <br />
       - Romain : ...       <br />
       - Th. : La prise de notes ça me permet de mémoriser ce que nous partageons et d’organiser ma pensée.       <br />
       - Romain : D’accord.       <br />
       - Th. : Il y a peut-être deux autres choses que j’aimerais préciser sur la prise de notes si je peux prendre une minute pour les évoquer ?       <br />
       - Romain : ... (détourne les yeux du mur à sa droite pour croiser mon regard un instant).       <br />
       - Th. : La première, ça va sans dire mais parfois ça va mieux en le disant. C’est de dire que toutes les notes que je prends vont dans le dossier médical sur mon ordinateur et ne sortiront pas de ce bureau. C’est le secret professionnel. Tout ce qu’on se dit reste un secret entre vous et moi. La seconde c’est de dire que si mes notes sont confidentielles pour tout le monde, elles ne le sont pas pour vous, et vous pouvez me demander de les imprimer pour vous à tout moment.        <br />
       - Romain : ... (me regarde de façon plus appuyée).       <br />
       - Th. : Oui, parce que dans ma façon de travailler, j’aime me dire que lors de nos conversations je prends des notes pour nous deux. Comme entre les rendez-vous peut-être que vous pourriez être amené à prendre des notes pour nous deux. Prendre des notes sur des choses que je pourrais peut-être vous proposer d’observer, ou qui sait, des expériences que je pourrais vous proposer de réaliser, entre les rendez-vous, comme co-thérapeute. Ça peut être OK pour vous ?        <br />
       - Romain : ... (moue sceptique).       <br />
       - Th. : Mais peut-être que vous souhaitez que je précise co-thérapeute ?       <br />
       - Romain (d’une faible voix) : Oui, co- Thérapeute je ne connais pas trop ce mot...       <br />
       - Th. : J’ai tendance à croire que si une personne n’a pas réussi à sortir d’une problématique avec ses propres compétences, il ne s’agit pas qu’elle renonce à ses compétences pour s’appuyer exclusivement sur les compétences de quelqu’un d’autre. Mais plutôt de voir comment l’on peut mutualiser des compétences qui se situent à des niveaux différents. Si on peut dire que je suis un expert de la santé mentale en général, et des liens que ça peut avoir avec les différentes parties de la vie en général ; on peut dire que vous êtes l’expert de votre santé à vous, et des liens que ça a avec les différentes parties de votre vie à vous. On peut dire que vous êtes l’expert de votre propre vie. On voit donc qu’il peut y avoir un bénéfice à mettre en commun ces compétences plus spécifiques et plus générales pour augmenter la probabilité de sortir de la problématique. Vous êtes d’accord avec ça ?        <br />
       - Romain (se redresse) : Bien sûr. »        <br />
              <br />
       Au début ça n’a pas été facile. Romain avait déjà rencontré de nombreux psys malgré son jeune âge et il savait qu’il n’avait presque aucun espoir à attendre de ce côté-là. « Ça fait des années que je fais des thérapies et que j’ai des traitements qui ne fonctionnent pas. » Romain était très fermé, et ses réponses à mes questions étaient toujours allusives, floues, voire absentes. On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment, nous a appris le cardinal de Retz. Il a fallu plusieurs semaines pour identifier le « Démon Bloqueur », nom que notre travail d’enquête commun a permis d’attribuer au problème qui avait pris le pouvoir sur une grande partie de l’expérience de vie de Romain.        <br />
              <br />
       Le Démon Bloqueur dit : « Mets une carapace de protection ! » Quand il exerce ses effets il fait avoir peur du jugement, il pousse Romain à être dans le contrôle pour s’adapter aux autres et il empêche d’être soi-même. « On me pose des questions et j’essaie de répondre à côté parce que je n’ai pas envie de me livrer », « je suis bloqué, je fais tout pour disparaître »... Mais c’est typiquement un de ces pièges à double-fond dont les problèmes sont friands. Les problèmes poussent à mettre en œuvre une tentative de solution face au piège qu’ils ont tendu, qui va sembler de bon sens mais est en fait contre-productive et va aggraver la situation. « En fait, quand il me fait faire ça je vois que ça renvoie l’image de quelqu’un de pas bien, d’introverti, qui ne veut pas s’ouvrir aux autres. Quelqu’un de pas normal. Du coup, le Démon Bloqueur arrive à leur faire croire que je suis nul. Je le vois dans le regard de ma mère et de mon père à table. Et ça les pousse à me parler avec jugement, méchanceté, dénigrement. »        <br />
              <br />
       Le pire : le Démon Bloqueur empêche la « création d’amitié saine », qui est ce qui guide Romain dans la vie et lui donne du sens. Nous avons pu faire émerger ensemble, à travers de nombreuses anecdotes, que pour lui, quand la « création d’amitié saine » est là, les relations humaines sont vivantes. Il y a des intentions partagées d’écoute, de compréhension et de bienveillance, et « ça permet à chacun de se confier, de se livrer, de tomber les masques ». Ce qui « permet de se rendre compte qu’on est pareil, de se sentir compris, et pas jugé. Et ça fait un cercle vertueux ».        <br />
              <br />
       Hélas, comme en prônant l’évitement de tous contacts humains, et en questionnant la possibilité de la confiance dans la relation humaine, le Démon Bloqueur empêchait de vivre ce qui donne du sens à la vie pour Romain, une seule issue semblait possible : le suicide. En effet, si dans le monde il ne peut y avoir que du jugement, comment quitter son appartement sans être envahi par une peur panique, à l’idée de se jeter dans la fosse aux lions ? Mais sous la couette, au bout d’un moment il n’y a qu’un froid sidéral et un vide sans fond. C’est l’impasse, et la mort semble être la solution pour ne plus souffrir. « Son projet c’est de me faire abandonner. Il veut m’empêcher d’être moi-même et de vivre une vie normale. Alors que quand je résiste, je deviens moi, une autre personne que celle qu’il veut que je sois. »        <br />
       Mais aujourd’hui nous n’en sommes plus là, et Romain a le plaisir de m’annoncer...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-77-version-Papier_p170.html">Pour lire la suite ou vous abonner...</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DR JÉRÉMIE ROOS</b></div>
     <div>
      Médecin psychiatre, psychothérapeute et formateur en psychothérapies. Formé à l’hypnose, thérapies brèves, TLMR et thérapie narrative. Exerce en libéral à Aix-en-Provence.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241112-63675830.jpg?v=1753966334" alt="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapies-Breves-Approche-Centree-Solution-a-Paris_r3.html">Formation ACS Approche Centrée Solution au CHTIP</a>  <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapies-Breves-Approche-Centree-Solution_a21.html">COLLÈGE D’HYPNOSE ET THÉRAPIES INTÉGRATIVES DE</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapie-Breve-Approche-Centree-Solution-par-Sophie-TOURNOUER_a238.html">PARIS</a>, <a class="link" href="https://in-dolore.fr/formation-therapie-breve-orientee-solution-5-jours/">à l’Institut INDOLORE, à l’Institut HYPNOTIM.</a>. <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Sophie-TOURNOUER_a55.html">Elle est Membre de France EMDR IMO.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.fr/chemsex-approche-centree-solution/">Elle est formatrice entre autre sur l'Approche Centrée Solution dans le cadre du CHEMSEX.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sommaire du numéro 77 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241112-63674867.jpg?v=1753961250" alt="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      N°77 : Mai / Juin / Juillet 2025       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce numéro :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-empathie-et-la-compassion-comme-un-fil-d-or-du-soin-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a399.html">Editorial : « L’empathie et la compassion comme fil d’or du soin »  Julien Betbèze</a>       <br />
       8 / En couverture : Anne Dayot De sable et d’algues Sophie Cohen        <br />
       10 / Désamorcer les traumas et se replacer dans l’existence par la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR) Marine Manouvrier et Gérald Brassine        <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/CHEMSEX-Trauma-et-EMDR-IMO_a1480.html">Chemsex, trauma et EMDR-IMO . L’échelle de mesure « croire en moi » Sophie Tournouër</a>       <br />
       28 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Cotherapie-avec-Romain-faire-emerger-les-relations-secures-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a301.html">Cothérapie avec Romain Faire émerger les relations sécures Jérémie Roos </a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/La-voie-metaphorique-en-super-inter-vision-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a132.html">La voie métaphorique en « super-inter-vision ». Comment développer la créativité. des soignants Claire Conte-Rossin et Catherine Martin</a>       <br />
              <br />
       ESPACE DOULEUR DOUCEUR        <br />
              <br />
       46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/440-pr-g%C3%A9rard-ostermann-introduction-espace-douleur-douceur">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Empathie-et-compassion-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1770.html">Empathie et compassion Deux forces pour soigner autrement Olivier de Palézieux</a>       <br />
       61 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/441-interview-de-myl%C3%A8ne-blasco-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">INTERVIEW Mylène Blasco Propos recueillis par Gérard Ostermann</a>       <br />
              <br />
       68 / DOSSIER TOC        <br />
       70 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-societe-contemporaine-perfection-et-fabrique-des-TOC_a302.html">La société contemporaine : Perfection et fabrique des TOC Grégoire Vitry et Emmanuelle Gallin</a>       <br />
       82 / <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/peurs-et-anxi%C3%A9t%C3%A9/467-la-pens%C3%A9e-magique-dans-les-toc-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">La pensée magique dans les TOC Typologie des rituels magiques Claude Michel</a>       <br />
              <br />
       QUIPROQUO        <br />
       98 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Les-obsessions-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a133.html">Les obsessions S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
              <br />
       BONJOUR ET APRÈS...        <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Andre-et-son-ventre-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1771.html">André et son ventre Pour une séance plus qu’émouvante Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       LES CHAMPS DU POSSIBLE        <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Se-cogner-au-reel-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a247.html">Se cogner au réel Adrian Chaboche</a>         <br />
              <br />
       CULTURE MONDE        <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Dans-les-sanctuaires-du-SHINTO%CC%84-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a303.html">Dans les sanctuaires du shintō Bruno Bréchemier</a>       <br />
              <br />
       LIVRES EN BOUCHE        <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Comptes-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a248.html">J. Betbèze et S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       125 ESPACE FORMATIONS         <br />
              <br />
       Illustrations: Anne DAYOT        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Cotherapie-avec-Romain-faire-emerger-les-relations-secures-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a301.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Corinne ou l'importance du dialogue stratégique. La tâche thérapeutique des 30 minutes du pire.</title>
   <updated>2025-05-02T18:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Corinne-ou-l-importance-du-dialogue-strategique-La-tache-therapeutique-des-30-minutes-du-pire_a296.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/88205924-62477261.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-28T20:21:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Revue Hypnose et Thérapies Brèves 76. « Peurs-peurs-peurs »... tout un mécanisme de peurs dans lequel la patiente Corinne se débat. Peur de l’abandon, peur de la mort, de la dépression... et pour seule stratégie, s’infliger de la douleur pour calmer ces peurs. Un entretien basé sur « l’Expérience émotionnelle correctrice » a pour but d’inverser le mécanisme.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/88205924-62477261.jpg?v=1745860549" alt="Corinne ou l'importance du dialogue stratégique. La tâche thérapeutique des 30 minutes du pire." title="Corinne ou l'importance du dialogue stratégique. La tâche thérapeutique des 30 minutes du pire." />
     </div>
     <div>
      On a longtemps affirmé, ou plutôt, il m’a semblé souvent entendre, que dans le modèle de Thérapie stratégique, issu du MRI (Mental Research Institute) de Palo Alto, il fallait trouver le paradoxe préalable, ainsi que la Tentative de solution inefficace (qui se reproduit sans cesse face au même problème), puis de déjà la stopper dans un premier temps, et enfin de « confronter », d’« exposer », ou encore de « provoquer » le patient, en lui proposant parfois (mais pas systématiquement) une solution (ou tâche) paradoxale...        <br />
              <br />
       Le tout avec toujours beaucoup de bienveillance, comme aime à le souligner notre ami Yves Doutrelugne, grand expert de cette pratique. Nous avons tous en tête le jeune Erickson et son fameux « Veau » (que vous trouverez sans effort sur Internet, pour ceux qui souhaiteraient se rafraîchir la mémoire...), ainsi que bien d’autres analogies ou métaphores, que chaque formateur aime utiliser afin d’illustrer cette démarche. Démarche qui, si elle est effectivement implacable, n’en est cependant pas si simple à mettre en oeuvre, et nous en avons tous fait l’expérience, car s’il suffisait simplement de suivre et d’appliquer une « méthode » ou encore un « process », nous pourrions nous contenter de dire alors à ce patient, souffrant de troubles anxieux depuis des années : « Ecoutez-moi bien, mon cher Monsieur... il convient de stopper vos tentatives d’évitement, quelles qu’elles soient, et puis ensuite simplement de vous confronter à vos peurs... Et tout ira bien, le tour sera joué... Voilà tout... » CQFD. C’est facile...        <br />
              <br />
       On vient d’inventer « le fil à couper le beurre », comme le dirait mieux que moi Dominique Megglé. Dans l’exemple clinique dont je vais vous parler, la tâche thérapeutique des « 30 minutes du pire », bien connue, très largement documentée, et enseignée dans tous les bons instituts, repose surtout et avant tout sur un « Dialogue stratégique » qui va conditionner la disponibilité du patient à exécuter cette tâche... Comme vous le constaterez, cette « conversation en entonnoir » va bien au-delà d’une simple discussion, il s’agit d’une communication hypnotique sans transe formelle. Cette conversation provoque une activation cognitive qui induit une « Expérience émotionnelle correctrice ». Et c’est bien cette expérience « incarnée » (qui se passe avant tout dans le corps) qui va amener, ici, la patiente à accepter cette tâche thérapeutique comme étant la seule alternative possible à l’issue de l’entretien.        <br />
              <br />
       Comme nous l’a redit Giorgio Nardone, lors de sa venue à Nantes en septembre dernier : « Ne vous y trompez pas, cette conversation qui amène le patient à ressentir cette Expérience émotionnelle correctrice est une induction hypnotique. » Cet entretien, comme vous le constaterez, est ponctué de nombreuses pauses (« ... »), que vous pourrez également respecter en le lisant. Ces pauses, comme le disait Alain Vallée, sont parfois essentielles à la fluidité du discours et permettent bien souvent aux phrases de rentrer dans le corps... Tout en donnant au thérapeute le temps de réfléchir... La patiente s’appelle Corinne, elle a 66 ans, et je la rencontre pour la première fois.       <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Qu’est-ce qui vous amène ?       <br />
       - Corinne : Quand j’ai pris rendez-vous c’était pour une autre raison, mais maintenant je ne sais plus trop… Depuis quatre semaines, je suis rentrée de vacances et j’ai pris la décision de rompre d’avec mon compagnon. Il est plus âgé que moi de dix ans, ça fait sept ans qu’on est ensemble, et ça ne va plus depuis déjà trop longtemps… Et là j’ai pris la décision de me séparer, je lui ai dit qu’on devait faire une pause, mais je sais bien que c’est fini pour moi... Et je ne sais pas comment je vais m’en sortir.       <br />
       - Th. : OK... Vous me dites que vous avez pris rendez-vous pour un problème, et que depuis, il y a eu quatre semaines… Et que depuis vous avez pris la décision de rompre… Et que depuis vous savez plus trop, ni surtout comment vous allez vous en sortir... C’est bien ça ?       <br />
       - Corinne : Oui…       <br />
       - Th. : Et dans la situation de maintenant, pour vous, le problème… celui qui une fois réglé vous rapporterait le plus… sans pour autant oublier les autres… Pour vous, là, maintenant… ça serait quoi ?…       <br />
       - Corinne : Je crois que c’est ça, cette rupture… Et en même temps que c’est en lien avec mes problèmes d’avant.       <br />
       - Th. : OK… Et ça vous ennuie si je vous demande “c’est quoi” vos problèmes d’avant ?       <br />
       - Corinne : C’est ma peur de la mort, et aussi et surtout la peur d’être abandonnée.       <br />
       - Th. : Et vous pouvez m’en dire un peu plus sur ce que c’est… chez vous… la peur de la mort, la peur de l’abandon... et peut-être d’autres peurs, que vous avez encore ?       <br />
       - Corinne : Oh, oui. J’en ai plein d’autres vous savez… Je sais même pas si on aura assez de temps aujourd’hui pour que je vous parle de tout ça.       <br />
       - Th. : Ah bon ? C’est autant que ça ? Vous savez moi j’ai appris à être très patient avec mon métier… Récemment j’ai soigné un patient qui était venu avec un carnet, dans lequel il avait répertorié 43 situations… Oui… 43 situations, toutes concrètes, toutes valides. Et vous savez… aujourd’hui il parvient de nouveau à sortir de chez lui progressivement… Et il recommence à faire face… petit à petit… sans forcément que ça marche à chaque fois… A tout un tas de situations auxquelles il n’imaginait pas, auparavant, être en mesure de se confronter de nouveau… Et ça semble déjà être beaucoup plus satisfaisant pour lui…       <br />
       - Corinne : Oui, vous savez, ça fait depuis l’âge de 15 ans que je vis avec toutes ces peurs. La raison je la connais bien, et c’est pour ça que j’ai jamais consulté jusque-là. Mon père, ou plutôt celui que je croyais être mon père, ce n’était pas mon vrai père... Et je l’ai appris comme ça, là, à l’âge de 15 ans... Et alors vous savez, ça n’a pas été facile de vivre avec ça, je me suis ensuite mariée, j’ai eu des enfants, mais j’ai toujours eu plein de peurs qui se sont développées à partir de ce moment. Tout un tas de peurs que j’avais pas avant… Peur que mon mari me quitte, peur de mourir, peur de me retrouver seule... Celle-là je crois que c’est la pire… Peur pour mes enfants… Et alors plus tard, j’ai essayé de retrouver mon géniteur, et ça n’a pas bien fonctionné… Il m’a répondu, mais il m’a dit que je ne faisais partie de sa vie que “virtuellement”… Virtuellement… Vous vous rendez compte, alors que moi je suis bien réelle… Mes parents eux n’ont pas compris ma démarche, ils m’ont même trouvée idiote de faire ça… Et mon père d’adoption, celui que j’ai toujours appelé “papa”… lui… il m’en a même voulu…       <br />
       - Th. : OK… Et vous me dites que d’avoir retrouvé votre géniteur et tout ça… Sur vos mécanismes de peur… ça n’a tout simplement pas fonctionné… C’est ça ?       <br />
       - Corinne : Oui, c’est ça...       <br />
       - Th. : Comme si parfois on cherchait dans le passé une solution au problème de maintenant. Et que ça ne marche pas ?       <br />
       - Corinne : Oui, effectivement...       <br />
       - Th. : Et vous avez raison… Ça ne marche pas… Et si vous me le permettez, je vous poserais même encore une autre question ?...       <br />
       - Corinne : Oui, bien sûr. Allez-y...       <br />
       - Th. : Et si… avoir retrouvé votre géniteur… et toutes les conséquences que ça a pu avoir sur vous, sur vos parents, etc... ça pouvait avoir eu un tout petit impact sur votre problème… sur vos peurs… Pour vous, cet impact… ça a été mieux ou ça a été pire ?…       <br />
       - Corinne : Pire, bien sûr…       <br />
       - Th. : Et pendant tout ce temps, pendant toutes ces années, quand toutes ces peurs revenaient, et je vous crois qu’il peut y en avoir eu beaucoup… Comment est-ce qu’elle faisait cette personne, pour en atténuer le signal ?       <br />
       - Corinne : Ça va paraître idiot ce que je vais vous dire... mais je me suis toujours servi de la douleur…       <br />
       - Th. : De la douleur ?       <br />
       - Corinne : Oui… Un jour j’ai découvert que quand je me faisais mal… ça calmait ma peur… Un peu comme un “contre-feu”…       <br />
       - Th. : Et je peux vous demander comment vous procédez ?       <br />
       - Corinne : Oh, rien de bien compliqué… Je me cogne la tête… comme ça… en arrière… Pour que ça se voit pas trop… ça peut arriver quelquefois que je me fasse des marques, alors je le fais vers l‘arrière…       <br />
       - Th. : OK… Alors ce que vous me dites… si je comprends bien, c’est que pendant toutes ces années, et pendant tout ce temps, le moyen que vous, vous avez mis stratégiquement en place, à chaque fois que vous faites… Ça vous va si on appelle ça des crises ?       <br />
       - Corinne : Oui…       <br />
       - Th. : Comme des “attaques de panique” peutêtre ?       <br />
       - Corinne : Oui, c’est tout à fait ça.       <br />
       - Th. : Alors, si je comprends bien, le moyen stratégique, chaque fois que vous faites ces crises, ces attaques de panique… Eh bien vous vous faites mal… Comme ça (avec la gestuelle), en vous cognant la tête en arrière ?       <br />
       - Corinne : Oui, c‘est ça…       <br />
       - Th. : Une fois ? Plusieurs fois ?       <br />
       - Corinne : Très souvent plusieurs fois… Une bonne dizaine de fois au moins la plupart du temps…       <br />
       - Th. : OK… Merci pour ces précisions… Et que ça… se cogner jusqu’à dix fois la tête en arrière… Eh bien ça casse la crise et qu’ensuite la plupart du temps vous reprenez le cours de votre journée ? Ou de votre nuit ?…       <br />
       - Corinne : Oui, c’est ça… Sauf que ça n’a pas été tout le temps autant présent dans ma vie…       <br />
       - Th. : OK… Et là avant de m’appeler, c’était comment ?       <br />
       - Corinne : Vous savez, depuis que je suis avec Henry, c’est beaucoup moins, peut-être une fois par semaine, ou trois-quatre fois par mois…       <br />
       - Th. : OK... Mais là vous avez peur que ça soit beaucoup plus…       <br />
       - Corinne : Oh oui... Et ça… ça me terrorise…       <br />
       - Th. : OK… Je comprends mieux maintenant en quoi c’est si important pour vous de venir me voir là… en ce moment… alors que vous avez pris la décision de rompre avec Henry… Et que ça vous fait craindre de nouveau de refaire encore plus de crises, et tout et tout…       <br />
       - Corinne : Oui, c’est tout à fait ça… En plus j’ai déjà assez transmis ces angoisses à ma fille, et maintenant je m’occupe souvent des mes deux petits-fils, je ne voudrais pas leur montrer ce spectacle.       <br />
       - Th. : Et vous avez bien raison évidemment… Et je ne sais pas pourquoi, mais tout ça… ça me fait penser, vous savez… à ces jeunes adolescentes qui mettent des sweat-shirts à manches longues en plein été, vous savez… Juste pour masquer leurs avant-bras… plein de traces comme ça (gestuelle de scarification...).       <br />
       - Corinne : Oui... J’en ai entendu parler…       <br />
       - Th. : Parfois c’est aussi juste comme ça (gestuelle de “claquage”), elles font des trucs avec des élastiques qu’elles se “claquent” tout le temps sur leurs poignets, ou même parfois elles vont jusqu’à se faire de plus grosses entailles avec des compas, ou des rasoirs... Elles ont 13- 14-15 ans… Et au moment où c’est vraiment pas facile d’avoir cet âge de nos jours, tout simplement… Alors elles vivent une période de leur vie où juste… elles ressentent de la peur, ou même un peu de tristesse… Alors elles ne comprennent pas… Et parfois leur entourage et les docteurs eux-mêmes ne comprennent pas… Alors elles se disent : “chuis nulle, je devrais pas ressentir ça”... Et elles trouvent un petit moyen, souvent comme ça, par hasard un jour, ou parce qu’une copine leur a montré, de diminuer cette peur ou cette tristesse quand elle arrive… Alors elles se mettent à le faire, à le faire… Au début ça les soulage, mais plus elles le font, et plus elles se disent que c’est nul de faire ça… Et ça... de votre point de vue… ça a quel effet sur la peur ou la tristesse ?…       <br />
       - Corinne : Ça ne fait que les amplifier…       <br />
       - Th. : Tout a fait… Et si je comprends bien… et vous me corrigez si je me trompe… vous... pour qui jusque-là c’était à peu près acceptable, avec trois-quatre crises de panique par mois, vous avez peur... Et à juste titre, que votre situation de maintenant, et vous savez de quoi vous parlez, elle convoque de nouveau toutes ces peurs : abandon, mort, séparation, etc. Et que vous n’allez pas arrêter de vous mutiler si on ne vous aide pas à faire autrement ?…       <br />
       - Corinne : Je sais pas comment le dire plus juste…       <br />
       - Th. : Et s’il y avait un moyen de faire différemment ?… De faire autrement ?… Qu’avec la douleur... La douleur comme un “contrefeu”… la douleur comme un évitement ?… Ça vous dirait d’essayer ?… Vous seriez prête ?… Prête à avancer, vous aussi… Doucement, progressivement, sans que ça soit efficace à chaque fois au début, et à obtenir quelque chose de déjà plus digne, de plus satisfaisant ?…       <br />
       - Corinne : Oui, je veux bien... Je crois que je suis prête maintenant…       <br />
       - Th. : OK… Et ça vous ennuie si on commence dès aujourd’hui ?       <br />
       - Corinne : Non… On peut y aller… »       <br />
       - Th. : « OK… Alors comme ça, juste pour commencer… Bien sûr on pourra vraisemblablement pas faire l’inventaire de tout et il y a sûrement des choses qu’on va oublier… Mais déjà en deux-trois points, est-ce que vous pouvez me parler là… maintenant… des choses qui vous terrorisent le plus…       <br />
       - Corinne : Déjà, c’est la mort…       <br />
       - Th. : La mort pour vous ou la mort des autres ?...       <br />
       - Corinne : Je peux commencer par vous dire que j’ai très peur pour moi. Peur du néant, de la décomposition, de la pourriture, de ce qu’on devient après… Et aussi qu’est-ce qu’on a été avant… C’est vrai quoi… on sait qu’on va tous y passer, ça on le sait, on peut rien y faire… Et pourtant... Ça me hante quand j’y pense… Et quand ça vient… j’arrive pas à penser à autre chose…       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-76-version-Papier_p168.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Thierry PICCOLI</b></div>
     <div>
      Médecin omnipraticien depuis 1998, formé aux thérapies brèves et à l’hypnose (ARePTA, EDP, Gema...). Exerce à côté de Nancy en libéral ainsi qu’en institution. Intervient également dans des ateliers d’intervisions sur cas cliniques, au sein de son CMP, et dans un groupe de pairs nancéien.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°76 version Papier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/88205924-62477290.jpg?v=1745860482" alt="Corinne ou l'importance du dialogue stratégique. La tâche thérapeutique des 30 minutes du pire." title="Corinne ou l'importance du dialogue stratégique. La tâche thérapeutique des 30 minutes du pire." />
     </div>
     <div>
      N°76 : Fév. / Mars / Avril 2025       <br />
              <br />
       <b>Effet placebo, dialogue stratégique.       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-temps-passe-se-fige-et-s-ouvre-dans-le-mouvement-de-la-vie_a394.html">Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°76 :</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/184-le-couteau-suisse-de-macgyver-et-l-effet-placebo-dr-dominique-meggle-revue-hypnose-et-therapies-breves-76">Dominique Megglé est parti quelques jours en mission avec MacGyver pour trouver le secret de la thérapie réussie. Cet article concerne tous les bricoleurs avisés, adeptes du couteau suisse de la relation humaine. Dominique est revenu de sa mission avec une grande découverte : le placebo. Comment faire pour retrouver cette piste ? Il nous suggère d’accepter d’être « démuni, pauvre, à sec, sans idée », pour pouvoir bricoler « comme un cheval adroit ou un chien de chasse rusé ». La technique pour la technique, voilà le piège.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Corinne-ou-l-importance-du-dialogue-strategique-La-tache-therapeutique-des-30-minutes-du-pire_a296.html">Thierry Piccoli nous décrit l’importance du dialogue stratégique pour rejoindre l’autre dans son monde de peur et préparer l’engagement dans la tâche thérapeutique afin de bloquer les tentatives de solution. A travers la situation de Corinne, prisonnière d’attaques de panique, il nous montre avec précision comment ce dialogue recadre la situation en permettant une expérience émotionnelle correctrice.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Souffrance-et-creativite-Blandine-ROSSI-BOUCHET-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a112.html">Nous faire découvrir Milton Erickson comme un patient est le challenge que nous offre Blandine Rossi-Bouchet. Cet article original nous amène à percevoir Milton Erickson du côté de ses symptômes (séquelles de dyslexie, aphasie, dysarthrie, douleurs récurrentes), et à découvrir comment ces épreuves l’ont conduit à développer sa créativité et sa résilience.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/douleur/douleur/466-introduction-espace-douleur-douceur-de-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-76">Vous lirez dans l’« Espace Douleur Douceur » l’introduction de Gérard Ostermann qui nous présente trois articles :</a> <a class="link" href="https://in-dolore.fr/2025/04/29/hypnose-integrative-et-cancer-du-sein/">celui de Marc Galy nous montre, avec la situation d’une jeune femme présentant un cancer du sein, comment remettre en mouvement les processus d’anticipation à partir de la présence partagée.</a>   <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Scoliose-et-hypnose_a111.html">Rachel Rey aborde l’intérêt de l’hypnose en préopératoire chez les enfants atteints de scoliose.</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-et-reeducation-de-la-main_a300.html">Maud-Roxane Delatte nous offre une belle expérience concernant l’hypnose et la rééducation de la main en post-opératoire.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Traitement-du-trauma-chez-le-sujet-age-Sophie-RICHET-JACOB-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a251.html">Le dossier thématique est centré sur la gériatrie. Sophie Richet-Jacob nous présente trois cas cliniques concernant le traitement du trauma chez le sujet âgé : deux sont en lien avec la guerre, le troisième cas est en lien avec des violences conjugales et tentative d’assassinat. Elle évoque la méthode de l’Haptic Gamma Embodiement (HGE) pour préparer le travail sur les mouvements alternatifs et les changements de scénarios, avec utilisation éventuelle de Playmobils.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Hypnose-et-troubles-neurocognitifs_a193.html">Marie Floccia et Geneviève Perennou nous montrent l’importance de l’hypnose pour accompagner les personnes atteintes de troubles neurocognitifs et leurs aidants. Elles illustrent leur propos avec le cas de Madame Jeanne, 84 ans. Cet article montre les spécificités de la transe chez les personnes âgées et l’importance de retrouver l’estime de soi à travers des expériences de fierté.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-et-therapie-systemique-en-soins-palliatifs_a395.html">Serge Sirvain et Guillaume Belouriez utilisent l’hypnose dans une lecture systémique pour améliorer la qualité de vie des patients en soins palliatifs. Avec deux situations cliniques, les auteurs illustrent l’intérêt de ce lien épistémologique pour pouvoir répondre de manière éthique à ces situations complexes.</a>       <br />
              <br />
       <b>Les rubriques :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Le-temps-qui-passe-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a131.html">Enfin, vous retrouvrerez vos rubriques préférées de Stefano Colombo et Muhuc sur le temps qui passe,</a> <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Jeanne-psychologue-et-sa-peur-de-tomber-dans-un-abime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a1734.html">de Sophie Cohen sur la peur de tomber dans l’abîme,</a> <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Bouges-vous--Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a156.html">d’Adrian Chaboche sur le mouvement pour retrouver la vie,</a> <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-Koteba-therapeutique-au-Mali-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a297.html">et de Sylvie Le Pelletier-Beaufond qui nous emmène au Mali pour découvrir le kotéba, thérapie inspirée du théâtre traditionnel.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Comptes-rendus-du-Dr-Julien-BETBEZE-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a246.html">Livres en bouche</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.carolineberthet.fr/">Illustrations de Caroline Berthet</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Corinne-ou-l-importance-du-dialogue-strategique-La-tache-therapeutique-des-30-minutes-du-pire_a296.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Kotéba thérapeutique au Mali. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 76.</title>
