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  <title>Psychotherapie, Hypnose Ericksonienne, EMDR, Thérapie Brève, Paris, Marseille, Formation</title>
  <description><![CDATA[Psychotherapie Brève, Hypnose Ericksonienne, Sophrologie Caycedienne, Hypnose Thérapeutique, EMDR et Formations à Paris, Marseille.]]></description>
  <link>https://www.psychotherapie.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T17:34:53+02:00</dc:date>
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   <title>PsychoTraumatisme infantile, comment repenser l’écoute institutionnelle à la lumière de l’EMDR.</title>
   <pubDate>Sat, 16 May 2026 16:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pourquoi une Psychothérapie ?]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/96589302-67335806.jpg?v=1778939983" alt="PsychoTraumatisme infantile, comment repenser l’écoute institutionnelle à la lumière de l’EMDR." title="PsychoTraumatisme infantile, comment repenser l’écoute institutionnelle à la lumière de l’EMDR." />
     </div>
     <div>
      Les récentes affaires de violences en milieu éducatif ont mis en évidence un problème structurel : la manière dont les institutions interprètent, ou plutôt échouent à interpréter, la parole traumatique de l’enfant. Alors que la neurobiologie du psychotrauma est aujourd’hui bien établie, les pratiques judiciaires continuent, elles, de s’appuyer sur des critères narratifs inadaptés aux spécificités du développement cérébral.        <br />
              <br />
       Cette discordance expose les alors enfants à une double vulnérabilité : celle du traumatisme initial et celle d’une écoute institutionnelle qui ne reconnaît pas ses manifestations !!!       <br />
              <br />
       <b>La mémoire traumatique de l’enfant est  une organisation non narrative.       <br />
       </b>       <br />
       Les connaissances actuelles en psychotraumatologie montrent que chez l’enfant, l’encodage d’un événement violent se fait en fragments sensoriels, émotionnels et corporels, plutôt qu’en récit structuré. L’immaturité de l’hippocampe, la dominance de l’amygdale et les mécanismes de survie (sidération, figement, dissociation) produisent : des souvenirs difficilement datables, des images isolées, des sensations corporelles très intrusives, des variations chronologiques.       <br />
              <br />
       Ces manifestations ne sont pas des anomalies : elles constituent la forme typique de la mémoire traumatique infantile. Elles expliquent pourquoi un enfant peut évoquer une odeur très précise, puis rester silencieux pendant des semaines, ou modifier certains détails d’un entretien à l’autre.       <br />
              <br />
       <b>L’EMDR : une approche totalement adaptée aux fragments mnésiques.       <br />
       </b>       <br />
       L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est aujourd’hui l’une des méthodes les plus pertinentes pour traiter les traumatismes même précoces. Sa spécificité tient à sa capacité à travailler à partir des éléments disponibles, même lorsqu’ils sont minimes ou non verbalisés.       <br />
              <br />
       L’EMDR va pouvoir permettre de: mobiliser les fragments sensoriels sans exiger un récit complet, de réduire la dissociation et les états de figement, de faciliter l’intégration progressive des souvenirs dans un réseau autobiographique plus cohérent, de respecter les zones d’amnésie sans aucune pression exploratoire, et de pouvoir restaurer la continuité interne là où le trauma a créé du &quot;morcellement&quot;.       <br />
              <br />
       Là où les institutions attendent une narration linéaire, l’EMDR va s’appuyer sur la réalité neuropsychologique du trauma : un souvenir éclaté, non organisé, parfois inaccessible.       <br />
              <br />
       <b>Les critères judiciaires : un décalage hélas persistant avec la clinique.       <br />
       </b>       <br />
       Dans de nombreux dossiers, les variations de récit, les contradictions périphériques ou les révélations tardives sont interprétées comme des indices de fabulation. Or, ces éléments sont cliniquement compatibles avec: la dissociation, l’amnésie traumatique, la réactivation tardive, l’évitement, et la sidération.       <br />
              <br />
       Cette confusion entre symptôme et soupçon constitue un biais majeur. Elle contribue à la sous-reconnaissance des violences sexuelles sur mineurs et à la disqualification de la parole traumatique.       <br />
              <br />
       <b>Les révélations tardives : un phénomène neuropsychologique aujiourd'hui bien documenté.       <br />
       </b>       <br />
       La littérature clinique, y compris dans les suivis EMDR, décrit depuis longtemps la possibilité de révélations différées, parfois plusieurs décennies après les faits.        <br />
              <br />
       Ce phénomène n’a rien d’exceptionnel. Il est neurobiologiquement explicable et cliniquement attendu. Le considérer comme suspect revient à méconnaître la dynamique même du psychotrauma complexe.       <br />
              <br />
       <b>La blessure institutionnelle : un second traumatisme.       <br />
       </b>       <br />
       Lorsque la plainte d’une victime est classée pour « incohérences » ou « manque de clarté », l’impact psychique est bien entendu considérable. Dans les suivis EMDR, cette blessure secondaire apparaît souvent comme un nœud traumatique à part entière, nécessitant un retraitement spécifique. Et des fois même, le noeud principal !       <br />
              <br />
       La disqualification institutionnelle réactive la honte, renforce la dissociation et peut entraîner un effondrement psychique majeur. Elle constitue une revictimisation, parfois plus déstabilisante que le trauma initial.       <br />
              <br />
       <b>Plaidoyer pour une écoute institutionnelle alignée avec la clinique !!!       <br />
       </b>       <br />
       Pour que la justice cesse de confondre trauma et mensonge, plusieurs axes sont indispensables : une formation systématique des professionnels judiciaires à la neurobiologie du trauma, une généralisation des protocoles d’audition adaptés (NICHD, UAPED), une prise en compte des manifestations non narratives dans l’évaluation de la crédibilité, une collaboration accrue entre cliniciens spécialisés (dont praticiens EMDR) et acteurs judiciaires, une <b>protection renforcée des professionnels qui signalent des situations de danger.</b>       <br />
              <br />
       L’objectif n’est pas de transformer les enquêteurs en thérapeutes, ni les thérapeutes en enquêteurs, mais de garantir que les critères d’évaluation soient compatibles avec la réalité du développement cérébral et du trauma infantile.       <br />
              <br />
       Ainsi donc, tout réside dans le fait de reconnaître la forme réelle du trauma.       <br />
              <br />
       L’EMDR rappelle que la mémoire traumatique de l’enfant n’est pas un récit, mais une empreinte sensorielle et émotionnelle. Tant que les institutions exigeront une narration que le cerveau traumatisé ne peut pas produire, elles continueront à disqualifier les victimes.       <br />
       La clinique sait depuis longtemps comment écouter ces fragments. Il appartient désormais aux systèmes judiciaires et médico-sociaux de s’y accorder.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/96589302-67335851.jpg?v=1778939548" alt="PsychoTraumatisme infantile, comment repenser l’écoute institutionnelle à la lumière de l’EMDR." title="PsychoTraumatisme infantile, comment repenser l’écoute institutionnelle à la lumière de l’EMDR." />
     </div>
     <div>
      * <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/">Vous cherchez une Formation en EMDR Intégrative Certifiante, Validée par France EMDR IMO ® sur Paris, Marseille, Nancy, Strasbourg, Bordeaux... ?</a>       <br />
              <br />
       * <a class="link" href="https://emdr.fr">Annuaire des Praticiens en EMDR, IMO, HTSMA, TLMR</a>       <br />
              <br />
       * <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/">Association France EMDR-IMO ®: le Registre des Praticiens et Formations EMDR-IMO de France.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/96589302-67335806.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/PsychoTraumatisme-infantile-comment-repenser-l-ecoute-institutionnelle-a-la-lumiere-de-l-EMDR_a318.html</link>
  </item>

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   <title>Traumatisations complexes et sensorialité : corps absent et/ou phobie des sensations.</title>
   <pubDate>Thu, 07 May 2026 17:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Psy du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   10ème Congrès Hypnose Douleur. Véronique Cohier-Rahban, Psychologue. Corps violentés/Corps menaçants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/96445789-67252861.jpg?v=1778168887" alt="Traumatisations complexes et sensorialité : corps absent et/ou phobie des sensations." title="Traumatisations complexes et sensorialité : corps absent et/ou phobie des sensations." />
     </div>
     <div>
      Lorsque les corps des enfants ont été régulièrement violentés, une fois devenus adultes, ils peuvent les percevoir comme des corps menaçants. Ces enfants qui ont subi des violences répétées par les personnes censées en prendre soin, développent diverses stratégies de survie.        <br />
              <br />
       Durant les psychothérapies des Traumatisations Complexes (TC), ces adultes peuvent présenter des spécificités qui vont compliquer les approches psycho-corporelles telles que l’utilisation de l’hypnose.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous savons que dans les états de TC, la parole ne suffit pas car le corps est chargé de mémoires traumatiques. Ces mémoires corporelles sont accessibles par des approches hypnotiques (hypnose éricksonnienne, S.E., EMDR, IMO.,…). Comment accéder à ces mémoires lorsque la personne est dissociée de son corps à tel point que celui-ci reste insenti, semble ne pas exister, sauf à rester un outil pratique ayant son existence propre ?        <br />
              <br />
       A l’extrême inverse, comment y accéder lorsqu’une sensation convoque hypersensibilité et phobie du moindre ressenti ? Au travers d’exemples cliniques nous illustrerons ces possibles conséquences des violences passées et proposerons différentes manières de rétablir une connexion apaisée au corps.        <br />
              <br />
       Comment s’approcher du corps dans la sécurité et le confort, par quels canaux ? Nous verrons comment les émotions, les mouvements conscients et la relation avec le thérapeute vont aboutir, petit à petit, à la réassociation de la personne avec son corps.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnoses.com/congres/10e-congres-hypnose-douleur">Sources: Institut Emergences Rennes.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/96445789-67252896.jpg?v=1778169027" alt="Traumatisations complexes et sensorialité : corps absent et/ou phobie des sensations." title="Traumatisations complexes et sensorialité : corps absent et/ou phobie des sensations." />
     </div>
     <div>
      * <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/">Vous cherchez une Formation en EMDR IMO Certifiante, Validée par France EMDR IMO ® sur Paris, Marseille, Nancy, Strasbourg, Bordeaux, Annecy ?</a>       <br />
              <br />
       * <a class="link" href="https://emdr.fr">Annuaire des Praticiens en EMDR, IMO, HTSMA, TLMR</a>       <br />
              <br />
       * <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/">Association France EMDR-IMO ®: le Registre des Praticiens et Formations EMDR-IMO de France.</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/96445789-67252861.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Traumatisations-complexes-et-sensorialite-corps-absent-et-ou-phobie-des-sensations_a317.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Au Vietnam, dans la chambre des âmes. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80.</title>
   <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 17:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95768004-66884887.jpg?v=1775057006" alt="Au Vietnam, dans la chambre des âmes. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80." title="Au Vietnam, dans la chambre des âmes. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80." />
     </div>
     <div>
      Voici un rituel de possession, nouvellement créé au Vietnam dans les années 2000, dont un ethnologue rend compte dans ses travaux. Au confluent de contextes socio-politique, historique et religieux, l’institutionnalisation laïque de ces rencontres rituelles, dans la « chambre des âmes », peut interroger à plu- sieurs égards.        <br />
              <br />
       Ce lieu, appartenant à une organisation gouvernementale dite scientifique, accueille, lors de séances organisées régulièrement, les membres de familles en quête de communication avec leurs morts, en particulier avec ceux dont la sépulture a été égarée lors d’événements tragiques et violents du passé récent de ce pays. Ces familles endeuillées ne pouvant effectuer leurs rites dédiés aux ancêtres, inspirés de coutumes brahmaniques, bouddhistes ou animistes, cherchent à communiquer avec leurs morts ou à retrou- ver leurs sépultures. Quelle que soit la genèse de ce rituel récent de possession par les morts (« áp vong » ou « apposer l’âme »), c’est sur le déroulement et le cadre dans lesquels il se réalise qu’il est intéressant de s’attarder.        <br />
              <br />
       S’affranchissant de toute forme religieuse ou de « superstition », obéissant à une méthode stricte et invariable, les séances, menées par des « spécialistes » ni médiums-exorcistes, ni initiés ou thérapeutes, ont pour but d’appeler l’âme d’un défunt à pénétrer le corps d’un des parents présents, afin que la famille puisse communiquer avec ce mort et ainsi per- mettre que son âme, alors errante, retourne près de leur foyer.        <br />
       Le possédé doit se laisser envahir par l’âme du mort...       <br />
              <br />
       Plusieurs familles se retrouvent, assises par terre, dans une pièce dépourvue des signes cultuels habituels : peu d’offrandes, pas de musique ou de tambours, pas de psalmodies, de danses ou de talismans, pas d’invocations ; seul l’encens brûle près d’un autel supportant un bouddha. Au centre du cercle formé par les membres de chaque famille, est posée une liste écrite de défunts avec lesquels on souhaite entrer en communication. Sont égrenées, lors d’un long préambule, l’ensemble des directives que tous devront suivre pour que puisse se produire l’incarnation d’un mort. Parfois préenregistrées, dans un ton monocorde, ces recommandations sont nombreuses : fermer les yeux, rester concentré et silencieux, « les mains posées sur les genoux, les paumes vers le haut, sans serrer les doigts, sans se tenir les mains », le visage gardé droit de sorte que les spécialistes voient si une âme se présente ; porter attention aux signes possibles de possession dans son corps : frissons, picotements, somnolence, mouvements de la tête, ou dans le corps d’un des membres de la famille ; si un défunt semble se manifester chez l’un d’eux, l’interroger au moyen de questions fermées, lui exprimer concrètement de l’affection et s’adresser au possédé par le nom de celui qu’il incarne ; le possédé doit se laisser envahir par l’âme du mort, ne pas réagir aux sollicitations contraires à la possession comme, par exemple, ne plus répondre à son véritable nom ; ne pas manifester de signes de possession si l’on n’est pas possédé...        <br />
              <br />
       L’attente ensuite se déploie. Les séances se déroulent sous le signe de l’imprévu, de l’inconnu, de l’incertitude : qui va être possédé parmi les membres de la famille ? Est-ce que le mort pourra communiquer avec les vivants ? Va-t-il donner des précisions sur la localisation de son corps ? Chacun s’observe et observe les autres ; le spécialiste guette. Les manifestations de possession peuvent être spectaculaires ou discrètes, violentes ou douces, agressives ou drôles... S’amorce alors la « construction collective d’une incarnation » soutenue par des discussions ou négociations intrafamiliales. Celles-ci, parfois longues et conflictuelles, sont engendrées par le doute émis par tel membre de la famille quant à la véracité de la possession ou l’identité du défunt incarné, ou par son refus d’admettre la possession exposée. Les spécialistes eux-mêmes participent à cette co-construction et s’interrogent : le client est-il l’incarnation d’un défunt ? Est-ce tel membre de la famille cité dans la liste des défunts présentée en début de rencontre ? Leurs interventions guident les séances : ils adressent au possédé un dis- cours empruntant à un champ lexical suggestif évoquant le « corps », les « cadavres » ou les « cadavres vivants », ils posent la main sur la tête de leur client, geste prohibé habituellement dans cette culture, signifiant peut- être par là qu’ils n’ont plus affaire à un être appartenant à la société des vivants...       <br />
              <br />
       Une femme hoche la tête, semblant être possédée par un de ses ...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-80-version-Papier_p174.html">Lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Sylvie Le Pelletier-Beaufond </b></div>
     <div>
      Médecin-psychothérapeute depuis 1991, hypnothérapeute, thérapeute systémique de famille et de couple, à Paris en libéral. Formatrice, elle reçoit des professionnels en supervision. Formée à l’Institut Milton Erickson de Paris et par Mony Elkaïm, sa pratique clinique s’inspire de la pensée de François Roustang. Membre de la Société française de Thérapie familiale. Anthropologue des religions et diplômée de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80: Fev. / Mars / Avril. 2026.</b></div>
     <div>
      <b>TRAUMATISMES.</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°80…       <br />
              <br />
       6 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-importance-d-aller-dans-le-sens-de-la-resistance-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a407.html">Éditorial : L’importance d’aller dans le sens de la résistance Julien Betbèze.</a>       <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-recit-alternatif-MIKHAE%CC%88L-ALLOUCHE-ANA-WAALDER-illustrateurs-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a408.html">En couverture : Mikhaël Allouche &amp; Ana Waalder. Le récit alternatif Interview par Sophie Cohen.</a>       <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Faire-face-a-une-situation-reputee-difficile-Donner-du-temps-au-temps-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a314.html">Faire face à une situation réputée difficile Donner du temps au temps Jacques-Antoine Malarewicz.</a>       <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Le-vide-l-inspiration-la-vacuite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a197.html">Le vide, l’inspiration, la vacuité. Exemples d’intervention en thérapie systémique et stratégique brève. Nathalie Koralnik.</a>       <br />
       30 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Deuil-et-therapie-narrative-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a251.html">Deuil en thérapie narrative. « Bonjour Papi Georges » Stéphanie Robert.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       40 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/447-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-80"> Introduction Gérard Ostermann.</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-perte-en-geriatrie-Miroir-d-un-effondrement-psychique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a315.html">La perte en gériatrie. Miroir d’un effondrement psychique. Johanna Rabinovici.</a>       <br />
              <br />
       <b>DOSSIER TRAUMATISMES</b>       <br />
       55 / <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Levee-d-amnesie-traumatique_a298.html">Levée d’amnésie traumatique.« Ranger sa bibliothèque lorsque les souvenirs reviennent ». Cécile Condaminas.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Amnesie-traumatique-quand-la-memoire-protege-puis-revient-bouleverser-l-equilibre_a154.html">Notes de lecture.</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Endometriose-post-traumatique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a1795.html">Endométriose post-traumatique Libérer les sujets du pouvoir du monde traumatique avec la TLMR. Éric Bardot.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Endometriose-post-traumatique-ou-quand-la-douleur-chronique-raconte-une-histoire-enfouie_a155.html">Notes de lecture.</a>       <br />
       74 / <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Viols-et-abus-sexuels-avec-usage-de-stupefiants-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a299.html">Viols et abus sexuels avec usage de stupéfiants Traitement avec la PTR Gérald Brassine.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Viol-sous-soumission-chimique-un-traumatisme-invisible-souvent-plus-severe_a156.html">Notes de lecture.</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
              <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Difficile-Rubrique-Quiproquo-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a136.html">Difficile. S. Colombo, Muhuc.</a>       <br />
              <br />
       <b>BONJOUR ET APRÈS...</b>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Madeleine-sa-vie-bouleversee-apres-les-soins-d-un-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a1794.html">Madeleine. Sa vie bouleversée après les soins d’un cancer. Sophie Cohen.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       92 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Au-Vietnam-dans-la-chambre-des-ames-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a316.html">Au Vietnam, dans la chambre des âmes. Sylvie Le Pelletier-Beaufond.</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a162.html">J. Betbèze, S. Cohen.</a>       <br />
              <br />
       Illustrations du numéro: Mikhael Allouche et Ana Waalder.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95768004-66884887.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Au-Vietnam-dans-la-chambre-des-ames-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a316.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-95767572</guid>
   <title>La perte en gériatrie. Miroir d'un effondrement psychique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80.</title>
   <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 17:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Psy du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95767572-66884742.jpg?v=1775056551" alt="La perte en gériatrie. Miroir d'un effondrement psychique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80." title="La perte en gériatrie. Miroir d'un effondrement psychique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80." />
     </div>
     <div>
      Monsieur D., 84 ans, a vu son monde s’écrouler avec la mort de sa femme. Son corps exprime sa souffrance, une chute traduit son effondrement. Comment aider ce patient à retrouver confiance et apaisement ?       <br />
       En se reconnectant, grâce à l’hypnose, à l’écoute de son corps, de ses souvenirs ravivés par des métaphores.        <br />
       Travailler en tant que psychologue en unité de Soins médicaux et de réadaptation invite à porter son regard sur le corps. Les symptômes somatiques sont divers et variés : conséquences de la maladie, fatigue liée à l’avancée en âge, suite de chirurgie, chute... Le corps occupe une place centrale dans ce type de service. Et fréquemment il se trouve être le support privilégié de l’expression du psychisme. La fatigue dit alors « je me sens las de vivre », la douleur crie « j’ai peur de ce qui va m’arriver », la chute explique « je me sens effondré »...        <br />
              <br />
       <b>La gérontologie, une clinique nécessairement intégrative.</b>       <br />
       Il y a de ces gens qui vieillissent bien, ceux que la société veut nous montrer, nous faire envier. Il faudrait alors manger correctement, bouger plus, tout faire pour prévenir les maux de l’âge, tout faire pour, finalement, ne pas trop vieillir. Il y a aussi ceux que l’on ne veut pas voir, ceux qui nous rappellent la fini- tude de l’être humain. Peut-être ravivent-ils en nous cette angoisse de mort ? Peut-être ne veut-on pas associer la vie à la perte ? Perte de ses capacités, physiques, intellectuelles, perte de ce que l’on fut et perte de l’illusion de ce que l’on aurait pu être.       <br />
              <br />
       Ces changements biologiques, cognitifs et sociaux liés à l’âge ont inévitablement des répercussions psychologiques chez nos aînés. Philippe Thomas (2019) écrit d’ailleurs : « Certaines personnes âgées sont ainsi condamnées à des doubles, triples peines, voire plus : faiblesse médico-sociale liée aux conséquences de l’âge, maladies chroniques, marginalisation sociale et difficultés d’accès aux services de soins ou d’aide ».        <br />
       Cela est d’autant plus visible en milieu hospitalier où la personne y séjourne pour des raisons directement somatiques et/ou cognitives. Les pertes, au sens large, sont nombreuses. Les personnes sont par exemple davantage sujettes aux altérations fonctionnelles et aux traumatismes corporels, suite aux chutes par exemple (il y a une dizaine d’années, prévalence de 10 à 25 % chez le sujet dit âgé). Ces atteintes physiques engendrent des douleurs pouvant se chroniciser et privant parfois la personne de certaines capacités, telles que la marche.        <br />
              <br />
       Ainsi, comment accompagner la vie quand elle semble doucement s’échapper ?       <br />
              <br />
       Il s’agit quelquefois d’apaiser les angoisses, de tenir la main pour rassurer, ou encore d’in- viter, ceux qui le peuvent, à mettre en mots leurs maux. C’est une adaptation à chaque rencontre, la création d’un lien de confiance afin que la personne se sente entendue et comprise, reconnue. Et parfois, à la question « comment accompagner ? », la réponse est évidente : le début du mieux-être est à cher- cher dans l’ici et maintenant puisque, sans le savoir, la personne est déjà détentrice de sa solution.        <br />
       L’hypnose s’inscrit dans cette même démarche, humaine, à travers laquelle le praticien est au service de la personne et l’accompagne dans la recherche d’un mieux-être. Ce changement, parfois difficile d’accès, est rendu possible par l’hypnose qui vise la (re) mise en mouvement de ce qui peut être bloqué inconsciemment. Par conséquent, la pratique de l’hypnose et l’approche intégrative et humaniste qu’elle sous-tend prennent tout leur sens dans la prise en charge en gériatrie. Pour illustrer ces propos, je vous présente le cas de Monsieur D.        <br />
              <br />
       <b>ANAMNÈSE </b>       <br />
       Monsieur D. est âgé de 84 ans, il vit seul à domicile. Il a perdu sa fille il y a plusieurs années de cela et plus récemment sa femme. Il se sent proche de son fils et de sa petite- fille, est entouré par ses voisins et amis. Il est hospitalisé pour une altération de son état général (du fait d’un carcinome métastatique) au sein d’un service de réadaptation spécialisé en onco-gériatrie. Je le rencontre dans ce contexte. Monsieur D. me raconte qu’il a chuté chez lui. Très rapidement, des larmes apparaissent dans ses yeux. Il pleure à l’évocation du décès inattendu de sa femme survenu au début de l’année dernière. Partie à l’hôpital pour ce qui semblait être une infection urinaire, elle n’est jamais revenue ; Monsieur D. ayant reçu l’appel d’un interne pour lui annoncer son décès. Il me dit ne pas avoir eu davantage d’explications, avoir continué sa vie en mettant à distance cet événement et les émotions associées, jusqu’au jour où il a chuté. Chute qu’il décrit comme un effondrement (« je me suis effondré ») à la fois sur le plan physique mais surtout d’un point de vue psychologique.        <br />
              <br />
       Monsieur D. pleure à plusieurs reprises pendant cet échange, notamment lorsqu’il exprime une émotion quelle qu’elle soit : tristesse, peur ou encore gratitude. Il ne fait pas cas de sa santé physique, ne parle pas du tout de son cancer, la souffrance morale prenant toute la place.        <br />
       Monsieur D. semble être une personne volontaire, acteur de sa prise en charge rééducative et qui souhaite, en parallèle, « aller mieux dans ma tête », selon ses termes. La problématique semble être la trace traumatique laissée par la perte inattendue de sa femme qui n’a pas été élaborée puisque rapidement mise à distance. Cela se traduit par des symptômes identifiés pendant ce premier entretien : débordement émotionnel (pleurs récurrents), ruminations avant l’endormissement, quelques fois réveils nocturnes, évitement (ne veut pas parler de son passé et de sa femme) et le ressenti de Monsieur D. (l’effondrement). Je propose que l’on fasse une séance d’hypnose lors de notre prochaine rencontre, Monsieur D. accepte.       <br />
              <br />
       <b>Travail autour des émotions.</b>       <br />
       Je revois Monsieur D. pour lui proposer une séance d’hypnose formelle. Cet entretien est une continuité du premier échange que nous avons eu, où des éléments viennent s’ajouter à son discours, permettant de mettre un peu plus de sens derrière son vécu. Il pleure à plusieurs reprises pendant ce début d’entretien, principalement lorsqu’il parle du décès de sa femme. Il aimerait pouvoir effacer cet événement mais n’y arrive pas. Avec un recadrage cognitif et des explications sur la façon dont fonctionnent les pensées, il comprend que nous ne pouvons pas effacer un événement, que nous pouvons néanmoins en changer la perception. Petit à petit, Monsieur D. s’apaise, me verbalise que le fait de savoir qu’il peut en parler avec quelqu’un lui amène déjà un cer- tain apaisement. Il décrit aussi un mal-être à cause de pensées qui se mélangent, du fait qu’il n’arrive pas à isoler ses idées.        <br />
       Nous prenons le temps de définir un objectif pour cette séance d’hypnose. Le fait de poser une intention en amont de la séance est un moteur pour amorcer et orienter le travail de l’inconscient.        <br />
              <br />
       L’objectif pour Monsieur D. est de se sentir plus apaisé avec ses émotions. Je lui propose de se situer sur une échelle allant de 0 à 10, 10 étant le fait de se sentir complétement apaisé. Actuellement, il se situe à 4/10 et aimerait se sentir apaisé à 6/10 après la séance (« ce serait déjà bien »). En pratique, pour certaines personnes, l’utilisation d’une échelle aide à se projeter vers un objectif plus concret car quantifiable.        <br />
