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Laurence ADJADJ, Praticienne et Formatrice en Hypnose, EMDR-IMO et Thérapies Brèves à Marseille vous donne son avis d'hypnothérapeute sur…






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La recherche clinique en hypnose



On désigne classiquement par « recherche » un processus expérimental visant à confirmer ou non une hypothèse.
L’être humain est un intense sujet de recherche dans tous les domaines qui le caractérisent et, à cet égard, l’état d’hypnose ne devrait pas y échapper. Dans la base de données internationales Pubmed, on recense environ 15 000 articles ayant trait à l’hypnose de 1940 à nos jours ; soit environ 150 à 200 publications par an en moyenne. Parmi celles-ci, 1500 sont des revues de la littérature ou des méta-analyses et 1000 seulement sont des essais cliniques. Actuellement les principales revues, référencées ou non, et dédiées à l’Hypnose sont : The American Journal of Clinical Hypnosis, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, Neuroscience and Biobehavioral Reviews, Contemporary Hypnosis and Integrative Therapy, European Journal of Clinical Hypnosis.

Hypnose et Thérapies Brèves, Transes sont en France des revues professionnelles.

Paradoxalement, et pendant longtemps, la puissance remarquée de cette technique a pu réduire le besoin d’en démontrer l’efficacité à l’aide d’un protocole de recherche expérimentale méthodique. Mais ceci a fait le lit des suspicions.

Depuis la recherche a bien montré, de façon reproductible et cohérente, l’activation en hypnose de zones cérébrales précises. À l’appui d’un rapport de l’Académie Nationale de Médecine en 2013 (1), un rapport de l’INSERM a souligné en 2015 l’intérêt de développer la recherche sur l’hypnose. Le lecteur est ici invité à consulter gratuitement en ligne ce rapport très complet dans lequel sont analysées les principales données bibliométriques relatives à l’hypnose (revues Cochrane, PHRIP…)(2).

I - Les 4 grands domaines de recherche autour de l’hypnose.

I-1- L’état d’hypnose à la lumière de la recherche

Cette question reste aujourd’hui débattue. Depuis Anton Mesmer et le Marquis de Puységur, au XVIIIe siècle, on sait qu’en dépit des apparences, l’état hypnotique diffère du sommeil profond. Dans les années 1970 des recherches électroencéphalographiques (EEG) confirmeront cela sans équivoque. Même si au XIXe siècle, le Pr Charcot à la Salpétrière pensait qu’il s’agissait d’un état pathologique propre à l’hystérie, les Docteurs Braid, Bernheim, Coué et d’autres ont insisté sur le caractère physiologique de cet état, et même, de son caractère exploitable en thérapeutique et chez tout-un chacun (3).

Freud lui-même, élève de Charcot, partageait ce dernier point de vue.
Ses travaux sur l’inconscient sont issus des pratiques de l’hypnose de l’époque.

C’est dans ce contexte que le XXe siècle a connu l’essor de la psychanalyse.
Pionnier des neurosciences, Freud avait ouvert la voie (4).

Milton Erickson a sorti définitivement l’hypnose de l’impasse en soulignant les notions de dissociation et de suggestibilité, renouant ainsi avec ses prédécesseurs et avec les vertus thérapeutiques de l’hypnose occultée durant des décennies (5). Vers le début des années 1980, l’inconscient fut ainsi peu à peu présenté en France, au travers de l’hypnose dite « Ericksonienne », comme au contraire bienveillant : une partie du cerveau qui trouve les solutions à nos problèmes.

Ces évolutions conceptuelles étaient alors sous-tendues par les recherches sur la latéralisation hémisphérique (les notions de « cerveau droit » et « cerveau gauche ») et la spécialisation fonctionnelle du cortex vis-à-vis des zones de la motricité ou les aires du langage par exemple. Le cerveau gauche du droitier analysant le problème en le prenant sous différents angles ; tandis que le cerveau droit le résolvait en trouvant une manière de lui accorder une importance moindre ou différente.

Le XXIe siècle connaît l’essor constant de l’imagerie fonctionnelle et la possibilité d’étudier les zones du cerveau qui s’activent lorsque celui-ci travaille. La compréhension des états de conscience est aujourd’hui un sujet de recherche très intense en psychologie et en sciences cognitives. De prestigieuses équipes comme celles de Dehaene et Naccache en France ou de Damasio aux USA tentent de comprendre comment fonctionne notre conscience et à partir de quelles structures cérébrales (6) (7) (8).

L’un des concepts dominants aujourd’hui est celui de l’espace neuronal global où la conscience apparaît comme la résultante d’une communication synergique, et en constante mise à jour, entre plusieurs réseaux cérébraux (système exécutif, système limbique et réseau dit « du mode par défaut » ou DMN).