   <updated>2025-05-02T18:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Le-Koteba-therapeutique-au-Mali-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a297.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/88206912-62477932.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-28T20:20:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/88206912-62477932.jpg?v=1745864307" alt="Le Kotéba thérapeutique au Mali. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 76." title="Le Kotéba thérapeutique au Mali. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 76." />
     </div>
     <div>
      Une troupe de théâtre vient, sur la « Colline du savoir », à la rencontre d’un ou plusieurs patients hospitalisés, expliquent un psychiatre et un comédien engagés depuis des années dans une démarche thérapeutique singulière au Mali. Acteurs, chanteurs et musiciens se rassemblent autour de malades, accompagnés parfois de soignants, dans un lieu protégé, au sein de la section psychiatrique de l’hôpital de Bamako.        <br />
              <br />
       Dans une écoute qui est autre, usant avec douceur de chants et de proverbes, ils préparent une représentation qui sera jouée plus tard, à ciel ouvert, au centre de la structure hospitalière constituée en « village psychiatrique », sur une large place centrale bordée de différentes salles de consultation. Le kotéba thérapeutique, tel est le nom de cette approche, mettra en scène ainsi, au moyen de petites pièces chantées et jouées, de mimes, de saynètes comiques et burlesques, de déclamations parfois appuyées de proverbes connus ou encore de devinettes, les difficultés d’un patient telles qu’exprimées par celui-ci. Dans l’intimité du lieu, les malades racontent en effet parfois aux comédiens ce qu’ils ne disent pas aux médecins ou à leur famille, ou ce qu’il est impossible de dire dans la société.        <br />
              <br />
       Ainsi sont dévoilés problèmes relationnels, souffrances, possession, jalousie, abandon, malédiction ou mise à l’écart de la société... Les comédiens définissent alors les thèmes et les grandes lignes de ce qui sera joué sur la place centrale, sans décor et avec des accessoires rudimentaires. Rompus à cet exercice, ils utilisent, avec les médecins, les différentes étapes de ce théâtre pour entraîner le patient, sa famille et les soignants dans le jeu de scène. A l’appel du tambour annonçant l’imminence de la représentation, malades, personnels de soin, familles, visiteurs de l’hôpital approchent, certains se mettent à danser. Tous ceux qui le souhaitent assistent à ce jeu et peuvent y participer à leur guise. Les comédiens endossent certains rôles au sein de ce spectacle aux contours déterminés à l’avance qui laissent cependant la place à l’improvisation. Ces rôles sont récurrents et emblématiques : chef du village, resituant ainsi le patient dans un contexte défini, adjoint au chef du village, femme du chef de village et, selon les situations, mari volage, ivrogne, marabout, mère abandonnant ses enfants, sorcier, voleur... Le théâtre s’intéresse au présent.        <br />
              <br />
       Dans une situation au départ banale, les comédiens introduisent le problème apporté par le patient. Celui-ci participe à la scène, il joue, il danse, son corps est pris dans des relations presque oubliées par les gestes qui se déploient et par des contacts physiques inhérents au théâtre ; écouté, il occupe un autre rôle, se repositionne dans le tissu relationnel en jeu ; stimulé par les interactions qui se déploient, il trouve des solutions aux difficultés jouées grâce à ce qui est proposé dans la représentation, à quelques mimes ou proverbes énoncés. Il est encore porté par les réactions du public qui devient cothérapeute, au même titre que le sont les comédiens, les malades qui se joignent à la pièce spontanément, les équipes de soin ou les familles présentes. Et surtout on rit de ces saynètes au ressort comique, de ces farces parfois grotesques.        <br />
              <br />
       Cette approche, mise en place il y a une cinquantaine d’années dans l’hôpital, prend en charge les patients qui étaient délaissés, isolés dans leur pathologie. Elle est inspirée du théâtre traditionnel profane du même nom, le kotéba, joué il y a encore quelque temps dans les villages et dont l’origine se situe dans le Pays bambara. Ce théâtre, représenté au moins une fois par an, avait pour particularité, selon les spécialistes, de réguler les tensions et de renforcer la cohésion sociale au sein des communautés.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-76-version-Papier_p168.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND</b></div>
     <div>
      Médecin-psychothérapeute depuis 1991, hypnothérapeute, thérapeute systémique de famille et de couple, à Paris en libéral. Formatrice, elle reçoit des professionnels en supervision. Formée à l’Institut Milton Erickson de Paris et par Mony Elkaïm, sa pratique clinique s’inspire de la pensée de François Roustang. Membre de la Société française de Thérapie familiale. Anthropologue des religions et diplômée de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°76 version Papier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/88206912-62477949.jpg?v=1745864364" alt="Le Kotéba thérapeutique au Mali. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 76." title="Le Kotéba thérapeutique au Mali. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 76." />
     </div>
     <div>
      N°76 : Fév. / Mars / Avril 2025       <br />
              <br />
       <b>Effet placebo, dialogue stratégique.       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-temps-passe-se-fige-et-s-ouvre-dans-le-mouvement-de-la-vie_a394.html">Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°76 :</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/184-le-couteau-suisse-de-macgyver-et-l-effet-placebo-dr-dominique-meggle-revue-hypnose-et-therapies-breves-76">Dominique Megglé est parti quelques jours en mission avec MacGyver pour trouver le secret de la thérapie réussie. Cet article concerne tous les bricoleurs avisés, adeptes du couteau suisse de la relation humaine. Dominique est revenu de sa mission avec une grande découverte : le placebo. Comment faire pour retrouver cette piste ? Il nous suggère d’accepter d’être « démuni, pauvre, à sec, sans idée », pour pouvoir bricoler « comme un cheval adroit ou un chien de chasse rusé ». La technique pour la technique, voilà le piège.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Corinne-ou-l-importance-du-dialogue-strategique-La-tache-therapeutique-des-30-minutes-du-pire_a296.html">Thierry Piccoli nous décrit l’importance du dialogue stratégique pour rejoindre l’autre dans son monde de peur et préparer l’engagement dans la tâche thérapeutique afin de bloquer les tentatives de solution. A travers la situation de Corinne, prisonnière d’attaques de panique, il nous montre avec précision comment ce dialogue recadre la situation en permettant une expérience émotionnelle correctrice.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Souffrance-et-creativite-Blandine-ROSSI-BOUCHET-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a112.html">Nous faire découvrir Milton Erickson comme un patient est le challenge que nous offre Blandine Rossi-Bouchet. Cet article original nous amène à percevoir Milton Erickson du côté de ses symptômes (séquelles de dyslexie, aphasie, dysarthrie, douleurs récurrentes), et à découvrir comment ces épreuves l’ont conduit à développer sa créativité et sa résilience.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/douleur/douleur/466-introduction-espace-douleur-douceur-de-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-76">Vous lirez dans l’« Espace Douleur Douceur » l’introduction de Gérard Ostermann qui nous présente trois articles :</a> <a class="link" href="https://in-dolore.fr/2025/04/29/hypnose-integrative-et-cancer-du-sein/">celui de Marc Galy nous montre, avec la situation d’une jeune femme présentant un cancer du sein, comment remettre en mouvement les processus d’anticipation à partir de la présence partagée.</a>   <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Scoliose-et-hypnose_a111.html">Rachel Rey aborde l’intérêt de l’hypnose en préopératoire chez les enfants atteints de scoliose.</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-et-reeducation-de-la-main_a300.html">Maud-Roxane Delatte nous offre une belle expérience concernant l’hypnose et la rééducation de la main en post-opératoire.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Traitement-du-trauma-chez-le-sujet-age-Sophie-RICHET-JACOB-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a251.html">Le dossier thématique est centré sur la gériatrie. Sophie Richet-Jacob nous présente trois cas cliniques concernant le traitement du trauma chez le sujet âgé : deux sont en lien avec la guerre, le troisième cas est en lien avec des violences conjugales et tentative d’assassinat. Elle évoque la méthode de l’Haptic Gamma Embodiement (HGE) pour préparer le travail sur les mouvements alternatifs et les changements de scénarios, avec utilisation éventuelle de Playmobils.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Hypnose-et-troubles-neurocognitifs_a193.html">Marie Floccia et Geneviève Perennou nous montrent l’importance de l’hypnose pour accompagner les personnes atteintes de troubles neurocognitifs et leurs aidants. Elles illustrent leur propos avec le cas de Madame Jeanne, 84 ans. Cet article montre les spécificités de la transe chez les personnes âgées et l’importance de retrouver l’estime de soi à travers des expériences de fierté.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-et-therapie-systemique-en-soins-palliatifs_a395.html">Serge Sirvain et Guillaume Belouriez utilisent l’hypnose dans une lecture systémique pour améliorer la qualité de vie des patients en soins palliatifs. Avec deux situations cliniques, les auteurs illustrent l’intérêt de ce lien épistémologique pour pouvoir répondre de manière éthique à ces situations complexes.</a>       <br />
              <br />
       <b>Les rubriques :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Le-temps-qui-passe-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a131.html">Enfin, vous retrouvrerez vos rubriques préférées de Stefano Colombo et Muhuc sur le temps qui passe,</a> <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Jeanne-psychologue-et-sa-peur-de-tomber-dans-un-abime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a1734.html">de Sophie Cohen sur la peur de tomber dans l’abîme,</a> <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Bouges-vous--Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a156.html">d’Adrian Chaboche sur le mouvement pour retrouver la vie,</a> <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-Koteba-therapeutique-au-Mali-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a297.html">et de Sylvie Le Pelletier-Beaufond qui nous emmène au Mali pour découvrir le kotéba, thérapie inspirée du théâtre traditionnel.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Comptes-rendus-du-Dr-Julien-BETBEZE-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a246.html">Livres en bouche</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.carolineberthet.fr/">Illustrations de Caroline Berthet</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-Koteba-therapeutique-au-Mali-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-76_a297.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La relation au coeur de la psychothérapie.</title>
   <updated>2025-04-19T20:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/La-relation-au-coeur-de-la-psychotherapie_a293.html</id>
   <category term="Psy du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/87960880-62325474.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-16T22:13:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
APPORT DU QUESTIONNEMENT DE REMEMBERING. Charlotte THOUVENOT pour la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 74. Conversations en échafaudage et carte du remembering sont décrites dans ce texte comme des atouts pour redonner sens à l’existence de personnes en souffrance. En se construisant une autonomie relationnelle, elles peuvent sortir de la dépendance aux autres et du monde de la maladie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/87960880-62325474.jpg?v=1744833962" alt="La relation au coeur de la psychothérapie." title="La relation au coeur de la psychothérapie." />
     </div>
     <div>
      « Toute la psychopathologie peut être pensée comme l’expression de cette contradiction : soit il y a une relation et pas d’autonomie, et nous sommes dans le monde de la maltraitance, le sujet étant réduit à un objet, soit nous sommes dans un monde où l’autonomie est pensée sans relation possible, et nous avons le monde abandonnique ».       <br />
              <br />
       La carte du remembering permet de travailler les relations en psychothérapie et contribue à la construction de l’autonomie relationnelle du patient, autonomie relationnelle qui lui permettra de sortir du monde de la pathologie. La carte du remembering, ou conversation de regroupement, est issue des pratiques narratives de Michael White. Ces cartes permettent, lorsque la personne est en souffrance, de déployer le discours pour redonner du sens à des parties de vie inexplorées par la personne. Ces parties de vie sont inexplorées car elles tombent à côté des croyances de la personne qu’elle a sur le monde ou sur elle-même. Une fois la lumière mise sur ces parties de vie inexplorées, alors la personne va pouvoir reprendre de l’initiative dans sa vie, et être l’auteur de sa vie.        <br />
              <br />
       <b>CAS CLINIQUE 1        <br />
       </b>       <br />
       Une femme de 25 ans, diagnostiquée schizophrène il y a dix ans, vient consulter parce qu’elle pense que tout le monde lui veut du mal (pensées paranoïaques qu’elle critique), ce qui entraîne de l’agressivité verbale avec les autres alors qu’elle sent avoir besoin de relations pour se sentir en sécurité. Elle souhaite réussir à être mieux en relation, plus sereine. Sa pathologie est bien équilibrée, elle a conscience et une bonne connaissance des difficultés liées à la schizophrénie, elle a un poste aménagé au travail.       <br />
       - Thérapeute (a) : « Avez-vous récemment quelqu’un dans votre entourage personnel ou professionnel qui vous a aidée spontanément ?       <br />
       - Patiente : Oui, j’ai une collègue, lorsque j’ai changé de poste.       <br />
       - Th. : Pouvez-vous m’en dire plus sur la manière dont elle vous a aidée ?       <br />
       - P. : Elle a pris pas mal de temps à m’expliquer, à répéter et elle revenait même me voir pour savoir si j’arrivais bien.       <br />
       - Th. (b) : Est-ce qu’elle aide tout le monde de la même manière ?       <br />
       - P. : C’est vrai qu’elle aime bien aider, mais certaines personnes elle leur apprend et ne retourne pas les voir. Elle passe même moins de temps. C’est vrai, elle m’a aidée différemment.       <br />
       - Th. : A votre avis, qu’est-ce qu’elle a vu en vous qui a fait cette différence ?       <br />
       - P. : En fait elle vient souvent vers moi, depuis le midi nous avons de plus en plus mangé ensemble et elle m’a dit qu’elle appréciait mon caractère, que j’étais drôle, que je la fais souvent rire et ça la détend.       <br />
       - Th. (c) : Et à votre avis, qu’est-ce que cela lui a fait que vous acceptiez son aide ainsi, ses moments où elle vient vers vous ?       <br />
       - P. : Ça lui fait plaisir.       <br />
       - Th. (d) : Vous pensez que ça renforce certaines choses auxquelles elle porte de la valeur dans sa vie ?       <br />
       - P. : Oui, la solidarité. Elle m’a déjà raconté que c’était important pour elle de se soutenir les uns les autres, de soutenir les personnes qu’on apprécie, parce que ça permet de traverser les difficultés plus facilement. Elle sait de quoi elle parle car elle en a traversé des difficultés. »        <br />
              <br />
       <b>DESCRIPTION DES CONVERSATIONS EN ÉCHAFAUDAGE ET REMEMBERING       <br />
       </b>       <br />
       Dans son livre Cartes des pratiques narratives, Michael White décrit « les conversations en échafaudage » qui, à mon sens, constituent la toile de fond de chaque carte narrative. C’est cette manière de questionner qui va permettre de dégager les intentions et les valeurs de la personne, c’est-à-dire qui est la personne à partir de ce qu’elle vit et comment elle le vit. Michael White distingue cinq niveaux qu’il gradue du plus bas (niveau 1) au plus haut (niveau 5) niveau de distanciation. Le mot « distanciation » est à prendre au sens d’abstraction, de capacités métacognitives, associatives et d’imagination (capacités à se projeter dans le futur). Avoir les informations du niveau inférieur est nécessaire pour faciliter cette distanciation et permettre d’accéder à l’implicite, à ce qui est latent, dans l’événement et qui est mis en lumière lors de l’entretien, d’où le terme d’« échafaudage ». L’obtention d’une description riche et fine d’un événement permet de sortir des discours naturalistes et familiers pour favoriser l’attribution de nouvelle(s) signification(s) à l’événement (bas niveau de distanciation, niveau 1). De ces nouvelles significations pourront émaner d’autres événements spécifiques qui seront en lien avec le premier, il sera donc possible de les catégoriser en fonction de leurs caractéristiques communes ou divergentes (niveau moyen de distanciation, niveau 2).        <br />
              <br />
       Ce tissage d’événements réalisé à partir des similitudes et des différences permettra une prise de conscience globale qui a un sens spécifique et incarné pour la personne du fait des questions précédentes (niveau moyen-haut de distanciation, niveau 3). C’est de cette prise de conscience que la personne va pouvoir déduire des conclusions identitaires qui lui conviennent et se raconter une histoire qu’il préfère (haut niveau de distanciation, niveau 4), pour enfin élaborer des manières d’agir en accord avec cette histoire préférée (très haut niveau de distanciation, niveau 5). Michael White a été inspiré par le travail de Lev Vygotski, dans le sens où, par cette construction en échafaudage des conversations, le thérapeute amène peu à peu le patient à faire de nouveaux apprentissages.        <br />
              <br />
       Ce que Lev Vygotski nomme la « la zone proximale de développement ». Nous allons plus particulièrement nous intéresser à la carte du remembering, au regard de cette construction en échafaudage, pour focaliser sur ce que la composante relationnelle peut nous apporter en psychothérapie. Les quatre étapes de la carte du remembering à propos d’une personne ressource (PR) se composent ainsi : a. les actions de la PR dans la vie du patient, comment PR contribue/a contribué à la vie du patient ; b. ce que PR reconnaît de l’identité du patient pour agir ainsi ; c. comment le patient a agi face à cette(ces) contribution(s) de la PR dans sa vie ; d. quel aspect de l’identité de la PR cela vien-til renforcer.        <br />
              <br />
       <b>RECOUPEMENT THÉORIE ET PRATIQUE       <br />
       </b>       <br />
       Nous voyons que les deux premières questions (« avez-vous récemment quelqu’un dans votre entourage personnel ou professionnel qui vous a aidée spontanément ? » et « pouvez- vous m’en dire plus sur la manière dont elle vous a aidée ? ») permettent d’avoir une description du contexte (qui pourrait encore être plus détaillé), ce qui correspond au niveau 1 de l’« échafaudage ». La question « est-ce qu’elle aide tout le monde de la même manière ? » permet d’ouvrir une nouvelle signification. Elle est discriminante (discrimine comment PR agit avec la patiente vs les autres) et essentielle pour que ce soit une relation particulière (niveau 2).        <br />
              <br />
       La question amène même spontanément à d’autres événements, et si cela n’avait pas été le cas alors des questions auraient pu être posées pour apporter plus de consistance à cette relation particulière (également niveau 2). De cela la patiente va pouvoir prendre conscience de pourquoi cette personne agit de la sorte et l’attribution n’est pas naturaliste –parce qu’elle gentille – mais intentionnelle – parce qu’elle reconnaît et apprécie quelque chose en moi (niveau 3, étapes a et b du remembering). Des détours pourraient être faits pour explorer d’autres horizons : quand cette identité préférée s’exprime- t-elle ? est-ce que d’autres personnes reconnaissent cette identité qui lui est préférée ? a-t-elle des histoires à nous raconter lorsque cette identité préférée s’exprime et ce qu’elle ressent, ce que cela rend possible ? (niveau 4), pour ensuite questionner ce que cela rend possible dans le futur d’être connectée à cette identité préférée (niveau 5).        <br />
              <br />
       Revenons à la carte du remembering car la suite (c) est très importante pour que la patiente puisse ressentir la réciprocité des relations. En effet, elle n’est pas qu’une personne qui reçoit un service mais une personne qui contribue à la vie de la PR, dans le sens où accepter ce service permet à la PR de continuer à se définir. C’est accéder à une nouvelle signification (retour au niveau 2) qui va être épaissie lors de la dernière étape de la carte du remembering (d). Suite de l’entretien...       <br />
              <br />
       - Th. : « Donc si je comprends bien, en acceptant son aide vous renforcez sa valeur de solidarité ?       <br />
       - P. : Je n’avais jamais vu les choses comme ça, mais c’est exact.       <br />
       - Th. : Qu’est-ce que cela vous fait de voir les choses comme ça ?       <br />
       - P. : Je me dis que c’est une relation sur qui je peux compter, et que je suis contente de pouvoir avoir cette place dans sa vie. Ça me donne de l’espoir pour d’autres relations.       <br />
       - Th. : Et comment vous pourriez repérer ce genre de relation quand elle se présente ?... » Et un échange se poursuit en faveur des signes évocateurs de ce type de relation bilatérale. Cette question va permettre de tisser avec d’autres événements en faveur des signes évocateurs de ce type de relation bilatérale (niveau 3), ce qui va lui permettre de devenir plus experte à juger si elle est dans une relation menaçante ou non (niveau 4). De là est déconstruite cette histoire dominante qui s’imposait, « les autres me veulent du mal », en une histoire préférée de type « je peux avoir des relations sereines ». Puis les questions de niveau 5 sont ensuite explorées. Pour ancrer le niveau 5, ce schéma lui a été proposé pour qu’elle pense qu’à chaque fois qu’elle accepte l’aide de quelqu’un, ça lui fait plaisir (sourire sur le dessin), elle permet aussi à cette personne de renforcer une part d’elle qui lui est chère (coeur sur le dessin). Ainsi, plutôt que de se positionner dans une relation duelle où l’autre est menaçant, elle acquiert la capacité de se mettre dans un monde où les relations sont collaboratives. Je la revois un mois plus tard : sa relation avec cette collègue s’est renforcée, j’apprends que la relation avec son copain s’est apaisée (ce dont elle ne m’avait pas parlé au début, et la relation était mise à mal par ses pensées qu’il puisse aller voir ailleurs, lui faire du mal...) et elle a réussi à entrer en relation avec de nouvelles personnes sans que cela active d’angoisse liée à la paranoïa. Elle a repris le raisonnement que nous avions eu et elle se laisse le temps de décider si c’est une relation où il y a de la réciprocité. Elle a mis fin à son suivi parce qu’elle sentait avoir avancé et être bien dans ses relations aux autres, en ayant fait la part des choses entre une saine méfiance et une paranoïa abusive.        <br />
              <br />
       <b>DÉTOUR EN POSITION DÉCENTRÉE INFLUENTE       <br />
       </b>       <br />
       Les conversations basées sur la pratique narrative permettent de rendre visible l’invisible dans le sens où une lecture intentionnelle est faite de faits qui ont été banalisés comme normaux. Cette lecture permet à la personne de se positionner dans sa vie dans les valeurs qui lui sont chères et de retrouver une certaine initiative perdue. Ceci est également possible par la posture du thérapeute qui est nommée « décentrée influente ». Michael White prend l’analogie d’un journaliste d’expertise. La position est décentrée (en tant que thérapeute) de ses croyances, ses représentations mentales, sa culture... car centrée sur celles du patient. Et influente car c’est le thérapeute, qui par le choix de ses questions, va choisir de s’orienter vers l’exploration de tel ou tel territoire de la vie de la personne mise dans l’ombre.        <br />
              <br />
       <b>CONSTRUIRE L’IDENTITÉ FAVORITE DU PATIENT À TRAVERS LE REGARD DE L’AUTRE       <br />
       </b>       <br />
       Dans le cadre de la dépression, l’identité de la personne peut être saturée par une histoire dominante qu’elle se raconte à elle-même (« je suis nul.le », « je rate tout », « je n’ai pas de valeur »...) pour diverses raisons (maltraitance, carence affective...). Les voix de la dépression amènent de la dévalorisation. Comment une personne peut-elle sortir de cette conclusion identitaire négative alors qu’elle entend chaque jour, de son intérieur, les voix de la dépression ? Le détour de la relation, quand elle est présente, va permettre de contribuer à la déconstruction de cette conclusion identitaire négative. La carte du remembering utilisée dans ce cas nécessite un préalable : qu’il existe des relations sécures. S’il n’y a pas de relations sécures, alors elles sont à rechercher ou à construire comme vu plus haut.        <br />
              <br />
       <b>CAS CLINIQUE 2       <br />
       </b>       <br />
       Hélène est une femme de 39 ans qui a été brutalement frappée par la dépression il y a trois ans. Elle se dit en dépression depuis vingt ans, mais avant elle arrivait à être le boute-en- train de ses amis et à assurer au travail. Elle est célibataire et n’a pas d’enfant. Il y a des antécédents de viol dans l’enfance….       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-74-version-Papier_p165.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Charlotte Thouvenot</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/87960880-62325494.jpg?v=1744834008" alt="La relation au coeur de la psychothérapie." title="La relation au coeur de la psychothérapie." />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Psychologue et psychothérapeute en libéral, spécialisée en psychopathologie de la cognition et en gérontopsychiatrie. Formée à l’hypnose et aux thérapies stratégiques, narratives et aux mouvements oculaires. Formatrice en hypnose et en thérapie narrative.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°74 version Papier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/87960880-62325516.jpg?v=1744834049" alt="La relation au coeur de la psychothérapie." title="La relation au coeur de la psychothérapie." />
     </div>
     <div>
      N°74 : Août / Sept. / Octobre 2024       <br />
              <br />
       La puissance thérapeutique de la relation humaine       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°74 :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Enfants-et-prescription-de-symptome_a292.html">Si la prise en compte du corps relationnel est au centre des changements en thérapie, cela implique pour le thérapeute d’être attentif au contexte relationnel favorisant les processus dissociatifs. Et pour favoriser les processus de réassociation, le thérapeute doit être en capacité de modifier les interactions qui entretiennent le problème.       <br />
       . Nathalie Koralnik, dans un texte clair et pédagogique, nous montre comment la prescription du symptôme permet à des parents consultant pour des problèmes récurrents, avec une escalade symétrique de disputes et de crises, de retrouver une relation éducative positive, les parents pouvant s’investir dans un rôle de co-thérapeutes. L’approche stratégique, lorsqu’elle est pensée de manière coopérative, est vraiment un outil de choix pour sortir des impasses relationnelles.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Psychotherapie-en-rupture-amoureuse-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a248.html">Delphine Le Gris nous parle de Mélanie, une jeune femme en grande souffrance après une rupture sentimentale où la relation de couple était depuis longtemps perçue comme maltraitante. En s’immergeant dans l’histoire de sa patiente, l’image de la mer et de l’eau est apparue, avec des vagues réparatrices permettant de retrouver les ressources enfuies et de rendre possible l’oubli des relations difficiles emportées au large. Nous voyons ainsi l’importance pour le thérapeute de se connecter à l’histoire racontée par le sujet pour ouvrir un imaginaire partagé, dans lequel la vie relationnelle va reprendre sa place.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/La-peur-du-conflit-Utilisation-de-stratagemes_a191.html">Michel Dumas évoque l’histoire de Stéphanie, confrontée à la déliquescence de la relation avec son mari qui, le plus souvent, met en scène sa tristesse et se réfugie devant son téléviseur. Elle ne parvient pas à aborder avec son conjoint cette situation où elle se sent de moins en moins aimée, car elle a peur d’un conflit qui provoquerait les conséquences qu’elle redoute. Après un recadrage : « si tu fais l’agneau, tu trouveras le loup qui te mangera », le thérapeute prescrit trois tâches stratégiques possibles pour sortir de ce cercle vicieux relationnel.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/437-morsure-de-chien-l-arbre-qui-cache-la-for%C3%AAt"> Jérémie Roos nous raconte comment la situation bloquée de Zohra, attaquée par un chien, a pu évoluer grâce au sous-main de son bureau utilisé comme une scène imaginaire. Celle-ci permettra l’émergence de nouvelles formes relationnelles, ouvrant de nouveaux possibles grâce au soutien de la relation thérapeutique.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/medecines-complementaires-alternatives/th%C3%A9rapies-psycho-corporelles/hypnoth%C3%A9rapie/463-introduction-espace-douleur-douceur">Gérard Ostermann nous présente la synthèse effectuée par</a>,  <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Souffrance-au-travail-et-Hypnose-Dr-Michel-RUEL_a109.html">Michel Ruel, à partir du travail de la CFHTB, sur l’utilisation de l’hypnose pour faire face à la souffrance au travail. Il rappelle l’importance de différencier le pré-effondrement de l’effondrement dans ces prises en charge. L’illustration clinique de la situation inquiétante d’un cadre d’entreprise subissant un début de désocialisation met en évidence l’intérêt du travail avec les métaphores pour retrouver des objectifs atteignables.       <br />
       </a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-psychomotricite-comme-support-therapeutique-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a243.html">Morgane Monnier, quant à elle, nous présente l’intérêt de l’hypnose et des thérapies brèves pour améliorer les prises en charge en psychomotricité.Dans le dossier thématique « Thérapie et relation ».</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Therapie-et-relation-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a1727.html">Géraldine Garon et Solen Montanari mettent en lumière la puissance thérapeutique de la relation humaine lorsque le thérapeute et le patient entrent dans un processus de co-construction par un travail de questionnement permettant l’émergence d’un imaginaire partagé. Elles montrent, à travers les situations de Lou (qui se plaint de tics) et de Mathilde (présentant un excès de poids), comment l’externalisation nourrit le processus thérapeutique en favorisant l’accordage. Cet article décrit très bien l’apport de la TLMR à la mobilisation des ressources et au repositionnement du sujet. .</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-relation-au-coeur-de-la-psychotherapie_a293.html">A partir de trois situations cliniques, Charlotte Thouvenot décrit avec précision l’importance de la carte du remembering pour retrouver une relation vivante et faire l’expérience de l’estime de soi.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Genese-de-l-empathie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a299.html">Olivier de Palézieux développe une meilleure compréhension du concept d’empathie, au centre de la relation. Pour cela, il en décrit l’historique et les variations de sens. Il illustre l’intérêt de sa réflexion à propos du cas de Lucas présentant un TSA (trouble du spectre autistique).</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/SANDRINE-se-sent-tres-triste-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a1728.html">Vous retrouverez la chronique de Sophie Cohen sur une première consultation autour de la détresse conjugale et des réseaux sociaux,</a> celle de Sylvie Le Pelletier-Beaufond « Passer les portes secrètes et apaiser les craintes ». <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Peur-du-conflit-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a129.html">Tandis que Stefano Colombo et Muhuc vous feront découvrir ce qui peut se cacher derrière la « peur du conflit ».</a>       <br />