       Je recueille ensuite le thème de la séance à partir duquel j’accompagnerai Monsieur D. Il me raconte un souvenir d’une partie de pétanque avec ses amis. Je propose à Monsieur D. de s’installer le plus confortable- ment possible (et non de s’installer confortablement puisqu’avec les affections soma- tiques, la personne ne se sent souvent pas ou peu confortable) et m’assure qu’il m’entend correctement. Nous commençons la séance...        <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Pour commencer, je vous invite à prendre conscience de la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Vous pouvez balayer la chambre du regard, regarder autour, les murs blancs, la fenêtre qui permet de voir les arbres dehors, la télévision, la table, la chaise, et plus proche de vous, le fauteuil, le lit, vos mains... et puis vous pouvez aussi porter votre attention sur les bruits, les sons, pour l’instant c’est plutôt calme, et parfois il y a du bruit qui vient du couloir, du brouhaha... et c’est normal, cela fait partie du décor. Je vous propose à présent de porter votre attention sur...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-80-version-Papier_p174.html">Pour lire la suite</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Johanna Rabinovici </b></div>
     <div>
      Psychologue diplômée d’un master de Psychologie de la santé, du développement et du handicap. Exerce actuellement en hôpital gériatrique, au sein de différents services : soins longue durée, soins médicaux et de réadaptation, oncogériatrie et prises en charge palliatives. Diplômée du DU d’Hypnose médicale de la Faculté de médecine de Lyon. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80: Fev. / Mars / Avril. 2026.</b></div>
     <div>
      <b>TRAUMATISMES.</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°80…       <br />
              <br />
       6 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-importance-d-aller-dans-le-sens-de-la-resistance-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a407.html">Éditorial : L’importance d’aller dans le sens de la résistance Julien Betbèze.</a>       <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-recit-alternatif-MIKHAE%CC%88L-ALLOUCHE-ANA-WAALDER-illustrateurs-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a408.html">En couverture : Mikhaël Allouche &amp; Ana Waalder. Le récit alternatif Interview par Sophie Cohen.</a>       <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Faire-face-a-une-situation-reputee-difficile-Donner-du-temps-au-temps-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a314.html">Faire face à une situation réputée difficile Donner du temps au temps Jacques-Antoine Malarewicz.</a>       <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Le-vide-l-inspiration-la-vacuite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a197.html">Le vide, l’inspiration, la vacuité. Exemples d’intervention en thérapie systémique et stratégique brève. Nathalie Koralnik.</a>       <br />
       30 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Deuil-et-therapie-narrative-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a251.html">Deuil en thérapie narrative. « Bonjour Papi Georges » Stéphanie Robert.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       40 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/447-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-80"> Introduction Gérard Ostermann.</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-perte-en-geriatrie-Miroir-d-un-effondrement-psychique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a315.html">La perte en gériatrie. Miroir d’un effondrement psychique. Johanna Rabinovici.</a>       <br />
              <br />
       <b>DOSSIER TRAUMATISMES</b>       <br />
       55 / <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Levee-d-amnesie-traumatique_a298.html">Levée d’amnésie traumatique.« Ranger sa bibliothèque lorsque les souvenirs reviennent ». Cécile Condaminas.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Amnesie-traumatique-quand-la-memoire-protege-puis-revient-bouleverser-l-equilibre_a154.html">Notes de lecture.</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Endometriose-post-traumatique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a1795.html">Endométriose post-traumatique Libérer les sujets du pouvoir du monde traumatique avec la TLMR. Éric Bardot.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Endometriose-post-traumatique-ou-quand-la-douleur-chronique-raconte-une-histoire-enfouie_a155.html">Notes de lecture.</a>       <br />
       74 / <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Viols-et-abus-sexuels-avec-usage-de-stupefiants-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a299.html">Viols et abus sexuels avec usage de stupéfiants Traitement avec la PTR Gérald Brassine.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Viol-sous-soumission-chimique-un-traumatisme-invisible-souvent-plus-severe_a156.html">Notes de lecture.</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
              <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Difficile-Rubrique-Quiproquo-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a136.html">Difficile. S. Colombo, Muhuc.</a>       <br />
              <br />
       <b>BONJOUR ET APRÈS...</b>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Madeleine-sa-vie-bouleversee-apres-les-soins-d-un-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a1794.html">Madeleine. Sa vie bouleversée après les soins d’un cancer. Sophie Cohen.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       92 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Au-Vietnam-dans-la-chambre-des-ames-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a316.html">Au Vietnam, dans la chambre des âmes. Sylvie Le Pelletier-Beaufond.</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a162.html">J. Betbèze, S. Cohen.</a>       <br />
              <br />
       Illustrations du numéro: Mikhael Allouche et Ana Waalder.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95767572-66884742.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/La-perte-en-geriatrie-Miroir-d-un-effondrement-psychique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a315.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-95765597</guid>
   <title>Faire face à une situation réputée difficile. Donner du temps au temps. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80.</title>
   <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 16:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Psy du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95765597-66883397.jpg?v=1775052615" alt="Faire face à une situation réputée difficile. Donner du temps au temps. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80." title="Faire face à une situation réputée difficile. Donner du temps au temps. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80." />
     </div>
     <div>
      « <span style="font-style:italic">Ô temps, suspends ton vol </span>», a dit le poète. Le temps salvateur, le temps réparateur. Le temps respectueux offert par le professionnel au patient en situation « difficile ». Le temps comme outil pour impulser un changement, quand se mêlent et se conjuguent paradoxalité, homéostasie, complexité, kairos, énergie ou encore optimisme.        <br />
       Je propose immédiatement d’évacuer ce que j’appellerais les cas de force majeure qui aboutissent à un échec. Ces quelques raisons vident de sens cette problématique de la situation « difficile », car elles laissent au seul professionnel la responsabilité de cet échec, ce qui ne me semble pas correct. Quels sont ces cas de force majeure :        <br />
              <br />
       • L’incompétence avérée du professionnel.       <br />
       • Son manque total d’expérience, souvent couplé avec une absence de curiosité.       <br />
       • Une dramatique erreur de « vocation », autrement dit ce qu’on appelle habituellement une « erreur de casting ».       <br />
       • Son désintérêt manifeste pour la richesse de l’inventivité des individus qui leur permet, en l’occurrence, de construire leur propre malheur et... d’y rester.       <br />
       • Son absence d’humilité, laquelle l’amène à commettre des erreurs et des maladresses qui le déséquilibrent et finissent par le décourager.       <br />
       • Le fait qu’il se charge les épaules du défi que posent son ou ses clients, ses patients, alors que ce défi ne concerne d’abord qu’eux-mêmes.        <br />
              <br />
       Ce dernier point m’amène à une première proposition :       <br />
       1. C’est d’abord et avant tout difficile pour le ou les clients, le ou les patients !        <br />
              <br />
       • Ce n’est pas le professionnel qui est d’abord et avant tout questionné sur ses compétences, ce n’est pas lui qui pourrait ou devrait avoir des doutes et remettre en question ses capacités.        <br />
       • En fait, il se doit d’être pathologiquement optimiste, ce qui est – en soi – un paradoxe, c’est-à-dire à la fois une force, par le détachement que procure cette attitude, et une fai- blesse dans la mesure où l’optimisme ne peut pas être simplement une posture, mais une conviction profonde dont il faut savoir assumer les conséquences.        <br />
       • Cela ne signifie pas que ce professionnel est prétentieux ou qu’il reste béat devant la situa- tion. Il se montre ainsi capable de s’appuyer sur l’irrationalité d’une partie de ses convic- tions pour relativiser la hauteur des enjeux auxquels il est confronté.        <br />
       • C’est ainsi qu’il ne lui pas permis de se décourager.       <br />
       • Autrement dit, dans cette confrontation avec ce qui semble difficile, le maître mot est la paradoxalité. Il en résulte que les difficultés sont également des facilités. Ou, selon une version bien connue : les problèmes sont également des solutions.        <br />
       • Les craintes proviennent du patient. Mais il ne les exprime pas car il fait preuve également d’un certain optimisme. C’est ce qui lui permet d’effectuer une démarche auprès d’un professionnel bien au-delà de la souffrance.        <br />
       • Son défi consiste à transférer ces craintes, notamment celle de ne pas s’en sortir, dans la tête de ce professionnel.       <br />
       • Pour toutes ces raisons, la tâche est toujours plus difficile pour le client que pour le professionnel.        <br />
              <br />
       <b>FAIRE FACE À UNE SITUATON RÉPUTÉE DIFFICILE </b>       <br />
       Ces mécanismes relèvent de ce qu’on appelle l’homéostasie, c’est-à-dire un équilibre instable qui trouve ses origines dans l’ambiguïté du couple changement/non-changement, auquel se confrontent à la fois le patient, qui y trouve un inconfort tout compte fait rela- tivement supportable, et le professionnel qui y voit un défi auquel il ne peut éviter de répondre.        <br />
              <br />
       2. C’est difficile pour le client car :        <br />
              <br />
       • Il est donc dans une solide ambiguïté pour au total construire et reconstruire sans cesse un statu quo à la fois inconfortable et rassurant.        <br />
       • Il lui arrive souvent d’avoir une très longue expérience de cette ambiguïté, qui s’est souvent renforcée au contact de précédents professionnels qu’il est parvenu à mettre en échec avec succès.        <br />
       • Il entretient avec sa souffrance des liens complexes, dans la mesure où celle-ci, même d’une très courte tête, est plus avantageuse que problématique dans la mesure où elle obéit à des logiques différentes et apparemment contradictoires.        <br />
       • Je rappelle qu’il peut être question de complexité face à un phénomène lorsqu’à son propos il est impossible, pour tout obse vateur, de connaître les limites de son ignorance.        <br />
              <br />
       J’en arrive à une deuxième proposition, laquelle se présente plus exactement sous la forme d’une question :        <br />
              <br />
       3. Peut-être est-il pertinent de modifier l’objectif de l’intervention ?        <br />
       • C’est bien parce qu’il peut paraître difficile à atteindre qu’un objectif spécifique est initialement proposé par le client. C’est ce qui fait que celui-ci reste en terrain connu et le professionnel part, en quelque sorte, avec un handicap parfois très lourd.        <br />
       • Cette modification de l’objectif ne vise pas à en amoindrir la portée ou à en nier l’importance, mais permet de placer la négociation sur un nouveau terrain pour le client, un terrain où ses capacités homéostasiques n’ont pas la même dureté et n’ont pas eu le temps d’accumuler autant d’expériences que l’objectif précédent.        <br />
       • Ce détournement d’objectif permet éventuellement de passer par une nouvelle case, celle du perdant/perdant, avant de gagner la position rêvée et souhaitée, à savoir celle du gagnant/gagnant.        <br />
              <br />
       Troisième proposition qui vise toujours à alléger la tâche du professionnel et à rendre facile ce qui lui semble difficile :        <br />
              <br />
       4. L’énergie que montrent le ou les clients pour servir leur homéostasie doit devenir celle du professionnel afin de faire advenir un changement.        <br />
       • Certes la notion d’énergie est floue, je n’aime pas l’utiliser car ce terme est devenu un mot-valise. Cette notion a été empruntée aux physiciens du XIXe siècle, elle est entrée        <br />
       dans le champ de la psychologie à la suite de Freud. Ce passage donne éventuellement à cette science molle le sentiment d’être une science dure.        <br />
       • A minima, l’énergie induit le mouvement sans préjuger de son orientation, de sa force ou de sa durée.       <br />
       • Toujours dans cette même logique, ce qui pourrait s’appeler « énergie négative » est celle qui se déploie pour résister au changement.        <br />
       • De ce point de vue, le client est souvent généreux envers lui-même donc... envers le professionnel.       <br />
       • Il faut, en quelque sorte, que l’énergie négative ainsi utilisée devienne positive, c’est-à-dire tournée vers le changement, ce qui peut grandement faciliter le travail de ce professionnel.        <br />
              <br />
       Pour alléger encore la difficulté à laquelle celui-ci peut avoir l’illusion de se confronter, il peut être utile d’user de tout ou partie des stratagèmes ou des stratégies ou des prises de position suivantes :        <br />
              <br />
       5. Laisser du temps au temps.        <br />
       • Chacun a son rythme, y compris... le temps et, probablement, surtout le temps !       <br />
       • Il ne s’agit pas nécessairement d’être bref, ou rapide, ou rentable, ou immédiatement efficace, mais surtout pertinent et utile.        <br />
       • Or, ce temps est multiple, à la fois objectif et subjectif. Chacun entretient avec lui des liens très spécifiques qui dépendent du contexte, des enjeux, des interlocuteurs et des événements. Il peut donner l’impression de cheminer de façon parfaitement autonome sans se soucier des êtres et des situations.        <br />
       • Dans un monde où tout doit se faire dans la rapidité et la constante accélération, il est respectueux envers autrui de tenir compte de ces spécificités.        <br />
       • D’un point de vue psychologique, dans notre société, une des plus grandes violences réside précisément dans cette absence de prise en compte des rythmes de chaque individu.        <br />
              <br />
       6. Aménager une place pour ces auxiliaires fantasques et incontrôlables que sont le kairos et la sérendipité...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-80-version-Papier_p174.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Jacques-Antoine Malarewicz </b></div>
     <div>
      Psychiatre, thérapeute familial, auteur de plusieurs ouvrages sur Milton H. Erickson, sur l’approche systémique et l’orientation stratégique, mais aussi sur le couple et plus récemment sur Otto Weininger. Il poursuit son activité comme consultant en entreprise et psychothérapeute. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80: Fev. / Mars / Avril. 2026.</b></div>
     <div>
      <b>TRAUMATISMES.</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°80…       <br />
              <br />
       6 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-importance-d-aller-dans-le-sens-de-la-resistance-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a407.html">Éditorial : L’importance d’aller dans le sens de la résistance Julien Betbèze.</a>       <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-recit-alternatif-MIKHAE%CC%88L-ALLOUCHE-ANA-WAALDER-illustrateurs-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a408.html">En couverture : Mikhaël Allouche &amp; Ana Waalder. Le récit alternatif Interview par Sophie Cohen.</a>       <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Faire-face-a-une-situation-reputee-difficile-Donner-du-temps-au-temps-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a314.html">Faire face à une situation réputée difficile Donner du temps au temps Jacques-Antoine Malarewicz.</a>       <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Le-vide-l-inspiration-la-vacuite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a197.html">Le vide, l’inspiration, la vacuité. Exemples d’intervention en thérapie systémique et stratégique brève. Nathalie Koralnik.</a>       <br />
       30 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Deuil-et-therapie-narrative-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a251.html">Deuil en thérapie narrative. « Bonjour Papi Georges » Stéphanie Robert.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       40 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/447-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-80"> Introduction Gérard Ostermann.</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-perte-en-geriatrie-Miroir-d-un-effondrement-psychique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a315.html">La perte en gériatrie. Miroir d’un effondrement psychique. Johanna Rabinovici.</a>       <br />
              <br />
       <b>DOSSIER TRAUMATISMES</b>       <br />
       55 / <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Levee-d-amnesie-traumatique_a298.html">Levée d’amnésie traumatique.« Ranger sa bibliothèque lorsque les souvenirs reviennent ». Cécile Condaminas.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Amnesie-traumatique-quand-la-memoire-protege-puis-revient-bouleverser-l-equilibre_a154.html">Notes de lecture.</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Endometriose-post-traumatique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a1795.html">Endométriose post-traumatique Libérer les sujets du pouvoir du monde traumatique avec la TLMR. Éric Bardot.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Endometriose-post-traumatique-ou-quand-la-douleur-chronique-raconte-une-histoire-enfouie_a155.html">Notes de lecture.</a>       <br />
       74 / <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Viols-et-abus-sexuels-avec-usage-de-stupefiants-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a299.html">Viols et abus sexuels avec usage de stupéfiants Traitement avec la PTR Gérald Brassine.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Viol-sous-soumission-chimique-un-traumatisme-invisible-souvent-plus-severe_a156.html">Notes de lecture.</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
              <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Difficile-Rubrique-Quiproquo-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a136.html">Difficile. S. Colombo, Muhuc.</a>       <br />
              <br />
       <b>BONJOUR ET APRÈS...</b>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Madeleine-sa-vie-bouleversee-apres-les-soins-d-un-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a1794.html">Madeleine. Sa vie bouleversée après les soins d’un cancer. Sophie Cohen.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       92 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Au-Vietnam-dans-la-chambre-des-ames-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a316.html">Au Vietnam, dans la chambre des âmes. Sylvie Le Pelletier-Beaufond.</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a162.html">J. Betbèze, S. Cohen.</a>       <br />
              <br />
       Illustrations du numéro: Mikhael Allouche et Ana Waalder.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95765597-66883397.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Faire-face-a-une-situation-reputee-difficile-Donner-du-temps-au-temps-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a314.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-95648831</guid>
   <title>Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.</title>
   <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 10:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pathologies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95648831-66833799.jpg?v=1774601125" alt="Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Personnification du problème, externalisation, utilisation du dessin et imaginaire partagé, c’est toute la technique adoptée ici pour traiter le « problème » d’un tout jeune patient. Et c’est ainsi que ses « petits accidents » deviennent « caca dans la culotte » et pour finir « Caca farceur ».</span>       <br />
              <br />
       En tant que médecin généraliste, j’ai partagé depuis 2017 mon activité en deux parties : la première partie consiste en ma fonction de médecin généraliste que je qualifierai de « standard », et l’autre moitié de mon temps est consacrée à recevoir des patients pour des motifs de médecine générale avec une pratique d’hypnose, donc moins habituelle pour un médecin généraliste.       <br />
              <br />
       J’aimerais témoigner d’une prise en charge en hypnose pour le motif d’encoprésie pour un petit garçon que je nommerai Jérémy, âgé de 6 ans. C’est la première fois depuis que je suis installée que je reçois un enfant pour ce motif, même en médecine générale « standard ». J’ai davantage l’habitude du motif d’énurésie et je vais utiliser les mêmes techniques pour ce motif d’encoprésie, à savoir personnification du problème, externalisation, sur le modèle décrit par Michael White1, 2 , et également l’utilisation du dessin avec la technique des trois dessins de Joyce Mills3 , la co-construction de la solution avec un imaginaire partagé, le mien et celui du patient.       <br />
              <br />
       Jérémy vient avec sa maman. Comme ce sont les vacances scolaires et qu’elle est davantage disponible, elle a pris deux rendez-vous à une journée d’intervalle, le premier pour m’exposer le problème de son enfant, et le deuxième rendez-vous pour que je le vois en consultation d’hypnose.         <br />
       Ci-après, le script de la première séance avec la maman et Jérémy : je mettrai (entre parenthèses) quelques repères de stratégie de questionnement de la boucle « intentionaction-effet » développée en TLMR, avec l’idée que le problème a une intention qui produit des effets par son action dans le but de déconstruire ce scénario pour le remplacer par un autre.       <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Alors, dis-moi Jérémy, est-ce que tu sais pourquoi tu es ici ? C’est quoi ton problème ?         <br />
       - Jérémy : Non, je ne sais pas.       <br />
       - Th. : Alors, qu’est-ce qui fait que maman t’a amené ici ? C’est pour faire plaisir à qui, que tuesici?       <br />
       - Jérémy : A maman... et à papa !       <br />
       - Th. : D’accord. Et est-ce que tu sais ce qui ferait plaisir à maman et à papa ? En quoi papa et maman seraient contents si ton problème était résolu?       <br />
       - Jérémy : Je ne sais pas...       <br />
       - Th. : Jérémy, est-ce que tu es d’accord à ce que maman m’explique “c’est quoi ton problème” qui fait que maman t’amène ici ?       <br />
       - Jérémy : Oui. »        <br />
              <br />
       La maman m’explique l’encoprésie qui existe depuis l’arrêt de la Dépakine, traitement mis en place lors d’une crise d’épilepsie à l’âge de 2 ans et demi, arrêté lorsqu’il a eu 4 ans et demi. A l’arrêt du traitement, sont apparus de grosses crises de colère et troubles du comportement et encoprésie. Après une prise en charge avec psychologue, pédopsychiatre, les crises de colère se sont amendées, par contre l’encoprésie est restée. Il est suivi par une gastropédiatre qui a expliqué qu’il n’y avait pas de raison psychologique à son trouble mais une raison organique de sphincter hypertonique qui, quand il se relâche un peu, crée ces « accidents ». C’est le nom que maman donne à son trouble, « petit accident » plus exactement. Jérémy a déjà fait de l’hypnose pour ce motif, sans résultat, mais ne sait pas me dire ce qu’il a fait. On parle longuement des répercussions sur le fonctionnement de la famille, à l’école également, et la crainte de la maman de l’entrée en CP en septembre qui s’approche et « ça ne va plus être possible ».         <br />
              <br />
       - Th. : « Jérémy, maman appelle ton problème “petit accident”, comment tu l’appellerais, toi ? Jérémy : Je ne sais pas.       <br />
       - Th. : Tu vois Jérémy, quand maman dit “accident”, je vois deux voitures qui se rentrent edans (je mime avec mes mains). Comment tu l’appellerais toi ton problème ?         <br />
       - Jérémy (après un temps de réflexion) : “Un caca dans la culotte”.       <br />
       - Th. : “Un caca dans la culotte”, d’accord. Comment il s’y prend “caca dans la culotte” pour poser problème ?         <br />
       - Jérémy : Je ne sais pas.       <br />
       - Th. : J’ai l’impression qu’il met le bazar en tout cas dans la famille...       <br />
       - Jérémy : Oui.       <br />
       (Jérémy accepte ici l’hypothèse que j’émets au sujet de l’intention du problème et les effets sur la famille.)         <br />
       -Th.:Et ça te fait quoi, à toi, qu’il mette le bazar “caca dans la culotte” ?       <br />
       - Jérémy : Ça me rend triste (on a les effets produits sur lui).         <br />
       - Th. : Ça te rend triste, OK. Tu sais, on se voit demain, est-ce que ça te dirait de me faire des dessins pour demain ?       <br />
       - Jérémy : Oui.         <br />
       - Th. (je sors une ordonnance pour noter la tâche thérapeutique) : Super ! Alors, le premier dessin il s’appelle “c’est quoi mon problème ?”, le deuxième dessin il s’appelle “c’est comment quand caca dans la culotte a disparu ?” (je ne lui demande pas de faire le dessin intermédiaire “comment on fait pour passer du dessin 1 au dessin 2”, car on va le faire ensemble le lendemain en co-construction), et le troisième dessin, j’aimerais que tu me dessines comment tu imagines ton corps, “comment c’est dans ton ventre avec le caca ?”. »         <br />
              <br />
       Le lendemain, Jérémy revient avec ses dessins.       <br />
              <br />
       • Le premier dessin, il est représenté d’une couleur uniforme « doré brun », ses contours et le caca qui est dans son ventre ont la même couleur, il tient dans sa main une couche avec le caca. Tout est de la même couleur, comme si tout est « un », il « est » le problème. Il est seul sur le dessin. Ses parents ne sont pas représentés.       <br />
              <br />
       • Le deuxième dessin, « quand caca dans la culotte a disparu », est plein de couleurs. Les parents sont à côté, ont le sourire, des cœurs à côté de chacun, il y a au-dessus de lui quelque chose avec plein de couleurs (un papillon, m’expliquera-t-il) et un arc-en-ciel. Il y a un WC bleu et du jaune dans les WC. Jérémy est représenté avec le sourire et un cœur aussi au-dessus de lui.       <br />
              <br />
       • Le troisième dessin : la représentation de son corps, de son ventre et du caca. Il est de la même couleur que le premier dessin, mais il tient dans sa main gauche des couverts jaunes et de l’autre côté une assiette avec des petits pois verts et du poulet. Dans son ventre, il y a du brun et un peu de vert.         <br />
              <br />
       Je commence par lui demander s’il a compris ce que le docteur spécialiste qui le suit a expliqué à maman au sujet de caca dans la culotte et du fonctionnement de son corps. De façon non surprenante de mon point de vue, il me dit que non. Je lui propose de lui expliquer avec un dessin de docteur, il accepte. Bien sûr, je lui demande de m’excuser parce que je dessine très mal. Après quelques explications dessinées et colorées sur ce que deviennent les aliments, par où ils passent, j’en arrive aux intestins et je mime la façon dont le caca glisse dans un toboggan, monte, descend, va à gauche, à droite, pour arriver dans une poche qui ressemble à un ballon (le même que celui qu’il a choisi tout à l’heure dans mon cabinet, et qu’il tient dans sa main, il est vert).         <br />
              <br />
       Nous essayons tant bien que mal de gonfler ce ballon et je fais un petit nœud au ballon...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-79-version-Papier_p173.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Corinne Paillette</b></div>
     <div>
      Médecin généraliste exerçant au Havre en libéral depuis 1995. Formée à l’hypnose et aux thérapies brèves, notamment de 2002 à 2004 à l’Institut Milton H. Erickson de  Normandie, à l’hypnose et aux thérapies créatives de 2016 à 2018, ainsi qu’aux thérapies stratégiques en 2019 (Emergences), et en cours de formation Thérapies des liens et des mondes relationnels année 1 (Institut Miméthys) en 2025. Co-responsable pédagogique et formatrice au sein de l’IMHEN depuis 2018 avec Yves Halfon et Jacques Lesieur. Présidente de l’Institut Milton H. Erickson de Normandie (IMHEN) depuis juin 2020.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95648831-66833839.jpg?v=1774601078" alt="Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Encoprésie et Caca farceur: Dessine-moi ton problème. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
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     <div>
      <b>DEPRESSION</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-partage-de-l-imaginaire-pour-faire-emerger-les-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a406.html">Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen       <br />
       12 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/188-hypnose-et-imagination-creatrice-une-poetique-de-l-action">Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.</a>       <br />
       16 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html">Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux</a>       <br />