À l’aune de ces approches nouvelles, et de la visualisation par l’imagerie de ces réseaux de structures cérébrales complexes activées durant la transe hypnotique, la notion d’activation de conscience tend à compléter celle d’inconscient pour désigner le partenariat précieux qui s’opère durant le phénomène hypnotique
(6) (7) (8) (9).
Poursuivre la recherche sur cet état de conscience particulier, mais naturel et physiologique qu’est l’hypnose, c’est étudier et comprendre le fonctionnement même du cerveau et son développement.


I-2 - Les mécanismes de fonctionnement et les réseaux actifs en hypnose

Si l’EEG avait permis de distinguer l’hypnose du sommeil, ce type d’exploration ne possède pas une résolution temporelle et spatiale suffisante pour préciser les structures cérébrales activées durant l’hypnose. Même le scanner et l’IRM ne suffirent pas et c’est finalement l’IRM fonctionnelle (IRMf) qui a permis de grandes avancées dans l’identification des structures activées durant la transe hypnotique10. D’autres techniques comme l’imagerie moléculaire (PET-scan par exemple) pourraient apporter, dans le futur, des données complémentaires, en particulier à l’aide de traceurs spécifiques des différents neurotransmetteurs cérébraux (Dopamine, Sérotonine…).

Ce domaine de l’exploration de l’hypnose par imagerie est en plein essor et c’est, notamment, au travers de ces approches complexes qu’ont pu être étudiés aussi les mécanismes impliqués dans la douleur avec les travaux pionniers du Pr Marie Elizabeth Faymonville en Belgique qui se poursuivent toujours activement (10) (11).
Ainsi l’hypnose offre-t-elle aujourd’hui, en réalité, un outil d’étude et de compréhension tout à fait privilégié du fonctionnement du cerveau, en complément des techniques les plus modernes des neurosciences.

I-3 - Les indications pour les symptômes ou pathologies cliniques

L’hypnose est aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines de la santé. Bien conduite son efficacité n’est plus à démontrer. La première génération de praticiens en hypnose a longtemps pratiqué une hypnose d’ultime recours, lorsque les méthodes « officielles » avaient échoué. Aujourd’hui, de nombreux professionnels de santé (médecins, infirmières, psychologues cliniciens…) utilisent l’hypnose dans leur pratique quotidienne. Depuis moins de 10 ans, une nouvelle génération de praticiens apparaît. Celle de médecins spécialistes, qui connaissent bien les pathologies de leurs disciplines (neurologues, dermatologues, rhumatologues, psychiatres, gastro-entérologues…) et la trajectoire habituelle de leurs patients, et qui se forment à l’hypnose pour trouver les outils qui leur permettront de les aider là où leurs approches habituelles ne leur permettent pas d’apporter au patient la guérison ou l’amélioration attendue. De surcroît, ce mouvement enrichit la pratique du soin et vient renforcer l’empathie et la communication thérapeutique que les progrès purement technologiques de la médecine relèguent parfois au second plan.

On peut distinguer schématiquement 4 grands domaines du soin dans lesquels la recherche clinique sur l’hypnose existe à des degrés variables et devrait, idéalement, continuer de se développer et s’étendre à de nouvelles disciplines au profit des patients :

- La douleur aiguë ou chronique. L’utilisation de l’hypnose dans la prise en charge de la douleur est aujourd’hui très répandue y compris lors de gestes désagréables, voire douloureux (hypnoanalgésie). Quoiqu’encore assez empirique, la recherche en hypnose dans la douleur aiguë est principalement marquée par l’extension des indications dans les explorations fonctionnelles, les interventions chirurgicales ou en radiologie interventionnelle (coloscopie, thyroïde, tumeur cérébrale, neuro-vasculaire…) dans lesquelles l’anesthésiste présent a recours à l’hypnose (hypnosédation) en complément d’une anesthésie locale de qualité. La douleur chronique est un domaine différent et complexe où la part de douleur morale est souvent significative. Une prise en charge pluridisciplinaire par une équipe expérimentée y est, le plus souvent, tout-à-fait nécessaire (11) (12) (13).

- Les symptômes dits « fonctionnels » (céphalées, maladies de peau, acouphènes, bégaiement, tics…). Parfois, ces symptômes sont consécutifs à un traumatisme passé ou au stress, de quelque origine qu’il soit. Le champ de la recherche clinique dans ces domaines est immense chez l’enfant comme chez l’adulte.