              <br />
       .  <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-bouche-Comptes-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a154.html">Livres en bouche du mois. </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/La-relation-au-coeur-de-la-psychotherapie_a293.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Enfants et prescription de symptôme.</title>
   <updated>2025-04-19T20:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Enfants-et-prescription-de-symptome_a292.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/87953492-62321765.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-16T15:48:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
COMMENT AMENER LES PARENTS À DEVENIR CO-THÉRAPEUTES Nathalie KORALNIK pour la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 74. Quand peurs, cris, refus ou blocages mettent à mal la paix dans la famille, entraînant l’inévitable escalade entre parents et enfants, la solution peut venir de la prescription de symptôme. Une intervention qui peut paraître déconcertante, entre le virage à 180 degrés et le total contrepied. A manier avec bienveillance et subtilité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/87953492-62321765.jpg?v=1744811233" alt="Enfants et prescription de symptôme." title="Enfants et prescription de symptôme." />
     </div>
     <div>
      Dans l’approche interactionnelle et stratégique, la prescription de symptôme est une intervention thérapeutique de type paradoxal dont les variantes sont nombreuses... et toujours surprenantes. Dans cet article, je souhaite vous présenter une forme qu’il nous arrive souvent de prescrire à des parents d’enfants de tous âges qui consultent pour des problèmes récurrents, douloureux mais finalement très communs d’escalade symétrique, de disputes, de crises, des problèmes capables de mettre à mal la relation avec leurs enfants mais aussi de déteindre sur l’équilibre de toute la famille. Cette prescription, tout efficace qu’elle puisse être, est assez délicate à appliquer et il faut s’assurer que la personne qui consulte l’ait bien comprise, de sorte qu’elle puisse l’appliquer à bon escient pour en retirer tous les bienfaits... et retrouver davantage de paix dans la relation. Pour l’illustrer, trois histoires...       <br />
              <br />
       <b>HISTOIRE DE CLAUDINE ET CHARLOTTE        <br />
       </b>       <br />
       Claudine, maman de deux filles respectivement âgées de 9 ans et de 6 ans, appelle pour prendre rendez-vous pour sa deuxième fille, Charlotte. Motif : « Charlotte, raconte Claudine, a un sacré cabochon, et lorsqu’elle n’est pas contente, elle peut hurler pendant longtemps. » Elle s’oppose fréquemment aux décisions des membres de sa famille, ce qui lui donne autant d’occasions de crier. Je lui demande tout de suite si Charlotte se plaint elle-même de quelque chose. « Absolument pas, répond Claudine. C’est pour nous (les trois autres membres de la famille) que c’est difficile. » Décision est prise de voir les parents seuls, dans le but de les outiller et de les embaucher « comme co-thérapeutes » afin d’aider leur fille. C’est ce que nous appelons une « thérapie indirecte », que nous pratiquons avec les personnes qui souffrent d’un problème et qui sont mobilisables lorsque le patient désigné ne veut pas ou ne peut pas venir consulter. J’ai choisi de vous présenter le cas de Claudine car il a une originalité : les parents (surtout la maman) se veulent compréhensifs, à l’écoute, leur éducation doit être positive ; une confrontation un peu énergique avec sa fille lui est impensable car assimilée à de la brutalité. Elle cède dans la plupart des cas, lorsqu’elle considère qu’elle peut laisser sa fille faire comme elle veut, mais tient bon parfois lorsqu’elle décide qu’elle n’a vraiment pas le choix.        <br />
              <br />
       Concrètement, lorsque Charlotte est mécontente, par exemple de devoir marcher dans la rue pour aller à un endroit où elle ne veut pas aller – comme à la bibliothèque pour rendre les livres empruntés –, elle hurle tout ce qu’elle peut tandis que sa mère (ou parfois son père) la traîne pour qu’elle avance. La dernière fois, elle s’est égosillée pendant vingt minutes, puis s’est plainte d’avoir mal à la gorge. Les passants la regardent, font parfois des commentaires, mais elle est dans sa bulle et ne semble pas en être affectée. Dans la plupart des familles, généralement, les tentatives de solution des parents consistent à ordonner à l’enfant de se taire puis à exploser dans une escalade symétrique lorsqu’ils n’en peuvent plus, ou alors à céder par lassitude et souvent par honte devant le regard d’autrui. Mais pas Claudine. Elle a compris qu’être frontale avec sa cabocharde de fille ne sert à rien, elle ne veut pas lui faire du mal psychologiquement, alors elle se tait, la tire effectivement pour la faire avancer tandis que la petite crie à qui mieux mieux jusqu’à ce qu’elle soit distraite par autre chose et arrête de crier.       <br />
              <br />
        Claudine raconte tout cela de manière assez placide, mais lorsque j’approfondis un peu elle avoue qu’elle est « fortement agacée ». Fortement agacée, mais elle ne dit rien. Et maintenant, il faut rejoindre Claudine, soigner la relation avec elle, lui faire sentir qu’elle a été entendue et comprise quant au problème pour lequel elle consulte, tout en commençant à intervenir sur sa perception : car nous devons guider la personne de manière à ce qu’elle fasse un 180 degrés par rapport à ses tentatives de solutions, c’est-à-dire carrément le contraire de ce qu’elle faisait jusqu’à présent et qui ne fonctionnait pas. Nous devons la rejoindre, l’accompagner et la conduire (« pacing and leading », comme le disait Milton Erickson), et dans cette communication le savoir-faire hypnotique a toute sa place. Je demande à Claudine :       <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Pensez-vous que Charlotte n’a pas capté votre agacement ?       <br />
       - Claudine : Si, si, elle l’a capté, même si elle est complètement dans son truc quand elle crie pendant si longtemps. En même temps, je ne vais pas l’empêcher d’exprimer son ressenti... J’ai une image de la petite Charlotte toute seule « dans son truc », dans sa transe de contrariété, de colère et de douleur.       <br />
       - Th. : Non, non, bien sûr que non. Mais récapitulons un peu : Charlotte est contrariée, très contrariée, elle l’exprime, pour l’exprimer elle peut crier dans ce grand vide sidéral où personne ne lui dit rien, où finalement elle est prise dans sa colère, toute seule avec elle-même tout en étant dans le monde parmi les autres, et par ailleurs même si vous ne lui dites rien, elle sent bien que vous êtes agacée, que cela ne vous convient pas, finalement. Pour le dire autrement, d’un côté elle peut crier, de l’autre elle sait que cela ne vous va pas... »        <br />
              <br />
       En effet, comme nous l’a appris Paul Watzlawick, « on ne peut pas ne pas communiquer »... Nous voyons qu’à ce stade, en terme de dynamique interactionnelle, nous n’avons pas de franche escalade symétrique, où les deux protagonistes se livreraient à un bras de fer doublé d’une réelle dispute, mais nous n’avons pas non plus une franche relation complémentaire, où l’un des deux céderait au bénéfice de l’autre. C’est une symétrie plus larvée, où la maman tient son objectif mais ne dit rien car elle ne veut pas tomber dans le piège de forcer sa fille à ne pas crier, et où la fille fait à sa manière les pieds au mur mais où elle n’a pas d’autre choix, semble-t-il, que de crier jusqu’à n’en plus pouvoir. La maman a fait un choix éducatif plus permissif, dirions-nous, mais elle se tait. Et elle communique malgré elle un agacement, un « j’aimerais que tu te comportes autrement », et on la comprend ! On pourrait dire que ce qu’elle a mis en place, c’est quelque chose à mi-chemin entre la tentative de solution classique de l’escalade symétrique qu’elle veut éviter, et un 180 degrés accompli. Elle est coincée dans le dilemme suivant : « comme il est hors de question que je crie moi-même alors que ma fille crie, je me tais (mais ça n’est pas satisfaisant) ».        <br />
              <br />
       Nous sommes dans une relation complémentaire problématique car en contradiction avec ce qu’elle pense : « Si seulement elle pouvait ne pas crier ! » Ce qui représente tout de même une escalade symétrique. Et comme elle ne peut pas toujours laisser sa fille faire ce qu’elle veut (par exemple, la laisser seule dans la rue), elle la tire tandis que la petite résiste en criant (mais ça n’est pas satisfaisant non plus). Là aussi, nous avons une escalade symétrique. Telle est la dynamique interactionnelle du problème, sur laquelle nous allons calquer la dynamique interactionnelle de la solution de manière à faire vraiment quelque chose de différent par rapport à ce qui n’a pas fonctionné. Voici donc la prescription thérapeutique telle qu’elle a été donnée à Claudine :       <br />
       - Th. : « Comme nous l’avons vu, Charlotte sent que vous espéreriez qu’elle se comporte autrement, mais comme elle est contrariée – et fâchée contre vous –, elle n’est pas près de vous faire ce plaisir. En même temps, il semble qu’elle puisse se retrouver comme coincée dans cette émotion de grande contrariété qui l’oblige à hurler dans la durée, jusqu’à en avoir mal à la gorge, mais c’est comme si elle n’avait pas d’autre choix pour le moment. Je voudrais vous proposer une alternative, une indication très bien traitante et bienveillante qui à mon avis coche toutes les cases de ce qui est important pour vous – et pour moi. Cette alternative, en essence, va communiquer à Charlotte : “tu as le droit d’avoir des émotions, tu as le droit de les manifester, je t’en prie fais-le, et cela me va tout à fait, je n’en suis pas incommodée.        <br />
              <br />
       Mais nous allons tout de même faire ce que j’ai prévu qu’on fasse”. Concrètement, voici ce que cela peut donner : “ma chérie, je vais te dire quelque chose qui ne va pas te plaire, et tu vas certainement avoir envie de crier, je t’en prie si ça te fait du bien n’hésite pas à crier autant que tu le peux pendant que nous marchons, car nous allons aller rendre les livres à la bibliothèque”. Alors vous comprenez que si Charlotte crie tant qu’elle peut, elle vous aura obéi, n’est-ce pas, et nous serons contentes qu’elle vous ait obéi ! Et si au contraire elle ne crie pas, mettons qu’elle vous regarde bizarrement ou se mette à bouder mais ne crie pas, elle vous aura désobéi mais nous serons contentes aussi, n’est-ce pas ? Tout le monde sera gagnant. Et bien sûr vous ne lui direz pas : “tu vois, quand tu veux, tu peux être sympa !”. Donc, qu’elle crie ou qu’elle ne crie pas, qu’elle vous obéisse ou qu’elle vous désobéisse, tout le monde sera gagnant et elle aura eu de vrais choix. Car vous savez, c’est très différent pour un enfant de crier de manière interminable, sans l’avoir vraiment choisi mais sans pouvoir faire autrement, et de crier parce que sa mère le lui a demandé.        <br />
              <br />
       Là, ce sera vraiment une décision. Dans ce dernier cas, si elle crie, alors vous devrez attentivement noter si elle crie aussi fort, plus fort, moins fort que d’habitude, et combien de temps, plus longtemps, moins longtemps... Et de votre côté, en prescrivant le symptôme, comme on le dit dans notre jargon, vous surferez sur la vague au lieu de vous la prendre sur la tête à chaque fois tout en serrant les dents et en crispant les orteils. »       <br />
              <br />
       Avec cette prescription, au lieu de ne rien dire et de laisser faire, la maman a quelque chose de précis à dire ; au lieu de penser : « si seulement ma fille pouvait ne pas crier et faire ce que je lui dis », elle lui conseille chaleureusement d’exprimer son mécontentement autant qu’elle le veut car cela ne la dérange pas (et elle doit être sincère en le disant). Nous voyons comment, dans ce cas, notre fameux 180 degrés par rapport aux tentatives de solution – c’est-à-dire notre intervention thérapeutique – consiste à prescrire le symptôme. La dynamique relationnelle d’escalade symétrique s’est transformée en une complémentarité. Claudine revient deux semaines plus tard, surprise et amusée. Charlotte n’a quasiment plus crié. Elle a dit qu’elle n’avait pas envie de faire certaines choses, mais ça a été.        <br />
              <br />
       Quand il a fallu aller à la bibliothèque rendre les livres de la semaine écoulée, elle a essayé de marcher très lentement alors que sa mère voulait avancer, mais Claudine, encouragée par les résultats de la première prescription de symptôme, s’est autorisée à lui proposer de marcher à son rythme tandis qu’elle et sa soeur avançaient au leur (l’environnement était sans danger). Ici aussi, nous avons une complémentarité. Charlotte s’est empressée de leur emboîter le pas. Une condition sine qua non : prescrire le symptôme se fait sans sarcasme ni ironie, mais avec conviction (pour cela, le thérapeute se sera assuré que la personne a bien saisi et intégré toutes les subtilités de l’intervention), avec fermeté (car elle va tenir ce qu’elle a décidé de tenir) et avec une sincère bienveillance.        <br />
              <br />
       <b>HISTOIRE DE CYRIL ET DE SA MAMAN       <br />
       </b>       <br />
       Ce sont les deux parents d’un garçon de 9 ans qui viennent avec leur fils, Cyril. Lorsque l’orthophoniste de Cyril, qu’elle suit pour une dyslexie, leur a conseillés de venir me voir, celui-ci répétait régulièrement qu’il était nul, qu’il ne comprenait rien, qu’il en avait marre et qu’il serait mieux s’il était mort. Tout le monde était en alerte. Je lui demande :       <br />
       - Th. : « Tu en as tellement marre que tu dis que tu serais mieux si tu étais mort, c’est ça ?       <br />
       - Cyril : Oui.       <br />
       - Th. : Je vois ça... (silence). Tu serais mieux et tu en aurais moins marre s’il se passait quoi de différent ?       <br />
       - Cyril : Je n’aime pas l’école – enfin j’aime quand même bien les copains à l’école –, mais surtout je déteste les devoirs, je ne comprends rien et j’y arrive pas.       <br />
       - Th. : Ah, c’est sûr que comme ça, c’est vraiment pénible... (silence). Mais toi, tu dis que tu voudrais ne jamais faire les devoirs ?       <br />
       - Cyril : Ah non, ce n’est pas possible, ça ! J’aurais encore de plus mauvaises notes !       <br />
       - Th. : Bon, donc tu es en train de me dire que si tu pouvais rendre les devoirs moins pénibles, étant donné que tu ne peux pas les éviter, ce serait franchement mieux, j’ai bien compris ?       <br />
       - Cyril : Oui.       <br />
       - Th. : D’accord, on va voir si on est capables de faire ça. » Nous tenons donc un objectif. Quelques mots sur le contexte : Cyril n’a pas franchement des résultats épouvantables à l’école, et il ne déteste pas son enseignante.       <br />
              <br />
       C’est un garçon fin et intelligent. C’est juste, dit-il, que c’est dur, qu’il doit beaucoup travailler, qu’il est souvent déçu des résultats qu’il obtient et qu’il préfère jouer. A part ça, il aime apprendre d’autres choses et regarder des documentaires sur la nature, les planètes et les animaux. La maman, qui reconnaît que l’école telle qu’elle existe n’est pas vraiment idéale pour son fils et réciproquement, est à la demande des enseignants très investie dans le travail scolaire, elle assume cette responsabilité (tandis que le papa s’occupe des sports). Sachant que son fils a des problèmes de dyslexie, elle fait de son mieux pour qu’il apprenne, révise, et elle a charge de lui demander des choses en plus (les exercices de l’orthophoniste, plus d’autres pour s’assurer qu’il a bien compris les leçons de l’école). Elle fait naturellement cela pour son bien, puisque dans un an et demi c’est la 6e et qu’il faut qu’il soit préparé. Résultat : le travail scolaire exige en effet beaucoup de temps (trop de temps), mais ce temps est quasiment doublé à cause des scènes et des drames entre le fiston et sa maman, préalables au travail en tant que tel. Là aussi, il s’agit d’une escalade symétrique.        <br />
       Sa maman l’appelle : « Cyril, c’est l’heure de faire les devoirs... »...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-74-version-Papier_p165.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>NATHALIE KORALNIK</b></div>
     <div>
      Enseigne l’approche systémique et stratégique brève et l’hypnose ericksonienne à l’Institut Gregory Bateson (IGB). Elle consulte en cabinet privé dans la région lyonnaise en français, anglais et italien, et supervise des équipes socio-éducatives dans sa région. Egalement traductrice et interprète, elle traduit des séminaires et des ouvrages dans ses domaines de compétence.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°74 version Papier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/87953492-62321821.jpg?v=1744811115" alt="Enfants et prescription de symptôme." title="Enfants et prescription de symptôme." />
     </div>
     <div>
      N°74 : Août / Sept. / Octobre 2024       <br />
              <br />
       La puissance thérapeutique de la relation humaine       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°74 :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Enfants-et-prescription-de-symptome_a292.html">Si la prise en compte du corps relationnel est au centre des changements en thérapie, cela implique pour le thérapeute d’être attentif au contexte relationnel favorisant les processus dissociatifs. Et pour favoriser les processus de réassociation, le thérapeute doit être en capacité de modifier les interactions qui entretiennent le problème.       <br />
       . Nathalie Koralnik, dans un texte clair et pédagogique, nous montre comment la prescription du symptôme permet à des parents consultant pour des problèmes récurrents, avec une escalade symétrique de disputes et de crises, de retrouver une relation éducative positive, les parents pouvant s’investir dans un rôle de co-thérapeutes. L’approche stratégique, lorsqu’elle est pensée de manière coopérative, est vraiment un outil de choix pour sortir des impasses relationnelles.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Psychotherapie-en-rupture-amoureuse-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a248.html">Delphine Le Gris nous parle de Mélanie, une jeune femme en grande souffrance après une rupture sentimentale où la relation de couple était depuis longtemps perçue comme maltraitante. En s’immergeant dans l’histoire de sa patiente, l’image de la mer et de l’eau est apparue, avec des vagues réparatrices permettant de retrouver les ressources enfuies et de rendre possible l’oubli des relations difficiles emportées au large. Nous voyons ainsi l’importance pour le thérapeute de se connecter à l’histoire racontée par le sujet pour ouvrir un imaginaire partagé, dans lequel la vie relationnelle va reprendre sa place.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/La-peur-du-conflit-Utilisation-de-stratagemes_a191.html">Michel Dumas évoque l’histoire de Stéphanie, confrontée à la déliquescence de la relation avec son mari qui, le plus souvent, met en scène sa tristesse et se réfugie devant son téléviseur. Elle ne parvient pas à aborder avec son conjoint cette situation où elle se sent de moins en moins aimée, car elle a peur d’un conflit qui provoquerait les conséquences qu’elle redoute. Après un recadrage : « si tu fais l’agneau, tu trouveras le loup qui te mangera », le thérapeute prescrit trois tâches stratégiques possibles pour sortir de ce cercle vicieux relationnel.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/437-morsure-de-chien-l-arbre-qui-cache-la-for%C3%AAt"> Jérémie Roos nous raconte comment la situation bloquée de Zohra, attaquée par un chien, a pu évoluer grâce au sous-main de son bureau utilisé comme une scène imaginaire. Celle-ci permettra l’émergence de nouvelles formes relationnelles, ouvrant de nouveaux possibles grâce au soutien de la relation thérapeutique.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/medecines-complementaires-alternatives/th%C3%A9rapies-psycho-corporelles/hypnoth%C3%A9rapie/463-introduction-espace-douleur-douceur">Gérard Ostermann nous présente la synthèse effectuée par</a>,  <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Souffrance-au-travail-et-Hypnose-Dr-Michel-RUEL_a109.html">Michel Ruel, à partir du travail de la CFHTB, sur l’utilisation de l’hypnose pour faire face à la souffrance au travail. Il rappelle l’importance de différencier le pré-effondrement de l’effondrement dans ces prises en charge. L’illustration clinique de la situation inquiétante d’un cadre d’entreprise subissant un début de désocialisation met en évidence l’intérêt du travail avec les métaphores pour retrouver des objectifs atteignables.       <br />
       </a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-psychomotricite-comme-support-therapeutique-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a243.html">Morgane Monnier, quant à elle, nous présente l’intérêt de l’hypnose et des thérapies brèves pour améliorer les prises en charge en psychomotricité.Dans le dossier thématique « Thérapie et relation ».</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Therapie-et-relation-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a1727.html">Géraldine Garon et Solen Montanari mettent en lumière la puissance thérapeutique de la relation humaine lorsque le thérapeute et le patient entrent dans un processus de co-construction par un travail de questionnement permettant l’émergence d’un imaginaire partagé. Elles montrent, à travers les situations de Lou (qui se plaint de tics) et de Mathilde (présentant un excès de poids), comment l’externalisation nourrit le processus thérapeutique en favorisant l’accordage. Cet article décrit très bien l’apport de la TLMR à la mobilisation des ressources et au repositionnement du sujet. .</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-relation-au-coeur-de-la-psychotherapie_a293.html">A partir de trois situations cliniques, Charlotte Thouvenot décrit avec précision l’importance de la carte du remembering pour retrouver une relation vivante et faire l’expérience de l’estime de soi.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Genese-de-l-empathie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a299.html">Olivier de Palézieux développe une meilleure compréhension du concept d’empathie, au centre de la relation. Pour cela, il en décrit l’historique et les variations de sens. Il illustre l’intérêt de sa réflexion à propos du cas de Lucas présentant un TSA (trouble du spectre autistique).</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/SANDRINE-se-sent-tres-triste-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a1728.html">Vous retrouverez la chronique de Sophie Cohen sur une première consultation autour de la détresse conjugale et des réseaux sociaux,</a> celle de Sylvie Le Pelletier-Beaufond « Passer les portes secrètes et apaiser les craintes ». <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Peur-du-conflit-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a129.html">Tandis que Stefano Colombo et Muhuc vous feront découvrir ce qui peut se cacher derrière la « peur du conflit ».</a>       <br />
              <br />
       .  <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-bouche-Comptes-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a154.html">Livres en bouche du mois. </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Enfants-et-prescription-de-symptome_a292.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Comment réussir à échouer... En tant que thérapeute ?</title>
   <updated>2024-11-27T00:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Comment-reussir-a-echouer-En-tant-que-therapeute_a291.html</id>
   <category term="Psy du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/84544998-60364586.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-27T00:38:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dossier "Interroger nos pratiques" Guillaume DELANNOY et Nathalie KORALNIK, pour la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 73. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la façon d’être un piètre thérapeute qui de mauvaise séance en mauvaise séance fait tout pour ne pas aider ses patients à aller mieux. Une sorte d’échec mode d’emploi en 20 points pour s’empêcher de réussir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/84544998-60364586.jpg?v=1732665379" alt="Comment réussir à échouer... En tant que thérapeute ?" title="Comment réussir à échouer... En tant que thérapeute ?" />
     </div>
     <div>
      Pour préparer notre contribution à cette journée consacrée à la question de savoir « Comment devenir un meilleur thérapeute ? », nous nous sommes inspirés d’un des pères fondateurs de la thérapie brève de Palo Alto, Paul Watzlawick, et de ses judicieux conseils visant à « réussir à échouer » et à « faire soi-même son propre malheur ». Une thérapie, aussi brève soit-elle, est généralement faite de plusieurs séances, et aucun thérapeute, aussi expérimenté et talentueux soit-il, n’est à l’abri de faire, un jour, une « mauvaise séance » ; comme à l’inverse quelqu’un qui travaille généralement de manière peu efficace peut parfois avoir un coup de génie. Nous aimerions par conséquent vous inviter, à travers cette brève intervention, à vous livrer avec nous à un petit jeu de l’esprit : « Imaginons que lors de votre prochaine séance, vous vouliez tout faire pour que la thérapie n’aide pas du tout votre patient à aller mieux, voire même qu’au lieu qu’il se sente mieux, vous vouliez au contraire faire en sorte que votre patient aille encore plus mal. Que devriez-vous alors faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire, penser ou ne pas penser ? »        <br />
              <br />
       En partant de nos réflexions et de nos échanges autour de cette question, nous allons partager avec vous quelques pistes aux allures paradoxales, dans lesquelles s’entremêlent trois grandes dimensions systémiques : la relation que le thérapeute entretient avec lui-même, celle qu’il entretient avec le monde et, bien entendu, la relation qu’il entretient avec ses patients.        <br />
              <br />
       1. Pour commencer à se rendre inefficace, le thérapeute pourra penser qu’il n’existe qu’une et une seule réalité – une « bonne » façon de voir la vie, le monde, les problèmes, les solutions, etc. – à savoir la sienne. Il cherchera alors logiquement à rétablir, à rectifier, à corriger ce que dit le patient, ce qu’il pense, pour l’amener à voir la « réalité » « telle qu’elle est ». Ainsi une thérapeute qui travaillait dans un centre ambulatoire qui accompagnait des auteurs de violences conjugales s’escrimait-elle en vain à essayer de faire comprendre à un patient originaire d’Afghanistan que le comportement qu’il avait eu avec son épouse était un comportement « violent », générant incompréhension, dénégations et un agacement de plus en plus palpable chez ce monsieur qui, par son expérience de vie, avait une conception bien différente de ce qu’était la violence.        <br />
              <br />
       Une telle posture revient à croire qu’il est possible de définir de manière objective ce qui constitue, dans ce cas, de la « violence »... alors que nous savons grâce à Gregory Bateson et à la cybernétique de deuxième ordre que l’objectivité en matière de relations humaines et de sciences humaines n’existe pas. Pour un intervenant pratiquant le modèle de Palo Alto, c’est justement la construction de la « réalité » produite par son client qui importe le plus, car c’est sur elle qu’il va pouvoir s’appuyer, même lorsque cette « réalité » s’éloigne fortement des conventions ou des habitudes de pensée qui sont celles du thérapeute ou de la société au sein de laquelle il évolue. On retrouve ici Milton Erickson, qui enseignait à ses élèves de ne jamais insister avec les patients pour essayer de modifier directement leur façon de penser.       <br />
              <br />
       2. Dans la même ligne, le thérapeute qui voudra être certain de s’aliéner ses patients à tous les coups pourra s’employer à confondre systématiquement santé mentale et obéissance à l’autorité, pratique fort courante qui a été décrite par le sociologue Erving Goffman (1). Il s’efforcera alors à tout prix de faire prendre conscience à ceux de ses patients qui ne respectent pas le cadre de l’école, du foyer, de l’hôpital, de la loi, de la morale, qu’ils ont un problème, il voudra les amener à prendre conscience du fait qu’ils ont un problème. Tabler sur le fait qu’une « prise de conscience » de ce type est la condition nécessaire et suffisante pour faire advenir un changement et une amélioration dans la situation est un piège qui pourra prendre diverses formes dans la dynamique relationnelle entre le thérapeute et son patient, selon comment ce dernier réagit.        <br />
              <br />
       Ainsi, une adolescente à qui l’on tient ce type de discours pourra se murer dans le silence et refuser obstinément l’aide qui lui est proposée (imposée ?), ne pas se présenter aux rendez-vous qui lui sont fixés, oublier, s’énerver, se victimiser... Alors qu’une autre adolescente pourra au contraire tenir un discours tout à fait conforme à ce qui est attendu par son thérapeute : « Oui, j’aimerais trouver une formation... il faudrait que je me motive... que je retourne à l’école... que j’arrête mes bêtises, que j’arrête la conso... » – tout en continuant par ailleurs à agir à sa guise... Un tel décalage entre les mots et les actes aura tôt fait de corroborer un inquiétant diagnostic psychiatrique la concernant.       <br />
              <br />
       3. La dynamique décrite à l’instant pointe vers une autre façon de définir les problèmes de manière à ne pas pouvoir les résoudre. Pour cela, il faudra chercher à définir les caractéristiques du patient et les considérer comme lui étant intrinsèques plutôt que de les resituer dans l’interaction, dans leur contexte d’émergence. Une telle définition individuelle et non contextuelle des problèmes permettra de figer les situations problématiques plutôt que de les amener à évoluer. Si l’on reprend le cas d’une adolescente qui ne respecte pas l’autorité des adultes, et que l’on ignore le fait que ses parents ne lui ont donné que très peu d’occasions de les considérer comme des personnes fiables, responsables et cohérentes, on ne pourra pas comprendre le fait que cette jeune fille n’a, de son point de vue, pas vraiment de raisons d’avoir une haute opinion des adultes, et l’on manquera de percevoir également la dimension adaptative de la profonde défiance qu’elle ressent à leur égard.       <br />
              <br />
       4. Ainsi, bien des patients désignés se méfient de ce qui pourra leur être proposé par leur thérapeute et sont loin d’être de prime abord disposés à se mobiliser et à changer leur façon de fonctionner. Ignorer cela et considérer d’emblée, sans nous poser de question, que la personne qui a pris place dans le fauteuil en face de nous est prête à travailler avec nous, qu’elle est demandeuse d’un changement, disponible et apte à s’engager à faire ce qu’on lui demandera de faire pour opérer ce changement (en référence à la notion de « client » dans notre approche), et croire que nous n’avons rien à faire pour la clientéliser, est une autre bonne façon d’aller de déconvenue en déconvenue. Adoptant une sorte de position d’optimisme béat, nous devrons pour cela oublier que les personnes qui ne consultent que pour nous demander la simple « permission » de changer pour aller mieux ne sont qu’une très petite minorité, et qu’en général les patients, même motivés, peuvent se sentir empêchés de réaliser des changements ou peuvent ressentir une forme ou une autre d’ambivalence.       <br />
              <br />
       5. Pour nous garantir de faire émerger une belle résistance chez notre patient, nous devrons aussi oublier de tenir compte de l’importance du pacing avant le leading, notions chères à Milton Erickson – nous imaginer que l’on va pouvoir directement emmener le patient quelque part sans l’avoir d’abord rejoint là où il est. Il faudra considérer qu’il n’est pas du tout nécessaire de nous accorder à la personne, de la rejoindre, de s’intéresser à sa vision des choses, de vérifier si on l’a bien comprise. Nous devrons au contraire chercher à passer en force, à vouloir la convaincre à tout prix du bien-fondé de nos propres interprétations de sa situation, à vouloir lui imposer nos vues, nos conclusions, à faire fi de ses objections, à insister sur le fait qu’elle doit changer, se remettre en question, se mobiliser. La pression exercée ainsi permettra alors généralement de détériorer durablement la relation, amenant le patient à tourner un peu autour du pot en nous disant qu’il va réfléchir (s’il est poli) avant de ne finalement pas reprendre rendez-vous, ou, parfois, à annuler à la dernière minute le rendez-vous suivant, voire à nous poser un lapin...       <br />
              <br />
       6. Sur le plan de la communication, une autre méthode très simple mais très efficace pour générer de la résistance, consiste à insister pour utiliser nos propres mots, nos propres expressions, nos propres métaphores, plutôt que celles du patient. Cela crée autant de dissonances, d’occasions pour le patient de ne pas se sentir pris en compte, de tout petits coups de canif dans la relation...        <br />
       PAR EXEMPLE :        <br />
       - Le thérapeute : « Jusqu’à la fois prochaine, je vais vous demander de réfléchir, chaque jour, à trois petits plaisirs que vous pourriez vous octroyer dans la journée.        <br />
       - Le patient : Est-ce que ça va aussi si ce sont juste de petites satisfactions ?        <br />