       26 / <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-de-spectacle-et-hypnose-clinique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann</a>       <br />
       32 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html">Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Du-divan-au-fauteuil-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a250.html">Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/446-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-79">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       54 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html">Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-Anejaculation-Quand-la-panne-sex-prime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a1793.html">L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini</a>       <br />
       73 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Boules-de-couleur-en-chirurgie-dentaire-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a119.html">Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber</a>       <br />
              <br />
       <b>84 / DOSSIER DÉPRESSION</b>       <br />
       86 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Defaut-et-faute-les-agents-doubles-de-la-depression-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a405.html">Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau</a>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html">Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
       104 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a135.html">Renoncement S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
       <b>       <br />
       BONJOUR ET APRÈS... </b>       <br />
       108 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Denise-son-sommeil-abime-et-ses-cauchemars_a1790.html">Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       <b>LES CHAMPS DU POSSIBLE </b>       <br />
       112 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-echo-silencieux-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a160.html">L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       116 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a161.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       124 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       <b>Illustrations: Gabrielle Grimaldi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95648831-66833799.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-95649042</guid>
   <title>La naissance à l'envers. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.</title>
   <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 10:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Psy du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95649042-66833985.jpg?v=1774601972" alt="La naissance à l'envers. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="La naissance à l'envers. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <b>RESTAURER LES POTENTIELS D’AUTO-GUÉRISON         <br />
       </b>        <br />
       <span style="font-style:italic">L’initiation Bwiti, au Gabon, offre au récipiendaire un voyage qui le conduit de l’autre côté du miroir, dans le domaine de la mort et des entités de l’Invisible. Le chercheur y chemine pendant plusieurs jours et nuits, accompagné de chants, musiques et danses rituéliques, effectués par les initiés, les sages et le maître initiateur (nima) qui l’accompagnent. C’est au cours de ce voyage que l’impétrant, au son de la harpe sacrée (ngombi) ou de l’arc sacré (obaka), porté par l’effet de la manducation de copeaux de la racine du « bois sacré », l’iboga, va rencontrer son double spirituel, revoir son passé, considérer son présent et découvrir son futur.</span>       <br />
              <br />
       Celui qui fait cette démarche, poussé par quelque mal-être dans sa vie, va ainsi recontacter et reprendre la place qui est la sienne dans son environnement, dans son univers, la place qu’il avait choisie dans l’autre monde et dont il s’était éloigné par les circonstances de son existence. Les transes et les visions provoquées par l’ingestion massive des essences du « bois sacré » le guident dans ce parcours tandis que le maître initiateur traduit les visions qu’il rapporte de ses voyages, afin de l’aider à comprendre ce qu’il a perçu tout au long de cette expérience. C’est à la suite de cette épreuve, car il s’agit bien d’une épreuve tant physique que psychique, une expérience proche de la mort rapportet-on, que le nouvel initié (bandzi), fort de ce qu’il a découvert, compris, saisi, vécu dans son corps et son âme, peut choisir en toute responsabilité et en harmonie avec le monde et les hommes, la direction qu’il veut donner à sa vie, renouer avec la mission qui était la sienne et dont il s’était détourné. L’épreuve du Bwiti conduit à une réunification de l’être.         <br />
              <br />
       C’est une « naissance à l’envers » qui se déroule ainsi tout au long de ce rituel, pour celui qui est pris en charge. En effet, il est question de faire faire le chemin à reculons de la vie, jusqu’à la naissance, et de retourner à l’origine, avant l’arrivée dans le monde terrestre, là où, dans la philosophie bwitie, tout est encore en devenir mais déjà décidé par l’âme, son « double », en particulier la position et le rôle de chacun dans le monde des humains. Dans cette cosmologie, ce qui est frappant est la présence d’une dualité de toutes choses, dualité qui se manifeste, chez l’être humain, par l’existence d’un double « spirituel », celui qui sait, depuis l’origine. Ce double spirituel est en lien avec l’homme, mais parfois à une telle distance de son corps qu’il n’engendre plus son effet régulateur de guide, de conseiller.        <br />
              <br />
       L’initiation, par une démultiplication des perceptions dues au rituel, à l’environnement sonore ou humain et à l’ingestion d’extraits de racine de l’iboga, permet de retrouver et recontacter ce double, les expériences visionnaires en sont les véhicules et les témoins. Si ce double appartient au monde de l’invisible, il est pourtant logé dans la profondeur de chaque être. La dualité devient unicité dans l’expérience visionnaire.         <br />
              <br />
       Avant toute initiation, le nima procède à une « consultation », il s’agit de s’assurer des motivations sincères de celui qui est en demande, de déceler en lui les obstacles éventuels qui pourraient apparaître lors de cette initiation, mais aussi de consulter les entités invisibles afin de s’assurer de la possible effectuation de ce rituel. Le récipiendaire doit alors se purifier, se laver de toute impureté, qu’elle soit d’ordre moral (dire ses fautes et ses erreurs) ou d’ordre physique (se purifier et purger son estomac par l’ingestion de plantes spécifiques) afin d’accueillir la racine de « bois sacré », ce « véhicule » qui conduit au monde de la mort. A l’aurore, suivent alors les bains purificateurs dans la rivière sacrée de la Forêt, car il s’agit de revenir au cœur des forces de la Forêt.        <br />
              <br />
       Chacun reçoit ce qui lui sera utile pour ces jours et nuits de voyage, plantes purificatrices et autre matériel. Le néophyte est habillé de blanc, couleur du monde de la mort, son visage et son corps recouverts d’une substance de cette même couleur, tandis que des taches – ou un trait – de couleur rouge, couleur sang, couleur de vie, ponctuent le maquillage de son visage, ce qui lui permettra de retrouver le chemin du monde terrestre. Une plume de perroquet, rouge, peut orner son front. Le maître initiateur porte des vêtements et un maquillage où domine ce rouge. Au coucher du soleil, dans le temple dit « corps de garde », un bâtiment rectangulaire symbolisant l’être humain, débute alors le rituel proprement dit, autour d’un poteau central sculpté de motifs anthropomorphiques. Un arbuste est planté à l’extérieur, marquant la frontière entre le monde des vivants et celui de l’Invisible. L’écorce du « bois sacré », amère, est donnée régulièrement au néophyte, en quantité importante. Danses, chants, transes, musiques se succèdent et plongent l’impétrant tout comme les participants dans une atmosphère à nulle autre pareille.         <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-79-version-Papier_p173.html">Pour lire la suite ...</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Sylvie Le Pelletier-Beaufond  </b></div>
     <div>
      Médecin-psychothérapeute depuis 1991, hypnothérapeute, thérapeute systémique de famille et de couple, à Paris en libéral. Formatrice, elle reçoit des professionnels en supervision. Formée à l’Institut Milton Erickson de Paris et par Mony Elkaïm, sa pratique clinique s’inspire de la pensée de François Roustang. Membre de la Société française de Thérapie familiale. Anthropologue des religions et diplômée de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco).  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95649042-66833993.jpg?v=1774601982" alt="La naissance à l'envers. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="La naissance à l'envers. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
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      <b>DEPRESSION</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-partage-de-l-imaginaire-pour-faire-emerger-les-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a406.html">Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen       <br />
       12 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/188-hypnose-et-imagination-creatrice-une-poetique-de-l-action">Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.</a>       <br />
       16 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html">Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux</a>       <br />
       26 / <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-de-spectacle-et-hypnose-clinique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann</a>       <br />
       32 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html">Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Du-divan-au-fauteuil-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a250.html">Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
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       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/446-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-79">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       54 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html">Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-Anejaculation-Quand-la-panne-sex-prime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a1793.html">L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini</a>       <br />
       73 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Boules-de-couleur-en-chirurgie-dentaire-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a119.html">Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber</a>       <br />
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       <b>84 / DOSSIER DÉPRESSION</b>       <br />
       86 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Defaut-et-faute-les-agents-doubles-de-la-depression-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a405.html">Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau</a>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html">Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée</a>       <br />
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       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
       104 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a135.html">Renoncement S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
       <b>       <br />
       BONJOUR ET APRÈS... </b>       <br />
       108 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Denise-son-sommeil-abime-et-ses-cauchemars_a1790.html">Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen</a>       <br />
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       <b>LES CHAMPS DU POSSIBLE </b>       <br />
       112 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-echo-silencieux-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a160.html">L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       116 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a161.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       124 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       <b>Illustrations: Gabrielle Grimaldi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95649042-66833985.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.</title>
   <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 19:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dissoudre une problématique figée en s'appuyant sur un souvenir source.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95635375-66824296.jpg?v=1774547777" alt="Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Quel est le premier souvenir qui vient ? En TLMR, cette question permet de « suivre les patients là où ils nous conduisent ». Sorte de « voie rapide » pour  les accompagner vers les ressources capables d’éteindre leur « problème ». Illustration à travers sept cas cliniques... </span>        <br />
              <br />
       Au long de notre vie, notre équilibre psychologique se construit à partir d’expériences heureuses ou malheureuses, sécures ou traumatiques, étayées ou négligées, sur notre sentiment d’être soutenu ou abandonné. Nos événements de vie, par leur saillance ou par leur répétition, par le sens que nous leur donnons, vont installer de la confiance ou des fêlures, une liberté d’être ou un enfermement, des ressources ou une hypervigilance. Les vulnérabilités qui amènent les personnes en thérapie résultent du déséquilibre entre l’intensité vécue d’une blessure et la qualité des réponses que l’on a pu ou non y apporter et de la protection ou de l’isolement que l’on a ressenti.        <br />
              <br />
       Mais si la responsabilité d’un événement ou d’un contexte traumatique est parfois évidente, il est bien souvent difficile de remonter à la source de la problématique. L’enjeu pour le thérapeute est alors d’accompagner son patient à identifier un ou des événements de vie qui ont contribué à son installation, pour cela nous utilisons le questionnement. Voici un artifice de questionnement qui m’aide à accéder à ces événements de vie signifiants. Il sera illustré par diverses situations cliniques, dont certaines réservent la surprise de conduire non à un traumatisme mais à un souvenir ressource.         <br />
              <br />
       <b>Fadela et son problème de figement       <br />
       </b>       <br />
       - Fadela a 55 ans, elle passe bientôt l’oral d’un concours auquel elle accorde beaucoup d’importance autant pour sa carrière que pour sa propre estime. L’an dernier elle a échoué alors qu’elle était très bien placée à l’écrit : face aux examinateurs elle s’est sentie vide de toute pensée, de toute réaction, comme absente. Je lui propose de mettre en scène cette expérience, dont elle anticipe qu’elle va se reproduire à l’identique dans trois semaines. Comme chaque fois qu’elle est face à des personnes en posture d’autorité.        <br />
               <br />
       - Thérapeute : « Je vais vous proposer une drôle de chose. Ma main est ici, tournée vers vous. Je vais vous demander de regarder cette main et d’imaginer que c’est un écran...         <br />
       Ses yeux fixent déjà la main.       <br />
       - Th. : ... et je voudrais que vienne sur cet écran une image qui représente la situation que vous avez vécue il y a un an lors de cet oral. Qu’estce qui vient ?       <br />
       - Fadela : Ils sont trois, assis là et moi en face, ils me regardent. Et moi je n’arrive pas à parler ni à penser... », dit-elle tandis que ses mains dessinent la scène.        <br />
               <br />
       Dès que l’image lui est venue, avant même de la décrire, une boule d’angoisse envahit mon ventre. Et paradoxalement Fadela me dit se sentir plutôt calme. Cette discordance entre ce qu’elle décrit comme une expérience difficile et son absence de réaction indique qu’elle         <br />
       s’est dissociée là, sur sa chaise, comme elle l’avait sans doute fait lors de son oral, quand elle s’est sentie vide de toute pensée. J’externalise la boule d’angoisse de mon ventre et de ma gorge (mes mains font le mouvement de les sortir de mon corps) et Fadela retrouve l’accès à ses émotions. Elle décrit une angoisse qui envahit toute sa poitrine.        <br />
               <br />
       Il est vraisemblable que le problème de figement dont elle a fait l’expérience lors de son oral est la résurgence de vécus bien antérieurs, d’autant qu’elle dit avoir toujours manqué d’assurance face à ses supérieurs hiérarchiques ou à des personnalités affirmées. Plutôt que de lui demander d’externaliser elle aussi ce qu’elle ressent dans son corps, je choisis de m’appuyer sur son envahissement pour accéder à un événement ou un contexte de vie à l’origine de ces figements.        <br />
               <br />
       - Th. : « Je vais vous demander une drôle de chose. Quand il y a cette scène de votre examen, et que vous portez votre attention sur cette angoisse dans votre poitrine, observez : quel est le premier sou-venir qui émerge, là maintenant ? Et dites-moi d’abord de quelle époque de votre vie va venir le sou-venir dont nous avons besoin et qui n’est pas encore là. Le tout premier âge qui vous vient, même si vous ne voyez pas du tout le rapport.        <br />
               <br />
       Aussitôt je demande à ses yeux de suivre le mouvement de mes doigts (MO pour mouvements oculaires) afin de déconnecter ses réflexions.        <br />
               <br />
       - Fadela : Neuf ans... Et elle me relate qu’elle a été violée à cet âge. Elle ne s’attarde pas sur l’événement lui-même, qui ne paraît pas la préoccuper. Par contre elle est visiblement très envahie en évoquant les conséquences : lorsqu’elle s’est plainte à sa mère de ce qu’elle avait subi, celle-ci lui a reproché d’être impure et de déshonorer la famille. Tout son entourage a su et elle a été méprisée des membres de sa famille autant que des voisins.         <br />
              <br />
       - Fadela : Dans le village, en Algérie, les gens détournaient le regard, comme si je n’existais pas... Et à la maison on me parlait à peine. »         <br />
       Après que nous ayons désactivé les effets de ce traumatisme qui avait profondément marqué son enfance, elle s’est montrée confiante et a jugé qu’elle n’avait pas besoin d’un second rendez-vous. Quelques semaines plus tard, elle m’apprenait son assurance face aux examinateurs et l’heureuse issue de son concours.         <br />
       L’activation du processus de remémoration est facilitée par une crise émotionnelle. Visualiser la scène de son oral induit cet état chez Fadela, et grâce au confusionnement et aux mouvements oculaires, le souvenir émerge de lui-même, plutôt que d’être recherché et choisi en fonction de son adéquation à sa plainte ou aux attentes qu’elle prête au thérapeute. Je précise volontiers, entre deux séquences de MO : « Le tout premier souvenir qui émerge, même si vous ne savez         <br />
       vraiment pas pourquoi c’est celui-là qui vient, même si vous ne voyez pas de lien. »        <br />
               <br />
       Une situation fréquente est que le premier souvenir énoncé ne soit pas encore l’originel, mais une ma-nifestation plus ancienne du problème. La personne veut apporter une « bonne réponse », pas la première qui lui traverse l’esprit, elle s’applique à ce que ce soit cohérent !        <br />
               <br />
       <b>Anne sidérée quand cette tape sur l’épaule annonce son licenciement       <br />
       </b>       <br />
       Anne a 61 ans, elle est venue panser diverses plaies au cours des années passées. Elle vient d’apprendre son licenciement économique. Malgré le plan social en cours, elle croyait, étant la seule administrative de son département, que son emploi ne serait pas menacé pour le moment et qu’elle pourrait continuer ainsi jusqu’à sa retraite. Aussi s’est-elle sentie sidérée quand la DRH a tapoté son épaule pour la conduire avec quelques collègues dans la pièce où elle a annoncé les licenciements. La seule réaction qu’elle a pu avoir a été de prendre sa voiture et de fuir, hagarde, manquant de provoquer un accident sur le parking.         <br />
       Cette tape sur l’épaule condense l’événement et je lui demande de faire venir ce geste sur l’écran. Aus-sitôt elle est envahie par une grande émotion. Son intensité autant que la sidération qu’elle avait décrite paraissent excessives pour un événement qu’elle avait déjà anticipé, à plus ou moins long terme.        <br />
               <br />
       - Th. : « Je voudrais vous demander quelque chose d’inhabituel, vous êtes d’accord ? Je voudrais que vos yeux se ferment un instant pour que vienne la réponse à une drôle de question. Très bien, j’ai besoin que vienne un souvenir et je me demande de quel âge de votre vie va venir ce souvenir qui n’est pas encore là.         <br />
              <br />
       - Anne : Mmm... 20 ans.       <br />
       - Th. : Très bien, ici devant nous il y a Anne, elle a 20 ans. Qu’est-ce qu’elle est en train de vivre là tandis qu’elle a 20 ans ?       <br />
       - Anne : C’est quand mon ami de l’époque m’a quittée pour une autre femme...       <br />
       De nouveau elle est saisie d’une intense émotion. Cet événement paraît être une répétition de la trahison qu’elle vit aujourd’hui de la part de sa DRH.       <br />
       - Th. : Très bien, tandis que vous ressentez cette émotion, vos yeux peuvent se fermer de nouveau et je voudrais que vienne un autre souvenir, et de la même façon je me demande de quel âge va venir ce souvenir qui n’est pas encore là... Le tout premier âge qui se présente à votre esprit.        <br />
               <br />
       - Anne : C’est quand je suis née, dit-elle après un moment. Et elle me décrit son père, dépité que son premier enfant ne soit pas un garçon, partant à la chasse en laissant seule sa mère qui se lamente et pleure...         <br />
       La représentation qu’elle s’est construite de sa venue au monde, si elle n’a pas valeur de vérité, a des effets bien réels qui la font éclater en sanglots. Après traitement de cette scène, nous revenons à sa situation professionnelle : elle se voit affronter avec assurance sa DRH et la directrice pour leur dire ce qu’elle pense de leur lâcheté.         <br />
              <br />
       <b>Nadine et sa famille qui la « dézingue » </b>       <br />
       Lors de notre troisième rencontre, Nadine, 50 ans, déclare : « Je vais beaucoup mieux dans l’ensemble. Par contre, une fois de plus, dès que je vois ma famille elle me dézingue. C’est comme ça depuis que je suis toute petite. »       <br />
       Elle me relate comment elle est injustement accusée par sa sœur d’être responsable de la violente colère de son neveu de 16 ans, au cours d’un repas de famille. Je demande à Nadine de laisser venir sur l’écran une image qui représente cet événement qui la « dézingue ». Elle me décrit l’attitude agressive et le regard noir de sa sœur. Face à cette image, je la vois se tasser sur sa chaise et se tasser plus en-core quand ma main-écran s’approche.         <br />
       - Th. : « Voilà, tandis qu’il y a cette image sur l’écran et que vous vous sentez mal à l’aise dans votre corps, quel est le premier souvenir qui vient, là maintenant, dans cet espace entre nous ? Le tout premier souvenir qui vient, peut-être d’une époque lointaine de votre vie ? (MO).         <br />
       Nadine est collégienne, elle fait ses devoirs à la table de la cuisine. Sa petite sœur joue derrière elle, à tirailler ses cheveux jusqu’à, une fois de plus, la mettre à bout. Excédée, elle se lève et la poursuit autour de la table, un couteau à la main. Son père survient et, sans chercher l’origine de la dispute, il administre une correction mémorable à Nadine.        <br />
               <br />
       <b>QUEL EST LE PREMIER SOUVENIR QUI VIENT ? </b>        <br />
       Cette scène paraît plutôt illustrer les interactions dans le système familial qu’être la raison pour laquelle elle ne s’y sent pas à sa place. Je demande à Nadine de mettre cette nouvelle scène sur l’écran et ma main la pousse vers elle.        <br />
               <br />
       - Th. : Observez, de nouveau, le premier souvenir qui vient, là maintenant, devant nous (MO).       <br />
       L’envahissement devient beaucoup plus intense, son corps se tasse encore sur la chaise.        <br />
              <br />
       - Nadine : Ma mère, me reprochant qu’à cause de moi elle a été obligée de se marier avec mon père... Chaque dispute du couple était une occasion de lui rappeler que « par sa faute », elle avait gâché sa vie... Cette fois le registre est différent, cet événement de vie n’est pas une manifestation de plus de la place de Nadine dans sa famille mais peut bien être le grief originel.        <br />
               <br />
       <b>Raymond miné, figé et sans réaction</b>        <br />
       Raymond, 70 ans, vient à la demande de sa compagne Inès, agacée par sa jalousie. Il a été marié pendant vingt-cinq ans à une femme très volage dont il a fini par divorcer. Après des années de célibat, il a depuis deux ans une liaison avec Inès. Il se trouve qu’à plusieurs reprises, celle-ci a eu ouvertement, devant lui, des comportements de séduction envers des hommes : échanges verbaux ambigus, poses, mouvements suggestifs... Raymond en est miné mais il ne parvient pas à réagir, il voudrait fuir mais ne parvient pas à le faire. Après une séquence d’acceptations...        <br />
              <br />
       - Th. : ... Et je vais vous demander de regarder cette main, devant vous, comme si c’était un écran. Et je voudrais que vienne sur cet écran l’une des scènes que vous m’avez décrites, la première qui vient. Très bien (MO). Comment ça réagit dans le corps ?       <br />
       Raymond est manifestement très rigide, peu ouvert aux sensations de son corps. Sa respiration est un peu hachée et il a quelques signes d’agitation sur sa chaise.        <br />
               <br />
       - Th. : Très bien, tandis qu’il y a cette scène et tandis que votre corps ressent ce qu’il ressent, observez le premier souvenir qui vient, là maintenant dans cet espace devant nous. Je ne sais pas de quel moment de votre vie il va émerger. Malgré plusieurs séquences de MO soutenus, rien ne vient.        <br />
               <br />
       - Th. : Je vais encore vous demander une drôle de chose. Quel est l’âge de Raymond dans ce souvenir qui va venir et qui n’est pas encore là ? Après une courte hésitation vient...        <br />
               <br />
       Raymond : ... 34 ans...       <br />
       - Th. : Très bien, 34 ans. Observez le souvenir qui vient, là maintenant, quand Raymond a 34 ans... (MO de nouveau).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-79-version-Papier_p173.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Michel Lamarlère</b></div>
     <div>
      Médecin généraliste. Formation à l’hypnose, à l’HTSMA - TLMR (Hypnose, thérapie stratégique, mouvements alternatifs, devenu Thérapie du lien et des mondes relationnels), et à la thérapie narrative. Formateur en TLMR et en hypnose médicale à l’Institut Mimethys.         <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95635375-66825691.jpg?v=1774547723" alt="Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Quel est le premier souvenir qui vient ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <b>DEPRESSION</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-partage-de-l-imaginaire-pour-faire-emerger-les-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a406.html">Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen       <br />
       12 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/188-hypnose-et-imagination-creatrice-une-poetique-de-l-action">Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.</a>       <br />
       16 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html">Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux</a>       <br />
       26 / <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-de-spectacle-et-hypnose-clinique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann</a>       <br />
       32 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html">Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Du-divan-au-fauteuil-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a250.html">Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/446-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-79">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       54 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html">Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-Anejaculation-Quand-la-panne-sex-prime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a1793.html">L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini</a>       <br />
       73 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Boules-de-couleur-en-chirurgie-dentaire-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a119.html">Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber</a>       <br />
              <br />
       <b>84 / DOSSIER DÉPRESSION</b>       <br />
       86 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Defaut-et-faute-les-agents-doubles-de-la-depression-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a405.html">Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau</a>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html">Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
       104 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a135.html">Renoncement S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
       <b>       <br />
       BONJOUR ET APRÈS... </b>       <br />
       108 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Denise-son-sommeil-abime-et-ses-cauchemars_a1790.html">Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       <b>LES CHAMPS DU POSSIBLE </b>       <br />
       112 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-echo-silencieux-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a160.html">L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       116 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a161.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       124 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       <b>Illustrations: Gabrielle Grimaldi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95635375-66824296.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-95634846</guid>
   <title>Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79.</title>