- Les troubles psychiques et les addictions. Il s’agit par exemple des phobies, de la dépression, des troubles anxieux, du trouble obsessionnel compulsif (TOC) ou encore des troubles de la sexualité. La prise en charge des addictions par l’hypnose clinique concerne le plus souvent le tabac, mais aussi les jeux ou les écrans. Le sevrage à l’alcool est, quant à lui, beaucoup plus complexe et requiert, en général, une prise en charge pluridisciplinaire prolongée.

- Les différents troubles de l’estime de soi enfin concernent pratiquement toutes les disciplines dans la mesure où n’importe quel symptôme chronique implique une différence. Même peu « visible » cette différence peut induire une faible estime de soi qui altère parfois finalement plus la qualité de vie de la personne que la pathologie de départ elle-même (obésité, diabète, épilepsie, maladie de peau…).

L’efficacité de toutes ces pratiques gagnerait à rejoindre, au travers de la recherche clinique, le champ de ce qu’il est désormais courant d’appeler la médecine fondée sur les preuves (Evidence Based Medicine), tout en restant très prudente face aux écueils méthodologiques. Nous pensons qu’il faut encourager, au travers de la recherche clinique, l’évaluation de protocoles de soins utilisant l’hypnose dans ces différents domaines et explorer aussi son apport dans de nouveaux secteurs.

I-4 - Les réactions biologiques dans le corps et les études

Très peu d’études ont encore été menées sur le versant de la biochimie et de la biologie moléculaire en hypnose. On sait pourtant l’importance des neurotransmetteurs dans les processus cognitifs.

Quelques études ont permis d’identifier l’activation des stéroïdes durant la transe hypnotique, mais les techniques de mesure restant invasives, il est encore difficile de mesurer chez des sujets volontaires sains les modifications biologiques intracérébrales induites durant ce type de fonctionnement mental. De nouvelles approches appelées métabolomiques et réalisées à partir des fluides biologiques facilement accessibles (sang, urines, fèces) pourraient permettre, dans l’avenir, d’identifier des biomarqueurs spécifiques de l’état hypnotique. La recherche est encore loin d’étudier les gènes activés ou inhibés durant une séance d’hypnose.

Pourtant, tous les outils techniques pour cela sont disponibles.

Conclusions et perspectives

Aujourd’hui, l’hypnose clinique est à nouveau enseignée dans les universités du monde entier, bien que de manière souvent ponctuelle et optionnelle.

De très nombreux médecins et membres des professions paramédicales apprennent à pratiquer l’hypnose dans le cadre de leur formation continue et le plus souvent grâce aux instituts de formation spécialisés regroupés en France sous l’égide de la CFHTB.

Mais c’est du côté de la recherche que le bât blesse encore véritablement.

Actuellement, trop peu d’appels d’offres publics ou institutionnels ciblent et encouragent spécifiquement la recherche en hypnose en France ou en Europe. Pourtant, bon nombre de domaines pourraient bénéficier de ces recherches, comme par exemple les recherches sur le devenir et la qualité de vie en cancérologie, dans le champ des maladies chroniques ou encore du handicap, sans oublier aussi l’économie de la santé.

De par ses caractéristiques, le sujet et le praticien savent a priori qu’ils sont en train d’utiliser l’hypnose. De sorte qu’il est difficile d’effectuer des recherches « en aveugle » afin de s’affranchir de la subjectivité du patient et/ou de l’expérimentateur.

Nouveaux paradigmes

Aujourd’hui cependant, de nouveaux paradigmes de recherche apparaissent dans ce que l’on appelle la recherche qualitative où les témoignages des sujets (ou PRO pour patient reported outcome) sont pris en compte (14).

Le rapport de l’INSERM précité recommande « d’avoir recours à ces études qualitatives dans un premier temps, afin de préciser le critère de jugement le plus pertinent pour les études quantitatives »(2).

Ces nouvelles modalités d’analyse pourraient permettre de développer la recherche en hypnose, considérée à tort comme peu fiable au motif qu’elle s’adapte peu aux essais randomisés contre placebo (ERCP) conventionnels.

La communauté scientifique internationale sait pourtant combien cette seule méthodologie ne garantit pas, ipso facto, l’obtention de résultats reproductibles et pertinents.

En outre, les moteurs de recherche ne recensent pas suffisamment les recherches menées dans les médecines intégratives et complémentaires et de nouvelles bases de données sont en cours de constitution. Favoriser le partage des données reste toujours un stimulant déterminant en recherche (15).

La recherche pharmaceutique cherche à s’affranchir de l’effet placebo.