       - Le thérapeute : Oui, tout à fait, pensez à trois petits plaisirs... » Même si chaque erreur est coûteuse, nos patients sont le plus souvent capables de faire preuve d’indulgence et de patience avec nos petites maladresses, c’est pourquoi il est important de les répéter plusieurs fois, pour garantir un meilleur effet !        <br />
              <br />
       7. Ne pas rejoindre le patient dans sa « position » peut prendre d’autres formes qui fonctionnent à merveille pour rendre le dialogue thérapeutique problématique. Une patiente explique que sa fille Nora, 16 ans, se met très régulièrement en danger. La thérapeute commence une reformulation :        <br />
       - « Nora est une adolescente...        <br />
       - Non, s’exclame la patiente en interrompant brutalement sa thérapeute, ce n’est pas juste une adolescente ! Je vous dis qu’elle se met en DANGER !        <br />
       - Un peu plus tard, la thérapeute lui dit : Vous êtes très inquiète...        <br />
       - Et la maman de s’exclamer à nouveau : Mon inquiétude ! Mon inquiétude ! On ne me parle que de mon inquiétude ! Mais il ne s’agit pas de moi ! C’est ma fille qui se met en danger ! » En donnant le sentiment à la maman qu’elle minimise la gravité des actes de Nora, puis en focalisant son discours sur la maman plutôt que sur sa fille, la thérapeute heurte la position de sa patiente, ce qui contribue à faire émerger une forte résistance chez celle-ci.       <br />
              <br />
       8. …..       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-73-version-Papier_p163.html">Pour lire la suite       <br />
       </a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Guillaume Delannoy</b></div>
     <div>
      Directeur adjoint de l’Institut Gregory Bateson (IGB) et président de l’Association vaudoise d’intervention et de thérapie systémique (AVDITS). Enseigne la thérapie brève et l’hypnose à des professionnels de la relation d’aide dans le cadre des formations de l’IGB ainsi qu’en tant que chargé de cours dans plusieurs universités en France, en Suisse et en Belgique. Responsable du centre de thérapie brève de l’IGB à Lausanne, il intervient dans l’accompagnement de personnes et d’équipes en difficultés dans leur contexte professionnel et supervise plusieurs équipes socio-éducatives en Suisse romande et en France. Auteur et coauteur de plus d’une vingtaine d’articles sur la thérapie brève de Palo Alto.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nathalie Koralnik</b></div>
     <div>
      Enseigne l’approche systémique et stratégique brève et l’hypnose ericksonienne à l’Institut Gregory Bateson (IGB). Elle consulte en cabinet privé dans la région lyonnaise en français, anglais et italien, et supervise des équipes socio-éducatives dans sa région. Egalement traductrice et interprète, elle traduit des séminaires et des ouvrages dans ses domaines de compétence.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/84544998-60364780.jpg?v=1732661412" alt="Comment réussir à échouer... En tant que thérapeute ?" title="Comment réussir à échouer... En tant que thérapeute ?" />
     </div>
     <div>
      N°73 : Mai / Juin / Juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°73 :       <br />
       ''En thérapie brève, comme en hypnose formelle, le thérapeute doit posséder de solides connaissances cliniques et la capacité à rentrer dans une transe partagée avec le sujet qu’il accompagne. A partir de cette expérience relationnelle, le thérapeute va poser des questions pour permettre au sujet de se décaler de l’histoire pathologique dans laquelle il est enfermé.''       <br />
              <br />
       Jérémie Roos nous montre comment l’utilisation du questionnement externalisant va permettre chez une jeune femme de 20 ans, prise dans une histoire de conflit de loyauté, de TOC et de surpoids, d’ouvrir un espace de liberté où elle pourra assumer ses prises de décision et trouver la force de renégocier sa place dans les relations. Je vous propose ensuite un texte où je développe un certain nombre de chemins pour « reprendre confiance dans le lien humain », quand celui-ci a été détruit par des vécus traumatiques. Il n’y a qu’à partir d’une expérience de sécurité, en lien avec une confiance retrouvée, que le sujet est en capacité de faire face aux effets du trauma.       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Psychotherapie-limbique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-73_a232.html">Bernard Mayer souligne l’importance du travail avec le corps dans la désensibilisation des traumas. A travers le cas d’Eglantine, il nous fait percevoir l’importance du travail avec le Système nerveux autonome pour remettre en mouvement les processus de réassociation.</a>       <br />
              <br />
       Dans l’« Espace Douleur Douceur », Gérard Ostermann nous présente le travail de trois praticiens :        <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Douleurs-d-epaule-Revue-hypnose-et-therapies-breves-73_a108.html">- Dans le cas d’une douleur d’épaule, Michel Dumas nous indique comment l’hypnose favorise la réconciliation avec cette partie du corps isolée par la douleur.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Lombalgies-accompagnement-hypno-postural-Revue-hypnose-et-therapies-breves-73_a107.html">- Christophe Hardy nous ouvre à l’utilisation hypnotique du « swiss ball » pour redonner du mouvement à un dos enfermé dans la lombalgie.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-en-soins-palliatifs_a272.html">- Laurence Dalem nous rappelle l’importance des soins palliatifs et combien la relation n’appartient jamais à une personne, mais est toujours partagée.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Dans le dossier thématique ''Interroger nos pratiques'', Guillaume Delannoy et Nathalie Koralnik nous font comprendre qu’aucun thérapeute n’est à l’abri de faire une « mauvaise séance » et ils développent ainsi un mode d’emploi en 20 points pour s’empêcher de réussir !       <br />
              <br />
       Vous pouvez en profiter pour lire le « Quiproquo » de Stefano Colombo sur l’échec, illustré avec humour par Muhuc, afin de comprendre pourquoi l’hypnose, on ne peut pas la réussir, avec un grand avantage : pas de réussite, pas d’échec !       <br />
              <br />
       J’ai eu le grand plaisir d’interviewer Dominique Megglé à la suite de la publication de son livre ''Les chaussettes trouées'', synthèse des points importants émergeant de sa longue expérience de clinicien. Il évoque l’importance de penser la psychopathologie à partir de l’hypnopathologie. Voilà une position novatrice qui ouvre de nouvelles perspectives pour nous interroger sur la pertinence de nos pratiques.       <br />
              <br />
       Stéphane Radoykov questionne également sa pratique, tout en acceptant ses limites, il recherche des améliorations en sortant par exemple du piège des automatismes. Il fait référence aux questionnaires de Scott D. Miller, essentiels pour se situer dans une dimension de co-construction pour ouvrir des possibles.       <br />
              <br />
       Adrian Chaboche nous rappelle la phrase d’Erickson pour nous inciter à être créatifs : « N’imitez pas. Soyez naturellement vous-même. J’ai passé du temps à essayer d’imiter d’autres, ce fut un désastre ! »       <br />
              <br />
       Sophie Cohen utilise « l’arbre de vie » pour aider Hélène à se libérer des relations dysfonctionnelles transgénérationnelles et s’autoriser à construire sa propre histoire en lien avec ses valeurs préférées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Comment-reussir-a-echouer-En-tant-que-therapeute_a291.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves.</title>
   <updated>2024-10-17T00:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Vecus-de-detresse-et-de-deliaison-chez-l-enfant-en-ITEP-Revue-hypnose-et-therapies-breves_a289.html</id>
   <category term="Pourquoi une Psychothérapie ?" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/83027460-59496373.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-25T10:06:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comment construire une « rencontre » avec ces enfants en détresse traversés par des histoires de chaos et d’abandon ? En s’appuyant sur un tiers sécure et en jouant sur « le registre du lien » pour activer une re-liaison. Arnaud Zeman     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/83027460-59496373.jpg?v=1727253281" alt="Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves." title="Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves." />
     </div>
     <div>
      <b>Le contexte de la rencontre</b>       <br />
              <br />
       Accompagner des enfants de six à quatorze ans dans les instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP et DITEP, en dispositif) du secteur médico-social est une expérience troublante. Ayant des parcours de soin inhabituels (avec des hospitalisations), souvent accom - pagnés par des services de la protection de l’enfance, ces enfants âgés de quelques années ont pour la plupart traversé des épreuves et des expériences de vie douloureuses. Ces enfants expriment leurs difficultés et leur détresse par l’expression corporelle, par l’agressivité et par les comportements transgressifs. Ces manifestations ne peuvent pas laisser indifférent, elles font du bruit, elles sont visibles, elles interpellent. Bien qu’il soit difficile de savoir ce que ces enfants ont réellement traversé, tant ils sont peu loquaces concernant leur courte histoire de vie, le fait d’observer leurs manifestations et d’être attentif à ce qui se joue dans la relation permet d’identifier cette grande détresse. Les profils de ces enfants sont hétérogènes et il serait difficile de constituer un ensemble les rassemblant tous, tant ils sont différents. Toutefois, il n’est pas rare de rencontrer des enfants meurtris et cabossés, des enfants agités et perturbés par des histoires composées de propos insultants ou discréditants, d’actes inquiétants ou violents, comme s’ils avaient traversé un maelstrom de signes en contradiction, de perturbations, d’éclats, de chocs et d’inconfort. Cela construit chez eux une certaine conception ou vision du monde, ils sont « dans leur monde » comme on dit parfois, un monde traversé par des histoires de maltraitance, d’abandon et de chaos.       <br />
              <br />
        Les histoires de vie de ces enfants prennent des formes multiples, mais elles sont souvent organisées autour de la notion de survie. Du fait de ce maelstrom, les processus de sécurité relationnelle sont perturbés et une difficulté à être en lien s’installe, l’inquiétude et le repli s’immiscent, pour laisser place à un monde de méfiance et de peur. Leur réseau relationnel s’appauvrit et il tend à se réduire de plus en plus.       <br />
              <br />
       L’expression de cette grande détresse chez ces enfants s’exprime par l’agir plutôt que la parole (et encore moins d’élaboration) et par l’agressivité plutôt que par l’explication ou le dialogue. Quoi qu’il en soit, le plus souvent la problématique de ces enfants ne s’articule pas autour d’un ou de plusieurs événements identifiés, que l’enfant pourrait verbaliser et organiser en un tableau de type traumatique ; il est néanmoins difficile de ne pas y songer.       <br />
              <br />
       <b>Raphaël en proie à un chaos intérieur       <br />
       </b>       <br />
       Raphaël est un enfant qui arrive dans l’établissement avec un air un peu hagard, comme s’il avait été déposé là par erreur, comme si son passage s’avérait temporaire et qu’il allait rapidement retourner chez lui ou ailleurs. En observant Raphaël, la singularité de cet enfant apparaît : un regard bleu clair et perdu, un visage rond et peu expressif, une manière de parler avec des phrases incomplètes faites de trous et une prononciation très approximative. Parmi d’autres traits de sa personnalité, on peut s’arrêter sur sa focalisation massive concernant le football qui le conduit à annoncer régulièrement aux adultes un nombre de buts improbable : « j’ai marqué 68 buts au dernier match », qui obtient comme seule réponse de ce dernier un visage passif et incrédule.       <br />
              <br />
       Plusieurs difficultés (un retard scolaire important, une vision du monde décalée et des histoires difficiles à comprendre) conduisent l’équipe à envisager une réorientation en IME. Toutefois, à la suite d’une évaluation cognitive, la surprise fut grande lorsque les résultats ont mis en évidence l’absence de « retard intellectuel » !       <br />
              <br />
       Un aspect marquant de son comportement est celui d’entrer ponctuellement et sans prévenir dans des états de rage qui nécessitent systématiquement l’intervention de plusieurs adultes afin de l’arrêter, tant la violence hétéro et auto-agressive est importante. Dans ce moment, Raphaël semble hors de lui, totalement inaccessible, en proie à un mécanisme qui le dépasse et semble tout emporter sur son passage : une sorte de tsunami intérieur qui explose à l’extérieur. A la fin de la première crise qui a duré probablement une heure, composée de cris, de larmes, de sueur et d’insultes, il finit par s’endormir. Lors d’une énième crise, je suis appelé par les éducateurs. En arrivant, les hurlements et les tensions sont extrêmes. Toutefois les éducateurs parviennent à le maintenir de manière à ce qu’il ne blesse personne, ni autrui, ni lui-même. Comme les autres fois, je m’approche de lui afin de chercher à entrer en lien, à établir une connexion, tant Raphaël est hors de lui dans ces moments-là.        <br />
              <br />
       Pour y parvenir, je lui demande l’autorisation de mettre une main sur son épaule. Les cris se poursuivent mais à un moment Raphaël profère une insulte violente : « je vais la tuer cette p... de Sylvie ». Il s’agit de son enseignante, heureusement absente de la pièce. Je me saisis de cette phrase et lui demande : « c’est qui cette p... ? », afin de rester sur le même canal de communication. Il m’indique que c’est l’enseignante et précise dans un hurlement qu’il veut la tuer, et brusquement il se jette en avant comme pour joindre l’acte à la parole. Je poursuis en lui disant :       <br />
              <br />
       - Thérapeute : « OK, tu veux la tuer, et alors, que va-t-il se passer ensuite ?       <br />
       - Raphaël : Je vais la tuer, je vais la tuer.       <br />
       - Th. : Oui, j’ai compris, tu vas la tuer. Et après ? Il se passe quoi après ? Pour toi ? (mes phrases sont courtes et ma voix est forte afin de rester au plus proche de son registre de communication).       <br />
       - Raphaël : Je serai tranquiiiiiille. Je serais tranquiiiiiille quand j’aurai tuer cette p...       <br />
       - Th. : OK, donc tu vas la tuer pour être tranquille ?       <br />
       - Raphaël : Ouiiiiii ! (en hurlant, et premier message positif).       <br />
       - Th. : OK, donc tu veux être tranquille ?       <br />
       - Raphaël : Ouiiiiii ! (proche du précédent).       <br />
       - Th. : OK, tu as le droit de vouloir être tranquille. C’est ça que tu veux, être tranquille ? (répétion volontaire).       <br />
       - Raphaël : Ouiiiiii !       <br />
       - Th. : OK, et ce sera comment dans ton corps ?       <br />
       - Raphaël : Bien, je serai tranquille.       <br />
       - Th. : Je comprends. » A partir de ce moment, Raphaël s’apaise un tout petit peu et on com - mence à entamer un échange légèrement plus construit. A l’intérieur de la crise, Raphaël est pris dans un monde vide de liens, dans lequel l’autre se dérobe, s’éclipse. Ce n’est pas tant que Raphaël s’en détourne, mais plutôt qu’il n’a plus accès à la relation, l’autre s’absentant et devenant inaccessible. Dans ce monde structuré par la déliaison, Raphaël est hors de lui, dans une sorte de chaos, où la violence du comportement et du verbe fait écho à un monde de destruction, dont le thème principal est le meurtre. Un chaos extérieur qui cherche à traduire un chaos intérieur.       <br />
              <br />
       La personne qui vient à Raphaël n’est pas une personne rassurante mais 37. bien au contraire une personne agressive, voire persécutrice. Ce qu’il est important de repérer, c’est que si l’accès à ce tiers est refusé à l’enfant, en disant par exemple « je t’interdis de parler ainsi de ma collègue », aucun tiers ne peut venir et l’enfant est dans l’impossibilité de retrouver un lien, quelqu’un, un autre, même si cet autre se situe sur le registre de l’agressivité ou du combat. C’est à partir de cette figure, même agressive, qu’un retour à une relation dans le présent est possible. Depuis ce chaos, c’est lorsqu’arrive un début de lien, un fil, une voix, ou toute autre forme de tentative de reliaison ou de connexion, même imperceptiblement, que Raphaël parvient à attraper ce fil et à sortir tout doucement de ce monde chaotique (on pense au fil d’Ariane dans le dédale).       <br />
              <br />
       Cette présentation de la situation de Raphaël exprime clairement la dimension chaotique de ce dans quoi il se perd, que l’on peut appeler les « mondes chaotiques » ou les « mondes traumatiques », où l’absence de lien au monde et à l’autre en constitue les critères et les déterminants. Comment Raphaël est-il entré dans ce monde ? Comment un tel monde peut-il recouvrir le monde commun et relationnel au point de ne plus percevoir la présence d’autrui, de ne plus sentir son propre corps, au point d’être envahi par un monde de destruction ? S’il ne s’agit pas nécessairement d’un événement traumatique particulier, en tout cas Raphaël est entré dans un monde traumatique, qui se révèle lors de la crise.       <br />
              <br />
       <b>Aline et Sophie en manque de tiers sécure       <br />
       </b>       <br />
       La première fois que j’ai rencontré Aline, c’était au sortir du véhicule qui la ramenait du foyer dans notre établissement ITEP. Elle est sortie visiblement très mécontente, jetant son sac au sol en disant : « c’est de la merde ! ». Elle s’éloigne du véhicule et déambule en continuant à s’agiter avec agressivité. Elle ne me connaît pas et en me voyant, elle m’a personnellement salué en me disant : « t’as une tête de chien ». Je lui ai tout de même dit « bonjour » et j’ai décidé de lui parler le moins possible, à distance, en l’observant, vigilant à ce qu’il n’y ait pas d’incident. Elle continue ainsi à se mettre à l’écart, lançant des insultes aux personnes qui l’ont déposée et qui, sur mon invitation, repartent. Les insultes se portent alors sur un peu tout : là où elle est, une porte, une fenêtre, un arbre. Elle jette son manteau à terre et marche dessus, elle saute négligemment dans les flaques d’eau et recouvre ses souliers de boue. Aline s’affirme, c’est le moins que l’on puisse dire, elle semble révoltée, sans concession, rejetant ciel et terre d’un même élan. Sans le savoir, elle semble avoir une attitude littéralement « punk » (genre musical rock : agressif et radical). Plus tard, des éléments d’histoire sur Aline mettent en évidence un placement en foyer en rapport avec des faits de maltraitance au domicile et de soupçons d’abus par le père….       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-18-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Le-Psychotraumatisme_p161.html">Pour lire la suite de cet article de la revue...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>ARNAUD ZEMAN</b></div>
     <div>
      Psychologue clinicien. Psychologue en libéral. Psychologue en ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique). Formateur en hypnose ericksonienne à l’Institut Milton Erickson de Nantes (ARePTA), à la Faculté de Psychologie de Nantes et au DU d’hypnose. Superviseur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander le Hors-Série de Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/83027460-59496379.jpg?v=1727253304" alt="Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves." title="Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FORMATEURS et SUPERVISEURS CERTIFIES EMDR IMO.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/83027460-59793622.jpg?v=1729118315" alt="Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves." title="Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves." />
     </div>
     <div>
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              <br />
       - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurence-ADJADJ_a22.html">Laurence ADJADJ</a>: Psychologue, Psychothérapeute, Présidente de France EMDR IMO ® et de l'Institut HYPNOTIM.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurent-GROSS_a72.html">Laurent GROSS</a>: Psychothérapeute Certifié par ARS en 2013, Kinésithérapeute, Vice-Président de France EMDR IMO ®, Président du CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris et de l'Institut IN-DOLORE       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Pascal-VESPROUMIS_a191.html">Dr Pascal VESPROUMIS</a>: Médecin Addictologue, Président de l'ACCH. Anime les supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/interview-dr-roxane-colette-livre-emdr-imo/">Dr Roxane COLETTE</a>: Médecin Psychiatre, auteur du livre: Petits maux, grands traumas: de l’EMDR à l’IMO, une nouvelle voie de guérison.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Sophie-TOURNOUER_a47.html">Sophie TOURNOUËR</a>: Psychologue, Psychothérapeute, Thérapeute Familiale et de Couple. Anime les supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Claire-DAHAN_a233.html">Claire DAHAN</a>: Psychologue, Psychothérapeute. Conférencière internationale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous recherchez une formation officielle en EMDR - IMO ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/83027460-59793628.jpg?v=1729118315" alt="Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves." title="Vécus de détresse et de déliaison chez l’enfant en ITEP. Revue hypnose et thérapies brèves." />
     </div>
     <div>
             <br />
       Vous êtes professionnel de la santé: médecin, psychologue, kinésithérapeute, infirmier, ostéopathe, psychothérapeute, orthophoniste, et vous recevez des patients présentant des psychotraumas...       <br />
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       Vous recherchez une Formation Certifiante <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Instituts-Affilies_r1.html">dans un institut Officiellement validé par France EMDR IMO ®</a>.       <br />
              <br />
       Alors, vous pouvez suivre les formations sur Paris, Marseille, Annecy. <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Voir l'agenda des Formations</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_3j/">Formations sur 3 jours pour les praticiens déjà formés en hypnose et thérapie brève centrée solution.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_8j/">Formations sur 8 jours pour les praticiens pas ou peu formés en hypnose et thérapie brève centrée solution.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Vecus-de-detresse-et-de-deliaison-chez-l-enfant-en-ITEP-Revue-hypnose-et-therapies-breves_a289.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Château, dragon, colère: des métaphores por dompter nos émotions.</title>
   <updated>2024-07-23T10:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Chateau-dragon-colere-des-metaphores-por-dompter-nos-emotions_a285.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/81648958-58779940.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-19T17:57:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Augustine GRANGER pour la Revue Hypnose & Thérapies brèves n°71     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/81648958-58779940.jpg?v=1721405865" alt="Château, dragon, colère: des métaphores por dompter nos émotions." title="Château, dragon, colère: des métaphores por dompter nos émotions." />
     </div>
     <div>
      Peur, tristesse, joie, dégoût ou colère, dont on dit qu’elle est mauvaise conseillère... Ballottés, submergés par leurs émotions, des patients partent à la recherche de leur dragon pour prendre du recul?et reprendre pied.  Depuis vingt ans que j’accompagne en libéral des hommes, des femmes, des adolescents, des parents, des enfants... la question des émotions est centrale dans une grande majorité des cas, car les émotions nous traversent, nous submergent, nous dépassent. « Bonjour Madame, j’aimerais apprendre à gérer mes émotions », « Augustine, je voudrais comprendre pourquoi la colère m’envahit si souvent », « je n’arrive pas à gérer mes émotions, aidez-moi »... Voici quelques exemples récurrents de motifs de consultation. Mais au fait, nos émotions, à quoi servent-elles ? Quels sont leurs mécanismes ?       <br />
              <br />
       <b>CINQ ÉMOTIONS, BONS GUIDES, MAUVAIS MAÎTRES       <br />
       </b>       <br />
       Nos émotions sont de petits signaux dans notre corps qui ne durent pas forcément longtemps et qui sont là pour attirer notre attention sur une situation. Nos émotions sont donc personnelles et subjectives, basées sur nos expériences, notre culture, notre personnalité, notre histoire, nos sensibilités... Il ne sert donc à rien de vouloir les mettre sous le tapis, sans quoi la carpette est bientôt vite trop petite pour contenir toutes les émotions qu’on voudrait ne pas considérer. Gérer nos émotions, c’est plutôt apprendre à les reconnaître, com- prendre ce qu’elles ont à nous dire d’une situation, pour choisir comment réagir, grâce à un relais cognitif. Nos émotions ne sont pas de bons maîtres, dans ce sens qu’elles sont là pour attirer notre attention ; c’est notre cognition qui doit prendre le relais pour gérer les situations.       <br />
              <br />
       <b>REPLACER LES ÉMOTIONS       <br />
       </b>       <br />
       Avant d’utiliser cette métaphore médiévale du dragon, il s’agit de replacer nos émotions dans ce qu’elles ont à nous dire.       <br />
              <br />
        Le dégoût est là pour nous tenir à dis- tance des substances toxiques et des ma- ladies. L’appétence que l’on a pour un ali- ment est à la fois personnelle et cultuelle : de nombreux végétariens n’aiment pas le goût de la viande (dégoût personnel) et la plupart des Français ne mangent ni sauterelles ni araignées (dégoût culturel). Il revient aux parents de transmettre culturellement et cognitivement un modèle de gestion du dégoût : apprendre aux jeunes enfants à manger des légumes verts, mal- gré leur consistance parfois peu inspirante pour des tout-petits.       <br />
              <br />
       La tristesse est là pour nous parler de nos attachements, à des personnes, à des relations, à des projets. Quand on est triste, c’est qu’on a compris que quelque chose était terminé ou inaccessible, et notre tristesse nous indique notre difficulté à intégrer cela : la tristesse dans le deuil est là pour prendre conscience de la mort de l’Autre, la tristesse suite à une rupture est là pour nous faire réaliser l’impossibilité dans la relation.       <br />
              <br />
       La joie est là pour nous raconter le goût de la vie et nous donner l’énergie de dépasser les obstacles de l’existence. La joie attire notre attention sur ce qui nous fait du bien, nous fait vibrer intérieurement.       <br />
              <br />
       La peur est une réaction rapide de fuite devant une menace. Quand la menace est concrète (voir en tant que piéton une voiture rouler vers nous à vive allure alors qu’on est sur la chaussée), s’installe une réaction rapide et sensée : tachycardie, hyperventilation, décharge d’adrénaline, néoglucogénèse hépatique... de façon à courir vite vers l’endroit le plus en sécurité (le trottoir le plus proche). Quand la menace est possible mais pas présente (attraper le Covid, passer un exa- men), il s’agit de stress, une réaction de peur anticipée. Si la menace est concrète, présente, envahissante (une agression), se met en place la sidération ou thanatose : la même réaction que la peur à laquelle s’ajoute non pas la fuite mais l’immobilité. La peur peut prendre deux autres formes : celle de l’angoisse et celle de la phobie, où se mêlent des menaces possibles mais où la cognition a du mal à se faire une place stratégique.       <br />
              <br />
       Enfin vient la colère, une émotion chaude, agressive, destructrice, ayant pour but de protéger notre intégrité physique, psy- chique, notre territoire, nos valeurs. La colère nous indique un danger, une menace dans ce qui nous est propre avec l’idée de combattre, de ne pas se laisser faire.       <br />
              <br />
       <b>NOS EMOTIONS MAL UTILISÈES       <br />
       </b>       <br />
       Nos émotions sont de bons guides, mais de mauvais maîtres, dans ce sens que lorsqu’elles prennent les commandes à la place de notre cognition, nos comportements ne sont pas des plus adaptés ou stratégiques.       <br />
              <br />
       Prenons le dégoût : en mettant côte à côte de la confiture de fraise et une saucisse, l’idée de manger les deux en même temps peut générer du dégoût, alors que l’association des deux aliments n’a rien de dangereux. S’il n’y a rien d’autre à manger, au bout d’un moment (plusieurs jours) la cognition devra prendre le dessus sur le dégoût, au risque de dépérir.       <br />
              <br />
       La tristesse n’est pas un bon maître non plus : pleurer à la fin d’un week-end entre amis ou en famille parce que c’était très agréable et qu’il faut retrouver le chemin du travail n’est pas pertinent dès lors que tout le monde est vivant et que d’autres retrouvailles seront possibles.  La joie non plus n’est pas un bon maître, car se réjouir trop et trop tôt de par- tir en vacances le matin d’un examen ne permet pas de se concentrer sur l’examen à passer en premier. Les adolescents qui organisent leurs premières fêtes doivent vite apprendre à ne pas se laisser envahir par la joie de l’événement à venir pour envisager aussi tous les désagréments qui vont avec les fêtes (ceux qui boivent trop, ceux qui viennent sans avoir été invités, ceux qui ne respectent pas les lieux...).       <br />
              <br />
       La peur n’est pas bon maître dans le sens où refuser de passer le bac parce qu’on a peur n’est pas une solution adaptée. A ce titre, à force d’inciter les jeunes à avoir peur de tout et de l’avenir, un certain nombre d’entre eux ne veulent pas grandir, souhaitant le plus possible reculer l’entrée dans la vie adulte qui semble si compliquée. Nombre d’angoisses semblent ainsi dissimuler des questions existentielles basées sur la peur de ne pas être à la hauteur des obstacles de la vie : angoisse du jeune diplômé, angoisse des parents d’enfants turbulents ou d’adolescents... D’autres interrogent la dysharmonie qu’il peut y avoir entre nos valeurs, nos principes et notre réalité ; ce que l’éco-anxiété révèle.       <br />
              <br />
       Quant à la colère, elle peut facilement dépasser, envahir... et être déportée. Comme le dit Aristote : « N’importe qui peut se mettre en colère, c’est facile, mais être en colère contre la bonne personne, dans la bonne mesure, au bon moment, pour le bon but et de la bonne manière – cela n’est pas facile. »       <br />
              <br />
       <b> CE QU’ON PEUT BIEN FAIRE DE NOS ÉMOTIONS, EN DEVENANT LEUR MAÎTRE       <br />
       </b>       <br />
       Notre cognition nous permet de nous adapter avec stratégie, d’avoir une vision d’ensemble des situations, là où nos émotions attirent notre attention sur des éléments de contexte (à juste titre). Etre en conscience de nos émotions permet donc de ressentir l’attention portée par l’émotion à un élément de notre environnement, pour cognitivement envisager l’ensemble de la situation et choisir comment gérer la situation de façon adaptative. Ce qui est vécu comme compliqué est de ne pas rester sous le coup de l’émotion, prendre du recul pour voir plus large, prendre du recul avec l’émotion. C’est là toute la ressource du néocortex (cf. cerveau triunique de Paul MacLean), que la transe hypnotique va pouvoir activer en prenant du recul pour ne pas être envahi. Il s’agit de sortir de l’immédiateté et de construire un nouveau chemin réactionnel, ici au sujet de la colère.  CHÂTEAU, DRAGON, COLÈRE  « Prenez le temps de choisir où installer votre château, d’en faire le tour, de vérifier que les remparts sont en bon état. Au besoin, prenez le temps de les consolider. A l’intérieur, après le pont-levis, il y a le château central, avec des pièces pour recevoir, et quelque part un endroit très confortable et ressourçant. Prenez le temps de vous y installer confortablement et de vous imprégner de ce confort rassurant par les volumes, les textures, les couleurs, une odeur rassurante, une mélodie ou un chant d’oiseau peut-être. C’est un bon endroit pour se ressourcer, avec bien au loin, au- delà des remparts, l’agitation du monde. Quand vous êtes prêt, prenez le temps d’aller à la rencontre de votre dragon. S’il est à la cave, prenez le temps de le mettre en confiance et de le faire sortir. S’il est au rez-de-chaussée, prenez le temps de le faire monter, voire de monter sur son dos pour voler vers le sommet du donjon, et contempler d’en haut. C’est votre bon guide, vous en êtes le maître. »       <br />
              <br />
       Voici la trame de l’induction …  <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-71-version-Papier_p159.html">Lire la suite et commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves</a>       <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>AUGUSTINE GRANGER</b></div>
     <div>
      Psychologue installée à Rennes en libéral depuis 2003. Formée en hypnose ericksonienne et thérapies brèves à Emergences depuis 2009. Trésorière membre de l’IMHERB Rennes- Bretagne. Elle a animé un atelier métaphorique sur « la colère » lors du dernier congrès Emergences de Saint-Malo, dont est issu son article.