   <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 18:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pathologies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95634846-66824089.jpg?v=1774545756" alt="Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Entre peur du vide, métaphores et confiance perdue, nous pouvons suivre ici la trajectoire clinique d’un patient rongé par l’anxiété. C’est tout un travail hypnotique, à la manière d’un cheminement en sept étapes, qui est décrit depuis l’identification du problème, jusqu’à la réassociation du corps et la réparation de l’identité.  </span>       <br />
              <br />
       <b>CONTEXTE DE LA DEMANDE ET MÉTAPHORE FONDATRICE       <br />
       </b>       <br />
       Bruno, 53 ans, m’a été adressé en début d’année 2024 par son kinésithérapeute, inquiet de douleurs thoraciques et œsophagiennes persistantes, sans étiologie somatique identifiée. Il a été suivi pendant un an et demi par une psychologue, qui a posé un diagnostic de dépression, sans que cela ne débouche sur un véritable travail de fond. Or, il m’est rapidement apparu que le ralentissement psychique observé relevait davan        <br />
       tage des effets secondaires d’une anxiété de fond, persistante et usante, que d’un épisode dépressif caractérisé. Quand il s’assoit dans le fauteuil, j’observe que son corps est particulièrement tendu, fermé, ses jambes et ses bras sont croisés et il s’est mis « sur la tranche », si j’ose dire. La surface de contact avec l’environnement immédiat est visiblement réduite.         <br />
       Bruno travaille dans l’informatique et dans le milieu associatif. Il me dit qu’il se définit avant tout comme un militant. Peu enclin à parler de lui, ni à « bavarder », la première étape du travail a consisté à bâtir une alliance thérapeutique solide et trouver un terrain de confiance. A défaut d’avoir des mots sur ses ressentis, il répétait souvent : « je ne sais pas ». Cette phrase, plutôt que de constituer un obstacle, est devenue notre point d’ancrage : une invitation à enquêter ensemble, à coconstruire un sens là où aucun discours préexistant n’était disponible.         <br />
       C’est à partir de son univers professionnel que nous avons élaboré une première métaphore pour nommer la nature invisible du problème : un programme informatique, très gourmand en énergie, s’exécutant en tâche de fond, accaparant les ressources du système, et réduisant sa capacité à profiter du moment présent.         <br />
              <br />
       <b>Etape 1 : recenser les effets du problème         <br />
       </b>Avant même de pouvoir le nommer, nous avons dressé ensemble la cartographie des effets du problème dans sa vie : douleurs corporelles, tensions familiales, rigidité mentale, stress diffus, fatigue chronique. Bruno se retrouvait « épuisé d’avance » par tout ce qui devait être anticipé : le travail bien sûr, mais aussi les sorties, les voyages, les moindres imprévus...         <br />
       Certaines scènes se sont avérées particulièrement pénibles pour lui : bloqué physiquement dans les escaliers d’un beffroi, incapable de poursuivre une visite familiale, ou contraint de faire demi-tour en voiture au moment de déposer sa fille et sa femme à leur activité de parapente. La peur du vide avait dans ces moments pris entièrement possession de son corps. Il évoquait avec tristesse sa difficulté à « créer des souvenirs » en famille, alors même que celle-ci représentait ce qu’il avait de plus précieux. Une autre douleur qu’il partageait avec moi, c’était celle de ne pouvoir emmener ses proches en Islande (le rêve de sa femme), du fait que sa peur du vide l’empêchait, pour l’heure, d’envisager tout déplacement en avion.       <br />
              <br />
       La seconde demande thérapeutique, après la réduction des manifestations somatiques du stress dans son corps (principalement poi        <br />
       trine et abdomen), concernait donc l’adresse de son acrophobie réactionnelle.         <br />
              <br />
       <b>Etape 2 : nommer le problème, externaliser son emprise       <br />
       </b>Nous avons consacré plusieurs séances à identifier et externaliser ce qui se passait. Dans l’esprit de Michael White, il ne s’agissait pas de qualifier Bruno, mais de décrire l’action du problème dans sa vie. A travers un dialogue clinique et imagé, plusieurs figures ont émergé : d’abord celle du « Vérificateur », puis du « Planificateur », enfin de l’« Anticipateur de mal ». Ce rajout du complément « de mal » nous a semblé important pour souligner le fait que cet Anticipateur semblait ne jamais vouloir anticiper d’heureux dénouements. Ce tyran ordinaire régnait en maître dans de nombreux aspects de sa vie, en lui promettant la tranquillité en échange d’un état de vigilance extrême, nourri par ses idéaux, ses inquiétudes et sa peur de ne pas être à la hauteur.         <br />
       Cette externalisation a permis à Bruno d’envisager un rapport moins fusionnel avec ce fonctionnement anxieux. Il a même pu reconnaître certains « mérites » passés du Problème, notamment lorsque celui-ci l’a aidé à anticiper des difficultés dans son activité associative ou à initier un processus de codécision dans la transmission de son association, son « bébé », avec sa collègue Isabella.       <br />
              <br />
       <b>Etape 3 : retracer l’histoire du problème  </b>       <br />
       Grâce à ce travail de contextualisation, nous avons pu mettre en lumière un moment charnière dans l’histoire du Problème : la naissance de ses enfants. A partir de ce moment, le niveau d’alerte de Bruno s’est démultiplié, en miroir d’une responsabilité grandissante et d’un sentiment d’impuissance face à l’état du monde. L’arrivée de ses enfants, en particulier de ses deux filles, a ravivé ses inquiétudes vis-à-vis du sexisme, du réchauffement climatique ou encore des dérives politiques de son pays. C’est également à cette période qu’une acrophobie de plus en plus envahissante est apparue.         <br />
       Sa souffrance semblait donc provenir d’une tension profonde entre ses idéaux et la perception de sa propre impuissance. En prenant appui sur des événements de sa vie familiale et professionnelle, nous avons pu relier cette tension à une question identitaire centrale : « Héros ou Zéro » (Bruno aime aussi : « Héros ou Escroc »). Ce dilemme inconscient le maintenait dans une exigence de perfection toujours plus grande, ainsi que dans une posture sacrificielle où il n’avait pas le droit de souffler, se tromper ou avoir besoin d’aide.         <br />
       C’est dans ce contexte que le Problème s’était emparé de sa « CPU mentale » (la CPU, ou unité centrale de traitement, est le cerveau d’un ordinateur, en charge de l’exécution des instructions et du traitement des données), sur-sollicitée, devenue incapable de se mettre en veille.       <br />
              <br />
       <b>Etape 4 : ré-associer le corps grâce à l’hypnose</b>       <br />
       Bruno s’est révélé très réceptif à la transe hypnotique. Nous avons travaillé en hypnose conversationnelle, puis formelle, avec des séances de ré-association corporelle, en passant par un ensemble d’inductions progressives et des techniques issues de l’hypnose ericksonienne et des « mains de Rossi ». L’expérience de pouvoir « ralentir en toute sécurité » a marqué un premier tournant thérapeutique, en ouvrant l’accès à de nouveaux états ressources lui offrant une manière différente d’habiter son corps.         <br />
       Ces explorations ont progressivement favorisé une régulation plus autonome, accompagnée de la disparition des douleurs thoraciques et d’une diminution notable de son inquiétude chronique, passée selon lui de 7-8/10 à 3-4/10. Surtout, Bruno a pu développer une nouvelle capacité : dire « je passe à autre chose » là où auparavant il restait prisonnier de ses ruminations.         <br />
       L’hypnose nous a également été très utile pour travailler sur sa peur du vide, à travers divers exercices (« ne rien faire », l’expérience de sécurité TLMR), et en lui proposant d’explorer les situations redoutées en conscience hypnotique, depuis la sécurité du cabinet. En effet, comme l’ont montré les neurosciences, imagerie mentale et perception réelle activent largement les mêmes zones cérébrales... En mobilisant cette plasticité, Bruno a pu commencer à transformer l’anticipation anxieuse d’un possible futur blocage en un entraînement mental porteur de maîtrise et d’assurance.       <br />
              <br />
       <b>Etape 5 : le paysage de la relation :ce que l’autre révèle de soi</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-79-version-Papier_p173.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Anne Malraux  </b></div>
     <div>
      Après une carrière artistique, elle s’oriente vers la sociologie puis se forme en psychologie. Formée à l’hypnose médicale à l’AFEHM en 2014, puis en thérapie narrative et à la prise en charge du psychotrauma à l’Institut Mimethys. Assure des consultations en région parisienne       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79: Nov. / Déc. 2025 / Janv. 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95634846-66824112.jpg?v=1774545744" alt="Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." title="Acrophobie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 79." />
     </div>
     <div>
      <b>DEPRESSION</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°79…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-partage-de-l-imaginaire-pour-faire-emerger-les-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a406.html">Éditorial : Le partage de l’imaginaire pour faire émerger des ressources Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Gabrielle Grimaldi Pics et dentelles d’aquarelle Sophie Cohen       <br />
       12 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/188-hypnose-et-imagination-creatrice-une-poetique-de-l-action">Hypnose et imagination créatrice Une poétique de l’action Alexandru Cupaciu.</a>       <br />
       16 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html">Acrophobie Externaliser pour se réassocier et retrouver le souffle Anne Malraux</a>       <br />
       26 / <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-de-spectacle-et-hypnose-clinique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">Hypnose de spectacle et hypnose clinique. Deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann</a>       <br />
       32 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Quel-est-le-premier-souvenir-qui-vient-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a311.html">Quel est le premier souvenir qui vient ? Dissoudre une problématique figée en s’appuyant sur un souvenir source Michel Lamarlère</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Du-divan-au-fauteuil-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a250.html">Du divan au fauteuil Sortir de la répétition des schémas relationnels antérieurs Sylvie Le Pelletier-Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/446-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-79">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       54 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Encopresie-et-Caca-farceur-Dessine-moi-ton-probleme-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a312.html">Encoprésie et Caca farceur Dessine-moi ton problème Corinne Paillette</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/L-Anejaculation-Quand-la-panne-sex-prime-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a1793.html">L’anéjaculation Quand la panne sex-prime Karine Ficini</a>       <br />
       73 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Boules-de-couleur-en-chirurgie-dentaire-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a119.html">Boules de couleur en chirurgie dentaire « Elle courait dans sa tête » Thierry Hueber</a>       <br />
              <br />
       <b>84 / DOSSIER DÉPRESSION</b>       <br />
       86 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Defaut-et-faute-les-agents-doubles-de-la-depression-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a405.html">Défaut et faute : Les agents doubles de la dépression Wilfrid Martineau</a>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Depression-et-renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a404.html">Dépression et renoncement Mouvement de bascule et choix Alain Vallée</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
       104 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Renoncement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a135.html">Renoncement S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
       <b>       <br />
       BONJOUR ET APRÈS... </b>       <br />
       108 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Denise-son-sommeil-abime-et-ses-cauchemars_a1790.html">Denise, Son sommeil abîmé et ses cauchemars Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       <b>LES CHAMPS DU POSSIBLE </b>       <br />
       112 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-echo-silencieux-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a160.html">L’écho silencieux : Quand le corps du thérapeute devient miroir du traumatisme Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       116 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-naissance-a-l-envers-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a313.html">La naissance à l’envers. Restaurer les potentiels d’auto-guérison Sylvie Le Pelletier- Beaufond</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a161.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       124 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       <b>Illustrations: Gabrielle Grimaldi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95634846-66824112.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Acrophobie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-79_a310.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-95160493</guid>
   <title>L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.</title>
   <pubDate>Sat, 07 Mar 2026 21:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160493-66630705.jpg?v=1772916442" alt="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      Une femme accroupie dans la cour plume des poulets dans des bassines colorées. Un tas d’hommes rasent un énorme cochon, sacrifié sur le seuil de la porte de la maison. Des enfants observent en silence les préparatifs des adultes.        <br />
              <br />
       Des mouches et d’autres insectes rares et gigantesques volent, se posent, puis s’envolent à nouveau. Le village de Cacao est né sur une colline qui surgit de l’immensité de la forêt amazonienne, un îlot de la communauté Hmong en Guyane française. On y arrive, virage après virage, en quittant la route de l’Est, l’unique fente goudronnée dans la végétation qui conduit de Cayenne jusqu’à l’Oyapock, fleuve frontière avec le Brésil. Des toucans traversent les cieux.        <br />
              <br />
       Une tortue la route. La naissance d’un enfant chez les Hmong animistes se célèbre par un rite d’accueil à la maison. Toute la famille est conviée.        <br />
              <br />
       Les non-Hmong en lien avec la famille sont aussi bienvenus. Le couple parental du Monde des esprits confie l’enfant aux parents qui s’en occuperont dans ce Monde. La famille entière remercie et se doit d’honorer ce don, en acceptant l’enfant (1). Si l’enfant est maltraité, le couple de l’au-delà pourrait décider de le reprendre, alors l’enfant pourrait se mettre à dépérir, de plus en plus. Chaque Hmong naît avec trente-deux âmes, symbolisées par des parties du corps. Elles doivent rester unies pour l’équilibre de la personne, autrement la maladie vient. Si un enfant naît avec des difficultés (ne se nourrit pas, pleure beaucoup, ne grandit pas, tombe souvent malade...) le chaman peut être appelé à intervenir pour retrouver le lieu où l’âme s’est égarée et la convaincre de revenir. Pour y arriver, parfois il est nécessaire d’invoquer l’aide des ancêtres et de négocier avec les esprits.        <br />
              <br />
       A l’intérieur d’une pièce sombre en bois brut, une vapeur résineuse dessine des ruisseaux gris dans l’air et pique les yeux, à peine habitués à la pénombre. Des bâtonnets d’encens brûlent dans un bol contenant du riz blanc. D’autres offrandes chargent un petit autel contre un mur : des fleurs, un oeuf, des bougies, des colliers de petites perles, des lacets rouges et blancs... Quelques rangées de chaises en plastique lui font face. Un vieil homme apparaît, ridé et courbé. Il avance lentement vers l’autel, soutenu par un bâton, des clochettes aux chevilles et aux poignets. Les gens s’écartent respectueusement à son passage. Deux hommes plus jeunes l’accompagnent et installent devant lui une longue planche en bois blanc, posée sur deux parpaings.        <br />
              <br />
       Dehors, une fumée s’échappe de la bouche d’un gros chaudron pendu sur un feu de bois. La vieille dame au foulard vert-bleu et fuchsia sur la tête a le regard sage et intemporel de gardienne des flammes. Elle tient les enfants à distance avec une longue canne qu’elle agite lentement, assise sur une cagette bleue. Des femmes épluchent des papayes vertes, pilent cacahuètes, ail, poissons séchés et piment dans des grands mortiers. La préparation du repas de la cérémonie est une affaire de femmes, Hmong ou pas. Je me retrouve assise parmi elles avec un couteau à la main, partageant leur moment, tout en surveillant comme elles du coin de l’oeil l’ouverture sombre de la case. La cérémonie va commencer. L’écho d’un gong résonne lourdement dans l’espace. Le chaman debout sur la planche marmonne une prière, un tissu noir sur le front. Le ton monte progressivement, la prière devient un chant dans une langue aux sonorités inconnues à mes oreilles. Le rythme arrive au trot puis au galop, traverse le dos et les genoux, s’installe dans le corps du chaman. Les pieds commencent à rebondir sur la planche, les clochettes tintinnabulent. La voix se met à vibrer, les yeux sont clos, la danse prend sa forme pure, répétitive, monotone, envoûtante. J’arrache une bribe d’explication à mon amie, pendant qu’on presse des tonnes de citron vert dans un saladier. - « Dès que le chaman est en transe, il voit. Et il ressent.        <br />
              <br />
       Il doit ramener une âme. L’âme du bébé s’est égarée. Il faut qu’elle retrouve le chemin pour que le nouveau-né puisse commencer sa vie et grandir sain. - Qu’est-ce que ça signifie ? - Si une âme a le regard tourné, a quitté sa place, elle n’habitera pas le petit et il pourrait tomber malade et même pire. Parfois le chaman avance à cheval des deux Mondes comme s’il avait une armée entière à ses côtés, les ancêtres et les autres esprits bénéfiques viennent en soutien pour retrouver l’âme et la ramener. » J’écoute enchantée, les yeux passent des paniers remplis des ramboutans écarlates, poilus et juteux, aux sacs débordant de haricots kilomètre, des mains de bananes naines aux caisses rouges et bleues chargées de concombres luisants et fruits du dragon fuchsia. Autrefois mon amie me raconta un rituel similaire en cas de trauma aigu, accident ou grande peur. Ces situations peuvent provoquer la sortie de l’âme du corps, une ou plusieurs des trente-deux, alors une faiblesse progressive s’installe, puis la maladie jusqu’à la mort, car le corps ne peut pas survivre longtemps séparé de son âme. Souvent le chaman accomplit le rite sur le lieu du trauma.        <br />
              <br />
       Les Hmong sont quasi tous agriculteurs, leur quotidien est rythmé entre champs et jours de marché. Puis il y a les jours de fête, ou plutôt de rituels collectifs lors de naissances, mariages, funérailles, Nouvel An. Cette occasion est privilégiée pour honorer les ancêtres et s’occuper d’eux. Selon les Hmong, les ancêtres vivent comme nous dans l’autre Monde, avec les mêmes besoins, en plus de nous observer et nous protéger. Un ancêtre peut avoir un problème, souvent d’ordre très pratique, faim, douleur physique, tristesse, dégât dans la maison... et les habitants de la maison doivent l’aider comme ils peuvent avec des offrandes et des actes. Les ancêtres habitent dans la poutre centrale de la maison, d’ailleurs une ancienne tradition veut que le placenta de l’aîné soit enterré dans les fondations de la maison. Il y a un autel pour célébrer les ancêtres dans chaque foyer et chaque jour un membre de la famille en prend soin, remplace les offrandes et les fleurs, allume une bougie, prie et remercie (2). La tablée se prépare au milieu de la cour sous le toit en feuilles de palmier, bouteilles de jus de mangue verte, saladiers de feuilles de toutes sortes pour assaisonner la soupe, riz gluant lap de biche, salade de papaye. Les narines se dilatent pour mieux humer ce mélange inédit de parfums : citronnelle, coriandre, basilic chinois, gingembre, combava, tamarin, fruits tropicaux et eau de coco frais. Des seaux noirs débordant de roses de porcelaine à longues tiges attirent les colibris, leurs battements d’ailes bourdonnent dans les oreilles quelques millisecondes avant de s’éloigner. Les hommes entrent dans la pièce sombre, sortent fumer une cigarette, échanger un mot entre eux, boire une canette, ils rentrent à nouveau. Le chaman est en transe depuis un moment, plusieurs heures se sont écoulées.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-78-version-Papier_p172.html">Pour lire la suite...       <br />
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      <b>Alice Mancinelli        <br />
       </b>Médecin généraliste italienne. Formée à l’hypnose ericksonienne, à la TLMR et en cours de formation de thérapie narrative. Elle exerce actuellement en tant que médecin généraliste dans un village du Luberon, après avoir pratiqué des années dans les communautés fluviales et isolées de la Guyane française.        <br />
              <br />
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     <div><b>Commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78</b></div>
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      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160493-66630712.jpg?v=1772916491" alt="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
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      N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025       <br />
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       Regards sur l'Hypnose       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-transe-hypnotique-est-avant-tout-une-experience-poetique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a402.html">Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen         <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Internalisation-d-un-lien-securisant-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a403.html">Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman</a>       <br />
       24 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html">Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari</a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/469-sortir-de-l-adoration-du-produit-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves">Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR          <br />
       </b>46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/444-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/445-cris-et-hypnose-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi</a>       <br />
       58 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Autohypnose-pour-mon-epaule-gauche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a118.html">Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra</a>       <br />
              <br />
       73 / <b>DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE         <br />
       </b>74 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/187-voyage-irm-au-coeur-de-l-experience-hypnotique-revue-hypnose-et-therapies-breves-n-78">Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre</a>       <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html">L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu</a>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-de-spectacle-benefices-ou-dangers-pour-le-sujet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1485.html">Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov</a>       <br />
       94 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-rencontre-Etre-avec-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a1786.html">Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay</a>       <br />
              <br />
       <b>RUBRIQUES</b>         <br />
       - QUIPROQUO         <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Rencontre-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a134.html">Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...</a>       <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Marie-ou-l-accompagnement-d-une-patiente-lors-d-un-traitement-de-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1787.html">Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - LES CHAMPS DU POSSIBLE         <br />
       110 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-le-corps-ne-dit-pas-mais-que-l-hypnose-ecoute-croire-pour-transformer_a159.html">Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE</a>       <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html">L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a249.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
       125 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       Illustrations: Florence CADÈNE       <br />
              <br />
       
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95160493-66630705.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

  <item>
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   <title>Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.</title>
   <pubDate>Sat, 07 Mar 2026 21:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Psy du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160323-66630668.jpg?v=1772915656" alt="Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      C’est plus fort qu’elle, Laurence est envahie par la honte, elle se sent toujours en faute, elle se trouve « nulle » comme maman, jamais à la hauteur de ce que pourrait espérer son petit garçon de 9 ans. En vivant l’expérience du « témoin intérieur » en lien avec deux thérapeutes, elle parvient à réintégrer la communauté des femmes, des mamans complices avec leur enfant.       <br />
              <br />
       L’expérience de l’utilisation du témoin intérieur a pour intention de proposer à une patiente (Laurence) de découvrir comment le travail avec sa thérapeute enrichit cette dernière ainsi que la communauté des thérapeutes, et lui permet ainsi de retrouver l’estime de soi.       <br />
              <br />
        Cette communauté comprend ici deux personnes :       <br />
       - Solen Montanari est en position de thérapeute- superviseur (T1) et de témoin extérieur, elle est attentive aux effets d’enrichissement de cette conversation sur sa propre vie.       <br />
       - La thérapeute Géraldine Garon (T2) est en position de témoin intérieur, c’est-à-dire qu’elle quitte sa position de thérapeute pour se mettre à la place de la patiente Laurence.       <br />
              <br />
        L’utilisation du témoin intérieur est particulièrement bien adaptée aux situations difficiles pour aider le patient à trouver confiance dans le lien thérapeutique, et le thérapeute à se connecter à l’histoire du patient. Cette technique est ainsi pertinente dans la supervision lorsque le thérapeute est confronté à des situations traumatiques complexes, où le patient a perdu confiance dans le lien humain.       <br />
              <br />
        La séance décrite s’articule autour de quatre temps :       <br />
       1. Une séance filmée où Géraldine, thérapeute de Laurence, se met à sa place.       <br />
       2. Le témoignage filmé des deux thérapeutes à l’issue de la séance.       <br />
       3. Le visionnage de la séance par la patiente et son thérapeute.       <br />
       4. Le témoignage de la patiente le lendemain du visionnage. La carte choisie pour cette séance est celle de l’exception. Elle permet de travailler en prenant appui sur les ressources et d’activer la carte du témoin extérieur.       <br />
       - T1 (Thérapeute) : Solen pose les questions à Géraldine.       <br />
       - T2 (Thérapeute) : Géraldine qui se met à la place de Laurence.       <br />
       - P. (Patiente) : Laurence, suivie par Géraldine.       <br />
       - T1 : Solen propose à Géraldine de se connecter avec sa patiente afin de l’incarner pendant l’expérience. Elle demande à la patiente son prénom et son âge afin d’amorcer la relation : Laurence, 50 ans.       <br />
       - T1 : Très bien. Donc, Laurence. Je me demande ce qui vous amène à me voir aujourd’hui ?       <br />
       - T2 : J’ai quand même du... J’ai du mal avec... J’ai du mal à être à l’aise avec les autres. J’ai plusieurs... Je pourrais vous parler de plusieurs problèmes, mais je dirais que là... J’ai l’impression que les autres, franchement, ils sont toujours mieux que moi. Tout le monde est mieux que moi. Vraiment, tout le monde est mieux que moi. Externalisation du problème : prise de position       <br />
       - T1 : Quand vous dites, juste que je comprenne, vous me dites : j’ai l’impression que tout le monde est mieux que moi ou tout le monde est mieux que moi ?       <br />
       - T2 : Tout le monde. Tout le monde est mieux que moi.       <br />
       - T1 : “Tout le monde est mieux que moi”. Quand vous dites que ce qui vous amène aujourd’hui, c’est que “tout le monde est mieux que moi”, c’est que ce “tout le monde est mieux que moi”, ça se vit comment ?       <br />
       - T2 : C’est insupportable.       <br />
       - T1 : C’est insupportable, ce “tout le monde est mieux que moi”.       <br />
       - T2 : Ce qui est insupportable, c’est que... En fait, je ne peux rien faire. Je ne peux rien faire. Je ne peux rien faire, c’est partout. Je ne peux pas m’occuper de mon fils. J’aimerais accompagner Gustave, que ce soit plus facile à la gym. Donc, j’aimerais... Il y a des petits moments où c’est mieux, mais quand même, c’est toujours là, ce truc. OK.       <br />
       - T1 : D’accord. Donc, il y a : “c’est partout, c’est tout le temps” et puis il y a “mon fils Gustave”. C’est quoi le lien entre : “tout le monde est mieux que moi”, “c’est partout, c’est tout le temps”. Et puis il y a “mon fils Gustave”.       <br />
       - T2 : C’est pareil. Je fais de mon mieux avec Gustave, mais je ne suis pas... Je vois bien que les autres mamans, elles sont mieux que moi. Moi, j’ai l’impression de ne jamais y arriver avec lui. J’ai l’impression de ne jamais... Voilà… les mamans à l’école… il y a les mamans…       <br />