Cet effet étrange qui permet de réduire une partie du symptôme par le biais de l’opinion subjective du patient. La recherche en hypnose cherche à exploiter, au contraire, ces mécanismes. Ces voies de recherche, parce qu’elles impliquent le patient avec ses ressources propres dans le processus de guérison, revêtent un risque très faible d’effets indésirables et de complications (2). Les coûts de ces méthodes sont moindres et leurs bénéfices durables. Pour autant qu’un cadre professionnel et que la compétence soient au rendez-vous, de nombreux praticiens formés pourraient participer à des protocoles de recherche guidés par des scientifiques garants des procédures méthodologiques rigoureuses et standardisées au sein des divers établissements publics de recherche (CHU, INSERM, CNRS…).

Reste à individualiser des fonds de recherche mis à profit pour ces approches thérapeutiques qui peuvent parfois résoudre des problèmes qu’aucun médicament ne peut solutionner (15).

Enfin, parce que l’hypnose clinique a montré, depuis bientôt 200 ans, comment un patient peut activement participer à sa thérapie avec de puissantes ressources psychiques propres, l’hypnose est probablement l’une des premières formes de ce que l’on appelle aujourd’hui la médecine personnalisée.

À l’appui du rapport de l’INSERM (2), il existe donc aujourd’hui un très large consensus au sein de la CFHTB qui préconise la promotion d’une recherche scientifique accrue et de qualité sur l’hypnose. Ces travaux sont susceptibles (i) de bénéficier à terme à de très nombreux patients (ii) de contribuer à une meilleure connaissance du fonctionnement cérébral et (iii) de réduire significativement les coûts de la santé dans de nombreux domaines.


Bibliographie

1 - Académie Nationale de Médecine. (2013) Les thérapies complémentaires : leur place parmi les ressources de soin, Paris, Rapport, 33 p.
2 - INSERM U1178. (2015) Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, Paris, Rapport, 213 p. www.inserm.fr/sites/default/files/201711/Inserm_RapportThematique_EvaluationEfficaciteHypnose_
2015.pdf
3 - Braid J. (1843) Neurypnology or the rationale of nervous sleep considered in relation with animal. London, J. Churchill Eds.
4 - Borch-Jacobsen M. (2015) L’hypnose. D’après les textes de S. Freud, Paris, L’iconoclaste Eds.
5 - Rossi EL. (1980) The collected papers of Milton H. Erickson on hypnosis. New York, Irvington Eds.
6 - Dehaene S. (2014) Le code de la conscience, Paris, Odile Jacob Eds.
7 - Naccache L. (2009) Le Nouvel Inconscient, Paris Odile Jacob Eds.
8 - Damasio A. (2010) L’erreur de Descartes. Paris, Odile Jacob Eds.
9 - Landry M, Lifshitz M, Raz A. (2017) Brain correlates of hypnosis: A systematic review and meta-analytic exploration. Neurosci Biobehav Rev, 81, 75-98.
10 - Vanhaudenhuyse A, Laureys S, Faymonville ME. (2014) Neurophysiology of hypnosis. Neurophysiol Clin, 44, 4, 343-53.
11 - Thompson T, Terhune DB, Oram C, Sharangparni J, Rouf R, Solmi M, Veronese N, Stubbs B. (2019) The effectiveness of hypnosis for pain relief: A systematic review and meta-analysis of 85 controlled experimental trials, Neurosci Biobehav Rev, 99, 298-310.
12 - Lee JK, Zubaidah JO, Fadhilah Isi, Normala I, Jensen MP. (2019) Prerecorded hypnotic peri-surgical intervention to alleviate risk of chronic postsurgical pain in total knee replacement: a randomized controlled pilot study, Int J Clin Exp Hypn, 67, 2, 217-245.
13 - Gregoire C, Chantrain C, Faymonville ME, Marini j, Bragard i. (2019) A hypnosis-based group intervention to improve quality of life in children with cancer and their parents, Int J Clin Exp Hypn, 67, 2, 117-135.
14 - Lachal J, revah-levy A, Orri M, Moro MR. (2017) Metasynthesis: An Original Method to Synthesize Qualitative Literature in Psychiatry, Front Psychiatry, 1, 8, 269.
15 - Jensen MP, Jamieson GA, Lutz A, Mazzoni G, Mcgeown WJ, Santarcangelo EL, Demertzi A, De Pascalis V, Banyai ÉI, Rominger C, vuilleumier P, Faymonville ME, Terhune DB. (2017) New directions in hypnosis research: strategies for advancing the cognitive and clinical neuroscience of hypnosis, Neurosci Conscious, 3(1)..




Rédigé le Mardi 3 Mars 2020 modifié le Mardi 3 Mars 2020
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Marion CHERVY
Rédactrice de Psychothérapie.fr En savoir plus sur cet auteur




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