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     <div><b>Lire la suite et commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/81648958-58779943.jpg?v=1721405854" alt="Château, dragon, colère: des métaphores por dompter nos émotions." title="Château, dragon, colère: des métaphores por dompter nos émotions." />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Chateau-dragon-colere-des-metaphores-por-dompter-nos-emotions_a285.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>NICOLAS DE STAËL : Peindre et se dépeindre. Choc esthétique et hypnose.</title>
   <updated>2021-04-24T22:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/NICOLAS-DE-STAEL-Peindre-et-se-depeindre-Choc-esthetique-et-hypnose_a251.html</id>
   <category term="Pourquoi une Psychothérapie ?" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/51837908-39696471.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-11-26T21:50:00+01:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Franck SALZMANN. Revue Hypnose & Thérapies brèves n°59     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/51837908-39696471.jpg?v=1606424397" alt="NICOLAS DE STAËL : Peindre et se dépeindre. Choc esthétique et hypnose." title="NICOLAS DE STAËL : Peindre et se dépeindre. Choc esthétique et hypnose." />
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      Cet article naît d’une rencontre, d’un choc esthétique survenu au cours de l’exposition Nicolas de Staël en septembre 2018 à Aix-en-Provence. La première avec le peintre.       <br />
              <br />
       Comment l’hypnose enrichit-elle notre regard sur les toiles et les écrits de Nicolas de Staël ? Comment son approche du réel enrichit-elle à son tour notre approche hypnothérapique ? Je vous propose, à travers mon expérience personnelle ou partagée avec des patients, d’établir un dialogue fécond entre hypnose médicale et l’art du peintre et d’en tirer quelques interrogations subjectives d’ordres thérapeutique, éthique, philosophique voire poétique en vue d’un échange d’expérience.        <br />
              <br />
       Aux commencements, Nicolas de Staël naît à Saint-Pétersbourg le 23 décembre 1913 du calendrier julien, et le 5 janvier 1914 du calendrier grégorien. Une date unique viendra fixer le terme de sa vie le 16 mars 1955 quand son corps heurtera le trottoir en contrebas de son atelier d’Antibes d’où il vient de se jeter. Deux temps pour naître, deux espaces culturels, un écart en lui déjà inscrit et un temps arrêté, tache rouge sur l’asphalte. Entre les deux, la vie. Une vie de peinture. Mais revenons à Aix-en-Provence. Ce tableau est là, devant nous, ma compagne et moi-même, 16 cm x 24 cm de peinture : Le soleil, 1953. Des jaunes, des orangés clairs crêmés de blanc. D’autres jaunes plus prononcés, et au-dessous, du bleu déposé dans l’ombre de la nuit. Au-dessus, des aplats de peinture étirés composent le feu naissant d’un jour simple, unique et joyeux. La toile, petite par la taille, nous invite à s’approcher d’elle, à caresser du regard les épaisseurs de sa pâte qui laissent fuiter la lumière à travers interstices et transparences. Notre regard s’absorbe dans les courbes et coulures figées, traces implicites du peintre et du temps écoulé. Présence d’absences.        <br />
              <br />
       Ce qui va se passer, sublimé par le partage, est extraordinaire. Alors que nous détachons notre regard du tableau pour nous éloigner tout en jetant un oeil en arrière pour en conserver l’impression, chacun de nous aura la sensation forte et troublante que le soleil s’élève dans la toile ! Oui, réellement. Que l’horizon du sol, matière et frontière incertaine de terre et de ciel, s’enfonce tandis que soleil s’élève. Sensation d’irréalité. La perception d’une mise en route d’un temps, celui du tableau. Un autre temps dans le temps de l’exposition. Temps issu d’une lumière devenue plus claire et éblouissante, temps né de la perception d’un mouvement, comme une vie possible et naissante. Effet « hypn’optique » ?       <br />
              <br />
       Thérapeute, c’est par tout ce que nous savons et ce qui nous échappe, par les mots et l’impossible à dire, par tous les « nous » du corps en mouvement et notre trame narrative que nous entrons en relation, que quelque chose se produit. Dans le corps comme dans la rencontre, se laisser glisser, s’y réassocier ou s’associer agréablement dans un dialogue charnel d’où surgit l’inattendu d’une remise en route spontanée des horloges ? Ce temps est recommencements ouverts et porteurs de possibilités jusque-là inenvisagées... Ici le corps du tableau est porte d’entrée dans le vital en lui, pardon : en nous.        <br />
              <br />
       Et puis zut, tout cela s’embrouille ! Nous ne pouvons donc, après ce lever de soleil, qu’être happés par cette phrase de De Staël, inscrite dès l’entrée de l’exposition comme une invite : « On ne peint jamais ce que l’on voit, on peint à mille vibrations le coup reçu à recevoir, et comment crier sans colère une tête à la main et une plateforme de l’autre » (lettre à Pierre Lecuire, 3 décembre 1949). Nous voilà subitement conduits au cœur de ses oeuvres, de nous-mêmes, et de nos tableaux cliniques. Ses toiles dans cet écart au réel nous arrachent à nos habitudes, à l’illusion de durer dans le même et nous interdisent de nous confondre avec ce que nous voyons ou croyons de nous-mêmes. Ici, sur la toile tendue, tout bat, bouge et crie, rien ne se pose, la vie n’est qu’instants. De Staël nous arrache à l’illusion de croire que nous voyons le réel du monde. Ses tableaux sont des mots de chair et de matières picturales intimement emmaillées dans le vivant, que le peintre arrache au réel et à son corps en un point de rencontre.        <br />
              <br />
       Ils font de nous des voyageurs embarqués dans son monde où comme dans ce lever de soleil, nous vivons, voyons et entendons. Rencontres hypnotiques avec le support pictural. Parti découvrir les lumières d’Italie, il ne peint pas. Il écrit à Jacques Dubourg en septembre 1953 : « Et à part la nage dans toutes les mers, je ne fais rien sinon quelques croquis. » Ne rien faire. Laisser le corps s’étirer, nager, observer, s’imprégner. Puis se laisser aller aux temps des traversées. Du temps laissé à se réassocier, se recombiner, à s’agrandir. Différer donc puis enfin revenir chez soi et peindre dans le temps des fulgurances. Temps des trouvailles et retrouvailles. Laisser s’éprouver la vie en soi, dirait Michel Henry. La toile donc, surface de rencontre et de liberté, interface au monde. « L’espace pictural est un mur mais un mur où tous les oiseaux du monde y volent librement à toute profondeur », dit-il dans une lettre à Pierre Lecuire du 3 décembre 1949. Presque un visage au sens lévinassien. Lieu de profondeur et d’accès aux surgissements. Pour nous thérapeutes, accès à un lieu vivant, de passage, de partage de liberté et d’échange générateur de possibles avec nos patients. Une porte ouverte dans le cadre de la consultation ? Passage incessant de l’enchaînement fixité à l’enchaînement mouvement. Avec ou sans les mots, dans la rencontre et le silence.       <br />
              <br />
       Antoine est étudiant, il vient au cabinet depuis l’enfance mais aujourd’hui est un jour différent, il peine à formuler un malaise. Le geste est hésitant, son regard perplexe est habité d’une lumière douce et voilée. Son corps se pose différemment sur la chaise. Il cherche quelque chose. J’ai besoin de temps pour le voir tel qu’il est aujourd’hui, m’ajuster, et découvrir l’adulte qui prend place. Il peine à se mettre au travail et les examens approchent. Il s’isole, repoussant les choses, se sentant en décalage.        <br />
              <br />
       Le temps, dans notre face-à-face, passe péniblement, repoussant la rencontre. Ou plus justement la rencontre tarde rendant le temps poussif. Le temps naît-il de la rencontre ? Arrive le moment où je prends conscience que le canevas de mes questions logiques et continues fait blocage. Je fais fausse route. Fausses notes. De Staël : « Dès que je sens une logique trop logique cela m’énerve et je vais naturellement à l’illogisme » (dans une lettre à Douglas Cooper, Antibes, janvier 1955). Je lâche, traversant un léger vertige, puis une détente, enfin une sensation de libération. Instants que j’associe maintenant à ces mots dans cette même lettre adressée à Douglas Cooper : « Trop près ou trop loin du sujet, je ne veux être systématiquement ni l’un ni l’autre… Je ne sais ce qui vaut le mieux et je m’en fous tout compte fait, pourvu que cela s’équilibre comme cela peut, de préférence sans équilibre. Le contact avec la toile, je le perds à chaque instant et le retrouve et le perds. » Je me suis arrêté de parler. Antoine me parle maintenant de tracés particuliers qu’il prend pour répondre aux examens. Chemins qui l’amènent à la solution et sa difficulté à faire accepter sa tournure d’esprit aux autorités universitaires.        <br />
              <br />
       Cette non-reconnaissance génère conflits, procrastination, retrait et culpabilité. Lui-même, peu en confiance, est dérouté par ce qui l’habite. Une deuxième rencontre lui permettra d’entrer en transe, de s’ouvrir dans le contact sécure à ce qu’il porte d’unique et de précieux. Nicolas de Staël encore : « Je ne suis unique que par ce bon que j’arrive à mettre sur la toile avec plus ou moins de contact. » Deux mouvements. Du côté de la thérapie, l’accès sécure d’Antoine à son « bien » propre, à travers ma parole et mon acceptation, accès qui le rend unique reconnaissable à lui-même et donc sujet de lui-même, surgissant en lui-même, éprouvant sa propre vie, vivant donc et apte à la reprise en main d’un destin. Jusqu’au prochain endormissement, à la prochaine confrontation, au prochain oubli et au prochain choc. Du coté thérapeute, la sensation heureuse en tant qu’homme et thérapeute de découvrir une partie de l’autre en même temps qu’une nouvelle part de soi-même, celle-là même capable de cette découverte, chaque part validant l’autre, et le tout en restant conscient de la dissymétrie de la relation, celle de la responsabilité face à un être en souffrance et demande. « J’avance d’accident en accident », disait De Staël. Nécessité pour lui d’une discontinuité créative, hors de la logique. Et ainsi l’acte de peindre comme une transe, un bond hors de soi, en soi, vers soi. L’art de sortir d’une détermination figée et mortifère vers une résolution vivante. Et pour nous spectateurs de ses toiles et nourris de ses mots, la joie de cheminer dans les creux et surgissements, entre parole et expression de la matière picturale, chacun enrichissant l’autre. Du temps pour le plaisir esthétique.       <br />
              <br />
              <br />
       André est amené et soutenu par sa compagne et sa belle-mère. Son geste est ralenti et contraint, ses yeux sont ailleurs, il laisse en ce début de consultation les deux femmes parler.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-59-version-Papier_p135.html">Pour lire la suite de cet article, cliquez ici       <br />
       </a>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/51837908-39696472.jpg?v=1606424846" alt="NICOLAS DE STAËL : Peindre et se dépeindre. Choc esthétique et hypnose." title="NICOLAS DE STAËL : Peindre et se dépeindre. Choc esthétique et hypnose." />
     </div>
     <div>
      <b>Dr FRANCK SALZMANN</b> Médecin généraliste à Lattes (Hérault). Formé à l’hypnose à partir de 2012 à l’Institut Hypnosium Gema. DIU d’Hypnose médicale de la faculté de Montpellier-Nîmes en 2017, sous la responsabilité du Docteur Isabelle Nicklès. <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/269-le-livre-blanc-des-formations-en-hypnose">Membre de L’IMHEM à Montpellier</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°59</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/51837908-39696487.jpg?v=1606424610" alt="NICOLAS DE STAËL : Peindre et se dépeindre. Choc esthétique et hypnose." title="NICOLAS DE STAËL : Peindre et se dépeindre. Choc esthétique et hypnose." />
     </div>
     <div>
      N°59 : novembre/décembre 2020/janvier 2021       <br />
              <br />
       Cinq scripts créatifs détaillés       <br />
              <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Editorial-Dr-Julien-BETBEZE-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-59_a102.html">Edito : Julien Betbèze</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/151-l-hypersuggestibilite-au-service-de-l-hyposuggestibilite">L’hypersuggestibilité. Au service de l’hyposuggestibilité. Dominique Megglé</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne-paris.fr/20-minutes-pour-se-liberer-du-tabac_a248.html">Script créatif détaillé : 20 minutes pour se libérer du tabac. Hypnose en médecine générale. Françoise Barthès</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Du-trauma-a-la-resilience-Par-la-therapie-du-lien-et-des-mondes-relationnels_a129.html">Script créatif détaillé : Du trauma à la résilience. Par la thérapie du lien et des mondes relationnels. Stéphane Roy</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-sphere-relationnelle-Travailler-la-distance-en-hypnose_a216.html">Script créatif détaillé : La sphère relationnelle. Travailler la distance en hypnose. Corinne Paillette</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/NICOLAS-DE-STAEL-Peindre-et-se-depeindre-Choc-esthetique-et-hypnose_a251.html">Nicolas de Staël : Peindre et se dépeindre. Franck Salzmann</a>       <br />
              <br />
       Espace douleur       <br />
       - <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/414-pr-g%C3%A9rard-ostermann-%C3%A9ditorial-de-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-59">Editorial. Gérard Ostermann</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Travail-en-hypnose-avec-des-mineurs-immigres_a1275.html">Script créatif détaillé : Travail en hypnose avec des mineurs immigrés. Stéphanie Delacour</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Hypnose-et-handicap_a252.html">Script créatif détaillé : Hypnose et handicap. Du traumatisme à la créativité. Christelle Lecellier</a>       <br />
              <br />
       Dossier : Les soins palliatifs       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Soins-palliatifs-Editorial-du-Dr-Francine-HIRSZOWSKI_a172.html">Editorial : Francine Hirszowski</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/cancer/444-les-tac-en-soins-palliatifs">Les TAC en soins palliatifs. Jean Becchio et Sylvain Pourchet</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Psychomotricite-BOUGER-JE-LE-VEUX-_a77.html">Psychomotricité. Bouger… je le veux. Patrick Martin</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/416-implantation-des-techniques-hypnotiques-%C3%A0-l%E2%80%99h%C3%B4pital-de-bourg-en-bresse">Les techniques hypnotiques à l’hôpital de Bourg-en-Bresse. Vianney Perrin</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Hypnose-et-soins-palliatifs_a1650.html">Infirmière en Ehpad. Valérie Etchevers</a>       <br />
              <br />
       Rubriques       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Prenez-soin-de-vous-Docteur-Dr-Stefano-COLOMBO-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-59_a103.html">Quiproquo… « Prenez soin de vous, Docteur » Stefano Colombo et dessin de Muhuc</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Docteur-je-tiens-a-vous-dire-que-je-fais-le-poireau_a217.html">Les champs du possible : Docteur, je tiens à vous dire que je fais le poireau… Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Les-gens-de-l-air_a136.html">Culture du monde : Jeux de guérison dans le sud de l’Iran. Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/417-les-grands-entretiens-stephen-r-lankton-interview%C3%A9-par-g%C3%A9rard-fitoussi">Les grands entretiens : Stephen R. Lankton. Gérard Fitoussi</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-bouche-Dr-Julien-BETBEZE_a137.html">Livres en bouche</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/NICOLAS-DE-STAEL-Peindre-et-se-depeindre-Choc-esthetique-et-hypnose_a251.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le sens de l'hypnose selon Milton H. Erickson</title>
   <updated>2020-11-15T15:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Le-sens-de-l-hypnose-selon-Milton-H-Erickson_a235.html</id>
   <category term="Hypnose" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/42908317-35595179.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-03T17:48:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42908317-35595179.jpg?v=1582072178" alt="Le sens de l'hypnose selon Milton H. Erickson" title="Le sens de l'hypnose selon Milton H. Erickson" />
     </div>
     <div>
      Dans ses représentations sociales et communes, l’hypnose est réduite à une forme de suggestion ou à des comportements manipulatoires déclinés sur plusieurs registres :       <br />
       • Celui du behaviorisme avec des représentations centrées sur la suppression immédiate des symptômes       <br />
       • Celui du spectacle dans la mise en scène de jeux de rôles qui font croire à la réalité du pouvoir d’un être humain sur un autre, comme le serpent Kaa avec Mowgli.       <br />
       • Celui d’un état de sidération provoqué par la peur pour diminuer la douleur ou la souffrance (comme lors d’un attentat, d’un accident dans lequel le sujet se protège en se dissociant afin d’échapper à une réalité invivable).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>I - Confusion sur les significations de l’hypnose</b></div>
     <div>
      Elle a des effets jusque dans le rapport de l’INSERM de 2015 qui, tout en publiant des résultats significatifs sur l’hypnosédation, les colopathies fonctionnelles, le syndrome du côlon irritable, ne peut en rendre raison. De quelle hypnose s’agit-il, de la suggestion autoritaire ou de l’hypnose relationnelle et de la créativité ? Si ce rapport reconnaît l’intérêt thérapeutique potentiel de l’hypnose dans ces indications, il ne précise jamais la signification de ce terme, rendant de ce fait difficile la compréhension du processus actif dans les modifications corporelles observées.       <br />
              <br />
       Faire des recherches pertinentes sur l’efficacité de l’hypnose impliquerait de définir à quelle représentation de l’hypnose on fait référence ; cette clarification nous semble indispensable si l’on veut, comme nous l’indique le rapport de l’INSERM, non seulement «réaliser des études comparatives randomisées », mais aussi « mener des études qualitatives indispensables pour déterminer ce que les patients ont vécu subjectivement lors de ces prises en charge, ce point de vue subjectif étant essentiel compte tenu des cibles thérapeutiques de l’hypnose».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>II - L’hypnose, à la fois un état et un processus</b></div>
     <div>
      Il est important que la façon dont on étudie chacun de ses aspects soit adaptée à son objet.       <br />
              <br />
       • En tant qu’état, on peut s’appuyer sur les travaux neurophysiologiques qui existent et dont les résultats sont connus et validés (modifications dans le cortex cingulaire antérieur, etc.)       <br />
              <br />
       • En tant que processus, l’hypnose est une modalité du corps relationnel, en lien avec les neurones miroirs. Les études à ce sujet, en montrant le lien entre l’accordage corporel, le mouvement et l’intentionnalité, ouvrent une perspective de recherche sur la manière dont le processus hypnotique se déroule dans la remise en mouvement du sujet bloqué sur son symptôme. Il est essentiel de comprendre que la manière dont le sujet accueille ou rejette sa sensorialité, en lien avec son vécu affectif et relationnel, participe à l’activation ou au blocage des processus de changement.       <br />
              <br />
       • Le terme « état modifié de conscience » que l’on retrouve dans beaucoup d’ouvrages n’est évidemment pas adéquat. Au moins pour trois raisons :       <br />
              <br />
       - Parce que l’être humain modifie sans arrêt son état de conscience, sinon ce serait croire qu’il existe un état non modifié de conscience, ce qui n’a pas de sens. Si la notion de modification peut signifier quelque chose, il vaudrait mieux préciser que dans le processus hypnotique on observe une modification attentionnelle.       <br />
              <br />
       - Il serait préférable de reprendre la formulation de François Roustang d’une « perceptude », qui indique une perception non pas réduite à la conscience représentative, mais impliquant la totalité du corps sentant dans son monde.       <br />
              <br />
       - Enfin, comme l’hypnose est une modalité de la relation permettant la créativité, il est nécessaire de faire apparaître l’importance d’une écoute thérapeutique sans a priori, on pourrait parler d’une écoute amplifiée. Le thérapeute ne veut rien pour le sujet, il est simplement là. Françoise Dolto dirait : <span style="font-style:italic">« Je n’y comprenais rien, mais j’étais toutes oreilles. Et c’est déjà pas mal ».</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>III - Une relation sécure…</b></div>
     <div>
      C’est ce processus qui permet la mise en place d’une relation sécure, dans laquelle, comme nous le rappelle Erickson « il n’y a pas de résistance », mais une relation de coopération. C’est cette coopération qui est la condition de la ré-association, dans laquelle le sujet, en sécurité, peut refaire l’expérience d’être libre dans la continuité du lien. Il s’agit au sein d’une relation sécure, de permettre au sujet d’accueillir ses affects, pour remettre en mouvement la singularité de son processus de pensée.       <br />
              <br />
       Elle favorise une « régulation émotionnelle » qui est l’un des effets de l’expérience « d’autonomie relationnelle ». On peut donc dire, pour commencer, que l’hypnose thérapeutique est une autohypnose relationnelle. Cette expression porte une contradiction qui n’est qu’apparente : une autohypnose, donc un processus interne au sujet, mais relationnel, c’est-à-dire ou le sujet n’est pas seul.       <br />
              <br />
       Comment être autonome tout en étant en relation ? Cette question est la clé pour comprendre l’hypnose comme processus (psycho) thérapeutique. En expérimentant une relation sécure dans laquelle le sujet, aussi bien que le thérapeute, est impliqué. C’est ce type de relation qui permet la créativité, autant chez l’un que chez l’autre. Cette relation co-créatrice se traduit par un lâcher-prise qui implique pour le sujet l’acceptation de sa vulnérabilité et la traversée de ses angoisses d’abandon. En même temps, le thérapeute est en position d’acceptation inconditionnelle, il accepte tout, même s’il ne se passe rien. Mais pour accéder à ce fameux lâcher-prise, pour pouvoir rentrer en relation avec soi-même, il faut être en confiance dans la relation à l’autre.        <br />
              <br />
       Être en relation à l’autre pour être en relation à soi, c’est le processus hypnotique au sein de la dynamique relationnelle. En somme un thérapeute présent, dont le seul but est que le patient se saisisse de sa propre liberté.       <br />
              <br />
       On est donc bien loin de la simple réduction du sens de l’hypnose à la suggestion où le thérapeute pense à la place du sujet et sait ce dont il a besoin !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>IV - La vision éricksonnienne de l’hypnose</b></div>
     <div>
      Cette vision de l’être humain est inscrite dès le départ dans le travail de Milton Erickson qui prend ses distances avec le behaviourisme de l’hypnose-suggestion du XIXe siècle, en critiquant, dès le début de ses recherches, les échelles standardisées d’hypnotisabilité de Clark L. Hull. Cette critique n’est compréhensible que par l’attention que portait Erickson à la singularité du sujet. Il lui arrivait souvent de comparer le caractère unique et original de chacun à celui d’empreintes digitales.        <br />
              <br />
       Erickson dessine ainsi une anthropologie relationnelle de l’être humain, anthropologie où la singularité émerge d’une relation vivante ; et où cette singularité est utilisée comme l’outil thérapeutique par excellence. Lorsque le sujet vit une relation sécure et vivante, il habite son corps, c’est-à-dire qu’il est dans la capacité de lâcher prise, de faire confiance à l’autre pour se retrouver dans un espace partagé où « plus je suis en relation avec l’autre, plus je suis en relation avec moi-même ».       <br />
              <br />
       Nous pouvons donc comprendre, pourquoi Erickson affirme que l’« On avance trop souvent, de manière mal fondée et injustifiée que, comme l’état de transe est induit et maintenu par la suggestion, et comme les manifestations hypnotiques peuvent être suscitées par la suggestion, tout ce qui se développe en hypnose doit nécessairement être entièrement le résultat de la suggestion et être fondamentalement une expression de celle-ci.       <br />
       En réalité, c’est tout le contraire de ces conceptions erronées, et la personne hypnotisée demeure la même personne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">«(...) L’induction est le maintien d’une transe qui permet de disposer d’un état psychologique spécial dans lequel le patient peut réassocier et réorganiser ses complexités psychologiques internes et utiliser ses propres aptitudes... en accord avec ses expériences de vie personnelles ».</span>       <br />
       (Intégrale des articles de Milton H. Erickson sur l’hypnose, Tome IV, chap 4, pp 58-59)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>V - Réassocier</b></div>
     <div>
      Bien que l’on assimile souvent le processus hypnotique à une « dissociation », pour Erickson, c’est la réassociation qui est le processus actif dans l’hypnose thérapeutique, elle permet à la subjectivité d’exister à nouveau dans la relation à l’autre.       <br />
       Cette approche est fondamentalement différente de l’hypnosuggestion du XIXe siècle qui a pour modèle l’apprentissage automatique associé à une vision réflexe du psychisme. Par exemple au XIXe siècle, on pouvait suggérer à quelqu’un souhaitant arrêter de fumer : « Maintenant, dès que vous aurez envie de fumer, vous aurez des nausées », ce qui est l’équivalent de prendre un médicament antitabac.       <br />
              <br />
       Pour Erickson, la dimension subjective reste centrale, le but de la séance d’hypnose est de permettre au sujet de retrouver dans sa relation à la cigarette, la capacité de choix qu’il a perdue dans l’addiction au tabac.       <br />
       Ce choix n’existe que lorsque la personne est dans un processus de réassociation, c’est-à-dire qu’elle est, en même temps, dans une relation vivante avec soi et avec l’autre. « Si je suis dans une relation où je suis en contradiction avec l’autre sans arriver à être moi-même dans cette relation, alors ma relation (par exemple au tabac) devient un objet et l’addiction prend le contrôle ».       <br />
              <br />
       En ce sens, la pratique de l’hypnose thérapeutique doit pouvoir être évaluée, mais pas comme une simple technique dans laquelle le thérapeute est extérieur à la dynamique relationnelle, et donc avec la complexité que ce genre d’évaluation imposerait.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>L’ÊTRE HUMAIN EST UN ÊTRE DÉTERMINÉ PAR SES RELATIONS :       <br />
       </b>L’enfant pour se construire harmonieusement doit pouvoir, comme nous l’a montré la théorie de l’attachement, expérimenter une relation sécure avec son entourage : maman sourit, bébé sourit, et l’enfant peut ensuite apprendre l’autonomie au sein d’un contexte relationnel stimulant (il peut décider de sourire ou pas dans un contexte où il se sent accueilli dans ses émotions, même contradictoires ou inattendues). Lorsqu’il y a une perte de sécurité, la relation à l’autre et la relation à soi deviennent contradictoires (si j’exprime une contradiction, je serai rejeté, mais si je me plie à l’autre je perds ma liberté), des blocages dissociatifs se mettent en place : le corps se bloque, les pensées deviennent des ruminations, l’affectif se coupe du cognitif, les gestes deviennent automatiques (rituels, addictions, comportements violents, etc.). D’où l’importance de la sécurité, donc de l’accordage comme base de la relation hypnotique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>VI - Les processus d’accordage</b></div>
     <div>
      Le dispositif hypnotique prend en compte le développement des neurones miroirs, avec les processus d’accordage dans le développement psychoaffectif.       <br />
       L’enfant va se découvrir, va avoir accès à sa subjectivité à partir de la position de l’autre. La relation à soi n’est pas directe, elle est médiatisée par la position de l’autre. Lorsque la relation à l’autre et la relation à soi sont en concordance, la relation s’installe avec du plaisir, du partage, de la différence, de la vie, du dynamisme…       <br />
              <br />
       Dans la relation insécure, la personne est envahie par un champ d’émotions chaotiques, elle n’est plus « dans son corps », elle est « dans la tête ». Il y a une séparation entre le vécu cognitif et les affects. Or nous savons aujourd’hui que les affects sont au centre des cognitions et qu’il n’y a pas de cognition qui se développe au départ sans une expérience affective et relationnelle.       <br />
              <br />
       Ainsi, l’hypnose thérapeutique a pour but d’amener un sujet prisonnier d’expériences relationnelles insécures à expérimenter des relations sécures, dans lesquelles il peut faire confiance à l’autre pour avoir confiance en lui-même, reconnecter corps et esprit, affects et pensées.       <br />
              <br />
       C’est cela qui est au centre de l’hypnose éricksonienne lorsque Milton Erickson dit « qu’il n’y a pas de résistance ». Quoi que fasse le sujet, derrière sa différence, il y a une intention de coopération, reconnue et mise en valeur.       <br />
       Le style personnel de chacun doit être accueilli dans la relation, dans la coopération, pour que celle-ci soit vivante.       <br />
       Cette pensée de la coopération ne s’exprime pas uniquement au niveau cognitif, elle est liée à une expérience corporelle et psychique dans laquelle chacun est en relation avec l’autre, et en même temps en relation avec lui-même. C’est cela qui crée un sentiment intérieur de bien-être.       <br />
       Dans un monde où l’imaginaire est basé sur l’individualisme compétitif, avec très peu de moments relationnels apaisants, pouvoir prendre le temps d’être avec l’autre, de l’accueillir et de sentir accueilli, caractérise la pertinence de la relation hypnotique pour le soin dans notre culture.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>VII - Aller du monde de la survie au monde de la vie</b></div>
     <div>
      La psychopathologie est liée à un processus de blocage dissociatif, lié à une relation à l’autre basée sur la méfiance et la rivalité. Dans ce type de relation, le sujet ne perçoit pas les intentions positives de l’autre, son désir de rentrer en relation lorsque l’autre exprime des points de vue différents du sien.       <br />
       L’apport de l’hypnose est lié à une expérience émotionnelle corrective rendue possible par l’accordage corporel, condition de la perception des intentions coopératives en particulier lorsque l’autre a un point de vue différent pour construire le sens de relation. Cette attention au mouvement d’accordage, lié à l’acceptation de la résistance, va permettre la réassociation en modifiant la position du sujet grâce à l’accueil de ses affects.       <br />
       Ce processus de la transe, qui est d’être en même temps avec l’autre et avec soimême, est au centre du mouvement de réassociation.       <br />
              <br />
       On peut ainsi distinguer deux types de pratique de l’hypnose :       <br />
              <br />
       • Soit le sujet est non dissocié, que l’on va aider, pendant les soins, à être ailleurs (par exemple dans son jardin), à se désassocier temporairement : il est dans un espace sécure au lieu d’être focalisé sur le soin, sur l’examen douloureux. Il s’agirait d’hypnose médicale, d’hypnoanalgésie, etc.       <br />
              <br />
       • Soit le sujet est dans un blocage dissociatif, c’est-à-dire dans un processus psychopathologique, et l’hypnose thérapeutique vise alors à favoriser la réassociation, en créant un contexte pour que le sujet puisse mobiliser ses ressources, accueillir ses ressentis sensoriels, lâcher prise et traverser l’angoisse liée à l’arrivée de la subjectivité dans sa relation à l’autre       <br />
              <br />
       Par rapport à la liberté du sujet, et pour que cela ne soit pas un concept vide, il faut que la liberté soit vécue dans le corps en tant qu’une expérience, c’est-à-dire qu’il y ait à la fois du sens et de la chair. Il s’agirait ici de psychothérapie par l’hypnose, d’hypnothérapie, etc.       <br />
       C’est aussi en commençant à défaire les représentations sociales dominantes qui réduisent l’hypnose à une technique et le sujet à une marionnette, que nous pourrons percevoir la place centrale de l’intelligence relationnelle et de l’imagination créatrice au sein du processus hypnotique.       <br />
              <br />
       Au total :       <br />
       Quel est donc le champ d’action de l’hypnose ? Il est illimité. Dans la mesure où il y a un processus relationnel, on va pouvoir l’appliquer. On dit toujours qu’avec l’hypnose, les gens vont mieux, se sentent mieux, sont plus tranquilles, sont plus en sécurité avec eux-mêmes et qu’on les installe dans leur « safe place ». Proposition qui ne veut d’ailleurs, pas simplement dire le lieu sûr, mais aussi “sauf” donc « vivant », c’est-à-dire là où le sujet retrouve un espace vital.       <br />
              <br />
       Effectivement, nous sommes dans un monde où l’on a de moins en moins de temps. Avec l’hypnose, on peut se redonner un espace, que l’on dit souvent « ici et maintenant ». Mais étymologiquement, « maintenant » n’est pas le bon terme, parce que « maintenant » veut dire : « main-tenant ». Préférons-lui le mot « présence » parce que dans « présence », il y a un cadeau, le cadeau de la relation qui est donnée, et « présence », dans son étymologie latine, veut dire « légèrement en avant de soi ».       <br />
              <br />
       En hypnose, ce n’est pas ici et maintenant. Le patient est ici et ailleurs, et même le thérapeute, qui est lui-même un peu en état d’hypnose, est aussi un peu ici et ailleurs. C’est cet « ici et ailleurs » qui permet un mystère qui nous échappe et qui permet au processus thérapeutique de s’installer.       <br />
              <br />
       L’humanité ne cesse de se faire et de se défaire devant nous.       <br />
       Donc       <br />
       • si on peut proposer au sujet de disposer d’un espace dans lequel il se déplace à la vitesse qui lui convient (et pas à la nôtre !),       <br />
       • si on installe cette présence thérapeutique qui revient naturellement, pour réinvestir ce présent dans un « ici et ailleurs » inscrit dans la chair avec un appel à l’imaginaire relié au corps…       <br />
              <br />
       Alors, effectivement, nous sommes étonnés des résultats que l’on voit émerger.       <br />
       Non seulement le patient est amélioré, mais nous aussi, nous sommes améliorés.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Bibliographie       <br />
       BELLET Patrick, L’hypnose, Odile Jacob, 2002       <br />
       BELLET Patrick, L’hypnose pour réhumaniser le soin, Odile Jacob, 2015       <br />
       GALY Marc, Être là.       <br />
       BENHAÏEM JM, ROUSTANG F. L’hypnose ou les portes de la guérison. Paris, O Jacob, 2012.       <br />
       BETBÈZE J. OSTERMANN G. L’identité narrative, in “La lettre du Psychiatre”, vol XI n° 5, 2015, p126-132.       <br />
       BETBÈZE J. De Milton Erickson à Michael White, le corps au centre de la thérapie. In:       <br />
       Blanc-Sahnoun P, editor, Les pratiques de l’approche narrative. Malakoff, InterEditions, 2017, p25-46.       <br />
       BETBÈZE J. Hypnose et thérapie brève, Hors série n° 11 : Autonomie relationnelle. Avon, Metawalk, 2017, p50-61.       <br />
       DE SHAZER S. Différence. Bruxelles, Satas, 1996.       <br />
       DOUTRELUGNE Y, COTTENCIN O, BETBÈZE J, ISEBAERT L, MEGGLÉ D. Interventions et thérapies brèves : 10 stratégies concrètes, crises et opportunités. Paris, Masson, 2016.       <br />
       ERICKSON M-H. L’intégrale des articles d’Erickson sur l’hypnose, Tome IV : Innovations en hypnothérapie. Bruxelles, Satas, 1999, p58-59.       <br />
       MEGGLÉ D. Douze conférences, sur l’hypnose, la thérapie brève et les sangliers. Bruxelles, Le Germe-Satas, 2005.       <br />
       NARDONE G., LORIEDO C, ZEIG J, WATZLAWICK P. Hypnose et thérapies hypnotiques : Mystères dévoilés et légendes démystifiées, Enrick B. Editions.2019       <br />
       Rapport INSERM Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, 2015.       <br />
       ROSSI E. Du symptôme à la lumière. Bruxelles, Satas, 2001.       <br />
       ROUSTANG F. Jamais contre d’abord. Paris, Odile Jacob, 2015.       <br />
       WHITE M. Cartes des pratiques narratives. Bruxelles, SATAS, 2009.       <br />
       MALAREWICZ JA, GODIN J. Milton H Erickson, de l’hypnose clinique à la psychothérapie stratégique. Paris, ESF, 1986       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/file/214280/">Article issu du Livre Blanc de l'Hypnose Clinique et Thérapeutique de la CFHTB. Téléchargez le pdf dans son intégralité</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LE LIVRE BLANC DES FORMATIONS EN HYPNOSE. VERSION 2020-2021</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42908317-39496881.jpg?v=1605452320" alt="Le sens de l'hypnose selon Milton H. Erickson" title="Le sens de l'hypnose selon Milton H. Erickson" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;la jungle&quot; des formations en hypnose, il est de plus en plus difficile de faire son choix lorsqu'on cherche une formation correcte. Entre les formations qui acceptent le tout-venant et celles qui sont réservées aux professionnels de santé, le site therapies-complementaires.com édite depuis 2014 son livre blanc afin que le professionnel puisse choisir...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/269-le-livre-blanc-des-formations-en-hypnose">https://therapies-complementaires.com/le-livre-blanc-des-formations-en-hypnose</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-sens-de-l-hypnose-selon-Milton-H-Erickson_a235.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La recherche clinique en hypnose</title>
   <updated>2020-11-15T15:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/La-recherche-clinique-en-hypnose_a236.html</id>
   <category term="Revue de Presse" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/43278865-35765561.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-03T17:46:00+01:00</published>
   <author><name>Marion CHERVY</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/43278865-35765561.jpg?v=1583163533" alt="La recherche clinique en hypnose" title="La recherche clinique en hypnose" />
     </div>
     <div>
      On désigne classiquement par « recherche » un processus expérimental visant à confirmer ou non une hypothèse.       <br />
       L’être humain est un intense sujet de recherche dans tous les domaines qui le caractérisent et, à cet égard, l’état d’hypnose ne devrait pas y échapper. Dans la base de données internationales Pubmed, on recense environ 15 000 articles ayant trait à l’hypnose de 1940 à nos jours ; soit environ 150 à 200 publications par an en moyenne. Parmi celles-ci, 1500 sont des revues de la littérature ou des méta-analyses et 1000 seulement sont des essais cliniques. Actuellement les principales revues, référencées ou non, et dédiées à l’Hypnose sont : The American Journal of Clinical Hypnosis, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, Neuroscience and Biobehavioral Reviews, Contemporary Hypnosis and Integrative Therapy, European Journal of Clinical Hypnosis.       <br />
              <br />
       Hypnose et Thérapies Brèves, Transes sont en France des revues professionnelles.       <br />
              <br />
       Paradoxalement, et pendant longtemps, la puissance remarquée de cette technique a pu réduire le besoin d’en démontrer l’efficacité à l’aide d’un protocole de recherche expérimentale méthodique. Mais ceci a fait le lit des suspicions.       <br />
              <br />
       Depuis la recherche a bien montré, de façon reproductible et cohérente, l’activation en hypnose de zones cérébrales précises. À l’appui d’un rapport de l’Académie Nationale de Médecine en 2013 (1), un rapport de l’INSERM a souligné en 2015 l’intérêt de développer la recherche sur l’hypnose. Le lecteur est ici invité à consulter gratuitement en ligne ce rapport très complet dans lequel sont analysées les principales données bibliométriques relatives à l’hypnose (revues Cochrane, PHRIP…)(2).       <br />
              <br />
       <b>I - Les 4 grands domaines de recherche autour de l’hypnose.       <br />
       </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>I-1- L’état d’hypnose à la lumière de la recherche</b></div>
     <div>
      Cette question reste aujourd’hui débattue. Depuis Anton Mesmer et le Marquis de Puységur, au XVIIIe siècle, on sait qu’en dépit des apparences, l’état hypnotique diffère du sommeil profond. Dans les années 1970 des recherches électroencéphalographiques (EEG) confirmeront cela sans équivoque. Même si au XIXe siècle, le Pr Charcot à la Salpétrière pensait qu’il s’agissait d’un état pathologique propre à l’hystérie, les Docteurs Braid, Bernheim, Coué et d’autres ont insisté sur le caractère physiologique de cet état, et même, de son caractère exploitable en thérapeutique et chez tout-un chacun (3).       <br />
              <br />
       Freud lui-même, élève de Charcot, partageait ce dernier point de vue.       <br />
       Ses travaux sur l’inconscient sont issus des pratiques de l’hypnose de l’époque.       <br />
              <br />
       C’est dans ce contexte que le XXe siècle a connu l’essor de la psychanalyse.       <br />
       Pionnier des neurosciences, Freud avait ouvert la voie (4).       <br />
              <br />
       Milton Erickson a sorti définitivement l’hypnose de l’impasse en soulignant les notions de dissociation et de suggestibilité, renouant ainsi avec ses prédécesseurs et avec les vertus thérapeutiques de l’hypnose occultée durant des décennies (5). Vers le début des années 1980, l’inconscient fut ainsi peu à peu présenté en France, au travers de l’hypnose dite « Ericksonienne », comme au contraire bienveillant : une partie du cerveau qui trouve les solutions à nos problèmes.       <br />
              <br />
       Ces évolutions conceptuelles étaient alors sous-tendues par les recherches sur la latéralisation hémisphérique (les notions de « cerveau droit » et « cerveau gauche ») et la spécialisation fonctionnelle du cortex vis-à-vis des zones de la motricité ou les aires du langage par exemple. Le cerveau gauche du droitier analysant le problème en le prenant sous différents angles ; tandis que le cerveau droit le résolvait en trouvant une manière de lui accorder une importance moindre ou différente.       <br />
              <br />
       Le XXIe siècle connaît l’essor constant de l’imagerie fonctionnelle et la possibilité d’étudier les zones du cerveau qui s’activent lorsque celui-ci travaille. La compréhension des états de conscience est aujourd’hui un sujet de recherche très intense en psychologie et en sciences cognitives. De prestigieuses équipes comme celles de Dehaene et Naccache en France ou de Damasio aux USA tentent de comprendre comment fonctionne notre conscience et à partir de quelles structures cérébrales (6) (7) (8).       <br />
              <br />
       L’un des concepts dominants aujourd’hui est celui de l’espace neuronal global où la conscience apparaît comme la résultante d’une communication synergique, et en constante mise à jour, entre plusieurs réseaux cérébraux (système exécutif, système limbique et réseau dit « du mode par défaut » ou DMN).       <br />
              <br />
       À l’aune de ces approches nouvelles, et de la visualisation par l’imagerie de ces réseaux de structures cérébrales complexes activées durant la transe hypnotique, la notion d’activation de conscience tend à compléter celle d’inconscient pour désigner le partenariat précieux qui s’opère durant le phénomène hypnotique       <br />