       - T1 : ... Font mieux que moi ?       <br />
       - T2 : Oui. Je pense que oui, vraiment toutes les mamans sont meilleures que moi ou font mieux. Non, elles font mieux que moi, c’est clair. Moi, je m’énerve... Des fois, je lui parle mal, je ne suis pas patiente.       <br />
       - T1 : Et quand vous nous dites que le problème qui m’amène c’est que “tout le monde fait mieux que moi”, “partout”, “tout l’temps”, “même toutes les autres mamans du monde entier font mieux que moi, alors que j’ai un petit garçon de 9 ans” et que vous aimez beaucoup, si j’ai bien compris. Et vous me dites : “moi, je m’énerve”. Et quoi ? Vous m’avez dit : “Je m’énerve et…”       <br />
       - T2 : Je lui parle mal, des fois. Je lui parle mal. Je peux être un peu, pas violente, mais agressive.       <br />
       - T1 : Mais il y a quand même cette agressivité et cet énervement. Et en plus, c’est douloureux avec Gustave.       <br />
       - T2 : Ça me met très, très mal à l’aise de vous raconter tout ça.       <br />
       - T1 : Quand vous dites “ça me met très mal à l’aise de raconter ça”, ça vous met mal à l’aise au point que c’est impossible d’en parler et il faut qu’on fasse une pause ? Ou est-ce que ça vous met mal à l’aise, mais on peut peut-être continuer à explorer le problème qui vous amène ?       <br />
       - T2 : Non. J’ai quand même un peu l’habitude de ce mal à l’aise. J’ai envie que ça s’améliore.       <br />
       - T1 : Oui, et quand vous me dites : j’ai envie que ça s’améliore, si c’est OK pour vous, j’ai envie de vous témoigner ce qui me vient. J’ai envie de comprendre ce qui se passe entre vous et Gustave et ce qui fait que chez vous, c’est aussi douloureux d’oser venir jusqu’à mon cabinet, exposer quelque chose qui vous est difficile à dire et qui peut même créer un sentiment de honte. Alors du coup, je me dis : pour que vous ayez fait toute cette démarche-là, moi ça me donne envie de mieux comprendre pour peut-être éventuellement vous aider. Vous seriez prête à m’aider à comprendre ?       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : Je vais vous proposer un truc un peu étrange. On va imaginer là, ensemble pour que ça soit plus confortable, qu’il y a Gustave, devant nous. Il est comment Gustave ? A quoi il ressemble ? (fixation du regard en triangulation sur la “scène imaginaire”).       <br />
       - T2 : Il est plein de vie, Gustave. Il est extrêmement fin, il est drôle. C’est un petit lutin. Il est... Oui, il est... Il est plein de vie. Il sait quand même ce qu’il veut. Et voilà.       <br />
       - T1 : Et puis, “je me demande en plus qu’est-ce que je peux lui offrir en plus à ce petit garçon en pleine vie, ce lutin”. Et juste que je voie bien la scène : c’est donc le soir, il y a Gustave, il y a sa maman. Et qu’est-ce qui s’y passe là pour qu’il y ait cette agressivité, cette colère qui puisse sortir ?       <br />
       - T2 : Des fois, il ne fait pas, il ne fait pas tout à fait comme... Vous voyez, je suis fatiguée, je ne suis pas très patiente, alors en même temps la nourriture est un peu compliquée avec Gustave, même si ça va mieux. Je suis nulle. Je vois bien que je ne fais pas ce que… Je ne sais pas ce que je fais. Il faudrait faire autrement.       <br />
       - T1 : Quand vous dites : “je rentre le soir”, vous rentrez du travail ?       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : Donc, après une longue journée de travail, vous rentrez à la maison, il faut faire le repas. Et en plus Gustave, ce n’est pas toujours facile, même si ça va un peu mieux. Et puis il y a ce : et puis “je suis nulle”. Je ne sais pas ce qu’il faut faire. Je devrais faire autrement. Ce “je suis nulle”, c’est en lien avec la colère et l’agressivité ou c’est autre chose ?       <br />
       - T2 : Je pense que c’est en lien. Et puis il y a aussi des fois où Gustave, il sait aussi un peu pointer. Par exemple, il contrôle combien de verres je bois.       <br />
       - T1 : Il sait aussi pointer les trucs. Donc, il est observateur. Vous allez me dire que Gustave vous regarde ? Il vous observe ?       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : Il sait ce que vous faites ? Et en plus il pointe du doigt combien de verres vous buvez. Et le “je suis nulle”, c’est en lien avec le fait que Gustave vous regarde, vous observe, pointe du doigt, ou ça revient avec la colère ?       <br />
       - T2 : C’est un peu les deux, mais moi je dirais que mon comportement, là, de mal lui parler, ce n’est pas normal. Ça, ce n’est pas... ça, c’est plus… Là, je me sens vraiment nulle. De lui parler comme ça, là c’est nul.       <br />
       - T1 : “C’est nul” et, “mal lui parler”, je ne vois pas très bien ce que ça veut dire “mal lui parler”. Ça ressemble à quoi ?       <br />
       - T2 : C’est brutal. On ne parle pas comme ça un enfant de 9 ans, surtout qu’il n’a rien fait du tout. Ce n’est pas respectueux.       <br />
       - T1 : Cette parole, c’est une parole ou c’est une voix brutale qui s’adresse à Gustave, qui n’est pas OK, qui n’est pas normale ?       <br />
       - T2 : C’est une parole.       <br />
       - T1 : OK. Donc, il y a des mots qui sortent qui sont brutaux. Et ça ce n’est pas normal, ces mots qui sortent. Est-ce que vous êtes en train de me dire que d’un côté il y a ces mots brutaux qui sortent de la bouche de Laurence, et de l’autre côté, chez Laurence, il y a cette pensée qui dit : mais c’est nul ? Oui. Ce n’est pas normal de faire ça.       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : OK. D’accord. Donc d’un côté il y a une partie de Laurence qui dit : ce n’est quand même pas normal. Ce n’est pas comme ça qu’on parle à un enfant, si petit, lutin, rigolo. Beau, mignon, malin. Et d’un autre côté, il y a une partie de Laurence avec mots brutaux qui sortent. Et je suis en train de me demander : je vois, enfin, sur la scène, là je vois les yeux de Gustave, ces yeux qui observent cette maman qui dit d’elle-même que ce n’est pas normal, que ce n’est pas OK de parler comme ça à un petit garçon. Et je me demande bien ce que ces yeux voient. Lorsqu’ils voient cette partie de Laurence qui dit : ce n’est quand même pas normal.       <br />
       - T2 : Gustave, il vient me frotter le dos comme ça. Et puis il fait une petite blague.       <br />
       - T1 : Donc, Gustave, là, il vient vous frotter le dos et il vient raconter une petite blague ?       <br />
       - T2 : Oui. Chercher les intentions       <br />
       - T1 : Et quand Gustave vient vers cette maman qui sent que ce n’est pas normal d’avoir des mots brutaux et qui se dit : “je suis nulle” et qu’il y a cette main qui vient la frotter dans son dos et qui lui raconte une petite blague, je me demande bien si on a une idée, toutes les deux, de l’intention de cette main qui vient dans le dos ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Qu’est-ce qu’elle veut envoyer comme message à cette maman qui dit : “je suis nulle” ?       <br />
       - T2 : Ce n’est pas le rôle d’un enfant, mais il dit : “ça va, maman ?”. Il me rassure. C’est quand même un peu nul aussi… Ce n’est pas du tout le rôle d’un enfant de faire ça.       <br />
       - T1 : Donc, il y a cette main dans le dos et cette main envoie le message à cette maman qui dit “je suis nulle”. Ça va, maman. Ça va aller. Je me demande bien pourquoi Gustave aurait envie de lui raconter une petite blague.       <br />
       - T2 : Parce qu’on a quand même de la complicité tous les deux, en fait, parce que nous, on est presque tout le temps tout seuls.       <br />
       - T1 : Vous êtes en train de me dire qu’entre Gustave et sa maman, il se peut qu’il y ait un peu de complicité ?       <br />
       - T2 : Oui, oui, oui, quand même. Oui, il y a des moments de complicité, c’est vrai. Oui.       <br />
       - T1 : Et ces moments de complicité, par curiosité, si vous êtes d’accord, ça ressemble à quoi entre Gustave et sa maman ?       <br />
       - T2 : Eh bien, il fait beaucoup de petites blagues. Puis ça peut être autour de notre lapin, on a un petit lapin. Oui. Là, on vient d’aménager la maison, mais il n’a pas fait grand-chose. C’est un enfant. Mais il a quand même un peu participé, puis il me pose des questions. Et puis quand on part en vacances tous les deux, ou des fois on emmène un ou deux amis, mais on aime bien aussi ces petits moments-là.       <br />
       - T1 : Donc, il y a des moments quand vous êtes tous les deux avec le lapin (la thérapeute remarque que Laurence veut dire quelque chose), il y a un truc qui vient ?       <br />
       - T2 : Oui, c’est aussi... Par exemple, je peux l’emmener à la gym. Et puis je pense qu’il est content quand je le regarde.       <br />
       - T1 : A la gym ? Oui. Attendez juste que je comprenne bien : Gustave, quand il observe sa maman et quand elle dit qu’elle est nulle, le regard de Gustave l’amène à ce que sa main vienne frotter son dos, lui raconter une petite blague, lui dire : “ça va, maman ?”. Et que ça, ce serait en lien avec des moments de complicité, par exemple à la gym, c’est ça, au sport ?       <br />
       - T2 : Oui, il fait de la gym.       <br />
       - T1 : Et que lui aussi, il est content, quoi ? Enfin, il est content d’avoir le regard de sa maman sur lui ?       <br />
       - T2 : C’est ce que moi j’en dis, il n’est pas là pour... Il n’est pas là pour le dire. Non, c’est sûr. Je vois bien quand même qu’il est content. Oui.       <br />
       - T1 : A quoi vous le voyez quand il est à la gym qu’il veut que vous le regardiez ?       <br />
       - T2 : Il veut m’en parler, de tout ça. Il est content que je vienne le chercher. Oui, c’est important. Je l’encourage quand même. Là, il veut rajouter des entraînements, mais...       <br />
       - T1 : Donc pour lui la gym, c’est vraiment important ?       <br />
       - T2 : Oui.       <br />
       - T1 : Et lui, il vous raconte ce qu’il fait ? Comment ça s’est passé ?       <br />
       - T2 : Oui. Par exemple... oui, ou l’école, il me raconte aussi l’école. Il ne parle pas tant que ça, mais c’est un petit garçon. Mais il aime bien faire des blagues.       <br />
       - T1 : Donc, il aime bien vous raconter ce qu’il fait à la gym, en compétition, il aime bien que vous veniez le chercher. Et puis il y a l’école, il vous raconte ce qui se passe à l’école ?...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-78-version-Papier_p172.html">Lire la suite...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Géraldine Garon</b>, Hypnothérapeute, sexothérapeute en libéral à Bourges. Elle a commencé à pratiquer l’hypnose au bloc opératoire en tant qu’infirmière anesthésiste pour choisir ensuite de poursuivre son parcours de formation vers l’hypnothérapie, la thérapie narrative, la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR), la sexothérapie et thérapie de couple. Formatrice à l’Institut Mimethys.        <br />
              <br />
       <b> Solen Montanari</b>, Psychologue, psychothérapeute depuis 2000. Travaille en libéral en région parisienne auprès d’enfants et des familles. Formatrice à la Thérapie du lien et des mondes relationels (TLMR) à l’Institut Mimethys.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez le numéro 78 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/95160323-66630672.jpg?v=1772915615" alt="Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." title="Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025       <br />
              <br />
       Regards sur l'Hypnose       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-transe-hypnotique-est-avant-tout-une-experience-poetique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a402.html">Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen         <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Internalisation-d-un-lien-securisant-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a403.html">Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman</a>       <br />
       24 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html">Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari</a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/469-sortir-de-l-adoration-du-produit-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves">Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR          <br />
       </b>46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/444-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/445-cris-et-hypnose-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi</a>       <br />
       58 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Autohypnose-pour-mon-epaule-gauche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a118.html">Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra</a>       <br />
              <br />
       73 / <b>DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE         <br />
       </b>74 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/187-voyage-irm-au-coeur-de-l-experience-hypnotique-revue-hypnose-et-therapies-breves-n-78">Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre</a>       <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html">L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu</a>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-de-spectacle-benefices-ou-dangers-pour-le-sujet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1485.html">Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov</a>       <br />
       94 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-rencontre-Etre-avec-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a1786.html">Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay</a>       <br />
              <br />
       <b>RUBRIQUES</b>         <br />
       - QUIPROQUO         <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Rencontre-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a134.html">Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...</a>       <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Marie-ou-l-accompagnement-d-une-patiente-lors-d-un-traitement-de-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1787.html">Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - LES CHAMPS DU POSSIBLE         <br />
       110 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-le-corps-ne-dit-pas-mais-que-l-hypnose-ecoute-croire-pour-transformer_a159.html">Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE</a>       <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html">L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a249.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
       125 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       Illustrations: Florence CADÈNE       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/95160323-66630668.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Quand la mémoire s’efface pour survivre : comprendre l’oubli traumatique et son traitement en EMDR Intégrative.</title>
   <pubDate>Sat, 06 Dec 2025 08:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <georss:point>48.8645006 2.3715956</georss:point>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[EMDR]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/93026689-65090215.jpg?v=1764952115" alt="Quand la mémoire s’efface pour survivre : comprendre l’oubli traumatique et son traitement en EMDR Intégrative." title="Quand la mémoire s’efface pour survivre : comprendre l’oubli traumatique et son traitement en EMDR Intégrative." />
     </div>
     <div>
      Il existe des souvenirs qui hélas, ne se racontent pas. Non pas parce qu’ils ne sont pas importants, mais parce qu’ils débordent: comme les violences sexuelles, les agressions, les accidents graves ou les scènes de menaces directes plongent l’organisme dans un état qui dépasse les capacités normales d’encodage de la mémoire.        <br />
       Beaucoup de victimes décrivent ensuite un sentiment de brouillard, une absence de mots, des zones d’ombre dans le récit, des « trous » qu’elles n’arrivent pas à combler. Cette expérience n’a rien d’exceptionnel. Elle constitue même l’un des mécanismes centraux du traumatisme psychique.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, les connaissances en neurosciences permettent de comprendre pourquoi la mémoire se dérègle ainsi, et surtout comment des approches comme l’EMDR Intégrative (EMDR–IMO) peuvent aider à reconstruire une chronologie, apaiser les émotions et réhabiliter le sentiment de sécurité intérieure.       <br />
              <br />
       <b>Les effets du psychotraumatisme sur le cerveau : un basculement en mode survie.</b>       <br />
              <br />
       Lorsqu’un événement potentiellement traumatique survient, le cerveau humain n’est pas dans un état de fonctionnement tout à fait normal. Il se réorganise dans l’urgence pour concentrer toute son énergie sur une seule mission : <b>survivre</b>.       <br />
              <br />
       <b>Une &quot;tempête neurobiologique&quot;.</b>       <br />
              <br />
       La libération massive de cortisol, d’adrénaline et de catécholamines propulse l’organisme dans un état d’hypervigilance. Les zones du cerveau responsables de la cohérence narrative (l’hippocampe par exemple), sont littéralement saturées.       <br />
       À l’inverse, l’amygdale, qui gère la détection du danger, fonctionne à plein régime et se gonfle.       <br />
              <br />
       Cette redistribution des ressources est vitale sur le moment. Mais elle a une conséquence directe : la mémoire autobiographique s’effondre tandis que la mémoire émotionnelle reste intacte, parfois même exacerbée.       <br />
              <br />
       Deux mémoires: une suractivée, l’autre désactivée.       <br />
       <b>La mémoire émotionnelle : tout est enregistré, et beaucoup trop fort.</b>       <br />
              <br />
       Dans un contexte traumatique, le cerveau encode avec une intensité inhabituelle : les odeurs, les sons, la texture d’un tissu, la pression d’une main, la terreur ressentie, la perception d’impuissance, l’atmosphère entière de la scène. Tous les sens sont activés.       <br />
              <br />
       Ces traces sensorielles vont se graver profondément. Elles peuvent se réactiver des mois ou des années plus tard, déclenchant un malaise sans que la personne comprenne ce qui se joue.       <br />
              <br />
       <b>La mémoire autobiographique : le récit qui se brise.</b>       <br />
              <br />
       C’est la mémoire qui permet normalement de dire : « <span style="font-style:italic">Voilà ce qui s’est passé </span>».       <br />
       Mais lors d’un traumatisme, son fonctionnement va se désorganiser. Le souvenir ne s’inscrit plus comme une histoire, mais comme un ensemble d’éclats incohérents. Pas de début, ni de fin, ni de fil conducteur.       <br />
              <br />
       Cette absence de récit est souvent interprétée à tort comme un signe de faiblesse ou de mensonge.       <br />
       Mais elle n’est que le reflet d’un mécanisme biologique naturel, destiné à préserver l’intégrité psychique.       <br />
              <br />
       <b>La dissociation : déconnecter pour tenir debout.</b>       <br />
              <br />
       Quand le cerveau ne peut plus gérer l’intensité de ce qu’il vit, il va se <b>dissocier</b>, se <b>désassocier</b>.       <br />
       La personne peut se sentir absente, coupée d’elle-même, spectatrice de son propre corps. Cette stratégie de survie protège temporairement, mais elle empêche aussi le souvenir traumatique d’être intégré correctement.       <br />
              <br />
       La dissociation explique pourquoi certaines victimes disent :       <br />
       « <span style="font-style:italic">Je sais qu’il s’est passé quelque chose, mais c’est flou, comme derrière un voile</span>. »       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi cet oubli n’est jamais une guérison.</b>       <br />
              <br />
       L’oubli traumatique offre un répit, mais ce répit a un prix. Car ce qui n’a pas été intégré cherche à revenir par d’autres voies : des flashbacks, des cauchemars, des crises d’angoisse, des réactions disproportionnées, de l'hypervigilance, des sensations corporelles incompréhensibles, des déclencheurs liés à une odeur, un son ou une ambiance.       <br />
              <br />
       L’événement n’est pas accessible sous forme d’histoire, mais il reste actif dans le système nerveux.       <br />
       Ce paradoxe (oubli du récit, hypermnésie des émotions), est l’une des signatures du stress post-traumatique.       <br />
              <br />
       <b>L’EMDR Intégrative (EMDR–IMO) : remettre de l’ordre dans une mémoire fragmentée.</b>       <br />
              <br />
       La thérapie EMDR Intégrative, qui inclut l’EMDR, l'Hypnose Thérapeutique, les Approches Centrées Solution et l’IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires), fait partie des approches les plus efficaces aujourd’hui pour traiter les mémoires traumatiques dissociées.       <br />
       Elle repose sur l’usage de stimulations bilatérales alternées qui vont faciliter le retraitement de l’information.       <br />
              <br />
       L'objectif d'une thérapie en EMDR Intégrative, c'est de réactiver la mémoire autobiographique, de diminuer la charge émotionnelle, de reconnecter les fragments sensoriels entre eux, de réduire les réactions automatiques du système d’alerte, de permettre à la personne de reprendre le fil de son histoire, et de restaurer un sentiment de sécurité intérieure.       <br />
              <br />
       Cette approche ne demande pas d’effacer le souvenir. Elle cherche à redonner à l’événement traumatique sa juste place : dans le passé, et non plus dans le présent.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi les patients victimes de traumatismes sexuels nécessitent une approche dite intégrative.</b>       <br />
              <br />
       Les violences sexuelles (qu’elles soient commises dans l’enfance ou à l’âge adulte), créent souvent des mémoires extrêmement dissociées.       <br />
       Elles vont toucher au corps, à la sécurité, à l’intimité.       <br />
              <br />
       L’EMDR Intégrative est particulièrement adaptée à cette complexité parce qu'elle prend en compte l’ancrage corporel du trauma, qu'elle va accompagner les émotions intenses, qu'elle utilise la dimension hypnotique de l’IMO pour faciliter l’accès aux sensations, qu'elle aide à reconstruire un récit plus complet et moins menaçant.       <br />
              <br />
       De nombreux patients rapportent un changement rapide : l’image devient plus lointaine, la tension corporelle décroît, la peur perd sa force. Le souvenir ne disparaît pas, mais il va cesser de gouverner la vie quotidienne.       <br />
              <br />
       <b>Une thérapie qui doit s’adapter au rythme de chaque patient.</b>       <br />
              <br />
       Dans le cadre d’une consultation en EMDR Intégrative, aucune précipitation de la part du thérapeute.       <br />
       Le travail commence par la mise en place d’un espace interne <b>sécurisé,</b> un « lien secure » permettant d’aborder les souvenirs sensibles sans être submergé.       <br />
              <br />
       Ensuite, les stimulations bilatérales vont permettre au système nerveux de retraiter les informations bloquées, petit à petit, séance après séance.       <br />
       Le praticien accompagne, soutient, ajuste le rythme.       <br />
              <br />
       Ce processus thérapeutique tend à offrir au patient ce qu’il n’avait jamais pu faire : se réapproprier son histoire, redevenir acteur.       <br />
              <br />
       <b>Un accompagnement possible à tout âge et en dehors de toute limite temporelle.</b>       <br />
              <br />
       Il n’existe pas de délai idéal pour commencer une thérapie de traumatisme.       <br />
       Certaines personnes consultent quelques semaines après les faits.       <br />
       D’autres entament ce travail des décennies plus tard.       <br />
              <br />
       Le traumatisme n’est pas une question de date. Il est une question <b>d’impact</b>.       <br />
       Et il n’est jamais trop tard pour se libérer d’un fardeau ancien.       <br />
              <br />
       <b>Vers une reconstruction.</b>       <br />
              <br />
       Le traitement des traumas en EMDR offre une réelle possibilité de transformation. L’émotion se réorganise, la mémoire se stabilise, le système d’alerte trouve un nouveau réglage... Et le souvenir devient une page de l’histoire...       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/93026689-65090223.jpg?v=1764952193" alt="Quand la mémoire s’efface pour survivre : comprendre l’oubli traumatique et son traitement en EMDR Intégrative." title="Quand la mémoire s’efface pour survivre : comprendre l’oubli traumatique et son traitement en EMDR Intégrative." />
     </div>
     <div>
      <b>Cabinet d'EMDR Intégrative</b>       <br />
       41, rue Oberkampf       <br />
       75011 Paris       <br />
       Tel: 01.43.55.11.66       <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr-paris.com/Cabinets-d-EMDR-Integrative-Hypnose-Therapeutique-a-Paris_a20.html">www.emdr-paris.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/93026689-65090215.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Quand-la-memoire-s-efface-pour-survivre-comprendre-l-oubli-traumatique-et-son-traitement-en-EMDR-Integrative_a306.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le Livre Blanc des Formations EMDR en France.</title>
   <pubDate>Thu, 23 Oct 2025 14:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>PSYCHOTHERAPIE.FR</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Formations en Psychothérapie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/91761610-64458179.jpg?v=1761221760" alt="Le Livre Blanc des Formations EMDR en France." title="Le Livre Blanc des Formations EMDR en France." />
     </div>
     <div>
      Lorsqu'on désire se former en EMDR, qui est une approche intégrative et complémentaire à l'activité de soignant, trouver une formation est très compliqué.       <br />
              <br />
       Entre les formations en EMDR, EMDR - IMO ®, EMDR DMO ®, DMOKA ®, RITMO ®, EMDR - DSA, HTMO, EMDR-RSB, EMDR - AC, EMDR PE.PS, Thérapie MOSAIC ®, ou DNR, lesquelles sont valides ou pas ?       <br />
              <br />
       De plus si vous êtes un futur patient, il est important aussi de connaître l'origine de la formation de votre futur praticien, si celle-ci semble correspondre ou non à vos attentes, et d'avoir ainsi un avis factuel (supervisions, formé par des professionnels de la santé ou non).       <br />
              <br />
       Pour vous y aider, le <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Le-Livre-Blanc-des-Formations-EMDR-en-France_a1777.html">site de Médecine Intégrative</a> a référencé les 24 premiers centres de formation en EMDR en France, regroupés dans ce 1er tableau synoptique, avec leur notation spécifique: <b>l'Indice de ROCHMA.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Le-Livre-Blanc-des-Formations-EMDR-en-France_a1777.html">Consultez ce tableau:</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/91761610-64458179.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Le-Livre-Blanc-des-Formations-EMDR-en-France_a305.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-90259542</guid>
   <title>Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19.</title>
   <pubDate>Fri, 01 Aug 2025 12:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   SIGNAUX IDÉOMOTEURS ET PSYCHOSOMATIQUES par Stéphane RADOYKOV pour la Revue Hypnose & Thérapies Brèves.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90259542-63686402.jpg?v=1754042635" alt="Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19." title="Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19." />
     </div>
     <div>
      Présentation d’un patient souffrant de douleurs abdominales chroniques à qui sont proposées des séances d’hypnose avec utilisation des signaux idéomoteurs (SIM). Il s’agit d’explorer les conflits intérieurs qui le rongent... jusqu’à diminution des douleurs.        <br />
              <br />
       Un homme était adressé par son psychiatre pour de l’hypnothérapie. Le patient, 54 ans, avait reçu le diagnostic de trouble fonctionnel intestinal chronique associé à un trouble anxieux. Il avait développé plusieurs épisodes dépressifs et fait deux tentatives de suicide pour lesquelles il avait été hospitalisé en psychiatrie. Il prenait régulièrement des antalgiques opiacés et des anxiolytiques. La première séance a servi d’anamnèse et de réajustement des objectifs thérapeutiques attendus avec l’hypnose. La deuxième séance contenait l’exercice hypnotique des « mains de Rossi », centré sur l’ambivalence entre le changement et l’homéostasie. Au troisième rendez-vous, il rapportait être moins anxieux, prendre un peu moins d’anxiolytiques, mais aucun changement sur la douleur abdominale. En lui proposant de continuer à l’aide de l’hypnothérapie avec les signaux idéomoteurs (SIM), il disait « oui », mais sa tête montrait plutôt « non ». Cela a permis de continuer à explorer l’ambivalence au changement. Il utilisait la phrase « on peut essayer... », qui sous-entend déjà l’échec. Après le lui avoir fait remarquer, il se positionne pour continuer et nous mettons en place les quatre SIM dans les doigts d’une main en catalepsie. Pour rappel, ces signaux sont : OUI, NON, JSP (je ne sais pas) et JVPR (je ne veux pas répondre ou je ne suis pas prêt à répondre pour le moment).       <br />
              <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Sentez-vous que vos douleurs abdominales sont liées à un tiraillement dans plusieurs directions ?        <br />
       - Patient : OUI.        <br />
       - Th. : Serait-ce acceptable de rendre conscient ce conflit intérieur aujourd’hui ?        <br />
       - P. : NON.        <br />
       - Th. : Sentez-vous qu’il faudrait libérer une émotion avant de le rendre conscient ?        <br />
       - P. : OUI.        <br />
       - Th. : Sentez-vous qu’il serait acceptable de savoir quelle émotion doit être libérée ?        <br />
       - P. : NON.        <br />
       - Th. : Sentez-vous qu’il doit se passer quelque chose entre aujourd’hui et le prochain rendez-vous, pour qu’il soit possible de rendre cette émotion consciente ?        <br />
       - P. : OUI.        <br />
       - Th. : Allez-y, dites-moi ?        <br />
       - P. : Il faudrait que je liste mes traumatismes.        <br />
       - Th. : Entendu, faites cela, et on reprendra la prochaine fois. »       <br />
              <br />
