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Note neuvième selon François Roustang

Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND



Le silence. Il suffit que ce soit.

Voilà un titre qui paraîtra énigmatique à certains tandis que d’autres entendront peut-être, à la lecture de cette courte phrase, la voix ferme et presque impérative de François Roustang balayant d’un trait toute forme de préoccupation de chacun.

Pour cette note qui s’avance vers la fin de cette rubrique éphémère, un thème majeur s’imposait : le silence. Dans la pensée de l’auteur, le silence se conjugue à tous les temps et traverse, par sa densité, tout l’espace hypnotique. Pourtant, il se- rait bien ardu d’aborder ce thème central en quelques lignes. Il faudrait évoquer le silence premier, celui de « l’attente attentive » du thérapeute laissant place à ces « sonorités rares, mieux choisies, singulières » qui « ouvrent sur l’imprévu », thèmes ici déjà énoncés. Il faudrait évoquer cette forme de silence que la transe offre au patient : un suspens de toute parole et de toute plainte, doublé du retrait de toute intention du thérapeute, ouvrant à une modification à venir. Le silence est alors synonyme d’abandon d’un quel- conque dessein car « vouloir répondre à la demande immédiate, entrer dans l’angoisse à la recherche d’une solution, (...) ne peut qu’enfermer un peu plus l’interlocuteur dans son malheur ».

Il est d’autres silences plus lourds, le silence devant la douleur, devant le deuil, ainsi que l’énonce l’auteur dans un très beau texte : « Si le silence est attentif et serein, c’est-à-dire s’il est libre de toute angoisse de toute intention bienfaisante, s’il est silence qui fait silence devant la catastrophe parce qu’elle dépasse tout entendement, ce silence suffit pour apaiser la souffrance. Tous les mots sont dits dans le silence, tous ceux que l’on au- rait pu dire, tous ceux que l’on risquerait de prononcer par maladresse, tous ceux que l’on n’aurait pas su imaginer pour redonner courage, les mots tous impropres, tous remplis de trop et de pas assez, le silence en est gorgé et ils lui donnent sa force et son intensité ; silence discret, modeste, honnête, exact qui signe notre incompétence, mais peut atténuer la solitude de la peine. »
Savoir attendre, dans Jamais contre, d’abord, Odile Jacob, p. 608.

François Roustang poursuit plus loin, condensant sa pensée en quelques mots, essentiels : « Le thérapeute n’a rien à faire et rien à dire, c’est dans le silence de la relation que la modification s’est effectuée. »

Il n’y aurait donc rien à dire, à quelque moment crucial de la séance, pour que, dans l’épaisseur d’un silence « attentif, serein et exact » et par la mise en présence des êtres, quelque chose se passe. Il faut alors revenir à ce que François Roustang écrit ailleurs sur la transe pour que s’éclaire d’un jour hypnotique le silence de cette expérience : « La pensée s’est réduite à la chose. La transe comme retour à la nature d’homme (...). Se réduire à cela, c’est-à- dire à ne rien dire, ne rien penser, ne rien faire, être là simplement en tant qu’humain, au mieux encore être là comme on est, identique à ce que l’on est et bien sûr sans sa- voir ce que l’on est. (...) Il est facile, quand la transe est à portée de main, quand elle a chance d’arriver à l’improviste, quand elle a replacé au cœur même de la situation et de sa complexité, il est facile de contrôler soi et ses passions. Plus exacte ment la question ne se pose plus. (...) Rien n’est donc passif, parce que la transe, l’état de transe, transforme tout en acte, intègre tout dans l’acte quotidien, ne distingue pas l’acte le plus banal de l’acte le plus grave, parce qu’il n’y a plus de différence entre la banalité et la gravité. Il suffit que ce soit. »
Le secret de Socrate pour changer la vie, Odile Jacob, p. 219.

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Rédigé le Samedi 15 Février 2020 modifié le Mercredi 19 Février 2020
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Laurence ADJADJ
Dirige le Cabinet d'Hypnose, EMDR-IMO de Marseille. Présidente de l'Institut de Formation en... En savoir plus sur cet auteur





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