       (6) (7) (8) (9).        <br />
       Poursuivre la recherche sur cet état de conscience particulier, mais naturel et physiologique qu’est l’hypnose, c’est étudier et comprendre le fonctionnement même du cerveau et son développement.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>I-2 - Les mécanismes de fonctionnement et les réseaux actifs en hypnose</b></div>
     <div>
      Si l’EEG avait permis de distinguer l’hypnose du sommeil, ce type d’exploration ne possède pas une résolution temporelle et spatiale suffisante pour préciser les structures cérébrales activées durant l’hypnose. Même le scanner et l’IRM ne suffirent pas et c’est finalement l’IRM fonctionnelle (IRMf) qui a permis de grandes avancées dans l’identification des structures activées durant la transe hypnotique10. D’autres techniques comme l’imagerie moléculaire (PET-scan par exemple) pourraient apporter, dans le futur, des données complémentaires, en particulier à l’aide de traceurs spécifiques des différents neurotransmetteurs cérébraux (Dopamine, Sérotonine…).       <br />
              <br />
       Ce domaine de l’exploration de l’hypnose par imagerie est en plein essor et c’est, notamment, au travers de ces approches complexes qu’ont pu être étudiés aussi les mécanismes impliqués dans la douleur avec les travaux pionniers du Pr Marie Elizabeth Faymonville en Belgique qui se poursuivent toujours activement (10) (11).       <br />
       Ainsi l’hypnose offre-t-elle aujourd’hui, en réalité, un outil d’étude et de compréhension tout à fait privilégié du fonctionnement du cerveau, en complément des techniques les plus modernes des neurosciences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>I-3 - Les indications pour les symptômes ou pathologies cliniques</b></div>
     <div>
      L’hypnose est aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines de la santé. Bien conduite son efficacité n’est plus à démontrer. La première génération de praticiens en hypnose a longtemps pratiqué une hypnose d’ultime recours, lorsque les méthodes « officielles » avaient échoué. Aujourd’hui, de nombreux professionnels de santé (médecins, infirmières, psychologues cliniciens…) utilisent l’hypnose dans leur pratique quotidienne. Depuis moins de 10 ans, une nouvelle génération de praticiens apparaît. Celle de médecins spécialistes, qui connaissent bien les pathologies de leurs disciplines (neurologues, dermatologues, rhumatologues, psychiatres, gastro-entérologues…) et la trajectoire habituelle de leurs patients, et qui se forment à l’hypnose pour trouver les outils qui leur permettront de les aider là où leurs approches habituelles ne leur permettent pas d’apporter au patient la guérison ou l’amélioration attendue. De surcroît, ce mouvement enrichit la pratique du soin et vient renforcer l’empathie et la communication thérapeutique que les progrès purement technologiques de la médecine relèguent parfois au second plan.       <br />
              <br />
       On peut distinguer schématiquement 4 grands domaines du soin dans lesquels la recherche clinique sur l’hypnose existe à des degrés variables et devrait, idéalement, continuer de se développer et s’étendre à de nouvelles disciplines au profit des patients :       <br />
              <br />
       - La douleur aiguë ou chronique. L’utilisation de l’hypnose dans la prise en charge de la douleur est aujourd’hui très répandue y compris lors de gestes désagréables, voire douloureux (hypnoanalgésie). Quoiqu’encore assez empirique, la recherche en hypnose dans la douleur aiguë est principalement marquée par l’extension des indications dans les explorations fonctionnelles, les interventions chirurgicales ou en radiologie interventionnelle (coloscopie, thyroïde, tumeur cérébrale, neuro-vasculaire…) dans lesquelles l’anesthésiste présent a recours à l’hypnose (hypnosédation) en complément d’une anesthésie locale de qualité. La douleur chronique est un domaine différent et complexe où la part de douleur morale est souvent significative. Une prise en charge pluridisciplinaire par une équipe expérimentée y est, le plus souvent, tout-à-fait nécessaire (11) (12) (13).       <br />
              <br />
       - Les symptômes dits « fonctionnels » (céphalées, maladies de peau, acouphènes, bégaiement, tics…). Parfois, ces symptômes sont consécutifs à un traumatisme passé ou au stress, de quelque origine qu’il soit. Le champ de la recherche clinique dans ces domaines est immense chez l’enfant comme chez l’adulte.       <br />
              <br />
       - Les troubles psychiques et les addictions. Il s’agit par exemple des phobies, de la dépression, des troubles anxieux, du trouble obsessionnel compulsif (TOC) ou encore des troubles de la sexualité. La prise en charge des addictions par l’hypnose clinique concerne le plus souvent le tabac, mais aussi les jeux ou les écrans. Le sevrage à l’alcool est, quant à lui, beaucoup plus complexe et requiert, en général, une prise en charge pluridisciplinaire prolongée.       <br />
              <br />
       - Les différents troubles de l’estime de soi enfin concernent pratiquement toutes les disciplines dans la mesure où n’importe quel symptôme chronique implique une différence. Même peu « visible » cette différence peut induire une faible estime de soi qui altère parfois finalement plus la qualité de vie de la personne que la pathologie de départ elle-même (obésité, diabète, épilepsie, maladie de peau…).       <br />
              <br />
       L’efficacité de toutes ces pratiques gagnerait à rejoindre, au travers de la recherche clinique, le champ de ce qu’il est désormais courant d’appeler la médecine fondée sur les preuves (Evidence Based Medicine), tout en restant très prudente face aux écueils méthodologiques. Nous pensons qu’il faut encourager, au travers de la recherche clinique, l’évaluation de protocoles de soins utilisant l’hypnose dans ces différents domaines et explorer aussi son apport dans de nouveaux secteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>I-4 - Les réactions biologiques dans le corps et les études</b></div>
     <div>
      Très peu d’études ont encore été menées sur le versant de la biochimie et de la biologie moléculaire en hypnose. On sait pourtant l’importance des neurotransmetteurs dans les processus cognitifs.       <br />
              <br />
       Quelques études ont permis d’identifier l’activation des stéroïdes durant la transe hypnotique, mais les techniques de mesure restant invasives, il est encore difficile de mesurer chez des sujets volontaires sains les modifications biologiques intracérébrales induites durant ce type de fonctionnement mental. De nouvelles approches appelées métabolomiques et réalisées à partir des fluides biologiques facilement accessibles (sang, urines, fèces) pourraient permettre, dans l’avenir, d’identifier des biomarqueurs spécifiques de l’état hypnotique. La recherche est encore loin d’étudier les gènes activés ou inhibés durant une séance d’hypnose.       <br />
              <br />
       Pourtant, tous les outils techniques pour cela sont disponibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusions et perspectives</b></div>
     <div>
      Aujourd’hui, l’hypnose clinique est à nouveau enseignée dans les universités du monde entier, bien que de manière souvent ponctuelle et optionnelle.       <br />
              <br />
       De très nombreux médecins et membres des professions paramédicales apprennent à pratiquer l’hypnose dans le cadre de leur formation continue et le plus souvent grâce aux instituts de formation spécialisés regroupés en France sous l’égide de la CFHTB.       <br />
              <br />
       Mais c’est du côté de la recherche que le bât blesse encore véritablement.       <br />
              <br />
       Actuellement, trop peu d’appels d’offres publics ou institutionnels ciblent et encouragent spécifiquement la recherche en hypnose en France ou en Europe. Pourtant, bon nombre de domaines pourraient bénéficier de ces recherches, comme par exemple les recherches sur le devenir et la qualité de vie en cancérologie, dans le champ des maladies chroniques ou encore du handicap, sans oublier aussi l’économie de la santé.       <br />
              <br />
       De par ses caractéristiques, le sujet et le praticien savent a priori qu’ils sont en train d’utiliser l’hypnose. De sorte qu’il est difficile d’effectuer des recherches « en aveugle » afin de s’affranchir de la subjectivité du patient et/ou de l’expérimentateur.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nouveaux paradigmes</b></div>
     <div>
      Aujourd’hui cependant, de nouveaux paradigmes de recherche apparaissent dans ce que l’on appelle la recherche qualitative où les témoignages des sujets (ou PRO pour patient reported outcome) sont pris en compte (14).        <br />
              <br />
       Le rapport de l’INSERM précité recommande « d’avoir recours à ces études qualitatives dans un premier temps, afin de préciser le critère de jugement le plus pertinent pour les études quantitatives »(2).       <br />
              <br />
       Ces nouvelles modalités d’analyse pourraient permettre de développer la recherche en hypnose, considérée à tort comme peu fiable au motif qu’elle s’adapte peu aux essais randomisés contre placebo (ERCP) conventionnels.       <br />
              <br />
       La communauté scientifique internationale sait pourtant combien cette seule méthodologie ne garantit pas, ipso facto, l’obtention de résultats reproductibles et pertinents.       <br />
              <br />
       En outre, les moteurs de recherche ne recensent pas suffisamment les recherches menées dans les médecines intégratives et complémentaires et de nouvelles bases de données sont en cours de constitution. Favoriser le partage des données reste toujours un stimulant déterminant en recherche (15).       <br />
              <br />
       La recherche pharmaceutique cherche à s’affranchir de l’effet placebo.       <br />
              <br />
       Cet effet étrange qui permet de réduire une partie du symptôme par le biais de l’opinion subjective du patient. La recherche en hypnose cherche à exploiter, au contraire, ces mécanismes. Ces voies de recherche, parce qu’elles impliquent le patient avec ses ressources propres dans le processus de guérison, revêtent un risque très faible d’effets indésirables et de complications (2). Les coûts de ces méthodes sont moindres et leurs bénéfices durables. Pour autant qu’un cadre professionnel et que la compétence soient au rendez-vous, de nombreux praticiens formés pourraient participer à des protocoles de recherche guidés par des scientifiques garants des procédures méthodologiques rigoureuses et standardisées au sein des divers établissements publics de recherche (CHU, INSERM, CNRS…).       <br />
              <br />
       Reste à individualiser des fonds de recherche mis à profit pour ces approches thérapeutiques qui peuvent parfois résoudre des problèmes qu’aucun médicament ne peut solutionner (15).       <br />
              <br />
       Enfin, parce que l’hypnose clinique a montré, depuis bientôt 200 ans, comment un patient peut activement participer à sa thérapie avec de puissantes ressources psychiques propres, l’hypnose est probablement l’une des premières formes de ce que l’on appelle aujourd’hui la médecine personnalisée.       <br />
              <br />
       À l’appui du rapport de l’INSERM (2), il existe donc aujourd’hui un très large consensus au sein de la CFHTB qui préconise la promotion d’une recherche scientifique accrue et de qualité sur l’hypnose. Ces travaux sont susceptibles (i) de bénéficier à terme à de très nombreux patients (ii) de contribuer à une meilleure connaissance du fonctionnement cérébral et (iii) de réduire significativement les coûts de la santé dans de nombreux domaines.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div>
      1 - Académie Nationale de Médecine. (2013) Les thérapies complémentaires : leur place parmi les ressources de soin, Paris, Rapport, 33 p.       <br />
       2 - INSERM U1178. (2015) Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, Paris, Rapport, 213 p. www.inserm.fr/sites/default/files/201711/Inserm_RapportThematique_EvaluationEfficaciteHypnose_       <br />
       2015.pdf       <br />
       3 - Braid J. (1843) Neurypnology or the rationale of nervous sleep considered in relation with animal. London, J. Churchill Eds.       <br />
       4 - Borch-Jacobsen M. (2015) L’hypnose. D’après les textes de S. Freud, Paris, L’iconoclaste Eds.       <br />
       5 - Rossi EL. (1980) The collected papers of Milton H. Erickson on hypnosis. New York, Irvington Eds.       <br />
       6 - Dehaene S. (2014) Le code de la conscience, Paris, Odile Jacob Eds.       <br />
       7 - Naccache L. (2009) Le Nouvel Inconscient, Paris Odile Jacob Eds.       <br />
       8 - Damasio A. (2010) L’erreur de Descartes. Paris, Odile Jacob Eds.       <br />
       9 - Landry M, Lifshitz M, Raz A. (2017) Brain correlates of hypnosis: A systematic review and meta-analytic exploration. Neurosci Biobehav Rev, 81, 75-98.       <br />
       10 - Vanhaudenhuyse A, Laureys S, Faymonville ME. (2014) Neurophysiology of hypnosis. Neurophysiol Clin, 44, 4, 343-53.       <br />
       11 - Thompson T, Terhune DB, Oram C, Sharangparni J, Rouf R, Solmi M, Veronese N, Stubbs B. (2019) The effectiveness of hypnosis for pain relief: A systematic review and meta-analysis of 85 controlled experimental trials, Neurosci Biobehav Rev, 99, 298-310.       <br />
       12 - Lee JK, Zubaidah JO, Fadhilah Isi, Normala I, Jensen MP. (2019) Prerecorded hypnotic peri-surgical intervention to alleviate risk of chronic postsurgical pain in total knee replacement: a randomized controlled pilot study, Int J Clin Exp Hypn, 67, 2, 217-245.       <br />
       13 - Gregoire C, Chantrain C, Faymonville ME, Marini j, Bragard i. (2019) A hypnosis-based group intervention to improve quality of life in children with cancer and their parents, Int J Clin Exp Hypn, 67, 2, 117-135.       <br />
       14 - Lachal J, revah-levy A, Orri M, Moro MR. (2017) Metasynthesis: An Original Method to Synthesize Qualitative Literature in Psychiatry, Front Psychiatry, 1, 8, 269.       <br />
       15 - Jensen MP, Jamieson GA, Lutz A, Mazzoni G, Mcgeown WJ, Santarcangelo EL, Demertzi A, De Pascalis V, Banyai ÉI, Rominger C, vuilleumier P, Faymonville ME, Terhune DB. (2017) New directions in hypnosis research: strategies for advancing the cognitive and clinical neuroscience of hypnosis, Neurosci Conscious, 3(1)..
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/file/214423/">- Issu du Livre Blanc de l'Hypnose Clinique et Thérapeutique, que vous pouvez télécharger ici</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/142-formation-l-enseignement-de-l-hypnose-en-france">- L’Enseignement de l’hypnose en France       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LE LIVRE BLANC DES FORMATIONS EN HYPNOSE. VERSION 2020-2021</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/43278865-39496930.jpg?v=1605452460" alt="La recherche clinique en hypnose" title="La recherche clinique en hypnose" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;la jungle&quot; des formations en hypnose, il est de plus en plus difficile de faire son choix lorsqu'on cherche une formation correcte. Entre les formations qui acceptent le tout-venant et celles qui sont réservées aux professionnels de santé, le site therapies-complementaires.com édite depuis 2014 son livre blanc afin que le professionnel puisse choisir...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/269-le-livre-blanc-des-formations-en-hypnose">https://therapies-complementaires.com/le-livre-blanc-des-formations-en-hypnose</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/La-recherche-clinique-en-hypnose_a236.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Note neuvième selon François Roustang</title>
   <updated>2020-02-24T12:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Note-neuvieme-selon-Francois-Roustang_a234.html</id>
   <category term="Psy du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/42774258-35535483.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-02-15T15:31:00+01:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35535483.jpg?v=1581692099" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
     </div>
     <div>
      Le silence. Il suffit que ce soit.       <br />
              <br />
       Voilà un titre qui paraîtra énigmatique à certains tandis que d’autres entendront peut-être, à la lecture de cette courte phrase, la voix ferme et presque impérative de François Roustang balayant d’un trait toute forme de préoccupation de chacun.        <br />
              <br />
       Pour cette note qui s’avance vers la fin de cette rubrique éphémère, un thème majeur s’imposait : le silence. Dans la pensée de l’auteur, le silence se conjugue à tous les temps et traverse, par sa densité, tout l’espace hypnotique. Pourtant, il se- rait bien ardu d’aborder ce thème central en quelques lignes. Il faudrait évoquer le silence premier, celui de « l’attente attentive » du thérapeute laissant place à ces « sonorités rares, mieux choisies, singulières » qui « ouvrent sur l’imprévu », thèmes ici déjà énoncés. Il faudrait évoquer cette forme de silence que la transe offre au patient : un suspens de toute parole et de toute plainte, doublé du retrait de toute intention du thérapeute, ouvrant à une modification à venir. Le silence est alors synonyme d’abandon d’un quel- conque dessein car « vouloir répondre à la demande immédiate, entrer dans l’angoisse à la recherche d’une solution, (...) ne peut qu’enfermer un peu plus l’interlocuteur dans son malheur ».       <br />
              <br />
       Il est d’autres silences plus lourds, le silence devant la douleur, devant le deuil, ainsi que l’énonce l’auteur dans un très beau texte : « Si le silence est attentif et serein, c’est-à-dire s’il est libre de toute angoisse de toute intention bienfaisante, s’il est silence qui fait silence devant la catastrophe parce qu’elle dépasse tout entendement, ce silence suffit pour apaiser la souffrance. Tous les mots sont dits dans le silence, tous ceux que l’on au- rait pu dire, tous ceux que l’on risquerait de prononcer par maladresse, tous ceux que l’on n’aurait pas su imaginer pour redonner courage, les mots tous impropres, tous remplis de trop et de pas assez, le silence en est gorgé et ils lui donnent sa force et son intensité ; silence discret, modeste, honnête, exact qui signe notre incompétence, mais peut atténuer la solitude de la peine. »       <br />
       <span style="font-style:italic">Savoir attendre, dans Jamais contre, d’abord, Odile Jacob, p. 608.</span>       <br />
              <br />
       François Roustang poursuit plus loin, condensant sa pensée en quelques mots, essentiels : « Le thérapeute n’a rien à faire et rien à dire, c’est dans le silence de la relation que la modification s’est effectuée. »        <br />
              <br />
       Il n’y aurait donc rien à dire, à quelque moment crucial de la séance, pour que, dans l’épaisseur d’un silence « attentif, serein et exact » et par la mise en présence des êtres, quelque chose se passe. Il faut alors revenir à ce que François Roustang écrit ailleurs sur la transe pour que s’éclaire d’un jour hypnotique le silence de cette expérience : « La pensée s’est réduite à la chose. La transe comme retour à la nature d’homme (...). Se réduire à cela, c’est-à- dire à ne rien dire, ne rien penser, ne rien faire, être là simplement en tant qu’humain, au mieux encore être là comme on est, identique à ce que l’on est et bien sûr sans sa- voir ce que l’on est. (...) Il est facile, quand la transe est à portée de main, quand elle a chance d’arriver à l’improviste, quand elle a replacé au cœur même de la situation et de sa complexité, il est facile de contrôler soi et ses passions. Plus exacte ment la question ne se pose plus. (...) Rien n’est donc passif, parce que la transe, l’état de transe, transforme tout en acte, intègre tout dans l’acte quotidien, ne distingue pas l’acte le plus banal de l’acte le plus grave, parce qu’il n’y a plus de différence entre la banalité et la gravité. Il suffit que ce soit. »       <br />
       <span style="font-style:italic">Le secret de Socrate pour changer la vie, Odile Jacob, p. 219.</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-54-version-Papier_p121.html">Lire la suite</a>
     </div>
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35535507.jpg?v=1581691926" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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              <br />
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665886.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Musique-et-soin-trac-concert-et-consultations_a233.html">Musique et soin: trac, concert et consultations. Dr Catherine ELIAT       <br />
       </a>       <br />
       Ateliers hypnose lors d’une rencontre de pianistes : quels enseignements pour le soin ? Pianiste confirmée et médecin anesthésiste, j’utilise l’hypnose en anesthésie et au centre douleur CETD du CHU de Rennes. J’ai participé en 2017 puis en 2018 à une rencontre de pianistes passionnés pendant deux mémorables week-ends. Pianistes de tous niveaux, de tous métiers, de toutes régions, nous nous retrouvons du vendredi soir au dimanche dans une ambiance musicale échevelée et bienveillante. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665903.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Gynecologie-Hypnose-et-MTC-Dr-Mireille-SE%CC%81JOURNE%CC%81_a1636.html">Gynécologie: Hypnose et MTC. Dr Mireille SÉJOURNÉ</a>       <br />
       La méthode des trois souffles qui associe les principes de la médecine traditionnelle chinoise et l’hypnose est le fruit d’une longue expérience clinique. Je suis tombée dans le chaudron de l’hypnose médicale presque par hasard, lors d’un congrès de médecine psychosomatique à Paris. En effet, sur le socle de ma carrière en gynécologie-obstétrique, j’avais déjà installé la médecine chinoise avec ses différentes spécificités comme acupuncture, massages et thérapies manuelles. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665910.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/le-corps-est-une-eponge-au-commencement/">Le corps est une éponge. Au commencement Yves LE MARTELOT</a>       <br />
       « Voulez-vous que je vous montre comment nettoyer le ventre ? » Monsieur B. a été opéré d’une perforation de l’intestin grêle compliquée d’une péritonite. A la suite de l’intervention, il est hospitalisé dans l’Unité de soins continus du centre hospitalier de Guingamp. Je suis appelé pour lui pratiquer des séances de kinésithérapie respiratoire.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665916.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-neuvieme-selon-Francois-Roustang_a234.html">Note neuvième selon François Roustang. Dr Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND</a>       <br />
       Le silence. Il suffit que ce soit. Voilà un titre qui paraîtra énigmatique à certains tandis que d’autres entendront peut-être, à la lecture de cette courte phrase, la voix ferme et presque impérative de François Roustang balayant d’un trait toute forme de préoccupation de chacun.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665923.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Edito-Douleur-Douceur-Dr-Henri-BENSOUSSAN_a1261.html">Edito :Douleur Douceur. Dr Henri BENSOUSSAN</a>       <br />
       Deux événements ont réuni ce mois de mai de nombreux thérapeutes pratiquant l’hypnose et/ou les thérapies brèves. Le premier, à Montpellier, était le Congrès de la CFHTB. Réunissant environ 1 200 personnes, il a été remarquablement organisé par Isabelle Nickles et a permis à chaque participant de trouver de quoi satisfaire sa curiosité et son désir de perfectionnement. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665931.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/L-hypnose-dans-notre-societe-evolution-des-pensees_a65.html">L’hypnose dans notre société: évolution des pensées. Marine GUICHARD</a>       <br />
       Enseignement de l’hypnose à l’université Claude-Bernard Lyon 1. Après l’ouverture des diplômes universitaires d’hypnose destinés aux internes dans la plupart des facultés françaises, l’université de Médecine de Lyon a choisi, en 2016, d’élargir le champ de cet enseignement aux étudiants de 2e cycle des études médicales. Sous supervision du Pr Aubrun, des intervenants de toutes spécialités (algologue, réanimateur, gynécologue, kinésithérapeute, IDE...) proposent à ces étudiants une introduction sur l’hypnose, son histoire et ses mécanismes, ainsi qu’une approche plus pratique. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665939.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-fin-de-ma-plainte-Gilles-MARCELLOT_a194.html">La fin de ma plainte. Gilles MARCELLOT</a>       <br />
       Ou l’hypnose au service du thérapeute dans le cadre de la supervision. L’hypnose à des fins de supervision. Cela a de quoi surprendre. C’est à peine si cette hypnose se débarrasse de son odeur de soufre qu’elle se propose de devenir un outil pour les professionnels du sanitaire et du champ médico-social à des visées de guidance.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665945.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/E%CC%81ditorial-Le-grand-a%CC%82ge-Dr-Marie-FLOCCIA_a1638.html">Éditorial: Le grand âge. Dr Marie FLOCCIA</a>       <br />
       Pendant longtemps l’utilisation de l’hypnose dans le grand âge n’apparaissait pas comme une évidence. Et pourtant, quelle meilleure réponse apporter aux patients âgés prenant beaucoup, voire trop de médicaments, fréquemment douloureux, anxieux et faisant face à de nombreuses pertes ? En nous permettant de nous recentrer sur le patient dans sa globalité, en l’accompagnant pour qu’il accède à ses ressources et s’apaise physiquement et psychologiquement, l’hypnose semblerait pourtant pouvoir être une aide précieuse pour nos soins et nos relations avec les patients âgés.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665948.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/De-l-hypnose-chez-le-sujet-a%CC%82ge-a%CC%80-l-hypnose-adaptee_a1639.html">De l’hypnose chez le sujet âgé à l’hypnose adaptée. Dr Marie FLOCCIA</a>       <br />
       Pour les troubles neurocognitifs au stade sévère (HAPNeSS). Après des années passées auprès des patients âgés, il apparaît que concevoir l’approche globale que nécessite la gériatrie sans l’aide de l’hypnose c’est perdre une partie précieuse de la personne et omettre sa capacité à accéder à ses ressources. Patients âgés n’ayant pas de troubles neurocognitifs ou des troubles neurocognitifs légers à modérés.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665957.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-en-EHPAD-toilettes-et-bien-etre_a1262.html">Hypnose en EHPAD: toilettes et bien-être ? Myriam PRIGENT</a>       <br />
       En 2015, raconte Myriam, à mon arrivée en Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) spécialisé pour les résidents ayant une maladie d’Alzheimer ou apparentée, j’ai été surprise par les difficultés que mes collègues et moi-même avions pour effectuer de simples toilettes. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665972.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Troubles-du-comportement-et-hypnose-Jessica-MELIANI_a1263.html">Troubles du comportement et hypnose. Jessica MELIANI</a>       <br />
       L’utilisation de l’hypnose adaptée pour les troubles neurocognitifs au stade sévère (HAPNeSS) auprès des personnes désorientées. Il est parfois difficile pour un psychologue de faire perdurer dans le temps l’impact positif de son intervention sur les troubles du comportement auprès d’une personne ayant un trouble neurocognitif majeur. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665980.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-hypnose-en-mouvement-Laurent-BUJON_a283.html">L’hypnose en mouvement. Laurent BUJON</a>       <br />
       Le métier d'infirmier(ière) consiste, entre autres, à pratiquer des soins destinés à maintenir ou restaurer la santé. L’hypnose, dans le cadre de compétence du praticien, devient un outil complémentaire et utile au soin au quotidien. Ainsi la profession infirmière apporte sa « contribution hypnotique » à l’amélioration des soins pour nos aînés.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665984.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Non-pas-douleur-douceur-Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-54_a95.html">« Non pas douleur, douceur » Dr Stefano Colombo</a>       <br />
       Alors que la majorité des gens habite les villes, nous voici en pleine campagne. La faute à qui ? A notre interlocuteur qui a la langue qui fourche. En effet, ce n’est pas sur la place principale de votre ville que vous trouvez une fourche sauf si vous devez passer sous les fourches caudines de votre pire ennemi qui, lors du dernier conflit, a eu la malencontreuse idée d’avoir raison et de vous la faire payer.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665987.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-vous-m-avez-dit-Dr-Adrian-Chaboche_a129.html">Ce que vous m’avez dit...Dr Adrian Chaboche</a>       <br />
       Je me suis interrogé sur un fait clinique particulier que j’ai observé régulièrement au cours de ces années de pratique. Vous l’aurez certainement aussi rencontré. Il m’est apparu parfois subrepticement, à d’autres moments remarquables, frappants. Il survient en un instant si fugace qu’il pourrait nous échapper aussi facilement qu’il est inversement d’une importance décisive dans le traitement d’un patient.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665989.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/L-Entretien-du-Pr-Gary-Elkins-par-le-Dr-Gerard-Fitoussi_a204.html">L'Entretien du Pr Gary Elkins par le Dr Gérard Fitoussi</a>       <br />
       Professeur de psychologie et de neurosciences à la Baylor University, Texas. Il est rédacteur en chef de l’International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. Gary est aussi directeur du Mind Body Medicine Research Program à la Baylor University avec des bourses du NIH pour des recherches sur les applications cliniques de l’hypnose. Il exerce aussi à temps partiel en cabinet privé.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665993.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a205.html">Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Le trauma, quelle chose étrange, Steve Haines, Sophie Standing, Çà et là       <br />
       Le troisième livre de cette collection de BD. Après La douleur et L’anxiété, voici Le trauma. L’auteur décrit avec précisions – toutes les dernières recherches sont citées – les processus en cours lors d’un trauma.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42774258-35665999.jpg?v=1582543842" alt="Note neuvième selon François Roustang" title="Note neuvième selon François Roustang" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Notes-de-lecture-par-Christine-GUILLOUX_a206.html">Notes de lecture par Christine GUILLOUX</a>       <br />
       Traité de morale pour triompher des emmerdes, Fabrice Midal, Flammarion/Versilio       <br />
       Des petits cailloux dans la chaussure, il en est sur tous les chemins. « Ah ! ça n’arrive qu’à moi ! » ; « qu’est- ce que j’ai fait ? » ; « pourquoi ces couacs, ces entraves, ces contrariétés de tout poil tombent toujours sur moi ? ». Des emmerdes, il en est dans toutes les vies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-neuvieme-selon-Francois-Roustang_a234.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Musique et soin: trac, concert et consultations</title>
   <updated>2020-02-24T12:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Musique-et-soin-trac-concert-et-consultations_a233.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/42744720-35522263.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-02-13T16:48:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Catherine ELIAT, Praticien hospitalier en anesthésie-réanimation depuis 1998. Auteur de Musique et hypnose : la voie du son ?, paru dans le numéro 33 de la revue « Hypnose &Thérapies brèves ». Revue Hypnose & Thérapies brèves n°54     <div><b>Ateliers hypnose lors d’une rencontre de pianistes : quels enseignements pour le soin ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35522263.jpg?v=1581609643" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
     </div>
     <div>
      Pianiste confirmée et médecin anesthésiste, j’utilise l’hypnose en anesthésie et au centre douleur CETD du CHU de Rennes. J’ai participé en 2017 puis en 2018 à une rencontre de pianistes passionnés pendant deux mémorables week-ends. Pianistes de tous niveaux, de tous métiers, de toutes régions, nous nous retrouvons du vendredi soir au dimanche dans une ambiance musicale échevelée et bienveillante. Le week-end est organisé autour des temps forts que sont les concerts du samedi et du dimanche matin, joués par les pianistes présents, qui participent presque tous et travaillent leurs pièces depuis plu- sieurs mois.       <br />
              <br />
       Entre les concerts, on entend de la musique partout au gré des répétitions fébriles et traqueuses... Le trac, voilà ce qui est spontanément proposé comme point central des ateliers d’hypnose. En effet, il reste du temps libre le samedi matin, dont chacun profite pour se promener en forêt, faire une grasse matinée – pour au- tant qu’il y arrive dans cette ambiance musicale –, aller courir, ne rien faire... ou profiter des ateliers proposés selon les compétences des uns et des autres. Ces deux années, je me lance, et j’invite ceux qui le souhaitent à un atelier hypnose et musique, dont le contenu sera créé sur le moment selon leurs demandes. Je tiens à remercier les participants pour leurs richesses car ces ateliers m’ont appris beau- coup. En voici un bilan et ce qu’on peut en transposer pour le soin.       <br />
              <br />
       La première fois, je connais peu de ces pianistes improbables. J’en ai certes croisé certains, mais la plupart ne me connaissent pas non plus. Par là, je veux dire des personnes éclectiques, très différentes, à fortes personnalités, dont je découvre l’énorme soif d’apprendre, la curiosité, les peurs et émotions intimes, et qui sont tous en quelque sorte « au pied du mur », car tout comme moi ils jouent en concert dans quelques heures, et nous avons tous le trac... Ce panier commun est en fait essentiel car je comprendrai que la motivation est maximale, que les graines semées ensemble vont trouver un terreau immédiatement favorable grâce à une présence immédiate forte. Je comprendrai cela sur- tout la deuxième fois : entre-temps j’ai passé du temps au CETD et en maternité avec des patients qui apprennent l’auto- hypnose pour des raisons et objectifs différents, et mon expérience s’est elle-même enrichie. Je vois des patients plus ou moins mobiles, dont la plupart ont un objectif sur le long terme, et vont utiliser l’hypnose avec le risque d’usure au quotidien que comporte tout effort répété pour un but qui ne leur apparaît paradoxalement pas très concret, car imaginé, rêvé, désiré, mais en- core lointain.       <br />
              <br />
       Pour les patientes de maternité le temps se compte, lorsque je les rencontre avant l’accouchement, en semaines. Quant aux patients douloureux chroniques leur temps est allongé, étiré ou figé, et si l’objectif de travail hypnotique est précisément déterminé avec eux, leur attente réelle reste malgré tout à la fois très grande et moins concrète. Le public des pianistes est finalement assez particulier : il sait déjà travailler tous les jours, fournir avec constance un effort répété, qui ne produit ses fruits que sur le long terme. En effet, jouer en public une pièce de quelques minutes demande la plupart du temps plusieurs mois de travail. C’est donc un public déjà entraîné et favorable. L’atelier se déroule comme suit : j’explique (les deux fois, pour ceux que je ne connais pas) qui je suis et quel est mon métier, et je pose le cadre clairement en dehors du champ du soin. J’en définis aussi les aspects éthiques que sont le secret (chacun peut travailler en secret), le respect des autres, je précise aussi à quel point nous sommes loin de toute démonstration ou spectacle. Une recette magique ne sera d’ailleurs jamais une demande de ces musiciens, contrairement à ce qu’ex- priment souvent les patients du CETD. Nous définissons ensemble ce que nous allons travailler en groupe et, les deux fois, c’est le trac qui apparaît comme l’objectif annoncé.       <br />
              <br />
       Quelles sont les particularités, outils utilisés, et que s’est-il passé ensuite lors de ces deux ateliers ? Le groupe est constitué d’une quinzaine de personnes. Nous sommes dans une grande pièce et je laisse les participants s’installer comme ils le souhaitent, assis, debout, allongés par terre, à « la bonne distance » les uns des autres. Ils se mettront spontanément en cercle large. La deuxième année, je ressentirai davantage la confiance qui s’est installée grâce à la première expérience et grâce aux rencontres répétées (pour certains nous nous sommes revus plusieurs fois autour d’un piano dans l’année écoulée), même si je ne connais pas tout le monde. Pour autant que je puisse en juger, ceux qui sont là viennent pour mieux maîtriser leur trac, mais aussi par curiosité, pour expérimenter, pour faire un pas de côté dans leur pratique musicale. J’ai déjà abordé le contexte, qui s’avérera productif et favorable, du concert qui va suivre, de sorte que chacun se trouve déjà en situation de trac, moi y compris.       <br />
       
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35522285.jpg?v=1581609440" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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              <br />
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665786.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Musique-et-soin-trac-concert-et-consultations_a233.html">Musique et soin: trac, concert et consultations. Dr Catherine ELIAT       <br />
       </a>       <br />
       Ateliers hypnose lors d’une rencontre de pianistes : quels enseignements pour le soin ? Pianiste confirmée et médecin anesthésiste, j’utilise l’hypnose en anesthésie et au centre douleur CETD du CHU de Rennes. J’ai participé en 2017 puis en 2018 à une rencontre de pianistes passionnés pendant deux mémorables week-ends. Pianistes de tous niveaux, de tous métiers, de toutes régions, nous nous retrouvons du vendredi soir au dimanche dans une ambiance musicale échevelée et bienveillante. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665788.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Gynecologie-Hypnose-et-MTC-Dr-Mireille-SE%CC%81JOURNE%CC%81_a1636.html">Gynécologie: Hypnose et MTC. Dr Mireille SÉJOURNÉ</a>       <br />
       La méthode des trois souffles qui associe les principes de la médecine traditionnelle chinoise et l’hypnose est le fruit d’une longue expérience clinique. Je suis tombée dans le chaudron de l’hypnose médicale presque par hasard, lors d’un congrès de médecine psychosomatique à Paris. En effet, sur le socle de ma carrière en gynécologie-obstétrique, j’avais déjà installé la médecine chinoise avec ses différentes spécificités comme acupuncture, massages et thérapies manuelles. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665792.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/le-corps-est-une-eponge-au-commencement/">Le corps est une éponge. Au commencement Yves LE MARTELOT</a>       <br />
       « Voulez-vous que je vous montre comment nettoyer le ventre ? » Monsieur B. a été opéré d’une perforation de l’intestin grêle compliquée d’une péritonite. A la suite de l’intervention, il est hospitalisé dans l’Unité de soins continus du centre hospitalier de Guingamp. Je suis appelé pour lui pratiquer des séances de kinésithérapie respiratoire.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665795.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-neuvieme-selon-Francois-Roustang_a234.html">Note neuvième selon François Roustang. Dr Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND</a>       <br />
       Le silence. Il suffit que ce soit. Voilà un titre qui paraîtra énigmatique à certains tandis que d’autres entendront peut-être, à la lecture de cette courte phrase, la voix ferme et presque impérative de François Roustang balayant d’un trait toute forme de préoccupation de chacun.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665802.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Edito-Douleur-Douceur-Dr-Henri-BENSOUSSAN_a1261.html">Edito :Douleur Douceur. Dr Henri BENSOUSSAN</a>       <br />
       Deux événements ont réuni ce mois de mai de nombreux thérapeutes pratiquant l’hypnose et/ou les thérapies brèves. Le premier, à Montpellier, était le Congrès de la CFHTB. Réunissant environ 1 200 personnes, il a été remarquablement organisé par Isabelle Nickles et a permis à chaque participant de trouver de quoi satisfaire sa curiosité et son désir de perfectionnement. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665807.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/L-hypnose-dans-notre-societe-evolution-des-pensees_a65.html">L’hypnose dans notre société: évolution des pensées. Marine GUICHARD</a>       <br />
       Enseignement de l’hypnose à l’université Claude-Bernard Lyon 1. Après l’ouverture des diplômes universitaires d’hypnose destinés aux internes dans la plupart des facultés françaises, l’université de Médecine de Lyon a choisi, en 2016, d’élargir le champ de cet enseignement aux étudiants de 2e cycle des études médicales. Sous supervision du Pr Aubrun, des intervenants de toutes spécialités (algologue, réanimateur, gynécologue, kinésithérapeute, IDE...) proposent à ces étudiants une introduction sur l’hypnose, son histoire et ses mécanismes, ainsi qu’une approche plus pratique. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665811.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-fin-de-ma-plainte-Gilles-MARCELLOT_a194.html">La fin de ma plainte. Gilles MARCELLOT</a>       <br />
       Ou l’hypnose au service du thérapeute dans le cadre de la supervision. L’hypnose à des fins de supervision. Cela a de quoi surprendre. C’est à peine si cette hypnose se débarrasse de son odeur de soufre qu’elle se propose de devenir un outil pour les professionnels du sanitaire et du champ médico-social à des visées de guidance.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665816.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/E%CC%81ditorial-Le-grand-a%CC%82ge-Dr-Marie-FLOCCIA_a1638.html">Éditorial: Le grand âge. Dr Marie FLOCCIA</a>       <br />
       Pendant longtemps l’utilisation de l’hypnose dans le grand âge n’apparaissait pas comme une évidence. Et pourtant, quelle meilleure réponse apporter aux patients âgés prenant beaucoup, voire trop de médicaments, fréquemment douloureux, anxieux et faisant face à de nombreuses pertes ? En nous permettant de nous recentrer sur le patient dans sa globalité, en l’accompagnant pour qu’il accède à ses ressources et s’apaise physiquement et psychologiquement, l’hypnose semblerait pourtant pouvoir être une aide précieuse pour nos soins et nos relations avec les patients âgés.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665824.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/De-l-hypnose-chez-le-sujet-a%CC%82ge-a%CC%80-l-hypnose-adaptee_a1639.html">De l’hypnose chez le sujet âgé à l’hypnose adaptée. Dr Marie FLOCCIA</a>       <br />
       Pour les troubles neurocognitifs au stade sévère (HAPNeSS). Après des années passées auprès des patients âgés, il apparaît que concevoir l’approche globale que nécessite la gériatrie sans l’aide de l’hypnose c’est perdre une partie précieuse de la personne et omettre sa capacité à accéder à ses ressources. Patients âgés n’ayant pas de troubles neurocognitifs ou des troubles neurocognitifs légers à modérés.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665826.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-en-EHPAD-toilettes-et-bien-etre_a1262.html">Hypnose en EHPAD: toilettes et bien-être ? Myriam PRIGENT</a>       <br />
       En 2015, raconte Myriam, à mon arrivée en Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) spécialisé pour les résidents ayant une maladie d’Alzheimer ou apparentée, j’ai été surprise par les difficultés que mes collègues et moi-même avions pour effectuer de simples toilettes. 