       Lors de la quatrième consultation, il n’en avait pas dressé la liste, mais y avait « beaucoup pensé ».        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Soigner-les-troubles-psychosomatiques_p169.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Stéphane Radoykov</b></div>
     <div>
      Médecin psychiatre, ancien chef de clinique assistant, praticien contractuel (Hôpital Cochin) et remplaçant libéral. Formateur. Directeur adjoint de l’Institut Emergences. Cofondateur du comité jeunesse de l’ISH.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Soigner les troubles psychosomatiques</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90259542-63686443.jpg?v=1754042439" alt="Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19." title="Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves HS19." />
     </div>
     <div>
      Sommaire du hors-série n°19       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-exploration-de-territoires-ou-corps-et-esprit-se-rejoignent-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a1738.html">Merci à Eric Bardot et Stéphane Roy d’avoir co-dirigé ce « Hors-Série » de 196 pages sur les troubles psychosomatiques : chacun pourra y découvrir l’importance de la psychodynamique relationnelle et de l’imaginaire pour soutenir la démarche thérapeutique et permettre à chacun d’habiter son corps.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-pouvoir-de-l-eczema-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a396.html">Les trois premiers articles s’ouvrent sur la clinique dermatologique... A travers l’histoire très émouvante de Lucas, 4 ans, souffrant d’eczéma, Virginie Bardot propose de mettre en forme le monde relationnel familial figé dans lequel les symptômes de l’enfant sont tout puissants. En réintroduisant le jeu, et en s’appuyant sur un scénario imaginaire co-construit avec l’enfant, les parents pourront se reconnecter à la souffrance de leur fils, retrouver leur capacité à prendre soin de lui de façon inconditionnelle et lui permettre de retrouver des relations sécures.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Psoriasis-geant-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a299.html">Stéphane Roy nous rappelle comment le déficit de l’imaginaire et des affects nécessite de travailler d’une manière relationnelle, émotionnelle et systémique. Il nous fait comprendre comment la TLMR (Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels) est une technique de choix dans le traitement des troubles psychosomatiques. Avec Martine, atteinte de psoriasis à plaques géant, nous voyons comment la capacité de donner une existence symbolique au symptôme physique va lui permettre de se reconnecter à une histoire de vie porteuse de sens.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Psychosomatique-et-dermatologie-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a300.html">Véronique Bonnet nous fait partager son expérience relationnelle de dermatologue avec deux patientes : l’une souffrant de rougeurs chroniques du visage, et l’autre de douleurs à type de brûlures post-zona. Lisez ces beaux témoignages et vous découvrirez comment le « vertige de l’amour » d’Alain Bashung nous fait sentir le lien vivant entre la peau et le cœur.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Maux-de-tete-et-desir-de-perfection-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a397.html">Avec Eric Bardot, vous ferez la connaissance de Marie, 34 ans, qui rêve d’être une fille parfaite et une employée modèle. Malheureusement, elle s’enferme dans le silence et une boule dans la gorge ainsi que des maux de tête l’envahissent depuis de nombreux mois. L’auteur, concepteur de la TLMR, nous montre son savoir-faire et sa pédagogie pour créer un chemin qui donne le droit à Marie de respirer et d’exister.</a>       <br />
              <br />
       Gérard Ostermann nous rappelle l’importance de dépasser la dichotomie corps-esprit pour s’engager dans une médecine plus holistique bio-psycho-sociale. Il nous ouvre à la compréhension de la psychosomatique intégrative développée par le professeur Jean Benjamin Stora. Vous lirez la présentation et l’interview de ce chercheur et clinicien, figure majeure dans le domaine de la psychosomatique.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/La-psychosomatique-un-phenomene-hypnotique-protecteur-Hors-Serie-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a253.html">Pour Gérald Brassine la psychosomatique rejoint la liste des phénomènes hypnotiques dotés d’une fonction protectrice puissante. A partir d’un cas de polyarthrite rhumatoïde, il met expérimentalement en évidence comment la douleur somatique protège de douleurs émotionnelles que le sujet ne parvient pas à assimiler. Le travail en PTR (Psychothérapie Trauma Réassociative) consiste à transformer le souvenir traumatique et les émotions afférentes pour sortir de la rigidité des défenses psychosomatiques.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Honte-et-brulures-du-coup-Hors-Serie-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a398.html">Dans son article, Mady Faucoup aborde la question de la honte en psychosomatique, à propos de deux patientes de 50 ans à la recherche d’une plus grande liberté et qui souffrent de sensations de brûlures au cou. Nous saisissons l’importance d’externaliser le problème sur une scène métaphorique et d’utiliser des mouvements alternatifs pour permettre à ces femmes de retrouver une expérience d’unité corporelle.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Osteopathie-et-psychosomatique-Hors-Serie-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a113.html">Pierre Pétillot, ostéopathe et praticien en hypnose, insiste sur le lien entre les douleurs et les émotions. A travers deux situations cliniques (algodystrophie du genou et douleurs abdominales), nous découvrons une pratique où l’accordage, les temps de réflexion et de co-construction d’un espace commun permettent une prise en charge holistique du soin, le sujet devenant pleinement acteur de sa guérison.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Quand-la-douleur-devient-l-identite-Hors-Serie-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a114.html">Les kinésithérapeutes sont également confrontés à des patients souffrant de douleurs figées dans des constructions identitaires. Marie-Anne Jolly nous présente le cas d’un homme ayant des douleurs sur tout le côté gauche de son corps. Elle insiste sur l’authenticité des échanges afin que le patient perçoive le thérapeute comme un témoin de vie lui permettant de se relier à sa mobilité relationnelle.</a>       <br />
              <br />
       L’article suivant concerne le diagnostic de trouble fonctionnel intestinal chronique associé à un syndrome anxiodépressif atteignant de nombreux patients. Dans ce cadre, Stéphane Radoykov nous présente l’utilisation des signaux idéomoteurs en hypnothérapie pour faire émerger un contexte où la prise de décision sera le premier pas vers un grand changement.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Asthme-et-creativite-les-suggestions-post-hypnotiques-de-Proust_a194.html">Pour terminer le voyage, Pierre Kivits nous emmène dans l’œuvre de Marcel Proust, un des plus grands auteurs du XXe siècle. Comme avec tous les grands écrivains, le lecteur rentre en transe et vit les expériences intérieures et sensorielles du héros engagé dans une quête de vérité. L’originalité de cet article est de nous faire découvrir le VAKOG de Proust, ou comment l’écrivain asthmatique a pu libérer sa créativité en se connectant à sa sensorialité.</a>       <br />
       Enfin, pour clore toutes ces riches réflexions, Eric Bardot, Julien Betbèze et Stéphane Roy nous proposent un échange à trois voix pour comprendre la transe comme un processus de protection et d’activation de l’autonomie relationnelle. Encore merci à tous les auteurs : leur expérience, leur créativité et leur complémentarité ont permis de construire un numéro passionnant.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/90259542-63686402.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Trouble-fonctionnel-intestinal-et-syndrome-anxiodepressif-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-HS19_a304.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-90241510</guid>
   <title>Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77.</title>
   <pubDate>Thu, 31 Jul 2025 13:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Psy du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’ÉNERGIE DES FORCES VITALES BRUNO BRÉCHEMIER     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241510-63675141.jpg?v=1753962774" alt="Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      Pour découvrir le Japon, la meilleure approche est de lâcher le mental et s’ouvrir aux sensations, comme en hypnose. Il suffit de se poser, en silence, et se laisser imprégner par l’atmosphère des lieux, en particulier ceux qui semblent les plus mystérieux. Parmi eux, les sanctuaires shintō, appelés jinja en japonais. Le shintō (voie des dieux), religion autochtone propre à l’archipel, incarne l’âme la plus ancienne et profonde du Japon. Véritable socle culturel millénaire, il tisse un lien vivant entre le présent et les origines du pays. A la fois communion avec la nature, célébration de la vie et espace de régénération, le shintō entre en résonance avec les aspects les plus fondamentaux de l’hypnose.        <br />
              <br />
       A l’entrée du sanctuaire se dresse un grand portique, souvent rouge vermillon, l’une des images emblématiques du Japon. Il marque symboliquement la transition entre le monde extérieur et l’espace sacré. « Chaque visite d’un jinja est une expérience unique et inoubliable.        <br />
              <br />
       Comme en hypnose, où chaque séance, chaque transe, a ses propres caractéristiques, sa propre atmosphère, ses propres connexions multiples. En se promenant dans ces lieux à l’énergie profonde, où des cèdres souvent centenaires nous invitent dans leurs ombres mystérieuses, on entre dans une autre dimension, dans une transe (autohypnose) souvent surprenante. On ne peut alors que s’imprégner de la beauté des lieux, de leur silence si particulier » (1).        <br />
              <br />
       Cela fait écho à la construction du lieu ressource en hypnose, où l’on guide la personne vers la création d’un espace mental sécurisant, un sanctuaire intérieur. De la même manière, les sanctuaires naturels du shintō – forêts sacrées, sources limpides, cascades – rappellent certaines métaphores thérapeutiques couramment utilisées en hypnose : marcher dans une forêt intérieure, écouter le murmure d’une rivière imaginaire, ou se laisser envelopper par une cascade bienfaisante.        <br />
              <br />
       Dans le shintō, la connexion à la nature est essentielle pour préserver l’équilibre physique et mental. Se recueillir devant un arbre vénéré, se rendre dans un sanctuaire niché au cœur d’une forêt sacrée ou encore pratiquer le shinrin yoku (bain de forêt) sont autant de pratiques reconnues pour leurs bienfaits sur la santé. La vision japonaise du monde naturel ne repose pas sur un dualisme entre l’homme et son environnement, mais sur une relation intime, où humains et nature coexistent comme les membres d’une même grande famille. En hypnose, on observe combien la nature imprègne les perceptions des patients et joue un véritable rôle thérapeutique.        <br />
              <br />
       Les rituels de purification occupent une place importante dans le shintō. Ils visent à éliminer les impuretés (kegare) affectant l’équilibre physique, mental et spirituel. Dès l’entrée du sanctuaire, un bassin d’ablutions invite à un rituel codifié. Cette démarche trouve un parallèle en hypnothérapie lorsqu’au début de la séance on guide la personne à travers les couches du mental analytique, souvent agité, pour atteindre un état plus fluide, intuitif et profond. La purification par l’eau rappelle les inductions hypnotiques fondées sur des métaphores aquatiques, tandis que l’usage du sel ou du feu évoque certaines suggestions de purification par la lumière ou les flammes.        <br />
              <br />
       De nombreux sanctuaires shintō sont consacrés aux pratiques de guérison. Citons le Goō jinja (Kyōto), particulièrement fréquenté pour les prières liées à la guérison des blessures, et le Sai jinja (Nara) qui possède un puits contenant une eau médicinale utilisée dans certains traitements traditionnels. Lors de certaines        <br />
              <br />
       fêtes rituelles (matsuri), les prêtres récitent des prières adressées aux divinités pour éloigner la maladie et restaurer la vitalité. Ces cérémonies, rythmées par les tambours (taiko), la musique et la danse, représentent une forme de transe collective. Le Nagoshi no harae, en juin, est un rituel de purification où les participants traversent un grand cercle de paille pour se libérer des impuretés accumulées et renforcer leur énergie vitale.        <br />
       Dans les sanctuaires, les fidèles accrochent des ema, petites plaques votives en bois, sur lesquelles ils inscrivent leurs prières et dessinent parfois la partie du corps à soigner pour guider l’aide des dieux. Ces plaques sont ensuite brûlées lors du dondoyaki, un festival du feu célébré mi-janvier dans tout le Japon, où l’on consume également les décorations du Nouvel An afin de symboliser un renouveau spirituel et de prier pour la prospérité de l’année à venir.        <br />
              <br />
       A travers ces rituels, le shintō illustre une approche holistique du soin, où le sacré et la guérison s’entrelacent dans une relation vivante entre l’homme et les forces spirituelles, les kami...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-77-version-Papier_p170.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Bruno Bréchemier </b></div>
     <div>
      Médecin, hypnothérapeute, à Paris. Formé à l’AFEHM, sa pratique clinique s’inscrit dans la lignée de François Roustang. Son intérêt pour        <br />
       le Japon l’a amené à publier Hypnose-Japon. Rencontre en résonance (Satas, 2024) où l’hypnose thérapeutique rencontre la culture japonaise. Formateur en hypnose et en santé intégrative. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241510-63675161.jpg?v=1753962719" alt="Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Dans les sanctuaires du SHINTŌ. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
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      N°77 : Mai / Juin / Juillet 2025       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce numéro :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-empathie-et-la-compassion-comme-un-fil-d-or-du-soin-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a399.html">Editorial : « L’empathie et la compassion comme fil d’or du soin »  Julien Betbèze</a>       <br />
       8 / En couverture : Anne Dayot De sable et d’algues Sophie Cohen        <br />
       10 / Désamorcer les traumas et se replacer dans l’existence par la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR) Marine Manouvrier et Gérald Brassine        <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/CHEMSEX-Trauma-et-EMDR-IMO_a1480.html">Chemsex, trauma et EMDR-IMO . L’échelle de mesure « croire en moi » Sophie Tournouër</a>       <br />
       28 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Cotherapie-avec-Romain-faire-emerger-les-relations-secures-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a301.html">Cothérapie avec Romain Faire émerger les relations sécures Jérémie Roos </a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/La-voie-metaphorique-en-super-inter-vision-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a132.html">La voie métaphorique en « super-inter-vision ». Comment développer la créativité. des soignants Claire Conte-Rossin et Catherine Martin</a>       <br />
              <br />
       ESPACE DOULEUR DOUCEUR        <br />
              <br />
       46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/440-pr-g%C3%A9rard-ostermann-introduction-espace-douleur-douceur">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Empathie-et-compassion-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1770.html">Empathie et compassion Deux forces pour soigner autrement Olivier de Palézieux</a>       <br />
       61 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/441-interview-de-myl%C3%A8ne-blasco-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">INTERVIEW Mylène Blasco Propos recueillis par Gérard Ostermann</a>       <br />
              <br />
       68 / DOSSIER TOC        <br />
       70 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-societe-contemporaine-perfection-et-fabrique-des-TOC_a302.html">La société contemporaine : Perfection et fabrique des TOC Grégoire Vitry et Emmanuelle Gallin</a>       <br />
       82 / <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/peurs-et-anxi%C3%A9t%C3%A9/467-la-pens%C3%A9e-magique-dans-les-toc-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">La pensée magique dans les TOC Typologie des rituels magiques Claude Michel</a>       <br />
              <br />
       QUIPROQUO        <br />
       98 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Les-obsessions-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a133.html">Les obsessions S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
              <br />
       BONJOUR ET APRÈS...        <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Andre-et-son-ventre-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1771.html">André et son ventre Pour une séance plus qu’émouvante Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       LES CHAMPS DU POSSIBLE        <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Se-cogner-au-reel-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a247.html">Se cogner au réel Adrian Chaboche</a>         <br />
              <br />
       CULTURE MONDE        <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Dans-les-sanctuaires-du-SHINTO%CC%84-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a303.html">Dans les sanctuaires du shintō Bruno Bréchemier</a>       <br />
              <br />
       LIVRES EN BOUCHE        <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Comptes-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a248.html">J. Betbèze et S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       125 ESPACE FORMATIONS         <br />
              <br />
       Illustrations: Anne DAYOT        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/90241510-63675141.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Dans-les-sanctuaires-du-SHINTŌ-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a303.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>La société contemporaine: perfection et fabrique des TOC</title>
   <pubDate>Thu, 31 Jul 2025 13:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   GRÉGOIRE VITRY ET EMMANUELLE GALLIN pour la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241252-63674990.jpg?v=1753962260" alt="La société contemporaine: perfection et fabrique des TOC" title="La société contemporaine: perfection et fabrique des TOC" />
     </div>
     <div>
      Sophie, Laura, Alexandre et Marie. Quatre patients et autant de cas d’étude qui nous plongent dans le monde complexe et chaotique des TOC. Parmi les facteurs favorisant ces troubles : pressions sociales, quête de la perfection, exigences envers les proches, peur de l’échec... avec pour effet le déclenchement de toutes sortes de rituels compulsifs.        <br />
              <br />
       Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) constituent une pathologie mentale complexe qui touche une proportion significative de la population mondiale. La prévalence de ces troubles semble en hausse, particulièrement dans les sociétés modernes où les pressions sociales et culturelles peuvent exacerber leur développement. Comme le montre le cas de Sophie exposé ci-dessous, des facteurs sociaux contribuent à la recrudescence des TOC dans une société prônant la perfection des corps et la réussite. On remarque ainsi que les personnes atteintes de TOC ont souvent du mal à accepter l’imperfection, tant dans leur propre vie que dans celle des autres. Cette intolérance à l’imperfection peut alimenter des obsessions et des rituels compulsifs. Des études indiquent que les patients souffrant de TOC présentent souvent des biais métacognitifs, comme la fusion pensée-action morale (Frontiers, 2024). Regardons de plus près pour comprendre les mécanismes psychologiques sous-jacents.        <br />
              <br />
       <b>ÉTUDE DE CAS : SOPHIE,UNE JEUNE PROFESSIONNELLE DANS UNE GRANDE VILLE</b>       <br />
              <br />
       Sophie a 28 ans. Elle vient consulter à la clinique des TOC (1). Depuis un an, elle travaille comme analyste financière dans une grande ville. Elle a toujours été une élève brillante et a réussi avec succès ses études universitaires dans une école de commerce prestigieuse. Mais depuis qu’elle a commencé à travailler, elle ressent une pression immense pour exceller dans son travail. Sophie vit seule dans un appartement qu’elle a récemment acheté et passe la plupart de son temps à travailler, souvent tard dans la nuit.        <br />
              <br />
       <b>Symptômes et comportements </b>       <br />
       Depuis quelques mois, Sophie a remarqué une augmentation de son anxiété. Elle est constamment préoccupée par l’idée de faire des erreurs au travail et vérifie à plusieurs reprises ses calculs et rapports, même après les avoir revérifiés plusieurs fois. Et peu à peu, cette angoisse de l’imperfection a gagné tous les domaines de sa vie. A la maison, par exemple, elle se sent obligée de vérifier que toutes les portes et fenêtres sont fermées plusieurs fois avant de pouvoir se coucher. Elle passe également une quantité excessive de temps à nettoyer et à organiser son espace de vie, craignant que tout désordre ne reflète une incapacité à contrôler sa vie.        <br />
              <br />
       En interrogeant son environnement, plusieurs facteurs sociaux apparaissent nettement. Sophie ressent une pression intense pour être performante et compétente dans son travail. L’environnement compétitif de son entreprise, combiné à une culture de l’excellence continue, augmente son anxiété et contribue à ses comportements compulsifs. Les réseaux sociaux influencent également son anxiété. Lorsqu’elle n’est pas au travail, Sophie passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, où elle voit constamment des images de ses collègues et amis qui semblent réussir parfaitement dans tous les aspects de leur vie. Cela renforce son sentiment de ne jamais en faire assez et son besoin de perfectionnisme.        <br />
       En vivant seule et en consacrant la majorité de son temps au travail, Sophie se retrouve souvent isolée socialement. Ce manque de soutien social et d’interactions humaines significatives contribue à intensifier ses sentiments d’anxiété et ses comportements obsessionnels.        <br />
              <br />
       <b>Processus psychologiques sous-jacents </b>       <br />
       Un perfectionnisme maladaptatif : Sophie souffre d’un perfectionnisme maladaptatif, croyant que tout écart par rapport à la perfection pourrait entraîner des conséquences négatives majeures, comme perdre son emploi ou être mal vue par ses collègues.        <br />
       Un besoin de contrôle : pour Sophie, les rituels compulsifs (vérifications répétées, nettoyage excessif) sont une manière de gérer son anxiété. En contrôlant minutieusement certains aspects de sa vie, elle cherche à compenser un sentiment d’incertitude ou de perte de contrôle perçu dans d’autres domaines, comme au travail.        <br />
              <br />
       Un renforcement négatif : les comportements compulsifs de Sophie sont renforcés par une réduction temporaire de son anxiété. Par exemple, vérifier plusieurs fois que la porte est verrouillée réduit momentanément son inquiétude, ce qui renforce la probabilité qu’elle répète ce comportement.        <br />
       Intervention et résultats        <br />
       À travers des tâches comme « comment aggraver ? », « mettre un peu de désordre » et « faire un peu moins bien », Sophie apprend à identifier et à challenger ses pensées perfectionnistes et catastrophistes.        <br />
              <br />
       <b>Prévalence et âge d’apparition </b>       <br />
       Chez les personnes recherchant un traitement pour les TOC, l’âge d’apparition des symptômes semble légèrement plus précoce chez les hommes que chez les femmes. Une étude par Lensi et al. en 1996 a rapporté que l’âge moyen d’apparition chez les hommes est de 21 ans et de 24 ans chez les femmes. Ces études montrent également que les symptômes apparaissent souvent avant l’âge de 15 ans pour environ un tiers des patients et avant 25 ans pour environ deux tiers d’entre eux.        <br />
              <br />
       <b>Facteurs déclenchants et comorbidités </b>       <br />
       Plusieurs facteurs environnementaux peuvent déclencher les TOC. Rasmussen et Eisen (1988) ont mesuré que 29 % des patients attribuaient le début de leurs symptômes à des événements stressants tels que des responsabilités accrues ou des pertes importantes. De plus, une étude de Williams et Koran en 1997 a révélé que 62 % des femmes interrogées rapportaient une aggravation des symptômes prémenstruels.        <br />
       Les TOC sont souvent associés à d’autres troubles mentaux. Une étude sur 100 patients souffrant de TOC a révélé une comorbidité élevée avec la dépression majeure (31 %), la phobie sociale (11 %) et les troubles        <br />
       de l’alimentation (8 %). Cette comorbidité complique la prise en charge des patients et affecte négativement leur qualité de vie.        <br />
              <br />
       <b>Impact sur la qualité de vie et le fonctionnement social</b>       <br />
       Les TOC altèrent significativement la qualité de vie des patients. Une étude menée par Koran, Thienemann et Davenport en 1996 a montré que les patients souffrant de TOC modérés à sévères et ne prenant pas de médicaments avaient des performances sociales et professionnelles inférieures à celles de la population générale et des patients diabétiques. Les TOC peuvent également entraîner des problèmes relationnels, une perte de vie sociale et des difficultés à maintenir des relations amoureuses.        <br />
              <br />
       <b>Normes sociales et pression de réussite </b>       <br />
       Les sociétés modernes imposent souvent des normes élevées de réussite, de perfection et de conformité. Cette pression constante pour atteindre des objectifs irréalistes et inaccessibles peut conduire à un sentiment d’incapacité et d’insatisfaction, contribuant ainsi au développement des TOC. Les individus peuvent recourir à des comportements obsessionnels-compulsifs pour tenter de répondre à ces attentes irréalistes. Selon l’OCD-UK, les attentes sociales, en particu lier celles promues par les médias et la culture populaire, peuvent exacerber les symptômes des TOC en alimentant des standards inatteignables de perfection personnelle (OCDUK).        <br />
              <br />
       Des recherches montrent que les normes sociétales influencent la perception de soi et des autres, contribuant à des croyances rigides sur l’apparence physique et la perfection. Cette influence peut conduire à l’apparition de troubles obsessionnels, tels que le trouble dysmorphique corporel, où l’individu développe une obsession malsaine pour des défauts mineurs ou imaginaires de son apparence (MentalHelp.net).        <br />
              <br />
       <b>Une société de la perfection :</b>       <br />
       influence des médias et des réseaux sociaux Les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans la propagation du perfectionnisme. Les plateformes comme Instagram, Facebook et LinkedIn sont inondées d’images de réussite personnelle et professionnelle, de corps parfaits, et de vies apparemment sans défauts. Cette exposition constante à des standards inatteignables crée une pression pour se conformer à ces idéaux. Une étude publiée par le Journal of Social and Clinical Psychology indique que l’utilisation des réseaux sociaux est corrélée à des niveaux        <br />
       accrus de perfectionnisme et d’anxiété chez les jeunes adultes. Le cas de Laura illustre parfaitement comment cet « effet de miroir social » où les individus comparent leur propre vie à celle, filtrée et souvent embellie, des autres conduit à une vision déformée de la réalité, où les utilisateurs perçoivent leurs propres accomplissements comme insuffisants par rapport à ceux des autres.        <br />
              <br />
       <b>ÉTUDE DE CAS : LAURA SUR INSTA</b>       <br />
       Laura est une utilisatrice active des réseaux sociaux. A 24 ans, elle passe en moyenne trois heures par jour sur Instagram. Elle utilise cette plateforme principalement pour rester en contact avec ses amis, suivre les actualités, et s’inspirer de personnes influentes dans son domaine professionnel. Cependant, au fil du temps, Laura a commencé à ressentir une pression croissante pour se conformer aux images et aux récits de réussite qu’elle voit en ligne.        <br />
              <br />
       <b>Contexte et symptômes </b>       <br />
       Laura a toujours été une personne consciencieuse, soucieuse de bien faire, que ce soit dans ses études ou au travail. Cependant, depuis qu’elle a intensifié son utilisation des réseaux sociaux, elle remarque un changement dans sa perception de soi et dans ses attentes personnelles. Elle se compare constamment aux autres utilisateurs qui semblent mener des vies parfaites. Les photos de corps sculptés, de vacances de rêve et de réussites professionnelles étalées sur les réseaux sociaux ont fait naître en elle un sentiment d’insatisfaction et d’inadéquation.        <br />
       Elle commence à se fixer des objectifs irréalistes, tant sur le plan personnel que professionnel. Par exemple, elle se sent obligée de suivre un régime strict et de faire du sport tous les jours pour atteindre le « corps parfait » qu’elle voit sur Instagram. Professionnellement, elle est constamment à la recherche de nouvelles compétences à acquérir pour être à la hauteur des profils qu’elle voit. Cette quête incessante de la perfection entraîne chez elle un stress et une anxiété croissants.        <br />
              <br />
       <b>Conséquences psychologiques et sociales </b>       <br />
       Les effets sur la santé mentale de Laura deviennent de plus en plus apparents. Elle commence à éprouver des sentiments d’anxiété avant de publier des photos ou des mises à jour de statut, craignant de ne pas recevoir suffisamment de « likes » ou de commentaires positifs. Cette peur du jugement et de l’échec contribue à son sentiment de ne jamais être « assez bien ». Sa vie sociale en pâtit également. Laura commence à éviter les rencontres avec ses amis, de peur d’être jugée sur son apparence ou ses accomplissements. Elle se sent déconnectée et isolée, même en présence de ses proches. Sa relation avec son partenaire souffre également, car elle se concentre davantage sur l’image qu’elle projette en ligne plutôt que sur ses interactions réelles.        <br />
              <br />
       Lorsque le thérapeute a demandé à Laura « comment aggraver ? », la jeune fille a hésité, puis elle a conclu : « Plus je regarde ces photos, plus je m’empoisonne. Et dire que la majorité des photos sont fausses ou retravaillées... » En se concentrant sur des activités qui lui apportent un vrai bonheur, comme la lecture, la promenade et le temps passé avec des amis proches, elle s’est remise dans la vie réelle et a réduit son temps en ligne. Après cinq séances, elle a reconnu commencer à se libérer de la pression du perfectionnisme.        <br />
              <br />
       <b>Manifestations du perfectionnisme : comportements et attitudes</b>       <br />
       Bien que le perfectionnisme puisse initialement sembler bénéfique dans le milieu professionnel, il peut en réalité réduire la productivité et la satisfaction au travail. Les perfectionnistes peuvent passer un temps excessif sur des détails insignifiants, retardant ainsi l’achèvement des tâches importantes. De plus, leur insatisfaction constante face à leur performance peut entraîner un épuisement professionnel et une baisse de motivation. Dans ce cas, le perfectionnisme se manifeste par des comportements et des attitudes tels que la procrastination, la peur de l’échec et une autocritique sévère. Les perfectionnistes ont tendance à éviter les situations où ils pourraient échouer ou être perçus comme imparfaits. Cette peur de l’échec peut les conduire à procrastiner, car ils préfèrent remettre à plus tard une tâche plutôt que de risquer de ne pas la réaliser parfaitement. C’est le cas d’Alexandre, un jeune homme de 28 ans travaillant dans le domaine du marketing digital, piégé par la peur de l’échec.        <br />
              <br />
       <b>ÉTUDE DE CAS : ALEXANDRE VEUT ÊTRE PARFAIT</b>       <br />
       Dès le début de sa carrière, Alexandre s’est fixé des standards extrêmement élevés, espérant se distinguer par son travail impeccable. Toutefois, ces attentes élevées se sont rapidement transformées en un piège, générant une peur paralysante de l’échec, une tendance à la procrastination, et une autocritique sévère.        <br />
              <br />
       <b>Contexte </b>       <br />
       Alexandre est employé par une agence de marketing reconnue et travaille sur des projets de grande envergure pour des clients importants. Depuis son embauche, il se sent constamment sous pression pour exceller et produire un travail sans défaut. Il passe de longues heures à analyser chaque détail, revoyant sans cesse ses propositions et ses campagnes avant de les présenter. Malgré le fait que ses supérieurs aient déjà exprimé leur satisfaction quant à la qualité de son travail, Alexandre est toujours convaincu qu’il pourrait faire mieux. Or, cette obsession de la perfection commence à influencer son comportement au travail. Alexandre a peur de soumettre son travail tant qu’il ne le considère pas parfait, ce qui le pousse à retarder la soumission de ses projets. Par conséquent, il se retrouve souvent à travailler sous une pression accrue pour respecter les délais, ce qui entraîne du stress et de l’anxiété.        <br />
              <br />
       <b>Effets psychologiques </b>       <br />
       Professionnellement, Alexandre commence à se sentir submergé par le volume de travail accumulé à cause de son besoin devenu obsessionnel et compulsif de tout vérifier. Ses collègues et supérieurs commencent à remarquer ses retards constants et, bien que la qualité de son travail soit excellente, le manque de respect des délais affecte la dynamique de l’équipe et le flux de travail de l’agence. A la maison, Alexandre se critique sévèrement pour son incapacité à gérer son temps et son travail de manière plus efficace. Il ressent un profond sentiment d’échec chaque fois qu’il réalise qu’il a encore une fois repoussé une tâche importante. Son autocritique devient un cycle vicieux : il se blâme de ne pouvoir être parfait, ce qui le pousse à vérifier encore plus et à être en incapacité de rendre son travail dans les temps impartis. Tout cela le pousse à éviter les tâches par peur de nouvelles déceptions. Cette situation a également des effets néfastes sur son bien-être émotionnel. Alexandre commence à ressentir des symptômes de stress et d’anxiété. Il a des difficultés à dormir, passe ses nuits à ressasser ses erreurs passées et à anticiper des critiques futures. Sa confiance en lui s’effrite progressivement, et il commence à douter de ses compétences et de sa valeur en tant que professionnel.        <br />
              <br />
       Le cas d’Alexandre illustre comment le perfectionnisme peut conduire à l’obsession, à l’épuisement et à une peur intense de l’échec. Son besoin de produire un travail parfait le paralyse au point de ne plus pouvoir agir, créant une spirale d’autocritique. Le perfectionnisme de ce type est souvent basé sur des croyances irrationnelles, comme l’idée que toute erreur est inacceptable ou que chaque tâche doit être réalisée sans aucun défaut. Le thérapeute a prescrit à Alexandre son symptôme : « Si tu vérifies une fois, tu dois le faire cinq fois » qui a saturé l’habitude dysfonctionnelle du jeune homme. Parallèlement, la prescription « afficher un petit défaut » lui a peu à peu permis de baisser son niveau d’exigence. En apprenant à accepter l’imperfection comme une partie naturelle du processus créatif et professionnel, il a surmonté ses tendances perfectionnistes. Il en rit aujourd’hui.        <br />
              <br />
       <b>Relations interpersonnelles </b>       <br />
       Dans les relations interpersonnelles, le perfectionnisme peut conduire à des attentes irréalistes envers les autres, entraînant des conflits et des déceptions. Les perfectionnistes peuvent également éprouver des difficultés à exprimer leurs émotions et à demander de l’aide, de peur de paraître faibles ou imparfaits. Prenons le cas de Marie, une femme de 32 ans travaillant dans le secteur de la finance, dont le perfectionnisme influence non seulement sa propre vie, mais aussi ses relations avec les autres. En appliquant ses attentes très élevées envers les personnes qui l’entourent, Marie est souvent confrontée à des conflits et des frustrations.        <br />
              <br />
       <b>ÉTUDE DE CAS : MARIE ET LA TYRANNIE DE LA PERFECTION </b>       <br />
              <br />
       Marie est en couple avec Julien depuis cinq ans. Ils ont une relation généralement stable, mais Marie a tendance à s’attendre à ce que Julien se conforme à ses standards élevés, que ce soit dans la gestion des tâches ménagères ou dans la manière dont il organise sa vie professionnelle et personnelle. Par exemple, elle insiste pour que tout soit rangé de manière impeccable dans leur maison et se montre critique lorsque Julien ne suit pas ses méthodes. Marie exprime rarement ses émotions de manière ouverte, de peur d’être perçue comme vulnérable ou imparfaite. Elle pense que demander de l’aide ou montrer ses faiblesses serait un signe de faiblesse, ce qui la conduit à refouler ses sentiments et à accumuler du ressentiment. Cela rend la communication difficile dans leur relation, car Julien ne sait souvent pas ce que Marie pense ou ressent vraiment...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-77-version-Papier_p170.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Grégoire Vitry </b></div>
     <div>
      PhD, systémicien, formateur, directeur et associé de LACT, directeur de SYPRENE. Docteur-chercheur en psychologie, diplômé de l’école de Palo Alto.        <br />
              <br />
       Travaille depuis plusieurs années avec Giorgio Nardone, Nathalie Duriez, Michael Hoyt, Teresa Garcia, Jean-Jacques Wittezaele, Wendel Ray et le MRI afin de promouvoir la recherche et la formation en approche systémique.        <br />
              <br />
       Il développe depuis 2016 SYPRENE, un réseau PRN (Vitry et al., 2021, 2022, 2023) en approche systémique permettant notamment d’améliorer sa pratique en étroite collaboration avec le monde universitaire. Il est également en charge de l’école internationale LACT et du congrès International Webinar Brief Therapy.        <br />
       Auteur, coauteur ou directeur des ouvrages : Quand le travail fait mal, Stratégies de changement : 16 prescriptions thérapeutiques, Comprendre et soigner les addictions, Sortir de l’addiction ?, La thérapie brève systémique stratégique, Le grand livre du diagnostic systémique et de l’intervention stratégique.        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Emmanuelle Gallin </b></div>
     <div>
      Thérapeute systémicienne, chargée de recherche à LACT et doctorante en sciences de gestion à l’université de Limoges. Ses recherches portent sur le rôle des croyances dans le modèle de Palo Alto.        <br />
              <br />
       Professeur de yoga spécialisée dans la régulation des troubles sensoriels, elle est l’auteure de TSA, TED, TDAH, ce yoga est pour vous, coauteure du Grand livre de diagnostic systémique et de l’intervention stratégique, auteure également d’articles de recherche. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241252-63675868.jpg?v=1753966391" alt="La société contemporaine: perfection et fabrique des TOC" title="La société contemporaine: perfection et fabrique des TOC" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapies-Breves-Approche-Centree-Solution-a-Paris_r3.html">Formation ACS Approche Centrée Solution au CHTIP</a>  <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapies-Breves-Approche-Centree-Solution_a21.html">COLLÈGE D’HYPNOSE ET THÉRAPIES INTÉGRATIVES DE</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapie-Breve-Approche-Centree-Solution-par-Sophie-TOURNOUER_a238.html">PARIS</a>, <a class="link" href="https://in-dolore.fr/formation-therapie-breve-orientee-solution-5-jours/">à l’Institut INDOLORE, à l’Institut HYPNOTIM.</a>. <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Sophie-TOURNOUER_a55.html">Elle est Membre de France EMDR IMO.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.fr/chemsex-approche-centree-solution/">Elle est formatrice entre autre sur l'Approche Centrée Solution dans le cadre du CHEMSEX.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241252-63675032.jpg?v=1753962188" alt="La société contemporaine: perfection et fabrique des TOC" title="La société contemporaine: perfection et fabrique des TOC" />
     </div>
     <div>
      N°77 : Mai / Juin / Juillet 2025       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce numéro :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-empathie-et-la-compassion-comme-un-fil-d-or-du-soin-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a399.html">Editorial : « L’empathie et la compassion comme fil d’or du soin »  Julien Betbèze</a>       <br />
       8 / En couverture : Anne Dayot De sable et d’algues Sophie Cohen        <br />
       10 / Désamorcer les traumas et se replacer dans l’existence par la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR) Marine Manouvrier et Gérald Brassine        <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/CHEMSEX-Trauma-et-EMDR-IMO_a1480.html">Chemsex, trauma et EMDR-IMO . L’échelle de mesure « croire en moi » Sophie Tournouër</a>       <br />
       28 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Cotherapie-avec-Romain-faire-emerger-les-relations-secures-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a301.html">Cothérapie avec Romain Faire émerger les relations sécures Jérémie Roos </a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/La-voie-metaphorique-en-super-inter-vision-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a132.html">La voie métaphorique en « super-inter-vision ». Comment développer la créativité. des soignants Claire Conte-Rossin et Catherine Martin</a>       <br />
              <br />
       ESPACE DOULEUR DOUCEUR        <br />
              <br />
       46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/440-pr-g%C3%A9rard-ostermann-introduction-espace-douleur-douceur">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Empathie-et-compassion-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1770.html">Empathie et compassion Deux forces pour soigner autrement Olivier de Palézieux</a>       <br />
       61 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/441-interview-de-myl%C3%A8ne-blasco-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">INTERVIEW Mylène Blasco Propos recueillis par Gérard Ostermann</a>       <br />
              <br />
       68 / DOSSIER TOC        <br />
       70 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-societe-contemporaine-perfection-et-fabrique-des-TOC_a302.html">La société contemporaine : Perfection et fabrique des TOC Grégoire Vitry et Emmanuelle Gallin</a>       <br />
       82 / <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/peurs-et-anxi%C3%A9t%C3%A9/467-la-pens%C3%A9e-magique-dans-les-toc-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">La pensée magique dans les TOC Typologie des rituels magiques Claude Michel</a>       <br />
              <br />
       QUIPROQUO        <br />
       98 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Les-obsessions-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a133.html">Les obsessions S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
              <br />
       BONJOUR ET APRÈS...        <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Andre-et-son-ventre-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1771.html">André et son ventre Pour une séance plus qu’émouvante Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       LES CHAMPS DU POSSIBLE        <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Se-cogner-au-reel-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a247.html">Se cogner au réel Adrian Chaboche</a>         <br />
              <br />
       CULTURE MONDE        <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Dans-les-sanctuaires-du-SHINTO%CC%84-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a303.html">Dans les sanctuaires du shintō Bruno Bréchemier</a>       <br />
              <br />
       LIVRES EN BOUCHE        <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Comptes-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a248.html">J. Betbèze et S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       125 ESPACE FORMATIONS         <br />
              <br />
       Illustrations: Anne DAYOT        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/90241252-63674990.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/La-societe-contemporaine-perfection-et-fabrique-des-TOC_a302.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77.</title>
   <pubDate>Thu, 31 Jul 2025 13:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dr Jérémie ROOS     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241112-63674839.jpg?v=1753963027" alt="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      Engagés dans une cothérapie, où il s’agit de mutualiser leurs compétences, le thérapeute et son patient Romain partent en chasse du « Démon Bloqueur ».        <br />
       Celui-ci fige Romain dans le contrôle et le repli sur soi, vaincre le « Démon » lui permettrait de retrouver des relations humaines saines et vivantes...        <br />
              <br />
       Une des façons de voir la thérapie est de la percevoir comme un travail qui portera sur deux axes : d’un côté la déconstruction et de l’autre la construction. Déconstruction de ce qui entretient le pouvoir de l’histoire dominatrice saturée par le problème. Construction de ce qui entretient le pouvoir de l’histoire préférée de la personne, influencée par son principe de vie. La déconstruction passe par le fait d’éloigner et de diminuer le pouvoir dissociatif des relations qui entretiennent le problème. La construction passe par le fait de faire émerger et de renforcer la dimension sécure des relations potentiellement vivantes.        <br />
              <br />
       En effet, l’ambiance relationnelle qui colore les situations dans lesquelles le sujet se trouve sera liée au maillage relationnel avec lequel il est en lien. Si, à un niveau inconscient, dans une situation, je suis connecté à des relations qui me voient comme une personne avec qui une relation de confiance est possible, je peux me percevoir comme ayant confiance en moi et prendre ma place. Si, à l’inverse, le contexte est triangulé par des relations qui me voient comme n’ayant pas de valeur, je vais me percevoir comme inférieur, indigne et je voudrais disparaître de la situation.        <br />
              <br />
       On peut dire que l’identité est un nœud de relations. C’est le « club de vie » dont parle Michael White. Nous pouvons en voir une illustration à travers l’histoire de Romain, qui a donné son accord pour partager le contenu de nos échanges de façon anonymisée. Romain a 25 ans, ça fait maintenant près de six mois que nous travaillons ensemble et nous commençons à faire une équipe de co-thérapeutes bien aguerrie.        <br />
              <br />
       <b>COTHÉRAPIE POV : LE PSY AU PREMIER RENDEZ-VOUS</b>       <br />
              <br />
       - Thérapeute : « Je prends des notes à l’ordinateur en même temps qu’on discute, c’est OK pour vous ?       <br />
       - Romain : ...       <br />
       - Th. : La prise de notes ça me permet de mémoriser ce que nous partageons et d’organiser ma pensée.       <br />
       - Romain : D’accord.       <br />
       - Th. : Il y a peut-être deux autres choses que j’aimerais préciser sur la prise de notes si je peux prendre une minute pour les évoquer ?       <br />
       - Romain : ... (détourne les yeux du mur à sa droite pour croiser mon regard un instant).       <br />
       - Th. : La première, ça va sans dire mais parfois ça va mieux en le disant. C’est de dire que toutes les notes que je prends vont dans le dossier médical sur mon ordinateur et ne sortiront pas de ce bureau. C’est le secret professionnel. Tout ce qu’on se dit reste un secret entre vous et moi. La seconde c’est de dire que si mes notes sont confidentielles pour tout le monde, elles ne le sont pas pour vous, et vous pouvez me demander de les imprimer pour vous à tout moment.        <br />
       - Romain : ... (me regarde de façon plus appuyée).       <br />
       - Th. : Oui, parce que dans ma façon de travailler, j’aime me dire que lors de nos conversations je prends des notes pour nous deux. Comme entre les rendez-vous peut-être que vous pourriez être amené à prendre des notes pour nous deux. Prendre des notes sur des choses que je pourrais peut-être vous proposer d’observer, ou qui sait, des expériences que je pourrais vous proposer de réaliser, entre les rendez-vous, comme co-thérapeute. Ça peut être OK pour vous ?        <br />
       - Romain : ... (moue sceptique).       <br />
       - Th. : Mais peut-être que vous souhaitez que je précise co-thérapeute ?       <br />
       - Romain (d’une faible voix) : Oui, co- Thérapeute je ne connais pas trop ce mot...       <br />
       - Th. : J’ai tendance à croire que si une personne n’a pas réussi à sortir d’une problématique avec ses propres compétences, il ne s’agit pas qu’elle renonce à ses compétences pour s’appuyer exclusivement sur les compétences de quelqu’un d’autre. Mais plutôt de voir comment l’on peut mutualiser des compétences qui se situent à des niveaux différents. Si on peut dire que je suis un expert de la santé mentale en général, et des liens que ça peut avoir avec les différentes parties de la vie en général ; on peut dire que vous êtes l’expert de votre santé à vous, et des liens que ça a avec les différentes parties de votre vie à vous. On peut dire que vous êtes l’expert de votre propre vie. On voit donc qu’il peut y avoir un bénéfice à mettre en commun ces compétences plus spécifiques et plus générales pour augmenter la probabilité de sortir de la problématique. Vous êtes d’accord avec ça ?        <br />
       - Romain (se redresse) : Bien sûr. »        <br />
              <br />
       Au début ça n’a pas été facile. Romain avait déjà rencontré de nombreux psys malgré son jeune âge et il savait qu’il n’avait presque aucun espoir à attendre de ce côté-là. « Ça fait des années que je fais des thérapies et que j’ai des traitements qui ne fonctionnent pas. » Romain était très fermé, et ses réponses à mes questions étaient toujours allusives, floues, voire absentes. On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment, nous a appris le cardinal de Retz. Il a fallu plusieurs semaines pour identifier le « Démon Bloqueur », nom que notre travail d’enquête commun a permis d’attribuer au problème qui avait pris le pouvoir sur une grande partie de l’expérience de vie de Romain.        <br />
              <br />
       Le Démon Bloqueur dit : « Mets une carapace de protection ! » Quand il exerce ses effets il fait avoir peur du jugement, il pousse Romain à être dans le contrôle pour s’adapter aux autres et il empêche d’être soi-même. « On me pose des questions et j’essaie de répondre à côté parce que je n’ai pas envie de me livrer », « je suis bloqué, je fais tout pour disparaître »... Mais c’est typiquement un de ces pièges à double-fond dont les problèmes sont friands. Les problèmes poussent à mettre en œuvre une tentative de solution face au piège qu’ils ont tendu, qui va sembler de bon sens mais est en fait contre-productive et va aggraver la situation. « En fait, quand il me fait faire ça je vois que ça renvoie l’image de quelqu’un de pas bien, d’introverti, qui ne veut pas s’ouvrir aux autres. Quelqu’un de pas normal. Du coup, le Démon Bloqueur arrive à leur faire croire que je suis nul. Je le vois dans le regard de ma mère et de mon père à table. Et ça les pousse à me parler avec jugement, méchanceté, dénigrement. »        <br />
              <br />
       Le pire : le Démon Bloqueur empêche la « création d’amitié saine », qui est ce qui guide Romain dans la vie et lui donne du sens. Nous avons pu faire émerger ensemble, à travers de nombreuses anecdotes, que pour lui, quand la « création d’amitié saine » est là, les relations humaines sont vivantes. Il y a des intentions partagées d’écoute, de compréhension et de bienveillance, et « ça permet à chacun de se confier, de se livrer, de tomber les masques ». Ce qui « permet de se rendre compte qu’on est pareil, de se sentir compris, et pas jugé. Et ça fait un cercle vertueux ».        <br />
              <br />
       Hélas, comme en prônant l’évitement de tous contacts humains, et en questionnant la possibilité de la confiance dans la relation humaine, le Démon Bloqueur empêchait de vivre ce qui donne du sens à la vie pour Romain, une seule issue semblait possible : le suicide. En effet, si dans le monde il ne peut y avoir que du jugement, comment quitter son appartement sans être envahi par une peur panique, à l’idée de se jeter dans la fosse aux lions ? Mais sous la couette, au bout d’un moment il n’y a qu’un froid sidéral et un vide sans fond. C’est l’impasse, et la mort semble être la solution pour ne plus souffrir. « Son projet c’est de me faire abandonner. Il veut m’empêcher d’être moi-même et de vivre une vie normale. Alors que quand je résiste, je deviens moi, une autre personne que celle qu’il veut que je sois. »        <br />
       Mais aujourd’hui nous n’en sommes plus là, et Romain a le plaisir de m’annoncer...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-77-version-Papier_p170.html">Pour lire la suite ou vous abonner...</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DR JÉRÉMIE ROOS</b></div>
     <div>
      Médecin psychiatre, psychothérapeute et formateur en psychothérapies. Formé à l’hypnose, thérapies brèves, TLMR et thérapie narrative. Exerce en libéral à Aix-en-Provence.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241112-63675830.jpg?v=1753966334" alt="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapies-Breves-Approche-Centree-Solution-a-Paris_r3.html">Formation ACS Approche Centrée Solution au CHTIP</a>  <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapies-Breves-Approche-Centree-Solution_a21.html">COLLÈGE D’HYPNOSE ET THÉRAPIES INTÉGRATIVES DE</a> <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formation-en-Therapie-Breve-Approche-Centree-Solution-par-Sophie-TOURNOUER_a238.html">PARIS</a>, <a class="link" href="https://in-dolore.fr/formation-therapie-breve-orientee-solution-5-jours/">à l’Institut INDOLORE, à l’Institut HYPNOTIM.</a>. <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Sophie-TOURNOUER_a55.html">Elle est Membre de France EMDR IMO.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.fr/chemsex-approche-centree-solution/">Elle est formatrice entre autre sur l'Approche Centrée Solution dans le cadre du CHEMSEX.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sommaire du numéro 77 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/90241112-63674867.jpg?v=1753961250" alt="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." title="Cothérapie avec Romain: faire émerger les relations sécures. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 77." />
     </div>
     <div>
      N°77 : Mai / Juin / Juillet 2025       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce numéro :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-empathie-et-la-compassion-comme-un-fil-d-or-du-soin-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a399.html">Editorial : « L’empathie et la compassion comme fil d’or du soin »  Julien Betbèze</a>       <br />
       8 / En couverture : Anne Dayot De sable et d’algues Sophie Cohen        <br />
       10 / Désamorcer les traumas et se replacer dans l’existence par la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR) Marine Manouvrier et Gérald Brassine        <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/CHEMSEX-Trauma-et-EMDR-IMO_a1480.html">Chemsex, trauma et EMDR-IMO . L’échelle de mesure « croire en moi » Sophie Tournouër</a>       <br />
       28 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Cotherapie-avec-Romain-faire-emerger-les-relations-secures-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a301.html">Cothérapie avec Romain Faire émerger les relations sécures Jérémie Roos </a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/La-voie-metaphorique-en-super-inter-vision-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a132.html">La voie métaphorique en « super-inter-vision ». Comment développer la créativité. des soignants Claire Conte-Rossin et Catherine Martin</a>       <br />
              <br />
       ESPACE DOULEUR DOUCEUR        <br />
              <br />
       46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/440-pr-g%C3%A9rard-ostermann-introduction-espace-douleur-douceur">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Empathie-et-compassion-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1770.html">Empathie et compassion Deux forces pour soigner autrement Olivier de Palézieux</a>       <br />
       61 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/441-interview-de-myl%C3%A8ne-blasco-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">INTERVIEW Mylène Blasco Propos recueillis par Gérard Ostermann</a>       <br />
              <br />
       68 / DOSSIER TOC        <br />
       70 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-societe-contemporaine-perfection-et-fabrique-des-TOC_a302.html">La société contemporaine : Perfection et fabrique des TOC Grégoire Vitry et Emmanuelle Gallin</a>       <br />
       82 / <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/peurs-et-anxi%C3%A9t%C3%A9/467-la-pens%C3%A9e-magique-dans-les-toc-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-77">La pensée magique dans les TOC Typologie des rituels magiques Claude Michel</a>       <br />
              <br />
       QUIPROQUO        <br />
       98 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Les-obsessions-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a133.html">Les obsessions S. Colombo, Muhuc</a>       <br />
              <br />
       BONJOUR ET APRÈS...        <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Andre-et-son-ventre-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a1771.html">André et son ventre Pour une séance plus qu’émouvante Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       LES CHAMPS DU POSSIBLE        <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Se-cogner-au-reel-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-n-77_a247.html">Se cogner au réel Adrian Chaboche</a>         <br />
              <br />
       CULTURE MONDE        <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Dans-les-sanctuaires-du-SHINTO%CC%84-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a303.html">Dans les sanctuaires du shintō Bruno Bréchemier</a>       <br />
              <br />
       LIVRES EN BOUCHE        <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Comptes-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a248.html">J. Betbèze et S. Cohen</a>       <br />
              <br />
       125 ESPACE FORMATIONS         <br />
              <br />
       Illustrations: Anne DAYOT        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/90241112-63674839.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Cotherapie-avec-Romain-faire-emerger-les-relations-secures-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-77_a301.html</link>
  </item>

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   <title>EMDR - IMO et Protocole GPC: à quoi ça sert ?</title>
   <pubDate>Sat, 07 Jun 2025 18:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurence ADJADJ</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pourquoi une Psychothérapie ?]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/88686829-62782110.jpg?v=1747776571" alt="EMDR - IMO et Protocole GPC: à quoi ça sert ?" title="EMDR - IMO et Protocole GPC: à quoi ça sert ?" />
     </div>
     <div>
      L’objectif de la Thérapie EMDR - IMO est d’arriver à dissocier un souvenir de sa charge émotionnelle, de ranger les émotions liées à l’évènement traumatique dans la case des mauvais souvenirs. Ce sont les émotions qui vont déterminer et qui vont interférer le fonctionnement du cerveau.        <br />
              <br />
       Le travail en EMDR - IMO avec les stimulations bilatérales alternées (SBA), va être de digérer l’évènement traumatique de sa charge émotionnelle.       <br />
              <br />