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665829.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Troubles-du-comportement-et-hypnose-Jessica-MELIANI_a1263.html">Troubles du comportement et hypnose. Jessica MELIANI</a>       <br />
       L’utilisation de l’hypnose adaptée pour les troubles neurocognitifs au stade sévère (HAPNeSS) auprès des personnes désorientées. Il est parfois difficile pour un psychologue de faire perdurer dans le temps l’impact positif de son intervention sur les troubles du comportement auprès d’une personne ayant un trouble neurocognitif majeur. 
     </div>
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665833.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-hypnose-en-mouvement-Laurent-BUJON_a283.html">L’hypnose en mouvement. Laurent BUJON</a>       <br />
       Le métier d'infirmier(ière) consiste, entre autres, à pratiquer des soins destinés à maintenir ou restaurer la santé. L’hypnose, dans le cadre de compétence du praticien, devient un outil complémentaire et utile au soin au quotidien. Ainsi la profession infirmière apporte sa « contribution hypnotique » à l’amélioration des soins pour nos aînés.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665836.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Non-pas-douleur-douceur-Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-54_a95.html">« Non pas douleur, douceur » Dr Stefano Colombo</a>       <br />
       Alors que la majorité des gens habite les villes, nous voici en pleine campagne. La faute à qui ? A notre interlocuteur qui a la langue qui fourche. En effet, ce n’est pas sur la place principale de votre ville que vous trouvez une fourche sauf si vous devez passer sous les fourches caudines de votre pire ennemi qui, lors du dernier conflit, a eu la malencontreuse idée d’avoir raison et de vous la faire payer.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665840.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
     </div>
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      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-vous-m-avez-dit-Dr-Adrian-Chaboche_a129.html">Ce que vous m’avez dit...Dr Adrian Chaboche</a>       <br />
       Je me suis interrogé sur un fait clinique particulier que j’ai observé régulièrement au cours de ces années de pratique. Vous l’aurez certainement aussi rencontré. Il m’est apparu parfois subrepticement, à d’autres moments remarquables, frappants. Il survient en un instant si fugace qu’il pourrait nous échapper aussi facilement qu’il est inversement d’une importance décisive dans le traitement d’un patient.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665845.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
     </div>
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/L-Entretien-du-Pr-Gary-Elkins-par-le-Dr-Gerard-Fitoussi_a204.html">L'Entretien du Pr Gary Elkins par le Dr Gérard Fitoussi</a>       <br />
       Professeur de psychologie et de neurosciences à la Baylor University, Texas. Il est rédacteur en chef de l’International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. Gary est aussi directeur du Mind Body Medicine Research Program à la Baylor University avec des bourses du NIH pour des recherches sur les applications cliniques de l’hypnose. Il exerce aussi à temps partiel en cabinet privé.
     </div>
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665850.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a205.html">Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Le trauma, quelle chose étrange, Steve Haines, Sophie Standing, Çà et là       <br />
       Le troisième livre de cette collection de BD. Après La douleur et L’anxiété, voici Le trauma. L’auteur décrit avec précisions – toutes les dernières recherches sont citées – les processus en cours lors d’un trauma.
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/42744720-35665857.jpg?v=1582543247" alt="Musique et soin: trac, concert et consultations" title="Musique et soin: trac, concert et consultations" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Notes-de-lecture-par-Christine-GUILLOUX_a206.html">Notes de lecture par Christine GUILLOUX</a>       <br />
       Traité de morale pour triompher des emmerdes, Fabrice Midal, Flammarion/Versilio       <br />
       Des petits cailloux dans la chaussure, il en est sur tous les chemins. « Ah ! ça n’arrive qu’à moi ! » ; « qu’est- ce que j’ai fait ? » ; « pourquoi ces couacs, ces entraves, ces contrariétés de tout poil tombent toujours sur moi ? ». Des emmerdes, il en est dans toutes les vies.
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Musique-et-soin-trac-concert-et-consultations_a233.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Note Huitième. Selon François Roustang</title>
   <updated>2019-10-28T16:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Note-Huitieme-Selon-Francois-Roustang_a231.html</id>
   <category term="Psy du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/38834243-33701376.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-28T16:46:00+01:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°53     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/38834243-33701376.jpg?v=1572277855" alt="Note Huitième. Selon François Roustang" title="Note Huitième. Selon François Roustang" />
     </div>
     <div>
      <b>Quand résistance rime avec transe.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Pas de modification sans résistance ou passage par la résistance, pas de modification sans perception de l’obstacle à la modification. Mais à l’inverse, pas de modification non plus sans la transe. (...) Ces deux formules doivent être effectuées conjointement... »</span>       <br />
       « Du bon usage des résistances », Revue Phoenix, 28, pp. 4-8, 1995       <br />
              <br />
       Telle une scansion, voici deux formules, entre rythme et persuasion, chères à François Roustang, qui en quelques mots appuyés conjuguent « résistance » et « transe », deux des facteurs fondamentaux à ses yeux d’un travail clinique efficient. Par la déclinaison de ces for- mules, c’est l’intérêt, voire la nécessité de l’émergence des résistances au cours du processus thérapeutique qui est mise en exergue ici, tout autant que le rôle essentiel de la transe elle-même dans l’éclosion de ces résistances. Au point exact où se situe une personne dans son existence, lors d’une rencontre thérapeutique, transe et résistance sont en quelque sorte indissociables, nous dit François Roustang, l’une prompte à susciter l’autre. Leur coexistence, lorsqu’elle est manifeste dans le présent de la séance d’hypnose, résonne alors comme un sésame éclairant, pour l’ouvrir sur la juste voie d’un changement. La résistance est en cela « le lieu privilégié où la transe hypnotique s’articule sur l’existence effective et actuelle ».       <br />
              <br />
       Il nous faut faire quelques pas en arrière pour illustrer ce point de vue. L’hypnose, pour revenir à elle en premier lieu, consiste pour notre auteur en « un éclairement de notre existence, une illumination de l’ensemble de notre existence ». Ainsi, la transe, par sa nature, fait apparaître, en l’éclairant de tous ses feux perceptifs, l’ensemble des éléments qui constitue le présent d’une personne et le tissu complexe des relations qui sous-tend celui-ci. Le travail thérapeutique en hypnose, quant à lui, ne consiste en rien d’autre qu’à effectuer un geste, celui d’immerger le symptôme dans la transe. Dans certains cas, continue François Roustang, ce geste peut s’apparenter à celui de « jeter dans une eau limpide un objet qui la trouble et qui ne peut s’y dissoudre », belle métaphore, poétique, qui nous introduit au concept de résistance en hypnose. Cette eau limpide désigne, vous l’avez reconnu, le contexte perceptif de la transe, cet espace « où tout est en correspondance avec tout », où tout circule dans une fluidité permanente. Et cet objet qui, tel un intrus, trouble cette eau claire parce qu’il ne peut s’y dissoudre à ce moment de la thérapie, est en réalité le symptôme avec sa rigidité.        <br />
              <br />
       Dans cette étape et parce que le contraste est trop marqué entre rigidité du symptôme et fluidité de l’espace hypnotique, une réaction, une « résistance par l’hypnose » – que l’auteur distingue de « la résistance à l’hypnose » – apparaît dans l’espace thérapeutique. Cet- te résistance est comprise ici comme une « force qui maintient le statu quo ou qui refuse le changement ». Au sein de la transe qui l’éclaire, la résistance, concentrant sur elle toutes les perceptions, fait apparaître alors l’obstacle ou les obstacles au changement près de se faire.       <br />
              <br />
       Cette jeune femme présente des difficultés relationnelles ; toute sa vie, jusqu’alors, elle a senti la présence de l’autre comme une menace, un danger, un écueil. Son quotidien s’articule autour d’un évitement permanent qu’elle arrive à contenir pour un semblant de vie sociale. Chaque mo- ment en société est douloureux, pénible, elle retient son souffle, fait un pas en avant puis bien vite repart dans son refuge, une solitude qui la fait souffrir mais dont elle ne peut se défaire. La première séance d’hypnose, centrée sur la problématique, lui apporte quelque soulagement. Pendant deux ou trois jours, elle a senti une sorte de facilité, de simplicité, de fluidité dans les rapports sociaux, quelque chose de possible. Pourtant lors de la deuxième séance, la patiente ne souhaite pas vrai- ment refaire l’expérience. Contrairement à toute attente, le changement amorcé et constaté n’a pas facilité le processus thérapeutique.       <br />
              <br />
       « Il faut se réjouir (...), dit pourtant François Roustang, que la difficulté du changement se fasse jour, c’est-à-dire que le patient se montre effectivement dans la situation qui est la sienne avec ses réticences, ses refus, ses négations (...). Car ce qui est important, c’est que la transe hypnotique en effet révèle la problématique du sujet et permet d’accéder à cette problématique dans l’actuel. » Sorte donc de révélateur, la transe garantit une justesse du travail thérapeutique.       <br />
              <br />
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/38834243-33701406.jpg?v=1572277681" alt="Note Huitième. Selon François Roustang" title="Note Huitième. Selon François Roustang" />
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              <br />
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-Huitieme-Selon-Francois-Roustang_a231.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing</title>
   <updated>2019-11-14T00:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Developper-sa-conscience-corporelle-avec-le-Rolfing_a230.html</id>
   <category term="Histoire du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/36317034-32496978.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-08-09T15:57:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent Gross</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dina ROBERTS. Revue Hypnose & Thérapies brèves n°52.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36317034-32496978.jpg?v=1565360286" alt="Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing" title="Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing" />
     </div>
     <div>
      Mon intérêt pour la dimension corporelle de l’hypnose m’a attirée vers les pratiques somatiques, telles que la technique Alexander, la méthode Feldenkrais, le Rolfing. Ces pratiques se sont développées au carrefour du monde médical : neurosciences, physiologie, psychothérapie, et du monde des arts dont la danse.       <br />
              <br />
       Le Rolfing, développé à partir des années 1940 par Ida Rolf, est une technique de travail corporel qui vise à une meilleure organisation de la posture. Elle comporte une approche manuelle de pressions sur l’ensemble des réseaux des fascias, ainsi qu’une éducation au mouvement. Elle a pour caractéristique d’utiliser la gravité comme point d’appui. Cette méthode considère que la force de gravité est le seul repère constant pour permettre à l’organisme de s’organiser. Accéder à une attitude posturale plus juste, plus souple, permet non seulement d’éviter des douleurs, mais également d’être dans une meilleure relation à son environnement et aux autres.       <br />
              <br />
       L’un des outils premiers du Rolfing est le toucher intégratif, un toucher lent, profond, qui étire les différentes couches de fascias. Depuis une dizaine d’années, les fascias sont au centre de recherches pluridisciplinaires. Egalement appelés tissus conjonctifs, ils enveloppent les muscles, les os, les organes, les vaisseaux, les protégeant et leur permettant d’être organisés et connectés entre eux. Ils apportent une protection et une structure et jouent un rôle dans les processus inflammatoires et douloureux. Par ailleurs, ils comprennent de très nombreux capteurs proprioceptifs, transmettent la force musculaire et participent à la coordination musculaire. Ils permettent une adaptation constante aux contraintes de l’environnement. Le toucher des fascias rompt des adhérences et les rend plus souples, plus élastiques. Ils retrouvent leur capa- cité à glisser les uns sur les autres, et ainsi leur mobilité.       <br />
              <br />
       Lors de ma première séance de Rolfing, la praticienne Marie Rousseaux commence par explorer mon attitude posturale. Elle observe la façon dont je me tiens, dont je marche et respire. Elle explore la coordination de mes mouvements, la structure de mon corps et la façon dont je m’oriente (mon regard et mon appréhension de l’espace). Au début et à la fin de la séance, elle guide mon attention par sa voix, m’amenant à observer les sensations sous mes pieds qui m’indiquent la répartition du poids de mon corps pendant la marche. Celui-ci étant trop en arrière, elle m’invitera à explorer ce que je peux détendre afin que mon corps retrouve son axe. Hubert Godard, danseur, chercheur, ostéopathe et praticien de nombreuses méthodes somatiques, dont le Rolfing, décrit que cette phase d’éducation somatique centrée sur la posture et le mouvement est essentielle dans la méthode du Rolfing.        <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36317034-32496999.jpg?v=1565360300" alt="Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing" title="Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing" />
     </div>
     <div>
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              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Hypnose-et-anesthesie-suggestions-verbales-Dr-Laurence-LE-GOURRIER_a59.html">Hypnose et anesthésie: suggestions verbales. Dr Laurence LE GOURRIER</a>       <br />
       En 2002 au Congrès Agora à Rennes, j’assiste à un atelier « hypnose et anesthésie » animé par Claude Virot. Je comprends immédiatement l’intérêt pratique de l’effet anxiolytique et analgésique des suggestions hypnotiques. En effet, praticien hospitalier, je pratique « largue à mains nues » – mais gantées tout de même – l’anesthésie locorégionale (ALR) en orthopédie et en traumatologie. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-approche-integrative-psychosomatique-et-HTSMA_a1253.html">L'approche intégrative: psychosomatique et HTSMA. Mady FAUCOUP GATINEAU </a>       <br />
       Cet article fait suite à un autre paru dans la Revue numéro 47. J’ai présenté le travail du Dr Eric Bardot, psychiatre et pédopsychiatre à Nantes qui développe depuis une quinzaine d’années une pratique thérapeutique originale : l’HTSMA. Si l’HTSMA mettait en lien l’hypnose, la thérapie stratégique et les mouvements alternatifs, l’approche dépasse l’idée d’une conjonction de ces pratiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/La-douleur-chronique-le-monstre_a155.html">La douleur chronique: le monstre. Marc PICARD-DESTELAN</a>       <br />
       Notre contexte culturel nous invite à prêter une grande importance à ce qui se voit. La place de l’image dans l’information journalistique est évidente. Mais en médecine aussi le summum de la preuve est souvent constitué par l’image. Elle offre un appui fréquemment décisif dans les diagnostics. La position du douloureux chronique n’en est que plus difficile : il a mal, mais ça ne se voit pas. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-septieme-Selon-Francois-Roustang_a228.html">Note septième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND</a>       <br />
       De l’attente ou la relation du troisième type. Quel est le mode de la relation thérapeutique efficient en hypnose, s’interroge François Roustang, ou comment s’en approcher au plus près et tenter de le définir ? Pour apporter quelque réponse à cette question, l’auteur s’emploie à considérer le type de changement attendu au terme d’un moment thérapeutique en hypnose. La modification envisagée peut être, en effet, de natures diverses. François Roustang détaille en cela trois types distincts de modifications. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://hypnose-paris.com/edito-dr-henri-bensoussan-douleur-douceur/">Edito Dr Henri BENSOUSSAN: Douleur Douceur</a>       <br />
       Soyons polémiques. Les fake news n’ont pas seulement envahi l’espace politique et sociétal, elles ont désormais envahi l’espace médical. La situation peut être résumée en décrivant deux camps qui se « radicalisent » au point de rendre impossible ou presque tout dialogue. Dans le premier camp la médecine par les preuves ; dans l’autre les médecines alternatives, parmi lesquelles l’homéopathie est actuellement la plus attaquée. (L’hypnose pourrait suivre si certaines de ses pratiques ne changent pas.) 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Nos-patients-super-heros-Antoine-ROGE%CC%81_a62.html">Nos patients super-héros. Antoine ROGÉ</a>       <br />
       « Vous vous en sortez très bien, vous êtes l’être le plus capable, le plus qualifié et digne de confiance que je connaisse : vous ferez ça très bien. » Cette citation n’est pas de Milton Erickson, elle aurait pu. Elle est de Tony Stark, ce nom ne vous dit peut-être rien, et si je vous dis Iron Man ? Croyez-moi, il s’y connaît en super-héros ! Le tout début de l’histoire, j’allais écrire du film, se situe en 2012 avec ma patiente Anne-Marie. Elle fréquentait le centre anti-douleur de Rouen qui venait de lui proposer des séances d’hypnose pour gérer sa fibromyalgie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Chirurgie-carotidienne-Hypnose-et-anesthesie-locoregionale_a63.html">Chirurgie carotidienne: Hypnose et anesthésie locorégionale. Dominique MONTOY</a>       <br />
       Au bloc de chirurgie vasculaire où j’exerce à Lyon, toutes les chirurgies de la carotide se réalisent sous anesthésie locorégionale : ALR, sauf contre-indications majeures. Le traitement chirurgical de la sténose carotidienne consiste à réaliser une endartériectomie de l’artère, c’est-à-dire l’ablation de la plaque d’athérome qui l’obstrue. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Hypnose-et-therapie-familiale-creons-de-ponts_a229.html">Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts. Nicole PRIEUR</a>       <br />
       L'Éditorial. La souffrance psychique que nous côtoyons dans nos diverses pratiques se révèle de plus en plus complexe. Aux problématiques « classiques » liées à l’enfance, aux conflits intergénérationnels, au poids de l’héritage familial, se rajoutent des souffrances spécifiques à notre XXIe siècle, problème de synchronisation, sentiment d’absurdité face à un monde incompréhensible, violences...  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Systemie-et-Hypnose-L-hypnose-pour-se-guerir-de-la-famille_a1628.html">Systémie et Hypnose: L’hypnose, pour se guérir de la famille. Nicole PRIEUR et Bernard PRIEUR</a>       <br />
       En famille, il ne suffit pas de s’aimer pour se rendre heureux. A l’ombre des bons sentiments se trament frustrations, souffrances, règlements de comptes. L’histoire familiale véhicule son lot de drames, traumas, non-dits, secrets, mandats transgénérationnels risquant d’entraver le devenir personnel. Hypnose et systémie peuvent alléger le poids du passé pour savourer le présent, remettre le temps en mouvement, apprécier le meilleur de sa famille sans en supporter les poids inutiles. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Le-professionnel-en-supervision-face-a-ses-blocages_a123.html">Le professionnel en supervision face à ses blocages. Isabelle ACQUAVIVA, Brice ALAIME, Sébastien SAUDUBRAY</a>       <br />
       C’est une chose proprement humaine que d’organiser le monde à partir de ce qu’il nous donne à voir. Nous structurons les éléments environnants par des liens et des associations qui produiront une matrice de sens et de sensibilités. Les patients que nous recevons sont coincés, dans une impasse, aux prises avec des angoisses qu’ils ne peuvent plus endiguer. De fait la réalité qui semble s’imposer à eux les déborde et sature leur capacité d’intégration.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Systemie-et-Hypnose-Protection-de-l-enfance_a261.html">Systémie et Hypnose: Protection de l’enfance. Florence DUFOUR-LEFORT</a>       <br />
       C’est dans une institution qui relève de l’Aide sociale à l’enfance, accueillant des enfants placés majoritairement par ordonnance judiciaire et dans une région où les difficultés sociales et économiques sont importantes, que je travaille comme psychologue depuis vingt ans. Les différentes lois de ces dernières décennies ont insisté sur le rôle et la place des parents, faisant évoluer les prises en charge vers davantage de soins impliquant la famille et d’une manière plus générale vers des interrogations sur le système familial et les mécanismes de répétition des dysfonctionnements relationnels. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Soins-palliatifs-pour-traverser-la-crise-de-l-ultime-separation_a1254.html">Soins palliatifs: pour traverser la crise de l'ultime séparation. Dr Evelyne MICHELI</a>       <br />
       Quand la maladie menace l’homéostasie familiale. Tout au long du parcours plus ou moins long qui précède l’arrivée en unité de soins palliatifs, le système familial s’adapte pour faire de la place à ce nouveau personnage qu’est la maladie, les rôles se modifient de manière à préserver malgré tout l’homéostasie familiale, c’est-à-dire l’équilibre et la cohérence interne du système. Certains liens se resserrent, l’un des proches par exemple devient « l’aidant principal », d’autres liens se distendent, tel autre proche prend ses distances, tel autre enfin tente de ne rien voir et de continuer comme avant... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Auto-hypnose-Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-52_a90.html">« Auto-hypnose ? » Dr Stefano COLOMBO</a>       <br />
       Cela commence bien. Auto-hypnose, auto hypnose ou bien autohypnose ? Trait d’union, espace ou rien ? Vous me direz que c’est un problème mineur, qu’il s’agit d’orthographe. Peut-être... Peut-être ? Eh oui ! Rappelez-vous : le doute est la terre fertile de toutes les vérités, sans lui rien ne pousse. Sur le terrain du doute, les vérités sont comme les arbres, elles se font de l’ombre l’une à l’autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Le-meilleur-chemin-vers-l-hypnose-Dr-Adrian-CHABOCHE_a185.html">« Le meilleur chemin vers l'hypnose... » Dr Adrian CHABOCHE</a>       <br />
       Chères lectrices, chers lecteurs, L’hypnose connaît un tel succès, une diffusion médiatique et scientifique jamais atteinte depuis que l’ensemble de la littérature médicale ait été recensée au début du XXe siècle. Hypnose médicale et hypnothérapie se côtoient, rejoignant la recherche, les neurosciences et l’exploration de la conscience humaine. L’hypnose, héritage du magnétisme animal ancré dans notre culture de- puis la fin du XVIIIe siècle, va à la rencontre de la méditation et, plus largement, de l’étude millénaire des états de conscience modifiés dans les états de transe. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Developper-sa-conscience-corporelle-avec-le-Rolfing_a230.html">Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing. Dina ROBERTS</a>       <br />
       Mon intérêt pour la dimension corporelle de l’hypnose m’a attirée vers les pratiques somatiques, telles que la technique Alexander, la méthode Feldenkrais, le Rolfing. Ces pratiques se sont développées au carrefour du monde médical : neurosciences, physiologie, psychothérapie, et du monde des arts dont la danse. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-Entretien-de-Michael-Yapko-par-Gerard-Fitoussi_a124.html">L'Entretien de Michael Yapko par Gérard Fitoussi</a>       <br />
       Psychologue clinicien reconnu internationalement pour son travail en hypnose clinique, thérapies brèves et le traitement stratégique de la dépression, Michael D. Yapko, Ph.D., enseigne régulièrement dans le monde entier. Auteur de quinze livres* dont la 5e édition du devenu classique Trancework. Il a reçu de nombreuses distinctions pour ses contributions, dont la médaille de reconnaissance pour son œuvre par la Société Internationale d’Hypnose et la Fondation Milton H. Erickson. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/J-ose-l-hypnose-Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a186.html">J'ose l'hypnose. Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Connaissez-vous la série des petits livres dans la collection « J’ose l’hypnose » aux éditions In Press ? Ce sont de petits ouvrages sur une thématiques donnée. J’ai lu les quatre présentés ici avec intérêt pour leur côté pratique et truffé d’exemples concrets et utilisables par chacun. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-douleur-aig%C3%BCe-et-anesthesie-Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a187.html">Hypnose douleur aigüe et anesthésie. Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Les deux auteurs biens connus, Franck Bernard et Claude Virot, ont bien travaillé pour nous offrir des informations précises sur les états de conscience en hypnose. Ce livre est encore plus... que la 1ère édition parue il y a déjà huit ans. Encore plus que le précédent en termes d’exemples de situations, de précisions, de types d’exercices possibles, davantage encore de références aux expériences. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-et-psychotherapie-Notes-de-lectures-par-Sophie-Cohen_a188.html">Hypnose et psychothérapie. Notes de lectures par Sophie Cohen</a>       <br />
       Cet ouvrage décrit la manière dont l’hypnose peut être associée à la psychanalyse, à l’EMDR, à l’Analyse Transactionnelle, à l’IMO, à la thérapie comportementale et cognitive ainsi qu’aux techniques de la psychologie de l’énergie, pour une psychothérapie efficace et de courte durée. Il contient les Actes du 9e congrès de l’Association Européenne des Praticiens d’Hypnose, sous la direction de Djayabala Varma, formateur en hypnothérapie intégrative et en psychologie de l’énergie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-douleur-Notes-de-lectures-par-Henri-BENSOUSSAN_a189.html">La douleur. Notes de lectures par Henri BENSOUSSAN</a>       <br />
       Publié en 2015 et seulement édité en octobre 2018 en version française, cet ouvrage a été écrit par Steve Haines, chiropracteur, et illustré par Sophie Standing. Ils sont aussi auteurs dans la même collection chez Çà et là de Le trauma, quelle chose étrange et L’anxiété, quelle chose étrange à paraître en version française en 2019. 
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     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Supervision-de-therapeutes-avec-Sophie-TOURNOUER_a187.html">Supervision de thérapeutes avec Sophie TOURNOUËR</a>       <br />
       Dates : 4 et 5 Février 2020 à Paris       <br />
       Venez visiter vos pratiques en partant de difficultés, d’expériences ou de questionnements rencontrés, avec une praticienne expérimentée, polyvalente et aussi rigoureuse que pleine de créativité, y compris en situation difficile. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Developper-sa-conscience-corporelle-avec-le-Rolfing_a230.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts</title>
   <updated>2019-11-14T00:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Hypnose-et-therapie-familiale-creons-de-ponts_a229.html</id>
   <category term="Hypnose" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/36313148-32495244.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-08-09T12:50:00+02:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Éditorial de Nicole PRIEUR Revue Hypnose & Thérapies brèves n°52.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32495244.jpg?v=1565348776" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      La souffrance psychique que nous côtoyons dans nos diverses pratiques se révèle de plus en plus complexe. Aux problématiques « classiques » liées à l’enfance, aux conflits intergénérationnels, au poids de l’héritage familial, se rajoutent des souffrances spécifiques à notre XXIe siècle, problème de synchronisation, sentiment d’absurdité face à un monde incompréhensible, violences...       <br />
              <br />
       Face à cela, une éthique rigoureuse s’impose. Elle implique notamment le refus de réduire cette complexité. La prendre en compte, accepter d’être quelquefois dépassés permet non seulement de n’être ni découragés ni emportés par un désenchantement environnant, mais encore il devient possible de la renverser en son contraire et découvrir combien cette complexité peut devenir la source des compétences des hommes, femmes, enfants que nous recevons. En adoptant cette attitude, nous mettrons en œuvre ni plus ni moins l’essence même de l’hypnose, à savoir recréer des perspectives là où on ne s’y attendait plus, retrouver un espoir quand tout semblait perdu, remettre la vie en mouvement au-delà des drames, redonner un sens nouveau au-delà des impasses. En un mot, « transcender » le négatif, le « trans- former » en ouvertures.       <br />
              <br />
       L’éthique suppose de l’humilité, nous ne pourrons pas embrasser cette complexité, la respecter avec une seule grille de lecture, une seule approche clinique, un seul outil thérapeutique aussi pertinents soient-ils. Jetons nos œillères et construisons des ponts. Décloisonnons, quittons nos certitudes ou ce que nous prenons pour un savoir, abandonnons, comme un lourd fardeau sclérosant, l’illusion d’avoir com- pris, acceptons de flotter, voler, nager pour nous ouvrir au chaos créatif, au vide re-fondateur, à la joie de co-construire avec nos patients des perspectives inédites.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-52-version-Papier_p115.html">Lire la suite</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32495276.jpg?v=1565348756" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
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     <div>
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              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522153.jpg?v=1565622480" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Hypnose-et-anesthesie-suggestions-verbales-Dr-Laurence-LE-GOURRIER_a59.html">Hypnose et anesthésie: suggestions verbales. Dr Laurence LE GOURRIER</a>       <br />
       En 2002 au Congrès Agora à Rennes, j’assiste à un atelier « hypnose et anesthésie » animé par Claude Virot. Je comprends immédiatement l’intérêt pratique de l’effet anxiolytique et analgésique des suggestions hypnotiques. En effet, praticien hospitalier, je pratique « largue à mains nues » – mais gantées tout de même – l’anesthésie locorégionale (ALR) en orthopédie et en traumatologie. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522157.jpg?v=1565622480" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-approche-integrative-psychosomatique-et-HTSMA_a1253.html">L'approche intégrative: psychosomatique et HTSMA. Mady FAUCOUP GATINEAU </a>       <br />
       Cet article fait suite à un autre paru dans la Revue numéro 47. J’ai présenté le travail du Dr Eric Bardot, psychiatre et pédopsychiatre à Nantes qui développe depuis une quinzaine d’années une pratique thérapeutique originale : l’HTSMA. Si l’HTSMA mettait en lien l’hypnose, la thérapie stratégique et les mouvements alternatifs, l’approche dépasse l’idée d’une conjonction de ces pratiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522160.jpg?v=1565622480" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/La-douleur-chronique-le-monstre_a155.html">La douleur chronique: le monstre. Marc PICARD-DESTELAN</a>       <br />
       Notre contexte culturel nous invite à prêter une grande importance à ce qui se voit. La place de l’image dans l’information journalistique est évidente. Mais en médecine aussi le summum de la preuve est souvent constitué par l’image. Elle offre un appui fréquemment décisif dans les diagnostics. La position du douloureux chronique n’en est que plus difficile : il a mal, mais ça ne se voit pas. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522163.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-septieme-Selon-Francois-Roustang_a228.html">Note septième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND</a>       <br />
       De l’attente ou la relation du troisième type. Quel est le mode de la relation thérapeutique efficient en hypnose, s’interroge François Roustang, ou comment s’en approcher au plus près et tenter de le définir ? Pour apporter quelque réponse à cette question, l’auteur s’emploie à considérer le type de changement attendu au terme d’un moment thérapeutique en hypnose. La modification envisagée peut être, en effet, de natures diverses. François Roustang détaille en cela trois types distincts de modifications. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522165.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://hypnose-paris.com/edito-dr-henri-bensoussan-douleur-douceur/">Edito Dr Henri BENSOUSSAN: Douleur Douceur</a>       <br />
       Soyons polémiques. Les fake news n’ont pas seulement envahi l’espace politique et sociétal, elles ont désormais envahi l’espace médical. La situation peut être résumée en décrivant deux camps qui se « radicalisent » au point de rendre impossible ou presque tout dialogue. Dans le premier camp la médecine par les preuves ; dans l’autre les médecines alternatives, parmi lesquelles l’homéopathie est actuellement la plus attaquée. (L’hypnose pourrait suivre si certaines de ses pratiques ne changent pas.) 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522168.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Nos-patients-super-heros-Antoine">Nos patients super-héros. Antoine ROGÉ</a> ROGE%CC%81_a62.html       <br />
       « Vous vous en sortez très bien, vous êtes l’être le plus capable, le plus qualifié et digne de confiance que je connaisse : vous ferez ça très bien. » Cette citation n’est pas de Milton Erickson, elle aurait pu. Elle est de Tony Stark, ce nom ne vous dit peut-être rien, et si je vous dis Iron Man ? Croyez-moi, il s’y connaît en super-héros ! Le tout début de l’histoire, j’allais écrire du film, se situe en 2012 avec ma patiente Anne-Marie. Elle fréquentait le centre anti-douleur de Rouen qui venait de lui proposer des séances d’hypnose pour gérer sa fibromyalgie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522171.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Chirurgie-carotidienne-Hypnose-et-anesthesie-locoregionale_a63.html">Chirurgie carotidienne: Hypnose et anesthésie locorégionale. Dominique MONTOY</a>       <br />
       Au bloc de chirurgie vasculaire où j’exerce à Lyon, toutes les chirurgies de la carotide se réalisent sous anesthésie locorégionale : ALR, sauf contre-indications majeures. Le traitement chirurgical de la sténose carotidienne consiste à réaliser une endartériectomie de l’artère, c’est-à-dire l’ablation de la plaque d’athérome qui l’obstrue. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522177.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Hypnose-et-therapie-familiale-creons-de-ponts_a229.html">Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts. Nicole PRIEUR</a>       <br />
       L'Éditorial. La souffrance psychique que nous côtoyons dans nos diverses pratiques se révèle de plus en plus complexe. Aux problématiques « classiques » liées à l’enfance, aux conflits intergénérationnels, au poids de l’héritage familial, se rajoutent des souffrances spécifiques à notre XXIe siècle, problème de synchronisation, sentiment d’absurdité face à un monde incompréhensible, violences...  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522179.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Systemie-et-Hypnose-L-hypnose-pour-se-guerir-de-la-famille_a1628.html">Systémie et Hypnose: L’hypnose, pour se guérir de la famille. Nicole PRIEUR et Bernard PRIEUR</a>       <br />
       En famille, il ne suffit pas de s’aimer pour se rendre heureux. A l’ombre des bons sentiments se trament frustrations, souffrances, règlements de comptes. L’histoire familiale véhicule son lot de drames, traumas, non-dits, secrets, mandats transgénérationnels risquant d’entraver le devenir personnel. Hypnose et systémie peuvent alléger le poids du passé pour savourer le présent, remettre le temps en mouvement, apprécier le meilleur de sa famille sans en supporter les poids inutiles. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522180.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Le-professionnel-en-supervision-face-a-ses-blocages_a123.html">Le professionnel en supervision face à ses blocages. Isabelle ACQUAVIVA, Brice ALAIME, Sébastien SAUDUBRAY</a>       <br />
       C’est une chose proprement humaine que d’organiser le monde à partir de ce qu’il nous donne à voir. Nous structurons les éléments environnants par des liens et des associations qui produiront une matrice de sens et de sensibilités. Les patients que nous recevons sont coincés, dans une impasse, aux prises avec des angoisses qu’ils ne peuvent plus endiguer. De fait la réalité qui semble s’imposer à eux les déborde et sature leur capacité d’intégration.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522182.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Systemie-et-Hypnose-Protection-de-l-enfance_a261.html">Systémie et Hypnose: Protection de l’enfance. Florence DUFOUR-LEFORT</a>       <br />
       C’est dans une institution qui relève de l’Aide sociale à l’enfance, accueillant des enfants placés majoritairement par ordonnance judiciaire et dans une région où les difficultés sociales et économiques sont importantes, que je travaille comme psychologue depuis vingt ans. Les différentes lois de ces dernières décennies ont insisté sur le rôle et la place des parents, faisant évoluer les prises en charge vers davantage de soins impliquant la famille et d’une manière plus générale vers des interrogations sur le système familial et les mécanismes de répétition des dysfonctionnements relationnels. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522188.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Soins-palliatifs-pour-traverser-la-crise-de-l-ultime-separation_a1254.html">Soins palliatifs: pour traverser la crise de l'ultime séparation. Dr Evelyne MICHELI</a>       <br />
       Quand la maladie menace l’homéostasie familiale. Tout au long du parcours plus ou moins long qui précède l’arrivée en unité de soins palliatifs, le système familial s’adapte pour faire de la place à ce nouveau personnage qu’est la maladie, les rôles se modifient de manière à préserver malgré tout l’homéostasie familiale, c’est-à-dire l’équilibre et la cohérence interne du système. Certains liens se resserrent, l’un des proches par exemple devient « l’aidant principal », d’autres liens se distendent, tel autre proche prend ses distances, tel autre enfin tente de ne rien voir et de continuer comme avant... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522196.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Auto-hypnose-Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-52_a90.html">« Auto-hypnose ? » Dr Stefano COLOMBO</a>       <br />
       Cela commence bien. Auto-hypnose, auto hypnose ou bien autohypnose ? Trait d’union, espace ou rien ? Vous me direz que c’est un problème mineur, qu’il s’agit d’orthographe. Peut-être... Peut-être ? Eh oui ! Rappelez-vous : le doute est la terre fertile de toutes les vérités, sans lui rien ne pousse. Sur le terrain du doute, les vérités sont comme les arbres, elles se font de l’ombre l’une à l’autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522197.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Le-meilleur-chemin-vers-l-hypnose-Dr-Adrian-CHABOCHE_a185.html">« Le meilleur chemin vers l'hypnose... » Dr Adrian CHABOCHE</a>       <br />
       Chères lectrices, chers lecteurs, L’hypnose connaît un tel succès, une diffusion médiatique et scientifique jamais atteinte depuis que l’ensemble de la littérature médicale ait été recensée au début du XXe siècle. Hypnose médicale et hypnothérapie se côtoient, rejoignant la recherche, les neurosciences et l’exploration de la conscience humaine. L’hypnose, héritage du magnétisme animal ancré dans notre culture de- puis la fin du XVIIIe siècle, va à la rencontre de la méditation et, plus largement, de l’étude millénaire des états de conscience modifiés dans les états de transe. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522198.jpg?v=1565622481" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Developper-sa-conscience-corporelle-avec-le-Rolfing_a230.html">Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing. Dina ROBERTS</a>       <br />
       Mon intérêt pour la dimension corporelle de l’hypnose m’a attirée vers les pratiques somatiques, telles que la technique Alexander, la méthode Feldenkrais, le Rolfing. Ces pratiques se sont développées au carrefour du monde médical : neurosciences, physiologie, psychothérapie, et du monde des arts dont la danse. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522200.jpg?v=1565622482" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-Entretien-de-Michael-Yapko-par-Gerard-Fitoussi_a124.html">L'Entretien de Michael Yapko par Gérard Fitoussi</a>       <br />
       Psychologue clinicien reconnu internationalement pour son travail en hypnose clinique, thérapies brèves et le traitement stratégique de la dépression, Michael D. Yapko, Ph.D., enseigne régulièrement dans le monde entier. Auteur de quinze livres* dont la 5e édition du devenu classique Trancework. Il a reçu de nombreuses distinctions pour ses contributions, dont la médaille de reconnaissance pour son œuvre par la Société Internationale d’Hypnose et la Fondation Milton H. Erickson. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522205.jpg?v=1565622482" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/J-ose-l-hypnose-Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a186.html">J'ose l'hypnose. Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Connaissez-vous la série des petits livres dans la collection « J’ose l’hypnose » aux éditions In Press ? Ce sont de petits ouvrages sur une thématiques donnée. J’ai lu les quatre présentés ici avec intérêt pour leur côté pratique et truffé d’exemples concrets et utilisables par chacun. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522209.jpg?v=1565622482" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-douleur-aig%C3%BCe-et-anesthesie-Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a187.html">Hypnose douleur aigüe et anesthésie. Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Les deux auteurs biens connus, Franck Bernard et Claude Virot, ont bien travaillé pour nous offrir des informations précises sur les états de conscience en hypnose. Ce livre est encore plus... que la 1ère édition parue il y a déjà huit ans. Encore plus que le précédent en termes d’exemples de situations, de précisions, de types d’exercices possibles, davantage encore de références aux expériences. 
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522212.jpg?v=1565622482" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-et-psychotherapie-Notes-de-lectures-par-Sophie-Cohen_a188.html">Hypnose et psychothérapie. Notes de lectures par Sophie Cohen</a>       <br />
       Cet ouvrage décrit la manière dont l’hypnose peut être associée à la psychanalyse, à l’EMDR, à l’Analyse Transactionnelle, à l’IMO, à la thérapie comportementale et cognitive ainsi qu’aux techniques de la psychologie de l’énergie, pour une psychothérapie efficace et de courte durée. Il contient les Actes du 9e congrès de l’Association Européenne des Praticiens d’Hypnose, sous la direction de Djayabala Varma, formateur en hypnothérapie intégrative et en psychologie de l’énergie.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522215.jpg?v=1565622482" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-douleur-Notes-de-lectures-par-Henri-BENSOUSSAN_a189.html">La douleur. Notes de lectures par Henri BENSOUSSAN</a>       <br />
       Publié en 2015 et seulement édité en octobre 2018 en version française, cet ouvrage a été écrit par Steve Haines, chiropracteur, et illustré par Sophie Standing. Ils sont aussi auteurs dans la même collection chez Çà et là de Le trauma, quelle chose étrange et L’anxiété, quelle chose étrange à paraître en version française en 2019. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36313148-32522217.jpg?v=1565622482" alt="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" title="Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts" />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Supervision-de-therapeutes-avec-Sophie-TOURNOUER_a187.html">Supervision de thérapeutes avec Sophie TOURNOUËR</a>       <br />
       Dates : 4 et 5 Février 2020 à Paris       <br />
       Venez visiter vos pratiques en partant de difficultés, d’expériences ou de questionnements rencontrés, avec une praticienne expérimentée, polyvalente et aussi rigoureuse que pleine de créativité, y compris en situation difficile. 
     </div>
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Hypnose-et-therapie-familiale-creons-de-ponts_a229.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Note septième. Selon François Roustang</title>
   <updated>2019-11-14T00:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.psychotherapie.fr/Note-septieme-Selon-Francois-Roustang_a228.html</id>
   <category term="Psy du Moi(s)" />
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/36260494-32472702.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-08-07T15:53:00+02:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND. Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°52.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36260494-32472702.jpg?v=1565186844" alt="Note septième. Selon François Roustang" title="Note septième. Selon François Roustang" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">De l’attente ou la relation du troisième type.</span>       <br />
              <br />
       Quel est le mode de la relation thérapeutique efficient en hypnose, s’interroge François Roustang, ou comment s’en approcher au plus près et tenter de le définir ?       <br />
              <br />
       Pour apporter quelque réponse à cette question, l’auteur s’emploie à considérer le type de changement attendu au terme d’un moment thérapeutique en hypnose. La modification envisagée peut être, en effet, de natures diverses. François Roustang détaille en cela trois types distincts de modifications. Le premier type est celui qui aboutit à ce qu’il définit comme un changement de comportement. Ce changement s’appuie selon lui en hypnose sur « les avatars de la suggestion... un peu à la Bernheim », ajoute-t-il. Ce n’est pas une modification de cet ordre-là qui est, pour lui, la force du travail hypnotique. Pas plus que ne l’est celle qui s’apparente à une forme de « mise en conformité avec le contexte et la culture environnante », relevant plutôt, dit-il, d’un processus « d’éducation, de conseil » ; une telle modification attendue s’opère, quant à elle, par des procédés tels que « régression en âge, recadrage de sens, ponts affectifs... à la M. Erickson », continue-t-il.        <br />
              <br />
       Ces deux types de modifications, si elles peuvent avoir lieu en clinique, ne sont pas pour autant profondément opératoires ; obstacles ou résistances, se faisant jour en leur temps, deviennent promptes à les annuler ou les arrêter. François Roustang éclaire l’horizon plus large qu’il prend en compte par ces mots : « Nous sommes toujours en échec, énonce-t-il, face à l’inter- locuteur qui doit décider d’être malade ou de guérir, de stagner ou d’avancer, et finalement de mourir ou de vivre » (1). Quelques propositions que ce soit, com- portements ou modifications de points de vue plus aidants, ne pourront ramener le patient au seuil de ses propres décisions afin que puisse s’opérer une véritable transformation. Il continue : « Pour faire face à cette décision seul est convenable le silence, celui de la parole, de la pensée et de l’action » (2), un silence propice à un retour à la source de toute action.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>UN RETOUR À L’ORIGINE DE SES PROPRES ACTES</b></div>
     <div>
      La modification attendue au terme de l’expérience hypnose est en effet d’une tout autre nature, d’une tout autre dimension. Selon notre auteur, l’expérience de l’hypnose replace l’être humain face aux éléments et événements qui constituent son présent et l’invite, voire lui impose, à faire sienne son histoire, à accueillir celle-ci telle qu’elle lui est donnée. L’hypnose reconduit alors l’être humain « au commencement qui contient le Tout, c’est-à-dire tout et n’im- porte quoi, ou encore (un commencement) qui contient toutes les possibilités ». A cette origine, le patient est renvoyé à sa propre initiative, à ses propres décisions, il est re- placé dans la liberté de choisir son existence. Dans ce lieu, ce centre, « ce commencement qui contient toute la suite », l’être humain peut alors « refondre tous les constituants de son existence dans le pré- sent », et réengager des actes qui sont en accord avec cette refonte. Telle est la modification attendue : non pas un simple changement de surface, de comportement, de fonctionnement ou de compréhension, mais une réorganisation des éléments de l’existence, et cela de manière singulière, personnelle et totalement autonome, car personne d’autre que le patient ne peut faire ce chemin à sa place. Telle est la modification attendue, « un acte de création », dit encore François Roustang.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/36260494-32472746.jpg?v=1565186926" alt="Note septième. Selon François Roustang" title="Note septième. Selon François Roustang" />
     </div>
     <div>
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              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Hypnose-et-anesthesie-suggestions-verbales-Dr-Laurence-LE-GOURRIER_a59.html">Hypnose et anesthésie: suggestions verbales. Dr Laurence LE GOURRIER</a>       <br />
       En 2002 au Congrès Agora à Rennes, j’assiste à un atelier « hypnose et anesthésie » animé par Claude Virot. Je comprends immédiatement l’intérêt pratique de l’effet anxiolytique et analgésique des suggestions hypnotiques. En effet, praticien hospitalier, je pratique « largue à mains nues » – mais gantées tout de même – l’anesthésie locorégionale (ALR) en orthopédie et en traumatologie. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-approche-integrative-psychosomatique-et-HTSMA_a1253.html">L'approche intégrative: psychosomatique et HTSMA. Mady FAUCOUP GATINEAU </a>       <br />
       Cet article fait suite à un autre paru dans la Revue numéro 47. J’ai présenté le travail du Dr Eric Bardot, psychiatre et pédopsychiatre à Nantes qui développe depuis une quinzaine d’années une pratique thérapeutique originale : l’HTSMA. Si l’HTSMA mettait en lien l’hypnose, la thérapie stratégique et les mouvements alternatifs, l’approche dépasse l’idée d’une conjonction de ces pratiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/La-douleur-chronique-le-monstre_a155.html">La douleur chronique: le monstre. Marc PICARD-DESTELAN</a>       <br />
       Notre contexte culturel nous invite à prêter une grande importance à ce qui se voit. La place de l’image dans l’information journalistique est évidente. Mais en médecine aussi le summum de la preuve est souvent constitué par l’image. Elle offre un appui fréquemment décisif dans les diagnostics. La position du douloureux chronique n’en est que plus difficile : il a mal, mais ça ne se voit pas. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-septieme-Selon-Francois-Roustang_a228.html">Note septième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND</a>       <br />
       De l’attente ou la relation du troisième type. Quel est le mode de la relation thérapeutique efficient en hypnose, s’interroge François Roustang, ou comment s’en approcher au plus près et tenter de le définir ? Pour apporter quelque réponse à cette question, l’auteur s’emploie à considérer le type de changement attendu au terme d’un moment thérapeutique en hypnose. La modification envisagée peut être, en effet, de natures diverses. François Roustang détaille en cela trois types distincts de modifications. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://hypnose-paris.com/edito-dr-henri-bensoussan-douleur-douceur/">Edito Dr Henri BENSOUSSAN: Douleur Douceur</a>       <br />
       Soyons polémiques. Les fake news n’ont pas seulement envahi l’espace politique et sociétal, elles ont désormais envahi l’espace médical. La situation peut être résumée en décrivant deux camps qui se « radicalisent » au point de rendre impossible ou presque tout dialogue. Dans le premier camp la médecine par les preuves ; dans l’autre les médecines alternatives, parmi lesquelles l’homéopathie est actuellement la plus attaquée. (L’hypnose pourrait suivre si certaines de ses pratiques ne changent pas.) 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Nos-patients-super-heros-Antoine-ROGE%CC%81_a62.html">Nos patients super-héros. Antoine ROGÉ</a>       <br />
       « Vous vous en sortez très bien, vous êtes l’être le plus capable, le plus qualifié et digne de confiance que je connaisse : vous ferez ça très bien. » Cette citation n’est pas de Milton Erickson, elle aurait pu. Elle est de Tony Stark, ce nom ne vous dit peut-être rien, et si je vous dis Iron Man ? Croyez-moi, il s’y connaît en super-héros ! Le tout début de l’histoire, j’allais écrire du film, se situe en 2012 avec ma patiente Anne-Marie. Elle fréquentait le centre anti-douleur de Rouen qui venait de lui proposer des séances d’hypnose pour gérer sa fibromyalgie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Chirurgie-carotidienne-Hypnose-et-anesthesie-locoregionale_a63.html">Chirurgie carotidienne: Hypnose et anesthésie locorégionale. Dominique MONTOY</a>       <br />
       Au bloc de chirurgie vasculaire où j’exerce à Lyon, toutes les chirurgies de la carotide se réalisent sous anesthésie locorégionale : ALR, sauf contre-indications majeures. Le traitement chirurgical de la sténose carotidienne consiste à réaliser une endartériectomie de l’artère, c’est-à-dire l’ablation de la plaque d’athérome qui l’obstrue. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Hypnose-et-therapie-familiale-creons-de-ponts_a229.html">Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts. Nicole PRIEUR</a>       <br />
       L'Éditorial. La souffrance psychique que nous côtoyons dans nos diverses pratiques se révèle de plus en plus complexe. Aux problématiques « classiques » liées à l’enfance, aux conflits intergénérationnels, au poids de l’héritage familial, se rajoutent des souffrances spécifiques à notre XXIe siècle, problème de synchronisation, sentiment d’absurdité face à un monde incompréhensible, violences...  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Systemie-et-Hypnose-L-hypnose-pour-se-guerir-de-la-famille_a1628.html">Systémie et Hypnose: L’hypnose, pour se guérir de la famille. Nicole PRIEUR et Bernard PRIEUR</a>       <br />
       En famille, il ne suffit pas de s’aimer pour se rendre heureux. A l’ombre des bons sentiments se trament frustrations, souffrances, règlements de comptes. L’histoire familiale véhicule son lot de drames, traumas, non-dits, secrets, mandats transgénérationnels risquant d’entraver le devenir personnel. Hypnose et systémie peuvent alléger le poids du passé pour savourer le présent, remettre le temps en mouvement, apprécier le meilleur de sa famille sans en supporter les poids inutiles. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Le-professionnel-en-supervision-face-a-ses-blocages_a123.html">Le professionnel en supervision face à ses blocages. Isabelle ACQUAVIVA, Brice ALAIME, Sébastien SAUDUBRAY</a>       <br />
       C’est une chose proprement humaine que d’organiser le monde à partir de ce qu’il nous donne à voir. Nous structurons les éléments environnants par des liens et des associations qui produiront une matrice de sens et de sensibilités. Les patients que nous recevons sont coincés, dans une impasse, aux prises avec des angoisses qu’ils ne peuvent plus endiguer. De fait la réalité qui semble s’imposer à eux les déborde et sature leur capacité d’intégration.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Systemie-et-Hypnose-Protection-de-l-enfance_a261.html">Systémie et Hypnose: Protection de l’enfance. Florence DUFOUR-LEFORT</a>       <br />
       C’est dans une institution qui relève de l’Aide sociale à l’enfance, accueillant des enfants placés majoritairement par ordonnance judiciaire et dans une région où les difficultés sociales et économiques sont importantes, que je travaille comme psychologue depuis vingt ans. Les différentes lois de ces dernières décennies ont insisté sur le rôle et la place des parents, faisant évoluer les prises en charge vers davantage de soins impliquant la famille et d’une manière plus générale vers des interrogations sur le système familial et les mécanismes de répétition des dysfonctionnements relationnels. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Soins-palliatifs-pour-traverser-la-crise-de-l-ultime-separation_a1254.html">Soins palliatifs: pour traverser la crise de l'ultime séparation. Dr Evelyne MICHELI</a>       <br />
       Quand la maladie menace l’homéostasie familiale. Tout au long du parcours plus ou moins long qui précède l’arrivée en unité de soins palliatifs, le système familial s’adapte pour faire de la place à ce nouveau personnage qu’est la maladie, les rôles se modifient de manière à préserver malgré tout l’homéostasie familiale, c’est-à-dire l’équilibre et la cohérence interne du système. Certains liens se resserrent, l’un des proches par exemple devient « l’aidant principal », d’autres liens se distendent, tel autre proche prend ses distances, tel autre enfin tente de ne rien voir et de continuer comme avant... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Auto-hypnose-Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-52_a90.html">« Auto-hypnose ? » Dr Stefano COLOMBO</a>       <br />
       Cela commence bien. Auto-hypnose, auto hypnose ou bien autohypnose ? Trait d’union, espace ou rien ? Vous me direz que c’est un problème mineur, qu’il s’agit d’orthographe. Peut-être... Peut-être ? Eh oui ! Rappelez-vous : le doute est la terre fertile de toutes les vérités, sans lui rien ne pousse. Sur le terrain du doute, les vérités sont comme les arbres, elles se font de l’ombre l’une à l’autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Le-meilleur-chemin-vers-l-hypnose-Dr-Adrian-CHABOCHE_a185.html">« Le meilleur chemin vers l'hypnose... » Dr Adrian CHABOCHE</a>       <br />
       Chères lectrices, chers lecteurs, L’hypnose connaît un tel succès, une diffusion médiatique et scientifique jamais atteinte depuis que l’ensemble de la littérature médicale ait été recensée au début du XXe siècle. Hypnose médicale et hypnothérapie se côtoient, rejoignant la recherche, les neurosciences et l’exploration de la conscience humaine. L’hypnose, héritage du magnétisme animal ancré dans notre culture de- puis la fin du XVIIIe siècle, va à la rencontre de la méditation et, plus largement, de l’étude millénaire des états de conscience modifiés dans les états de transe. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Developper-sa-conscience-corporelle-avec-le-Rolfing_a230.html">Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing. Dina ROBERTS</a>       <br />
       Mon intérêt pour la dimension corporelle de l’hypnose m’a attirée vers les pratiques somatiques, telles que la technique Alexander, la méthode Feldenkrais, le Rolfing. Ces pratiques se sont développées au carrefour du monde médical : neurosciences, physiologie, psychothérapie, et du monde des arts dont la danse. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-Entretien-de-Michael-Yapko-par-Gerard-Fitoussi_a124.html">L'Entretien de Michael Yapko par Gérard Fitoussi</a>       <br />
       Psychologue clinicien reconnu internationalement pour son travail en hypnose clinique, thérapies brèves et le traitement stratégique de la dépression, Michael D. Yapko, Ph.D., enseigne régulièrement dans le monde entier. Auteur de quinze livres* dont la 5e édition du devenu classique Trancework. Il a reçu de nombreuses distinctions pour ses contributions, dont la médaille de reconnaissance pour son œuvre par la Société Internationale d’Hypnose et la Fondation Milton H. Erickson. 
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/J-ose-l-hypnose-Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a186.html">J'ose l'hypnose. Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Connaissez-vous la série des petits livres dans la collection « J’ose l’hypnose » aux éditions In Press ? Ce sont de petits ouvrages sur une thématiques donnée. J’ai lu les quatre présentés ici avec intérêt pour leur côté pratique et truffé d’exemples concrets et utilisables par chacun. 
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-douleur-aig%C3%BCe-et-anesthesie-Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a187.html">Hypnose douleur aigüe et anesthésie. Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Les deux auteurs biens connus, Franck Bernard et Claude Virot, ont bien travaillé pour nous offrir des informations précises sur les états de conscience en hypnose. Ce livre est encore plus... que la 1ère édition parue il y a déjà huit ans. Encore plus que le précédent en termes d’exemples de situations, de précisions, de types d’exercices possibles, davantage encore de références aux expériences. 
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-et-psychotherapie-Notes-de-lectures-par-Sophie-Cohen_a188.html">Hypnose et psychothérapie. Notes de lectures par Sophie Cohen</a>       <br />
       Cet ouvrage décrit la manière dont l’hypnose peut être associée à la psychanalyse, à l’EMDR, à l’Analyse Transactionnelle, à l’IMO, à la thérapie comportementale et cognitive ainsi qu’aux techniques de la psychologie de l’énergie, pour une psychothérapie efficace et de courte durée. Il contient les Actes du 9e congrès de l’Association Européenne des Praticiens d’Hypnose, sous la direction de Djayabala Varma, formateur en hypnothérapie intégrative et en psychologie de l’énergie.
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-douleur-Notes-de-lectures-par-Henri-BENSOUSSAN_a189.html">La douleur. Notes de lectures par Henri BENSOUSSAN</a>       <br />
       Publié en 2015 et seulement édité en octobre 2018 en version française, cet ouvrage a été écrit par Steve Haines, chiropracteur, et illustré par Sophie Standing. Ils sont aussi auteurs dans la même collection chez Çà et là de Le trauma, quelle chose étrange et L’anxiété, quelle chose étrange à paraître en version française en 2019. 
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      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Supervision-de-therapeutes-avec-Sophie-TOURNOUER_a187.html">Supervision de thérapeutes avec Sophie TOURNOUËR</a>       <br />
       Dates : 4 et 5 Février 2020 à Paris       <br />
       Venez visiter vos pratiques en partant de difficultés, d’expériences ou de questionnements rencontrés, avec une praticienne expérimentée, polyvalente et aussi rigoureuse que pleine de créativité, y compris en situation difficile. 
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   <link rel="alternate" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-septieme-Selon-Francois-Roustang_a228.html" />
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