       En état de stress post-traumatique, l'émotion n'est plus régulée correctement au niveau de l’amygdale. Elle est stockée dans le cerveau avec le traumatisme.        <br />
              <br />
       L'amygdale, responsable du traitement et de la gestion de la peur, est hyperactive, et gorgée.        <br />
       Elle envoie sans arrêt un message de danger. A l'inverse, le cortex pré-frontal, n'est pas assez actif et n'arrive plus à calmer l’amygdale qui reste en hyper vigilance.        <br />
              <br />
       Avec la thérapie EMDR - IMO, il va se produire une amélioration du fonctionnement des structures qui sont impliquées dans le traitement émotionnel, et notamment l'hippocampe, qui est impliquée dans la mémoire, et l’amygdale qui est impliquée dans la réponse émotionnelle.       <br />
              <br />
       Et ces structures pré-frontales, qui vont réguler les émotions, vont alors mieux fonctionner.        <br />
       Et tout le circuit émotionnel retrouve alors un fonctionnement adéquat lors de l'extinction de la peur.        <br />
              <br />
       Ce sont les SBA (stimulations bilatérales alternées), le GPC (Gross Pain Control) qui permettent d'éteindre plus rapidement la peur et de restocker les souvenirs traumatisants, sans l'émotion qui était jusque-là, associée.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>GPC</b></div>
     <div>
      *. Le <b>Gross Pain Control (GPC)</b>, ou plus précisément <b>Protocole GPC</b>, est un protocole thérapeutique intégratif développé par Laurent Gross.       <br />
              <br />
       Le GPC est un protocole clinique visant à :       <br />
              <br />
       - Soigner les traumatismes psychiques (traumas simples et complexes).       <br />
       - Traiter les douleurs chroniques (fibromyalgie, douleurs pelviennes, endométriose, etc.).       <br />
       - Réduire les symptômes liés au stress post-traumatique, aux phobies ou aux troubles anxieux.       <br />
       - Offrir un accompagnement aux patients douloureux sans dépendance médicamenteuse.       <br />
              <br />
       Ce protocole s’appuie sur :       <br />
              <br />
       🧠 EMDR Intégrative: Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires       <br />
              <br />
       🧠 IMO : Intégration par les Mouvements Oculaires       <br />
              <br />
       🌀 Hypnose ericksonienne       <br />
              <br />
       ⚡ Thérapies brèves       <br />
              <br />
       🧠 DAP Désensibilisation par les Approches Paradoxales       <br />
              <br />
       Il vise à désensibiliser les souvenirs douloureux ou les perturbations cognitives associées à la douleur physique ou émotionnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous êtes à la recherche d’une Formation Certifiante et Officielle en EMDR IMO ® ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/88686829-62782471.jpg?v=1747776041" alt="EMDR - IMO et Protocole GPC: à quoi ça sert ?" title="EMDR - IMO et Protocole GPC: à quoi ça sert ?" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Instituts-Affilies_r1.html">Formation Validante et Certifiante par France EMDR-IMO ®</a>       <br />
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       Cette formation vous permettra d’intégrer cet outil avec les outils thérapeutiques que vous utilisez déjà en pratique clinique.       <br />
              <br />
       Alors, rendez-vous à Paris, Marseille, Annecy, et bientôt Bordeaux, Nancy, Strasbourg, Lausanne et Genève, avec des instituts membres de la CFHTB, pour une formation réellement <b>INTEGRATIVE</b>.       <br />
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              <br />
       <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Agenda des prochaines formations</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Therapeutes-EMDR-IMO-Paris-75011_r64.html">Annuaire de thérapeutes sur EMDR.FR</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/88686829-62782110.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/EMDR-IMO-et-Protocole-GPC-a-quoi-ca-sert_a298.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-89117171</guid>
   <title>Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</title>
   <pubDate>Sat, 07 Jun 2025 17:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   LA PEAU, MÉTAPHORE DE LA RELATION. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89117171-63070616.jpg?v=1749310225" alt="Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psychosomatique et dermatologie. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      « Frontière entre soi et l’autre » pour certains, « saturée d’inconscient » pour d’autres, la peau, le « Moi-peau », peut aussi devenir peau intuitive et apaisée. Entre rougeurs, brûlures et zona, variations sur la peau métaphore avec une dermatologue qui accompagne ses patients dans une bulle hypnotique partagée...       <br />
              <br />
        La notion du sensible de cet organe peau, le sensible chez l’humain, me questionne depuis le début de mes études de dermatologue. Cette perception qui permet de s’accorder dans la relation et mobiliser les ressources vivantes des personnes est une façon d’aborder plus globalement le patient. En tant que thérapeute, je vis l’utilisation de l’hypnose, de l’HTSMA/TLMR (hypnose, thérapies stratégiques et mouvements alternatifs/Thérapie du lien et des mondes relationnels), de la thérapie narrative (TN), comme une autorisation. C’est une invitation à déployer la dimension naturelle de l’éprouvé, pour un partage, plus authentique, avec les patients. Aider à recréer le lien humain porteur de vie, dans toute sa singularité et sa diversité, m’inclure dans le processus vivant qui touche, transforme et fait croître. La peau est un organe de toucher, au propre comme au figuré, ce qui faisait dire à Paul Valéry : « ce qu’il y a de plus profond chez l’homme, c’est sa peau ». Histoire de toucher physique, de toucher psychique, chez Didier Anzieu dans son Moi-peau (1). La peau est un énigmatique support d’inscription, mais aussi une surface pour cacher, protéger, éprouver la relation, le lien à l’autre, à soi, au monde. Elle métaphorise la question de la relation et de l’autonomie relationnelle. Une partie de l’inconscient est corporelle, dit Milton Erickson. « La conscience corporelle est orientée vers l’ajustement relationnel et l’homéostasie » (2). Par la peau, nous éprouvons le contact avec nous-mêmes, les autres, ou parfois leur absence. Le corps éprouve des sensations, il perçoit des émotions. Ce peut être une information intuitive profonde au travers du vécu d’un dysfonctionnement corporel. Cette capacité relationnelle, médiée par l’imaginaire, est altérée lors des processus psychosomatiques.       <br />
              <br />
       La notion de traumatisme complexe prend en compte la somatisation comme une tentative de solution face à des situations de stress ou peurs récurrentes. La peau métaphorise. Et la métaphore est un bon médiateur pour convoquer alors l’imaginaire chez les patients. Dans le concret de la séance, en mobilisant le sensible et l’affect, la métaphore partagée crée des ponts entre le corps et l’esprit pour embarquer des mouvements de vie. Elle recrée des relations vivantes, dans un espace-temps où le problème n’est pas présent. Dans les séances, la première étape est d’accorder un soin particulier à installer une relation thérapeutique. Il s’agit de faire émerger une relation entre le patient et le thérapeute suffisamment sécure pour en faire un socle de confiance. C’est un lien qui est d’ailleurs questionné très régulièrement lors des entretiens (3)...        <br />
              <br />
       La deuxième étape a pour but de défusionner le patient de son problème. Il s’agira de faire émerger le contexte du problème, afin d’éviter de travailler sur l’identité de la personne, en allant voir ce qui vient se mettre en lien avec la problématique, et le patient ; observer alors la forme que cela prend. En TLMR, cela se travaille sur une scène imaginaire. En TN, le patient n’ayant pas accès au départ aux intentions positives, différentes portes d’entrée vont être possibles (4). La TN ou la TLMR tiennent compte du rythme du patient, et des processus de vie qui émergent au fur et à mesure des interactions. Dans le premier entretien, je me sers parfois de petits exercices hypnotiques pour faire éprouver au patient une expérience de calme (ou de « plus calme »), malgré son problème, même par une petite partie du corps, de façon à commencer à créer des expériences alternes qui vont tester l’accordage patientthérapeute, et peut-être aussi faire apparaître un objectif pour la séance.        <br />
              <br />
       CAS CLINIQUE 1 : LAETICIA ET ÉRYTHRO-COUPEROSE        <br />
              <br />
       Entre rougeurs et transparence, comment être en relation avec l’autre ? Laeticia, 42 ans, une très jolie femme, vient pour des rougeurs chroniques du visage (érythro-couperose) qui la gênent. Elle précise : « J’ai l’impression que ces rougeurs viennent révéler aux autres la gêne que j’éprouve dans les moments émotionnels. » Les questions des effets secondaires des traitements sont mises au devant de l’échange. La patiente se montre méfiante. Je propose un traitement par laser vasculaire pour effacer les traces rouges. Deux séances viennent à bout du problème. Je témoigne à Laeticia du fait qu’elle ait une peau plus belle au bout d’une séance. Ça la touche beaucoup.        <br />
              <br />
       Et à deux mois après la deuxième séance :        <br />
       - Thérapeute : « Votre peau a retrouvé sa transparence, votre teint est beau, qu’en pensez-vous ? Je la sens insatisfaite, en désarroi...        <br />
       - Laeticia : Je pensais que la gêne allait disparaître avec le traitement... Mais il n’en est rien... Ça a réactivé quelque chose que je connais déjà : je ne me sens pas vue... je me sens transparente... encore plus mal qu’avant... » (« Effacer les rougeurs, une tentative de solution », me dis-je...) Nous convenons de nous revoir cette fois-ci en entretien. Le questionnement du « je me sens transparente » se met en lien avec « difficulté de se mettre en relation ».       <br />
              <br />
              <br />
       - Laeticia : « Je n’aimais pas mes rougeurs, pourtant les rougeurs montraient que j’existais, quelque part. D’ailleurs, depuis que je n’ai plus de rougeurs, j’ai de plus en plus de douleurs diffuses. » (Il s’agit de douleurs connues, sur un corps surentraîné de marathonienne.) Insatisfaction du résultat cutané, et déplacement du symptôme... Je réalise à quel point un problème esthétique peut être en lien avec une vulnérabilité sous-jacente, un traumatisme. La peau, comme les autres organes, transcrit à sa façon toutes les informations qui nous traversent. La poétique des organes emprunte les voies, quelque part, entre intéroception, extéroception, proprioception, inflammation, nociception... Laeticia passe de « j’ai des rougeurs » (un symptôme qui porte la relation : j’existe, je me sens en lien mais par l’intermédiaire de la gêne liée à mes rougeurs) à la situation « je n’en ai plus, et c’est le vide relationnel qui s’installe ».        <br />
              <br />
       - Laeticia : « C’est ancien ce sentiment d’être transparente. Pourtant, j’aimerais prendre mon envol, être plus autonome et indépendante, reprendre les manettes, reconduire, par exemple, mais je suis seule, je ne me sens pas soutenue. J’ai des douleurs et je me sens seule, car mes proches ne partagent pas mes souffrances. J’ai peur de m’enfermer dans cette situation... » Elle a peut-être encore plus peur d’en sortir... prise entre son désir d’acquisition de la liberté dans la relation, et la prison d’un monde abandonnique. Elle éprouve sa vitalité en se dépassant par le sport à outrance. Elle me fait remarquer qu’elle a la sensation de ne même pas écouter le corps dans la souffrance du sport. Elle s’en coupe, de cette souffrance, en y exerçant son contrôle. La peau apaisée, ça lui parle de quoi ? Non pas de la tranquillité à laquelle elle croyait accéder, mais de son monde abandonnique. Elle ne peut donc pas se réjouir d’un compliment ; elle ne peut pas l’entendre, le recevoir dans l’histoire dominante dysfonctionnelle qui vit encore au travers d’elle. Ses parents ont divorcé quand elle avait 6 ans. Elle dit avoir été « la béquille » de sa mère, prise dans une relation fusionnelle compliquée. Nous ferons un pas supplémentaire vers l’éprouvé de « je me sens transparente » lorsque Laeticia revoit une scène, un soir bien particulier où elle attendait sa mère...        <br />
              <br />
       Elle avait mis la table comme tous les soirs et avait préparé un bon repas surprise. La maman, en rentrant, décline le cadeau du repas à partager, car elle dit avoir un rendez-vous à l’extérieur avec un homme. « Mon rayon de soleil », comme elle nommait sa mère à ce moment, la quitte. « Tu vas passer la soirée chez la voisine », lui dit sa mère. A cette évocation, une douleur envahit la poitrine de Laeticia. Je lui demande si elle a besoin de mon aide dans le cadre de cette séance, là où elle en est. Elle acquiesce. Nous prenons tout le temps dont elle a besoin pour qu’elle se connecte à cette douleur et la tristesse en lien, pendant que je l’accompagne avec des mouvements alternatifs oculaires. Laeticia se met à mieux sentir la présence dans ses pieds, puis ses jambes. La respiration se libère, circule dans le corps. Peu à peu, lorsque l’intensité de l’émotion diminue et qu’elle devient mobilisable, je lui propose de choisir l’une de ses mains et d’y « déposer la tristesse ». Ensuite, de déposer le dos de sa main sur la paume de la mienne, tout en portant son attention à l’espace entre nos deux mains, et à la sensation ressentie en retour. (Cette modélisation de TLMR travaille le lien à l’autre, en accompagnant le déroulement des ressentis.)       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-19-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Soigner-les-troubles-psychosomatiques_p169.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr VÉRONIQUE BONNET</b></div>
     <div>
      Médecin dermatologue, hypnothérapeute, installée en libéral à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines). Formée à l’hypnose à la Pitié-Salpêtrière, et en HTSMA à l’Institut Miméthys. Membre de l’Association française de dermatologie psychosomatique       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <div>
      SOMMAIRE       <br />
              <br />
        06 / Éditorial Troubles Psychosomatiques S’engager dans une médecine plus holistique bio-psycho-sociale J. Betbèze         <br />
       10 / Avant-propos Une exploration de territoires où corps et esprit se rejoignent E. Bardot et S. Roy         <br />
       12 / En couverture Anne Donzé et Vincent Chagnon S. Cohen         <br />
       14 / Le pouvoir de l’eczéma Décontaminer le parent des effets du symptôme V. Bardot         <br />
       28 / Psoriasis géant De la pensée opératoire à la pensée symbolique par la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR) S. Roy         <br />
       40 / Psychosomatique et dermatologie : La peau, métaphore de la relation V. Bonnet        <br />
       52 / Maux de tête et désir de perfection Sensations, externalisation et TLMR É. Bardot         <br />
       71 / La controverse de médecine psychosomatique Entre corps et esprit, une fracture médicale et philosophique G. Ostermann         <br />
       78 / Grand Entretien Jean Benjamin Stora et la psychosomatique intégrative G. Ostermann         <br />
       94 / La psychosomatique, un phénomène hypnotique protecteur Sensations, émotions et PTR G. Brassine         <br />
       106 / Honte et brûlures du cou Le symptôme somatique persistant M. Faucoup         <br />
       120 / Ostéopathie et psychosomatique Enjeux et apports de la « double casquette ». Algoneurodystrophie et de douleurs abdominales P. Pétillot         <br />
       134 / Quand la douleur devient l’identité Se relier à sa mobilité relationnelle M.-A. Jolly         <br />
       146 / Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif Signaux idéomoteurs et psychosomatiques S. Radoykov         <br />
       152 / Asthme et créativité Les suggestions posthypnotiques de Proust P. Kivits         <br />
       164 / L’hypnose thérapeutique, de quoi parle-t-on ? Un échange croisé, autour de l’hypnose thérapeutique É. Bardot, J. Betbèze et S. Roy 152 / Poême Ce corps K. Ficini       <br />
        
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     <br style="clear:both;"/>
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.psychotherapie.fr/photo/art/imagette/89117171-63070616.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.psychotherapie.fr/Psychosomatique-et-dermatologie-HS-19-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a300.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.psychotherapie.fr,2026:rss-89116672</guid>
   <title>Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</title>
   <pubDate>Sat, 07 Jun 2025 17:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent Gross</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Psy du Moi(s)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   DE LA PENSÉE OPÉRATOIRE À LA PENSÉE SYMBOLIQUE PAR LA THÉRAPIE DU LIEN ET DES MONDES RELATIONNELS (TLMR). Avec la pensée opératoire, les affects et les émotions n’ont pas leur place, et le corps peut devenir un terrain propice aux manifestations somatiques. Face à ce fonctionnement mental pauvre en imaginaire, la TLMR permet de raccorder le patient au « monde relationnel », comme le montre le cas de Martine souffrant d’un psoriasis à plaques géant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89116672-63070467.jpg?v=1749308766" alt="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      La notion de pensée opératoire est une construction conceptuelle introduite par les psychosomaticiens, notamment dans le cadre de l’Ecole de Paris de psychosomatique, pour expliquer les particularités cognitives et affectives des patients présentant des troubles psychosomatiques. La pensée opératoire se réfère à une manière de penser caractérisée par une pauvreté symbolique et une prédominance de l’action ou de la réalité concrète sur l’élaboration psychique. En effet, elle désigne un fonctionnement mental marqué par une pauvreté de l’imaginaire et du symbolique, une tendance à l’éviction des affects, au profit d’une description factuelle et pragmatique des événements et par une prédominance du concret sur l’abstrait, où les situations sont analysées en termes de faits et non à partir de leur résonance émotionnelle ou symbolique. En clinique psychosomatique, cette forme de pensée est souvent associée à une incapacité à verbaliser les émotions, qui peut aller jusqu’à l’alexithymie, et à un fonctionnement psychique tourné principalement vers l’action. La pensée opératoire s’installe souvent dans un contexte psychique et relationnel spécifique caractérisé par une :       <br />
        • défaillance de la mentalisation (environnement familial dysfonctionnel avec des difficultés à nommer et à contenir les affects de l’enfant, entravant le développement de la capacité à penser et symboliser) ;        <br />
       • prédominance des réponses somatiques : dans l’enfance, lorsque les émotions ne peuvent pas être intégrées psychiquement, elles s’expriment souvent par le corps. Cela devient un mode d’expression privilégié.        <br />
       D’une manière globale, la pensée opératoire peut également être une manière de faire face aux traumatismes psychiques. En effet, en évitant la réflexion sur des émotions douloureuses, le patient se réfugie dans une pensée utilitaire et sans affect. Dans le cas des troubles psychosomatiques, le patient éprouve des difficultés à identifier, différencier ou exprimer ses émotions. Ceci est un aspect central de la pensée opératoire. Le patient va souvent décrire ses symptômes ou les événements de manière détachée, sans leur associer une dimension émotionnelle. Le langage privilégié sera celui du descriptif et du factuel, sans recours au langage métaphorique ou à une élaboration symbolique. Les conflits psychiques qui ne trouvent pas de voie d’expression par la pensée ou le langage vont se décharger par le corps. Cela explique la survenue de manifestations somatiques dans des contextes émotionnels complexes ou stressants. Lorsque la pensée opératoire domine, les émotions non exprimées ou non reconnues se manifestent directement par des symptômes physiques. Ce fonctionnement mental limite les capacités du sujet à transformer ses expériences internes en récits signifiants, ce qui aggrave la vulnérabilité au stress. Enfin, le déficit dans l’expression émotionnelle peut entraîner des incompréhensions ou des malentendus dans les relations interpersonnelles. La Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR), qui a déjà fait l’objet de nombreux articles précédemment dans la Revue, est une approche thérapeutique innovante qui se distingue par plusieurs aspects originaux, à la croisée des dimensions relationnelles, émotionnelles et systémiques. Elle est une thérapeutique de choix dans le traitement des troubles psychosomatiques en se centrant sur ce qui fait lien ; aussi bien sur le plan intrapsychique qu’interpersonnel. Plutôt que de se focaliser uniquement sur l’individu ou sur ses symptômes, elle met en lumière la qualité des liens que la personne établit avec les autres, avec elle-même, avec le monde auquel elle appartient. Le lien devient le point de départ et le fil conducteur de l’exploration thérapeutique.       <br />
        Nous partons du postulat que chaque individu évolue au sein de différents contextes relationnels qui représentent les espaces où se construisent et s’expriment nos relations (couple, famille, monde professionnel, relations amicales, etc.). L’ensemble de ces contextes et leurs interactions entre eux viennent structurer et enrichir ce que l’on appelle un « monde relationnel ». L’intérêt majeur de cette approche réside dans l’exploration de ce monde relationnel afin de mieux comprendre ses règles implicites et ses dynamiques spécifiques et comment l’individu interagit au sein et avec ce monde.       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.psychotherapie.fr/photo/art/default/89116672-63070504.jpg?v=1749308817" alt="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Psoriasis géant. HS 19 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      <b>Vignette clinique        <br />
       </b>Afin d’illustrer au mieux les propos ci-dessus, je vous propose de suivre une première séance que j’ai eu l’occasion de réaliser avec une patiente souffrant de psoriasis...        <br />
              <br />
       Martine a 57 ans. Elle est séparée et à deux enfants. Depuis de nombreuses années, elle est suivie par un dermatologue pour un psoriasis à plaques géant au bras droit. Celui-ci démarre du poignet et s’étend jusqu’en haut de l’épaule et occupe la surface interne et externe du bras. Elle a déjà bénéficié ultérieurement de séances de psychothérapie principalement basées sur la parole. Elle dira que d’une certaine manière cela lui allait bien puisqu’elle n’avait pas besoin de trop ressentir les choses. Pour rappel, le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau, non contagieuse, qui se manifeste par des plaques rouges recouvertes de squames blanches ou argentées. Ces plaques peuvent apparaître sur différentes parties du corps, notamment le cuir chevelu, les coudes, les genoux, le bas du dos, ou encore les ongles. Il se manifeste par une accumulation de cellules mortes à la surface de la peau, formant les squames. Malgré de nombreux traitements principalement à base de crèmes ou pommades et quelques périodes de rémission, Martine ne voit pas de franche amélioration. Elle se sent très gênée, voire honteuse, surtout en période estivale lorsqu’elle doit se dévêtir. Voici donc le script de la séance (MO pour mouvements oculaires)...        <br />
       - Thérapeute : « Bonjour Martine !        <br />
       - Martine : Bonjour !        <br />
       - Th. : Est-ce acceptable pour vous de m’expliquer en quelques mots ce qui vous amène aujourd’hui ?        <br />
       - Martine : Oui, bien sûr. C’est mon dermatologue qui m’a conseillée de venir vous voir.        <br />
       - Th. : Oui...        <br />
       - Martine : Voilà, je souffre d’un psoriasis au bras droit (elle tire la manche de son pull vers le bas en même temps qu’elle parle). Cela fait longtemps que j’ai ça.        <br />
       - Th. : Quand vous dites longtemps, c’est combien longtemps ?        <br />
       - Martine : J’ai 57 ans… je dirais depuis une bonne trentaine d’années au moins. Au début ça allait, mais cela n’a fait que grandir au fur et à mesure.        <br />
       - Th. : D’accord. Nous pouvons revenir un instant sur les raisons qui ont poussé votre dermatologue à vous adresser vers moi ?        <br />
       - Martine : Oui.        <br />
       - Th. : Imaginons que votre dermatologue soit présent avec nous ici, maintenant, qu’est-ce qu’il nous dirait de votre venue ?        <br />
       - Martine : Je crois qu’il dirait qu’il ne sait plus quoi faire avec moi et c’est pour cela qu’il m’envoie vers vous.        <br />
       - Th. : Oui, j’entends, mais il sait que je ne suis pas médecin mais psychologue ?        <br />
       - Martine : Oui, oui... Je crois qu’il pense que mon problème est psychologique.        <br />
       - Th. : Et qu’est-ce qui l’amène à penser ça ?        <br />
       - Martine : Je sais pas...        <br />
       - Th. : Et vous, qu’en pensez-vous ?        <br />
       - Martine : Je suis sceptique... Je ne vois pas en quoi un problème de peau pourrait être psychologique... J’ai déjà fait quelques séances avec un psy mais ça n’a rien donné...        <br />
       - Th. : Si j’ai bien compris, c’est ce que pense votre dermatologue qu’il y aurait un lien entre ce problème et le psychologique ?        <br />
       - Martine : Apparemment oui !       <br />
              <br />
       - Th. : Et vous avez confiance dans son jugement ?        <br />
       - Martine : Même si je reste sceptique, j’ai confiance dans son avis. Il m’a toujours beaucoup soutenue, même dans les moments de dépression.        <br />
       - Th. : De dépression ?        <br />
       - Martine : Bah oui ! Des fois j’en ai tellement marre de ce truc que ça me rend triste.        <br />
       - Th. : Et c’est le cas à cet instant ? La tristesse est présente ?        <br />
       - Martine : Oui... (elle retient ses larmes).        <br />
       - Th. : Dans ce qui est en train de se passer là, maintenant, Martine, avez-vous besoin d’aide ou bien vous gérez la situation ?        <br />
       - Martine : Non, non, ça va, je gère. -Th. : Très bien, OK. Martine, puisque vous faites confiance à votre médecin et en son jugement, comment allons-nous pouvoir nous appuyer dessus afin que cet échange vous soit le plus utile ?        <br />
       - Martine : S’il m’a dit de venir vous voir, c’est qu’il sait ce qu’il fait. Donc je suis prête à essayer.        <br />
       - Th. : Quand vous dites “essayer”, vous voulez dire quoi ?        <br />
       - Martine : Bah, que peut-être il y a un lien entre mon “pso” et ce qu’il y a dans ma tête.        <br />
       - Th. : Et quel lien faites-vous s’il y a un lien ?        <br />
       - Martine : Je sais pas... C’est pas clair (des larmes montent à nouveau).        <br />
       - Th. : Martine, est-ce que vous acceptez que je puisse vous proposer quelque chose pour nous aider à continuer ?        <br />
       - Martine : Oui.        <br />
       - Th. : Martine, est-ce acceptable pour vous que votre main droite vienne se déposer paume vers le haut dans ma main gauche ?        <br />
       - Martine : Oui (sa main se dépose timidement).        <br />
       - Th. : Est-ce acceptable si nous partageons, vous et moi, ce que cela a comme effets lorsque nos deux mains sont en contact ?        <br />
       - Martine : Oui... C’est un peu étrange. C’est un peu comme si ma main voulait se poser complètement mais que ma tête disait “non, faut pas”.        <br />
       - Th. : Vous m’autorisez à partager ce qui est présent chez moi ?       <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Stéphane ROY</b></div>
     <div>
      Psychologue, psychothérapeute, docteur en psychologie. Il est aujourd’hui installé en cabinet libéral. Il est formateur et codirige l’Institut Mimethys.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez ce Hors-série de la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°19 version Papier</b></div>
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     </div>
     <div>
      SOMMAIRE       <br />
              <br />
        06 / Éditorial Troubles Psychosomatiques S’engager dans une médecine plus holistique bio-psycho-sociale J. Betbèze         <br />
       10 / Avant-propos Une exploration de territoires où corps et esprit se rejoignent E. Bardot et S. Roy         <br />
       12 / En couverture Anne Donzé et Vincent Chagnon S. Cohen         <br />
       14 / Le pouvoir de l’eczéma Décontaminer le parent des effets du symptôme V. Bardot         <br />
       28 / Psoriasis géant De la pensée opératoire à la pensée symbolique par la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR) S. Roy  40 / Psychosomatique et dermatologie : La peau, métaphore de la relation V. Bonnet         <br />
       52 / Maux de tête et désir de perfection Sensations, externalisation et TLMR É. Bardot         <br />
       71 / La controverse de médecine psychosomatique Entre corps et esprit, une fracture médicale et philosophique G. Ostermann         <br />
       78 / Grand Entretien Jean Benjamin Stora et la psychosomatique intégrative G. Ostermann         <br />
       94 / La psychosomatique, un phénomène hypnotique protecteur Sensations, émotions et PTR G. Brassine         <br />
       106 / Honte et brûlures du cou Le symptôme somatique persistant M. Faucoup         <br />
       120 / Ostéopathie et psychosomatique Enjeux et apports de la « double casquette ». Algoneurodystrophie et de douleurs abdominales P. Pétillot         <br />
       134 / Quand la douleur devient l’identité Se relier à sa mobilité relationnelle M.-A. Jolly         <br />
       146 / Trouble fonctionnel intestinal et syndrome anxiodépressif Signaux idéomoteurs et psychosomatiques S. Radoykov         <br />
       152 / Asthme et créativité Les suggestions posthypnotiques de Proust P. Kivits         <br />
       164 / L’hypnose thérapeutique, de quoi parle-t-on ? Un échange croisé, autour de l’hypnose thérapeutique É. Bardot, J. Betbèze et S. Roy 152 / Poême Ce corps K. Ficini       <br />
        
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